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Full text of "La fonderie en France"

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Chemical Libwiry 



LA FONDERIE 



EN FRANCE 



Paili. — Imprimerie E. BERNARD et O; 75 et 77, rae Lacondamine 



LA 



FONDERIE EN FRANCE 



TRAITÉ GÉNÉRAL ' 

DE SES PROCÉDÉS DE FABRICATION 

IT DE 

SES APPnCATIONS A L'INDUSTRIE 



PAR 



A. GUETTIER 



CINQUIÈME VOLUME 
TEXTE 



NOUVELLE ÉDITION 

tITUB, AOGMBNTÉB BT MISB AU NIVEAU DB TOUS LES PBAPBCTIONNBMBNTS BÉCBNTS 



PARIS 

E. BERNARD ET C'«, LIBRAIRES - ÉDITEXJRS 

4, BTIE DE THOBiamr, 4 

1882 



ORGANISATION DES FONDERIES 



Emplacement, dispositions générales et constructions. — Il est rare que 
celui qui veut fonder une usine parvienne à faire choix d'un emplace- 
ment réunissant toutes les conditions désirables. Là où il trouve cer- 
tains avantages au point de vue de la construction, il rencontre à côté 
des inconvénients qui atténuent Timportance de ces avantages. Un dé- 
faut commun à tous ceux qui créent de nouveaux établissements, c'est 
de vouloir profiter à tout prix des choses faites. Ainsi, pour éviter une 
dépense quelquefois minime, on conserve des bâtiments tout à fait im- 
propres à l'usage auquel on les destine, on altère l'ensemble qui doit 
exister entre toutes les constructions, et par là on multiplie les diffi- 
cultés de la fabrication. S'il se présente des exceptions à cet égard, 
nous pouvons avancer que, parmi les nombreuses fonderies que nous 
avons visitées, nous les avons trouvées extrêmement rares. L'esprit 
d'ensemble et de cohésion est, du reste, plus à considérer pour les usi- 
nes importantes dont le travail exige une harmonie intime entre toutes 
les parties. Il est certain que les fonderies qui sont appelées à n'avoir 
qu'une fabrication restreinte ont intérêt à profiter des dispositions 
économiques qui se présentent et à s'installer dans des conditions plus 
modestes. Penser autrement et monter avec luxe un établissement dont 
les opérations doivent être peu étendues et dont par conséquent la sim- 
plicité doit être la base, ce serait certainement maladroit. Heureuse- 
ment, nous n'avons pas ce reproche à faire à un grand nombre de fon- 
deurs et nous leur adresserons plutôt celui d'apporter quelquefois trop 
de parcimonie alors qu'il s'agit de choses qui demandent sinon de l'é- 
légance, du moins de la solidité. 

Les fondeurs en cuivre sont ceux pour lesquels l'emplacement est la 
moindre des considérations. Ils se logent partout où ils peuvent trouver 
un local qui leur permette d'établir les cheminées de leurs four- 
neaux et de leurs étuves. On trouve peu de fonderies de cuivre, à 
moins qu'elles se livrent à des travaux considérables, ce qui est 
rare 9 même quand elles sont adjointes aux fonderies de fer, qui 

1 



— 6 — 

occupent un emplacement et des bâtiments spécialement appropriés (1). 
A Paris et dans quelques grandes villes, on voit des fonderies de cuivre 
au rez-de-chaussée de maisons où dans les étages supérieurs s'exercent 
d'autres industries. 

Nous n'examinerons pas l'organisation des fonderies dans des pro- 
portions si restreintes. Les principes que nous poserons se rattacheront 
principalement à des usines à créer et devant être placées sur les 
meilleures bases. 

L'emplacement qui conviendrait le mieux à une usine composée de 
hauts-fourneaux et fonderies serait celui qui réunirait le total le plus 
complet des conditions suivantes : 

Être situé à la proximité des lieux d'extraction des minerais et d'ap- 
provisionnement des combustibles ; 

Être placé au centre le plus favorable pour récoulement des produits 
et utiliser, autant que possible, le trafic des grandes voies de com-f 
munication ; 

Construire les bâtiments destinés à la fabrication dans un endroit 
d'un abord facile pour les transports à Tintérieur ; 

Chercher pour les halles qui doivent servir au moulage un terrain 
solide, mais ne reposant cependant pas sur le roc. Il e^t convenable 
aussi de faire en sorte que ce terrain soit à l'abri des inondations pen- 
dant l'hiver. En effet, il faut songer aux installations indispensables de 
fosses pour le moulage ou la coulée et dont la profondeur peut attein- 
dre 5 à 6 mètres ; 

Ne pas se tenir éloigné des endroits habités, afin de pouvoir loger 
dans la ville ou dans le village le plus voisin la majeure partie des ou- 
vriers qui, s'ils devaient tous demeurer à l'usine, demanderaient de 
nombreuses et coûteuses constructions ; 

Profiter du moteur naturel qu'offrent les cours d'eaux, en se rappro- 
chant d'eux toutes les fois que cela est praticable. Cette précaution est 
devenue moins essentielle depuis qu'on a pu appliquer les flammes per- 
dues au chauffage des chaudières, mais elle offre toijgours de grands 
avantages, quand on peut la prendre sans qu'elle nécessite des disposi- 
tions onéreuses ; 

Se préoccuper de trouver, si possible, un terrain à niveaux différents 
pour qu'on puisse y adosser les hauts-fourneaux et même les cubilots . 

D'autres causes d'intérêts particuliers peuvent encore servir à régler 
le choix de l'emplacement, mais il nous paraît difficile de les examiner 

(1) Sont exceptées évidemment les grandes fonderie^ où l'on s'occupe de là 
fonte des statues, les fonderies de cloches, etc., celles qu exigent enfin un 
Matériel de grues, de fourneaux, de châssis^ comme en ont les fonderies de 
fier. 



— 7 — 

en détail, et. sans nous y arrêter, nous nous occuperons immédiatement 
des dispositions générales qui conyiennent aux fonderies. 

Le manque d'unité entre les diverses parties composant une fon- 
derie peut nuire singulièrement aux convenances de la fabrication. Il 
existe entre certaines de ces parties une liaison assez intime pour 
qu'il soit difficile de la rompra sans gôner la marche des opérations. 

Le moteur doit être à la portée de la machine soufflante, en même 
temps qu'à celle des appareils à élever les matériaux et des machines 
qui garnissent les ateliers de constructions et de réparations. La râpe- 
rie et l'atelier d'ébarbage doivent, autant que possible, tenir à la mou* 
lerie^ car il est un grand nombre de pièces délicates qu'il ne convien- 
drait pas d'exposer à la pluie en les transportant d'un bâtiment à un 
autre. Par une raison du même genre, les ateliers pour la préparation 
des sables et des terres ont besoin aussi de faire corps avec les 
bâtiments destinés au moulage. 

Il est nécessaire que les halles à charbon, les parcs à mines et les 
magasins de fontes soient peu distants du lieu où se fait l'approvision- 
nement des fourneaux. C'est le seul moyen d'éviter une dépense qui ne 
laisserait pas d'être fort sensible, si l'on considère l'importance du 
transport des matières premières. Les dépôts de charbon et les parcs à 
mines doivent être placés à peu de distance des hauts- fourneaux et l'on 
doit choisir pour les premiers des emplacements â Tabri de toutes 
chances d'incendie et exempts d'une trop grande humidité. 

Il est bon que le magasin des objets confectionnés ne soit pas très 
éloigné des ateliers où s'achèvent les produits. On doit faire en sorte 
de rapprocher aussi le parc qui contient les châssis, les lanternes, les 
armatures, etc., des ateliers de moulage; c'est encore un moyen 
d'épargner des frais de main-d'œuvre. Les ateliers d'ajustement, de me- 
nuiserie et de modèles peuvent sans inconvénient être placés dans des 
bâtiments détachés de l'usine principale; il en est de même des ma* 
gasins de modèles, des bureaux et des logements d'ouvriers. C'est tou- 
jours une bonne chose quand ces derniers sont totalement indépendants 
de l'établissement; la garde des ateliers est alors confiée à un portier 
qui n'en livre l'entrée que pendant le travail, et le propriétaire d'usine 
y gagne comme surveillance, comme entretien et comme sécu- 
rité. 

La disposition des différentes parties qui constituent une fonderie est 
subordonnée avant tout à l'emplacement, et, selon que nous venons de 
dire, celui-ci dépend à son tour de considérations qu'il est impossible 
d'énumérer et de préciser au total. Beaucoup de fonderies certaine- 
ment bien montées peuvent exécuter les travaux les plus importants, 
bien qu'elles n'aient pas été construites suivant un plan précis. Mais 
cela n'empêche pas les inconvénients résultant du manque d-uniformité 



— 8 — 

et, qu'on nous permette de le dire, du décousu, qui sont la conséquence 
invariable de tout ce qui est fait à plusieurs reprises. 

Faute de pouvoir citer une usine modèle et pour ne pas être obligés 
de faire ressortir les défauts de celles que nous connaissons, nous 
montrons aux planches 38, âgure 1, et 39, figure 3, deux plans d'en- 
semble sur lesquels nous aurons à revenir et qui développeront 
mieux nos idées sur la disposition des fonderies que tout ce que nous 
pourrions ajouter à ce qui précède. Nous avons essayé de réunir dans 
ces deux projets, qui ne sont qu'indiqués, les distributions que Texpé- 
rience et l'habitude des usines nous ont fait reconnaître comme des 
plus commodes. Nous reconnaissons à l'avance qu'il serait difficile de 
créer un établissement en se conformant exactement à ces modèles, 
mais, confiants dans la sagacité de nos lecteurs, nous espérons 
que de telles indications, qui ne sont pas absolues, leur seront certai- 
nement utiles, si surtout ils sont guidés par leur propre expérience. 

À ces données sommaires sur l'emplacement et la disposition des 
fonderies, nous syouterons quelques mots relatifs à la construction de 
leurs diverses parties. 

Les halles de moulerie doivent être éclairées avec le plus de jour 
possible ; leur charpente doit être assez solide pour supporter l'effort 
des grues, et les poutres qui avoisinent les fourneaux doivent être pla- 
fonnées ou garnies de tôle, si l'on veut éviter l'atteinte du feu ; les clô- 
tures doivent être assez exactes pour qu'on n'ait pas à craindre que l'in- 
fluence du froid fasse geler les sables pendant l'hiver. L'importance des 
charpentes est moins grande aujourd'hui qu'on emploie, de préférence 
aux grues à pivot, les appareils roulants en l'air ou sur le sol (1). 

Les halles à charbons sont pourvues d'une charpente légère et peu 
embarrassante ; elles n'ont d'autres ouvertures que celles qui sont né- 
cessaires pour l'entrée et la sortie du combustible ; leurs murs ont 
la solidité suffisante pour ne pas céder sous la pression des charbons, 
lorsqu'ils sont accumulés. 

Les parcs à mines et ceux où l'on dépose les châssis et les fontes 
brutes en approvisionnement sont quelquefois entourés par des murs ou 
par des cloisons en planches à hauteur d'appui. Quand les châssis sont 
en bois, ils sont conservés dans des magasins couverts ; on dispose pour 
ces magasins,commepour ceux où l'on renferme les modèles et les fontes 
marchandes, des bâtiments construits d'une manière aussi simple et 
aussi économique que possible, bien qu'en rapport avec leur destina-* 
tion spéciale. Nous ne parlerons pas des ateliers de construction et de 
modèles, leur distribution dépendant entièrement de l'importance 

• 

(1) Des détails plus amples sont donnés sur ces questions aux pages 7 et sal-> 
vantes de la quatrième partie* 



— 9 — 

qu'on Tout leur donner et du nombre de machines ou d'appareils 
qu'ils doivent contenir. Les parcs à mines ne sont quelquefois pas 
entourés, comme aussi il arrive d'autres fois qu'ils sont couverts. Cela 
dépend de la quantité des minerais en dépôt et de l'étendue des usines. 
Nous croyons inutile de rappeler ici quelles sont les dispositions à don- 
ner aux boccards. Comme pour ceux-ci, on doit s'inspirer des considé- 
rations les plus avantageuses dictées par le plan d'ensemble, lorsqu'il 
s'agit de l'établissement des fours à griller (1). 

Les ateliers de râperie et d'ébarbage sont placés, au besoin, sous des 
hangars fermés seulement par des planches, les grosses pièces étant 
d'ailleurs, le plus souvent, nettoyées et ébarbées dans les cours et à la 
portée des grues qui servent à les manœuvrer. 

Administration des fonderies. — Le nombre des employés d'une fonderie 
se mesure évidemment à l'importance de l'établissement. Si les tra- 
vaux sont d'une nature restreinte, le chef de l'usine se charge habituel- 
lement de l'administration et laisse à son chef d'atelier les soins de la 
surveillance que nécessite la fabrication (2). Mais si l'usine se compose 
de hauts-fourneaux et de fonderies, le personnel doit subir une aug- 
mentation sensible. L'intérieur est confié à un directeur des travaux ou 
à un régisseur sous la surveillance duquel travaillent un commis char- 
gé de la fabrication, un commis chargé des réceptions à l'usine et des 
expéditions, un garde-magasin et deux ou trois employés à la compta- 
bilité. L'extérieur exige aussi ses hommes spéciaux, savoir : un agent 
préposé à l'approvisionnement des combustibles et un commis chargé 
de l'exploitation des minerais et de l'achat des sables. Dans quel- 
ques usines, ces deux emplois sont réunis en une seule personne 
qui s'occupe de pourvoir à tous les besoins des ateliers et qui fait 
quelquefois les ventes au dehors. 

Les grands établissements ne se bornent pas au personnel rela- 
tivement complet que nous venons d'indiquer; ils ont des voyageurs et 
des représentants chargés de dépôts dans les principaux centres d'é- 
coulement, surtout quand leur fabrication s'élève à plusieurs millions 
de kilogrammes de fonte livrés annuellement au commerce. Il faut con- 
naître les détails multipliés qu'entraînent les travaux de la fonderie pour 
comprendre ce que demande de soins la gestion de telles exploi- 

(1) Voir, du reste, pages 69 à 74, premier Yolume . 

(2) Nous ne comptons pas ici les petits établissements (et ceux-là sont nom- 
breux) dont les propriétaires font à la fois Toffice de comptable, de contremaître 
et môme d'ouvrier. L'industrie du fondeur, comme beaucoup d'autres, s'exerce de- 
puis les limites les plus humbles jusqu'aux sommets les plus élevés de la grande 
industrie. 



— 10 — 

tations. Quelles qualités et quelles connaissances ne sont^elles pas 
nécessaires, en effet, pour acheter à propos les matières premières 
qu'absorbe le roulement de ces établissements ; pour faire fabriquer et 
yendre en temps utile les objets qui ne sont pas préparés sur com- 
mande ; pour établir avec exactitude les prix de revient et pour éviter 
à l'intérieur des gaspillages qui ne se renouvellent que trop souvent! 

A Paris, où les fonderies sont nombreuses et oCl par conséquent les 
mouleurs ne manquent pas, les chefs d'établissement n'ont guère à se 
préoccuper de la question ouvrière. Il n'eh est pas de même des hauts- 
fourneaux qui, pour la plupart^ sont éloignés des grandes villes, et que 
le départ de quelques hommes pourrait mettre dans l'impossibilité de 
terminer des commandes en plein cours d'exécution. La marche à sui- 
vre, en pareil cas, consiste à faire contracter des engagements aux ou- 
vriers sur la conduite et sur le travail desquels on croit pouvoir 
compter. On lie également par des traités les apprentis mouleurs, les 
voituriers chargés des transports, les ouvriers exerçant une besogne 
spéciale, tels que les bocardeurs, les fondeurs, les chargeurs, les rem- 
plisseurs, et tous autres dont le départ imprévu pourrait être incom- 
mode. Quand un ouvrier est appelé à rendre des services et quand sa 
conduite est régulière^ un chef d'usine ne saurait se compromettre en 
lui offrant quelques avantages qui le décident à prendre des engage- 
ments écrits ; il y a bénéfloe d'un côté comme de l'autre, l'ouvrier lui- 
même étant assuré contre les chances de chômage. 

Nous ne chercherons pas à donner des modèles d'engagements^ ces 
sortes de traités dépendant de conventions particulières dont le fond 
est basé sur la spécification du travail à exécuter et sur la quotité du 
salaire alloué en raison de l'exécution de ce travail. Nous indiquerons 
seulement les conditions qui pourraient être faites à un contremaître 
des ateliers de moulage dans une usine composée de hauts-fourneaux 
et fonderies. Ces conditions résument les attributions d'un chef d'ate- 
lier ouvrier. Elles sont assurément susceptibles de modiflcationSi sui- 
vant les besoins de l'emploi. 

Le contremaître des ateliers de moulage est chargé de la surveil- 
lance spéciale des cubilots dont il répartit la fonte entre les ouvriers 
suivant leurs besoins et suivant la nature des pièces qu'ils ont à cou- 
ler. Il indique aux fondeurs les mélanges à faire pour la fonte de cha- 
que jour, et il tient la main à ce qu'il n'y ait gaspillage ni sur le com- 
bustible ni sur les matières à fondre. Il voit par lui-même de quelle 
quantité de fonte chaque ouvrier aura besoin pour couler ses moules et 
il s'entend avec les fondeurs pour que le produit des fourneaux soit 
employé utilement. Le contremaître mouieut* doit en outl'e : 1' sur- 
veiller le travail de la coulée du haut- fourneau ; 2° jeter un coup d'œil 
au manomètre des tuyères et obliger les fondeurs à le maintenir à la 



-il- 

pression totilue; 9^ aider à foî*nier les apprentis inouleùt^s en leur mon* 
trant à dispose^ les Modèles, les jets et les érents; 4^ reiller & ce qu'il 
soit fait le moins de boccage possible ; S** prendre toutes mesures pour 
qu'il n'y ait aucune perte de temps préjudiciable à l'usine, de la part 
des ouvriers occupés à la journée ; 6* travailler aux chantiers qui lui 
seront assignés, en cas de besogne pressante, et quand, par la mise hors 
du haut- fourneau oU par la suspension du travail des cubilots^ une par- 
tie de sa surveillance deviendrait inutile. 

Le contremaître tnouleur pourra être, en l'absence du chef defabri- 
eation, chargé du relevé des pièces coulées dans là journée, dé la ré^* 
Ception de ces mêmes pièces, de la distribution des modèles» suivant les 
instructions du directeur des travaux, portant d'ailleurs sur toutes les 
attributions déjà désignées. S'il s'élève des contestations entre lui et 
les ouvriers, elles seront réglées par le directeur et âouinises au chef 
de l'usine en cas de circonstances graves. 

Les contrats entre mdtres et ouvriers he sont pas les seuls moyens 
employés pour obtenir de l'ordre et de la régularité dans les travaux. 
Partout où la fabricatioii est importante, où les ouvriers sont nom t>reux, 
il existe des règlements ayant pour but d'établir et de maintenir l'ordre 
à l'intérieur. Nous en extrayons les détails principaux pouvant être ap- 
plicables à toutes les fonderies. 

Articles généraux. — P Le présent règlement est fait pour établir et pour 

maintenir l'oi*dre dans les usines de Afin que chacun des intéressés 

en ait connaissance complète, il lui en sel^a remis un exemplaire ; ce 
règlement sera en outre affiché en lieu apparent dans les bureaux et 
ateliers, et communiqué aux autorités administratives et judiciaires. 

29 Leà employés de l'usine, chacun en ce qui le concerne, sont char- 
gés de son exécution. 

3* Aucun ouvrier ne sera admis dans les usines, s'il n'est porteur 
d'un livret en t'êgle(l). Cette pièce seta déposée au bureau pour lui être 
remise à son départ. Le certificat qui Jr sera inséré indiquera s'il est 
libre envers l'usine et s'il a satisfait à toutes ses obligations pour nour- 
riture et fournitures de choses de nécessité, comme médicaments, vô- 
tementsi ou auti^es avances faites par la caisse de l'usine. 

4» Les ouvriers qui se feraient renvoyer, pour tofts causés à l'usine 
par suite de mauvais travail fait avec connaissance de cause ou de 
soustraction frauduleuse, seront passibles envers l'établissement de 
dommages et intérêts qui leur seront retenus sur leur salaire à rece- 

(1) Aujourd'hui les livrets ne sont plus exigés d'une façon rigoureuse. La tenue 
en est £sicultatiye; mais les dates d'entrée et de sortie des ouvriers sont consignées 
sur on livre de polibd spéeial. 



— 12 — 

Toir, et dont l'excédent» en cas d'insuffisance, sera inscrit sur leur li- 
vret à titre de sommes chargées. Indépendamment des demandes en 
dommages-intérêts qui seront toujours de droit, les chefs de l'établis- 
sement se réservent de porter plainte au besoin contre les ouvriers fau- 
tifs et de refuser tout autre certificat que celui se bornant à indiquer 
sur leur livret les dates de l'entrée et de la sortie. 

b'' Les contraventions indiquées ci-dessous entraîneront des amen- 
des dont le montant sera ultérieurement fixé, eu égard & la nature 
des délits. La masse des amendes sera mise en caisse et servira à in- 
demniser, en cas de maladie ou d'accidents, les ouvriers sans ressources, 
notamment les apprentis et les manœuvres à faible salaire. S'il existe 
une société de secours mutuels, le produit des amendes sera versé à la 
caisse de cette société. 

6'' L'entrée et la circulation dans les fonderies, ateliers et maga- 
sins, sont interdites aux femmes des employés et des ouvriers. Il est 
défendu d'introduire sans permis spécial des étrangers dans les mêmes 
lieux. 

?• Le travail des ouvriers à la journée commencera à. . . heures du 
matin et finira à. . . heures du soir, excepté les dimanches et les jours de 
fêtes réservées, à moins de cas urgents. Aucun ouvrier ne pourra s'ab- 
senter de son atelier pendant le travail, sans une permission expresse 
du contremaître ou de l'employé qui le surveille. 

S^ Les ouvriers seront tenus de faire marquer jour par jour le 
temps et l'application de leur travail, ainsi que le sommaire des ou- 
vrages exécutés suivant conventions. Afin qu'au jour du paiement il n'y 
ait pas de discussions possibles, ils seront admis à vérifier contradic- 
toirement leur compte, pendant la semaine précédant la paie, avec l'em- 
ployé chargé du pointage. Toutefois, si, au moment du paiement les 
ouvriers croient devoir contester le règlement qui leur sera présenté, 
ils ne pourront réclamer séance tenante, mais ils seront obligés de le 
faire dans la huitaine pour tout délai, passé lequel temps ils doivent 
s'en tenir au compte établi et porté au journal de la fabrication. 

Articles concernant les ouvriers de la fonderie. — 9^ A défaut d'engage- 
ments réguliers qui fixent la durée du temps que les fondeurs» petits- 
fondeurs et aides au fourneau doivent rester à l'usine, ils ne pourront 
quitter l'usine, sauf entente avec la direction, pendant la durée du 
fondage en cours. 

10° Le fondeur et le petit-fondeur devront apporter, chacun en ce qui 
le concerne, une exactitude rigoureuse dans leur service. Ils ne laisse- 
ront jamais le fourneau sans surveillant. Le petit-fondeur entrera en 
tournée immédiatement après la coulée et le fondeur le relèvera pour faire 
la dernière tournée, afin de préparer la fonte pour la coulée suivante. 



— 13 — 

IP Le fondeur tintera la cloche une demi-heure avant la coulée pour 
avertir tous les mouleurs et ouvriers attachés à la fonderie de tenir 
prêts leurs moules et leurs poches. Les petits-fondeurs et les chargeurs 
viendront se joindre à lui pour la préparation de la coulée. Le fondeur 
fera tinter une seconde fois, quand il sera prêt à donner la fonte^ pour 
que personne ne manque à la coulée. 

129 Le fondeur et le petit-fondeur sont chargés également, chacun 
dans sa tournée, de surveiller les chargeurs, releveurs de charbons et 
conducteurs de minerais, pour que la besogne de tous soit faite au mo- 
ment nécessaire. L'un et l'autre, pendant leur service, doivent 
ausBi assister aux charges du fourneau, à moins d'occupations pres- 
santes qui les empêchent. Le fondeur de service devra faire éveiller, par 
un chargeur, les mouleurs travaillant à leurs pièces, aux heures axées 
pour le travail de nuit, s'il y a lieu (1). 

1^ Tout mouleur exécutera dans le délai fixé les diverses commandes 
qui lui seront données. S'il se produit un retard préjudiciable de son 
fait, il pourra lui être retenu . . . francs par mille kilogrammes de fonte 
non prête à rendre. Nul ne devra chercher à cacher les défauts des pièces 
coulées, sans y être autorisé par les chefs de la fabrication, seuls juges 
en pareil cas. 

14'* Immédiatement après la coulée, chaque mouleur rangera en ordre 
d'un côté les pièces en recette, et de l'autre les pièces manquées et 
rebutées. Il relèvera proprement son sable et il mettra en place ses mo- 
dèles et ses châssis, jusqu'au moment où il devra reprendre son travail. 
— Il lui est défendu de casser, sous aucun prétexte, les pièces défec- 
tueuses. 

Ib"* Les mouleurs seront responsables jusqu'à usure des modèles, 
châssis et outils qui leur seront confiés ; ils paieront tout ce qu'ils per- 
dront ou dégraderont par leur faute. 

16^ Tout mouleur à ses pièces est astreint à faire la coulée du 
matin les dimanches et jours fériés et à se retrouver à celle du lende- 
main soir. S'il a besoin de s'absenter, il en demandera la permission un 
jour à l'avance, sauf le cas d'urgence. 

17<> Les heures de travail des mouleurs à la tâche ne pouvant être 
fixées bien précisément, ils devront faire en sorte que leurs moules 
soient prêts au moins une demi-heure avant la coulée. 

18* Au premier coup de la cloche annonçant la coulée, chaque mou- 
leur fera sécher la poche dont il se sert pour prendre la fonte ; il devra 
prendre ses précautions pour ne pas renverser la fonte dans le trajet du 

(1) Toutes ces prescriptions sont modifiées suivant l'importance des usines «Il 
est question ici de fonderies ayant un ou deux hauts-fourneaux marchant en mou- 
lages. 



- 14- 

fëurneau ft ëea i&dalëd ; il aura toujours tin fôt^ntoi^ pltaJiê B\xt ses 
ôhâssis et son crameur tout prêti afin que U coulée se fasse avec soin et 
promptitude. 

10^ Un seau sef à délivré poilr deux tnouleurs TOisins, et ÏIè devront 
le remplir d*eau àVant la coulée. Lorsqu'il se trouvera de la fonte sur 
les châssis en bois, le crameur et le mouleur devront l'enlever de suite 
et s'empresser d'éteindre le feu. 

20^ Le garde-magasins est chargé de classer les modèles et châssis, et 
de les délivrer aux mouleurs en raison des commandes qui leur seront 
faites et qui seront inscrites sur un carnet spécial que chacun devra 
représenter. Il y indiquera les objets qu'il délivrera et il aura soin de 
les faire rent):*er» en signalant aux employée chargés des ateliers ceux 
que les mouleurs auraient égarés ou détériorés. — Le garde-magasins 
aidera les mouleurs à porter dans la slàblerie les modèles et châssis, et 
à les rapporter qu^nd ils ne s*en serviront plus. Il tiendra dans tin 
Constant état de propreté le local qui servira de magasin pour les mo-^ 
dèles, châssis et autres objets^ ainsi que celui destiné aux marChan«* 
dises fabi^iquéeë i le tout y ^era classé par espèces et par éckattil* 
loiiâ. 

Ariicks éimcefiiaiil plus èpéciùlèment les utBltets dé consiriÈclions. — 

2P Dand ohaqUe atelier, il y aura un ôhef ou un contremaître Charge 
de diâtribiler et de surveiller le tratail, et aussi de délivrer leë oùtilë 
et les matériaux nécessaires. 

22* Chaque ouvrier recevra un livret sur lequel seront inscrits les 
objets qui lui seront confiés et les distributions de matériaux qui lui 
seront fàitëë: Pour sa décharge, les outils qU'il rendra ainsi que les 
ouvi^ages en recette qu'il remettra jr seront également constatés; Il ne 
pourra travailler à des pièces qui ne lui auront pas été commandées, 
et le temps qu'il aura passé à un travail fait de cette manière né lui 
sera pas compté; 

23° Lors des inventaires ou des inspections d'outils et de matériaux 
qui seront faites par les chefs de l'usine, les ouvriers devront tout dis- 
poser d'une manière convenable pour faciliter les opérations auxquelles 
ils assisteront pour donner tous les renseignements dont il sera be- 
soin. 

24" Les ateliers seront fbrmés pendant les heures de repos par les 
soins des contremaîtres qui seront tenus de faire remettre en ordre, à la 
fin de chaque Journéei les outils et les matériaux dont les ouvriers au- 
ront fait usage. 

25* L'entrée d'un ouvrier d'un atelier dans un autre atelier est ex- 
pressément interdite* Il est défendu de chanter^ crier et siffier dans les 
ateliers, ou d'y déranger quelqu'un de son ouvrage. L'ouvrier qui se 



— 16 — 

rendra à Bon ehantier en état d'Ivresse ne sera pas admis à travailler et 
sera puni d'une amende^ indépendamment de la perte éventuelle de sa 
journée. 

En dehors des prescriptions ci-dessus^ les règlements des grandes 
usines eontiennent encore des articles spéciaux touchant la salubrité 
des ateliers et des cours, l'hygiène et la police des logements^ des dor-> 
toirs, des salles d'écoles et des chambres à fours, les caisses d'épargne, 
les caisses de secours, etc. 

Quand ces dernières parties des règlements sont bien entendues, 
elles lont honneur à la sagacité et à la philanthropie des chefs d'usines. 
Grâce à elles, la situation des ouvriers s'améliore, les relations entre 
les employés et leurs subordonnés deviennent plus faciles et la direc- 
tion du travail y gagne toujours. De tous les ouvriers des nombreuses 
usines qui couvrent la France aujourd'hui, les ouvriers des fonderieë 
sont peut-être ceux qui ont le plus besoin d'une organisation sagement 
appropriée. 

La nature de leurs travaux ne permet pas en eft&t, comme dans les fi- 
latures ou dans les ateliei^s de tissage par exemple, une sorte de com- 
munauté qui ne peut qu'être profitable à tous, lorsqu'elle est bien com- 
prise. Vivant pour ainsi dire isolément et occupés à un travail pénible, 
soumis dans les hauts-fourneaux à une besogne de nuit qui altère quel- 
quefois leur santé et qui ne sert pas au développement de leur intel- 
ligence, les ouvriers dont nous parlons demandent à être rappro- 
chés par des institutions morales et par une direction pdiernelle 
et bienveillante, mais non dépourvue d'une certaine sévérité pour toutes 
les choses d'ordre sur lesquelles s'appuient leur propre bien-être en 
même temps que la prospérité des établissements qui les font vivre. 



Comptabilité des fonderies. 

Un ancien employé des dslneâ de Tusey et de Dammemarie, aujour- 
d'hui fondeur dans le département de l'Aubei M. Brissot, a publié, 
il y a quelques années, dans des journaux de métallurgie (1) spéciaux^ 
un recueil de notes fort intéressantes sur la Comptabilité des fonderies. 

Nous extrayons de ces notes, tout en les complétant à notre point de 
vue, quelques documents qui ne peuvent manquer de trouver une place 
utile dans un chapitre traitant de ^organisation des fonderies. 

Ces documents font partie d'une suite de comptes-types destinés à 
faciliter l'établissement et la constitution des prix de revient. De tels 
éléments, bien compris, sonti ainsi que nous avons dit| la base principale 



(1) Le Progrès de la Haute- Marne et lA Métallurgie. 



— 16 — 

de tout établissement convenablement dirigé, où l'on vent savoir, à me- 
sure des mouvements complexes de Texploitation, comment Ton marche 
et si Ton marche avec profit. — On jugera de l'intérêt que les direc- 
teurs d'usines doivent trouver à se rendre compte des résultats obtenus, 
quand on aura examiné la disposition des prix de revient établis dans 
les conditions qui suivent : 

i° Prix de revient des minerais» 

Dépenses précédant Texploitation . — Reclierche8,sondages,fottilles, 

demandes en autorisation. — Formalités légales, etc fr. .. 

Frais d'acquisition des terrains, de redevance des minerais, de 
l'achat du minerai brut, selon qu'on opère chez soi ou chez les 
autres 

Frais d'extraction 

Frais de transports divers, de la minière au bocard, du bocard au 
haut-fourneau, etc • 

Frais d'établissement du bocard, entretien, réparations, intérêts, etc., 
en supposant que les parties principales des appareils soient renou- 
velées tous les vingt ou vingt-cinq ans 

Dépenses de l'exploitation. — Main-d'œuvre de bocardage, indem- 
nités aux voisins, frais d'employés et faux-frais divers, éclairage, 
matériel, etc 

Contributions, patente, frais imprévus, etc. . • 



• • • 



• • • • 



• • • • 



• • • • 

• • • • 



On porle au crédit de ce compte : 

La valeur totale de production du minerai évaluée par mètre cube 
ou par tonne établissant le rendement du bocard. 

Dans les usines où Ton ne bocarde pas, les prix de revient sont cal- 
culés de la même façon pour les minerais lavés, triés, concassés, clas- 
sés, grillés, etc. 

3^ Prix de revient du charbon de bois. 

Coupe n* » . . de la forêt de X. 

A porter au débit 

Prix d'acquisition et frais accessoires ' . • . . fr. 

Abatage de bois de service à fr • . • , 

Abatage, sciage, fendage et empilement des bois de chauffage en 

stères à fr. le stère • • . • . 

Bois de chauffage en rondins & . . . • . fr. le stère .... 

Abatage et sciage de . • . • • bois de charbonnette à fr« • . . • . 

le mille .... 

Faconde ..... &got8 à fr. le mille .... 

Établissement des &uldes • • »... 

A reporter. .... fr. 



— 17 — 

Report ...•••• 
Dressage et carbonisation de môtres cubes de charbon à 

.•••. fr« le mètre cnbe • 

Transport de la coupe à l'usine de mètres cubes de charbon 

à ir. le mètre cube • 

Transport de la coupe à l'usine de stères de bois de chauf- 

fage et âigots à fr 

Frais généraux, appointements et frais de voyages de l'employé 

chargé du service. , 

Total ••«•«... 
A porter au crédit : 

Vente à divers de : 

Chênes cubant ensemble mètres cubes à fr* • • • 

Hêtres — — — — •.. 

Bois de chauffage en quartiers stères à — . . • 

— en rondins — à — . . . 

Fagots» ensemble^ ••••• milles à fr • 

Écailles d'abatage stères à fr , 

Braise provenant des places à fourneau fr. . . • • . . . 

Bois amené à l'usine po\ir chauffage des employés et ouvriers, et 

pour besoins divers fr 

mètres cubes de charbon amenés à l'usine pour les 

besoins du haut-fourneau et la fabrication fr 



• • • ■ » 



• • ■ * 


fr. 




• • • 4 


» 




• • • • 






• • • • 






• • • ■ 






• • • • 


fr. 





• • • • 



• > • 



• • • • • • 



Total égal à la dépense ••••&... 

Récapitulation : 
Coupe n* . . . de la forêt de mètres cubes de charbon à fr. . 



• • • . 



Ensemble ..... mètres cubes de charbon • 
Le mètre cube de charbon revient à ..... £r. 

Dans les hauts-fourneaux au coke, les frais de revient sont établis 
sur des bases relativement plus simples, surtout quand le coke n'est 
pas fabriqué à Tusine. 

S* Prix de revient de la fonte au creuset du ItatU-' fourneau m 
Mois de 188.. 

Consommation : 

mètres cubes de minerai à fr • • • . . . fr. •« 

..... — de castine à "-••■•••••• •••• •• 

b . • • • -^ de charbon à — •»•••.••» •••• •• 



• • 



— Ig — 

Fmiê généraux: 

OaTriera da fonmean, fondeurs, chargeurs, etc . . . . fir. 

F^is de direction et de surveillanca • . • • . 

Enlèvement des laitiers • . . . . .... 

Entretien des appareils, frais de réparation, ete .... 

Entretien dn petit matériel, brouettes, pelles, tamis, etc ..•• 

Intérêts à 5 p. 0/0 Tan de la yaleur du terrain et des constructions, 
savoir : 

Terrain -«•. ^» . • 

Haut-foumean. .,....,.,,• 

Halles de coulée ..• »•. 

Moteur • • • • 

Soufflerie • . . 

Appareils à chauffer l'air 

Réservoirs d'air, chaudières, monte-charges, etc 

Ensemble • » 

Sommes à réserver pour amortissement 

Total des dépenses .... fr. .. 

Produciion : 

Fonte grise n« 1, à fr. les 100 kilog 

Fonte serrée n« 2, i^ fr. — 

Fonte blanche ou truitée n« 3, .... les 100 kilog. 



. • ■ . 
• . • • 
• • • • 



^.•. 




• • 


• > a . 




. • 


. . • • 


fr. 


. . 


. • . . 


fr. 


« • 



. • • • 



Total .•••.«. . . • . fr. . • 

Représentant un prix moyen de ... . fr. par tonne. 

Le compte des intérêts du capital engagé et des frais d'amortissement 
est établi en reportant à la charge de la fabrication, en deuxième fu- 
sion, la part proportionnelle qui lui est propre dans ce qu'elle emprunte 
aux terrains, constructions, appareils et machines dont le détail est 
ci-dessus. 

4» Prix <U revient de la fonte au cubilQt. 

M. Brissot établit les bases de ce compte eu procédant par Textrème. 
Il admet que le chiffre du déchet est exact, étant calculé à raison de 
7p. 0/0; et faisant porter ce déchet sur les pertes en bocages, jets ou pièces 
manquées à chaque fusion, il arrive à une déperdition totale de lOkil. 
236 p. 0/0, exercée sur la production de 1,000 kilogrammes de fonte 
brute convertie en fonte marchande. 

Pour amener ce résultat, M* Srissqt suppose que chaque fusion pro- 
duit en moyenne des jets, coulées et pièces manquées dans une propor- 
tion dp 34 p. 0/0 en moyenne. Dans les bqnnes fonderies, même en 
petitea pièces», cette déperdition» ^insi qi^e qous Tavons fait voir 



-19- 

ailleurs, ne doit pas dépasser 86 p. 0/d. Sa sortant de cette Umitei 
on marche mal et la fabrication est insuffisamment surveillée. 

Cependant il est intéressant de reproduire le compte tel que le com- 
prend et le traduit l'auteur des articles dont nous parlons : 

Fonte passée au onbilot ^ l.OOOi' 000 

Déchet de fasion 7 p. 0/0 [ 70 000 

Reste : fonte brute ...... 930* 000 

Produit en fonte marchande :-66 p. 0/0» f • • • ^^^ ^^ 

Reste : bocage à Refondre . . . Slô*" 200 

Déchet 7 p. 0/0. .•...,..,>.?.,,... t t • 522 134 

Reste : fonte brute ...... 294>' 066 

Produit en fonte xnarch^nde : 66 p. 0/0. «.•... l^ 083 

Reste 9 boeage à refondre ... 99^ 968 

Déchet 7 p. 0/0 6 998 

Reste : fonte brute 92"^ 985 

Pioduit en fonte marchande 66 p. 0/Q • . . • . 61 370 

Reste : bocage à refondre ... 31* 615 

Déchet 7p. 0/0 2 213 

Reste : fonte brute 29* 402 

Et ainsi de suite jusqu'à fasion complète des 1,000 kilogrammes de 
fonte brute devant être transformés en fonte marchande. Cette opération 
4onne : 

V fusion. Fonte marchande. 618*, 800 péchet. 70*, 000 

«i — — 104 083 - 22 134 

» — — 61 370 — 6 998 . 

4! — — 19 405 — 2 213 

6»— — 8 136— 0699 

6f— -r 1944— 221 

7«— -T 0603--: 070 

Qi— — 0?95— 0022 

Total obtenu .... 897*, 643 102*, 357 

Soit un déehet tQ|;al de 10 kil. 236 sur 100 kil. de fonte brute, en 
gueuses et bocages passés au cubilot. Ce chiffre est élevé, le déchet de 
fusion devant prendre d'autant plus d'importance qu'on fond plus de» 
bocages et plus de menus morceaux. 

Quand on a soin de faire peser chaque jour les débris provenant de Is^ 
fiision en jets et pièces panquées, il nous semble plus simple de faire 
}e*çoiBpte en del^ors du déchet normal de fusion, par I^ différence à 



— 20 — 

prendre entre le prix moyen de la fonte brate passée au cubilot et celui 
de la fonte convertie en bocages. 

En un mot, les mélanges de fonte n'étant pas constants, on doit, pour 
chaque journée de travail, établir le prix moyen du mélange. 

En prenant un seul mélange pour le passer un certain nombre de fois 
au cubilot, jusqu'à extinction, on devrait en effet compter sur un dé- 
chet gradué, s'élevant en raison de la déperdition de la fonte à chaque 
fusion comme quantité et qualité. 

Les mêmes observations sont à faire pour le combustible dont la con- 
sommation doit être évaluée chaque jour, & la fois sur la quantité de 
fonte brute passée au fourneau et sur celle de la fonte produite en 
moulages réussis. 

Certaines fonderies de 2« fusion établissent leurs prix de revient sur 
des bases différentes ; nous en donnons un exemple par la disposition 
qui suit, relevée dans une fonderie du Nord : 

t^pIsL de revient «le fonte* moulées» besé «up une opération «le 1 «IIOO Mf K 
quotidienne» aolt environ 4TO,000 kll» de production annuelle. 



Coke pour emplîssage du cubilot, fusion, étuve, etc. 

Loyer, patente, contributions, assurances 

Chevaux pour charrois, ferrage, etc 

Sable cru , 

Charbon de terre, pour machine, pulTérisé pour sable. 

Charbon de bois pour poussier et couche 

Bois à travailler, à brûler, etc • . . 


Pa r 

1,500 

KILOOBAUIIBS 


Par 

100 

KXLOORAMMBS 


fr. c. 
22.5 
8.25 
4.50 
1.50 
3.75 
1.50 
2.25 
2.25 

3.75 
B.75 
3.75 

60.00 


fr. c. 
1.50 
0.55 
0.30 
0.10 
0.25 
0.10 
0.15 
0.15 

0.25 
0.25 
0.25 

4.00 


Huile à lampes, à craisser • . . • . 


Fer battu, fil de fer, pointes^ pelles, tamis, limes, 
burins, terre de pipe, mine de plomb, cire, brosse^ 
briques réfractaires, minium, etc 

Réparation et entretien du matériel 

Intérêts du capital immobilisé dans le matériel. • • 

Manœuvres, nojauteurs, fondeur, chauffeur, ébar- 
beurs, modeleurs, etc • 


Total. ....... 


^ 117.75 


7.85 

• 



— 21 — 

Les fontes marchandes étant disposées en trois catégories princi- 
pales» comme suit : 



ir* SÉRIE 


U SÉRIB 

rOHTBB 

DB 

lliTIBRS a FILBB 


Sa SÉRIE 

COLOlfNBfl CBBV8B8 

PORTBB DB BâTXMBNTB 

BT 

TUTAUTBBIB 


rOlVTBS 
DS 
M A s I If B> 


Fonte brate, lOOkil. 16 fr. 00 
Freinte ou déchet — 1 60 

Monbige 4 00 

Fraie généranz ... 7 85 


Fonte brnte, 100 kil. 16 fir. 00 
Freinte. — 1 60 

Moulage e 00 

Fraif généranx ... 7 85 


Fonte brnte n« S, 100 kil. 15 fir. 00 
Freinte, . i 50 

Monlage S 00 

Frais généraux .... 7 85 


Soit . . . f fir. 45 


Soit ... . 31 fr. 45 


Soit t6fr.85 



Établmemeni des comptes. — Les autres parties de la comptabilité des 
fonderies exposées par M. Brissot, sauf quelques exceptions que nous 
noterons rapidement» rentrent à peu près dans le domaine de toutes les 
comptabilités usuelles. 

Nous n'avons pas à développer ici les méthodes suivies, lesquelles 
sont nombreuses et souvent diffuses. 

On sait quels sont les comptes généraux indispensables. Il y a lieu, 
croyons-nous» de ne pas multiplier outre mesure les comptes en sous- 
œuvre. Si l'on veut obtenir des relevés détaillés pour certains produits 
de la fonderie» pour certaines parties de matériel et d'outillage» cela 
doit rentrer plutôt dans le travail secondaire faisant partie des livres 
de fabrication. Tels sont les livres de paie des ouvriers, les livres de 
production des fourneaux et des cubilots, les livres d'entrée et de sortie 
des matières, ceux qui concernent les expéditions et l'établissement des 
factures, l'inscription journalière des commandes, etc. 

Ces divers éléments figuraient de notre temps, sous forme de résumé, 
en un journal d'usine arrêté chaque mois et dans lequel on condensait 
les résultats constatés en détail par chacun des livres dont nous parlons. 
Ce journal» que beaucoup de fonderies de la Meuse et de la Haute-Marne 
continuent encore aujourd'hui, n'est pas autre qu'un relevé spécial 
équivalant, dans l'ordre de la fabrication» au livre-journal commercial 
qui sert à passer les écritures au grand-livre. 

En somme, iQjowmal d'usine apporte au journal comptable les élé- 
ments de débit et de crédit ayant donné lieu aux dépenses de la pro- 
duction et de l'exploitation. Dans les grands établissements, le journal 
d'usine est remplacé par une suite de livres teAus dans les bureaux des 

2 



— 82 — 

diTen semées intéressant l'exploitation et dont les résultats sont rap- 
portés au bureau central par la direction des travaux. 

Que Ton établisse un journal ou une série de rapports ou de livres 
tenus par les chefs de service et certifiés par le directeur, l'exploitation 
doit fournir à la comptabilité les documents suivants, d'après lesquels 
sont passées les écritures : 

1"* Froduêetion de la fonte. — Travail des hauts-fourneaux et des eu* 
bilots. Ce compte comprend tous frais de matières, de main-d'œuvre 
et toutes dépenses diverses relatives aux appareils de fusion. 

2^ Moulage. — Comptes établis par espèce de moulages et par chan- 
tier portant d'une part le travail des ouvriers mouleurs et aides à la 
journée, d'autre part le travail des mêmes ouvriers fait à la tâche. 
Généralement, les prix au marchandage sont réglés sur la base d'une 
tonna de fonte moulée, en recette. On établit le moins possible les prix 
à la pièce. 

3* Ébarbage et tapage. — Mêmes comptes soit à la pièce, soit à la 
journée, que pour les comptes des ouvriers mouleurs. Les frais d'ébar- 
barge et de râpage sont souvent confondus dans les grands établisse- 
ments. Ils peuvent être séparés dans certaines usines de première fu- 
sion fabriquant la marchandise creuse. Celle-ci est râpée par des 
femmes et des enfants et Tébarbage d'ailleurs insignifiant est opéré par 
les mouleurs eux-mêmes, au moment de l'admission en recette. 

4"* Comptes à la journée ou au marchandage de tous les ouvriers quel- 
conques en dehors de la fabrication proprement dite de la fonte moulée, 
ces ouvriers étant divisés par brigades qui représentent des spécialités, 
par exemple: 

— Manœuvres et charretiers travaillant dans les halles et dans les 
cours; 

-~ Modeleurs et ciseleurs ,* 

— Menuisiers, charpentiers et charrons ; 

— Ouvriers du bâtiment employés pour l'entretien et les réparations, 
tels que maçons, couvreurs, vitriers, peintres, etc. ; 

-^ Divers services i bourreliers, emballeurs, garde-magasins, con- 
cierges, chargeurs, etc. s 

-- Ouvriers des ateliers de eonstruotions, forgerons et aides, igus^ 
teurs, tourneurs, perceurs, etc. 

Nous ne parlons pas des ouvriers appointés, des chefli d'atelier et 
des dessinateurs, des voyageurs, eto.j lesquels figurent sur une feuille 
de paie particulière, où il est d'usage de les faire émarger. 

Les applications énumérées ci^essus sont passées, suivant rusage» 
par le compte de frais généraux. 

5* Dépenses pour transports, déchargement et emmagasinage de ma- 
tériaux tels que charbon, minerais, fontes^ etc., le tout décomposé pour 



— 23 — 

ressortir soit aux comptes spéciaux pour les matières premières, soit 
aux comptes de frais généraux pour les sables et tous autres objets con- 
cernant les besoins de la fonderie. 

Le journal d'usine, quelle que soit sa forme, est complété par un état 
de situation donnant le mouvement des opérations mensuelles, lequel 
comprend entre autres : 

Le résumé des factures pour menues matières, objets d'outil- 
lage, etc., introduits pendant le mois dans les ateliers ou magasins ; 

Le détail des ventes et achats au comptant ; 

Un résumé des expéditions; — le libellé desdites étant remiSi 
au jour le jour, à l'employé chargé des factures ; 

Enân, des notes concernant les modèles, les châssis, le matériel âxe 
et le petit outillage, au point de vue^des entrées et des sorties, comme 
à celui de Tamélioration ou de la dépréciation de ces parties du ma- 
tériel. 

Le tout formant une sorte d'inventaire permanent d'après lequel on peut 
suivre le travail général de la fonderie et retrouver aisément, en fin 
d'année, les données nécessaires pour contrôler, redresser et compléter 
l'inventaire général. 

Comptes généraux, — Les grands comptes dits comptes généraux, tels 
qu'ils doivent ressortir au bilan général annuel, sont ceux qui suivent, 
sauf transformations ou modifications dépendant de la situation parti- 
culière des établissements et de la méthode de comptabilité préférée 
par les chefs d'usine: 

— Comptes devant représenter l'actif : 
a. Marchandises générales ; 

6« Matières diverses ; 

c. Matériel et mobilier ; 

d. Immeubles, terrains et constructions 
: Fonds de commerce ; 

f. Effets à recevoir ; 

g. Débiteurs divers ; 
h. Caisse; 

— Comptes au passif : 
1. Capital social ; 

j . Effets à payer ; 
k. Créditeurs divers 

L Réserves; 
m. Frais généraux. 

A quoi l'on peut ajouter divers comptes se soldant soit à Taetif, 
soit au passif, par exemple : 
Les comptes de profits et pertes ; 
— amortissement ; 



— 24 — 

Les comptes d'entretien et réparations ; 

— de répartitions et prélèvements. 
Et tous antres venant se verser dans les précédents, au moment 
de l'inventaire, ainsi qu'il suit : 

a. Marchandises générales, — Dans ce compte viennent se fondre toutes 
les opérations de vente et d'achat. On peut y faire entrer le solde des 
comptes spéciaux établissant la production des hauts-fourneaux, des 
cubilots, etc. 

b. Matières diverses. — Ce compte peut être subdivisé en deux parties, 
sinon en un plus grand nombre : 

!• Matières premières servant à la production : minerais, castine, 
combustibles, fontes, etc. 

2^ Menues matières : sables, briques, poussiers de charbon de bois 
et de houille, charbon et coke pour les étuves, fers et tôles, fils de fer 
et pointes, huiles, résines, goudrons, etc. ; en un mot, toutes matières 
utilisées accessoirement par la fabrication et devant rentrer dans les 
firais généraux. 

c. Matériel et mobilier. — Ce compte peut retenir les comptes séparés 
qui suivent : 

Matériel fixe ; 

Gros outillage ; 

Petit outillage ; 

Mobilier et installation des bureaux, logements, etc. 

Et, au besoin, les comptes séparés de : 

Modèles et dessins ; 

Châssis et lanternes. 

d. Immeubles, — Sous ce titre, on peut comprendre les comptes de 
terrains, de constructions,etc., auxquels viennent s'adjoindre au besoin, 
pour ce qui peut toucher l'amélioration et la plus-value des immeu- 
bles, comme aussi ce qui peut les endommager et en réduire la valeur, 
soit les comptes : 

De premier établissement ; 

D'entretien et de réparations ; 

Et, accessoirement, le compte de dépréciation et d'amortissement: 

c. Fonds de commerce, — Il peut résumer la valeur commerciale 
de l'achalandage et le droit aux baux pour le cas où l'exploitation occupe 
des immeubles ou des propriétés en location, etc. Ce compte ne doit pas 
être exagéré. — On le conserve souvent powr mémoire^ en vue d'éviter 
toute déception au cas de cessation de commerce, de vente ou de liqui- 
dation. 

ff9* *>y**. — Nous ne dirons rien de ces comptes, lesquels sont tenus, 
qu'il s'agisse de fonderies ou d'exploitations quelconques, de la façon 
uniformément adoptée dans la comptabilité commerciale. 



— 25 — 

Toutefois on devra remarquer que les comptes de débiiews et de 
créditewrs divers, constituant en général les opérations de vente et 
d'achat, peuvent être subdivisés par comptes particuliers établis provi- 
soirement, en vue d'affaires spéciales dont on veut suivre le rende* 
ment vis-à-vis de tel ou tel client ou de tel ou tel fournisseur. 

On peut ouvrir aussi des comptes de vente et d'achat au comptant, 
dits de petits débiteurs ou de petits créditeurs, dont le débit et le cré** 
dit soldés en an de chaque mois sont passés en bloc aux grands 
comptes. 

/. Capital social, — Ce compte comprend les apports avec leurs aug- 
mentations, leurs retraits, etc., ensemble tous les mouvements divers 
résultant des inventaires et des bilans de chaque année. Dans son ensem- 
ble peuvent se masser, suivant qu'il est jugé nécessaire, les comptes de 
réserves, d'amortissements, de répartitions et prélèvements, etcîenun 
mot, tous les comptes susceptibles de modifier l'importance du capital 
engagé. Cependant il est préférable, quand il s'agit de sociétés indus- 
trielles et commerciales, de laisser le compte capital social à son chiffï^ 
normal, c'est-à-dire composé du montant de l'émission, augmenté, s'il 
y a lieu, de la valeur de création d'actions nouvelles, d'obligations, etc., 
afin que ce compte soit toujours représenté dans son intégralité, quand 
il figure au passif du bilan général. 

m. Frais généraux. — Ce compte assez complexe doit être suivi de près 
dans ses détails. On y fait entrer, notamment, les sous-comptes qui 
suivent : 

Publicité ; Voyageurs ; Frais de bureaux ; Frais divers quelconques ; 
Frais de gestion; Employés; Gratifications; Secours; Abonnements; 
Assurances ; Impôts ; Eclairage ; Transports par chevaux ; Transports 
par chemins de fer. 

Et toutes dépenses d'approvisionnement et de main-d'œuvre ne ren- 
trant pas expressément dans la fabrication et devant être rapportées à 
l'exploitation générale. On peut se reporter plus haut, aux articles 4 et 5, 
où nous avons donné une énumération assez complète de la répartition 
des frais généraux. 

Le compte de profits et pertes, que M. Brissot juge inutile à certains 
points de vue, reçoit la mention de toutes les pertes et de tous les bonis 
prévus ou imprévus, tels que les escomptes et les rabais, les reliquats 
d'opérations en dehors de la fabrication, les soldes non réglés par suite 
de faillites ou de non- valeurs, etc. 

Toutefois, quand il est démontré que les comptes impayés ou les fail- 
lites devront représenter une perte sèche à peu près probable, cer- 
taines maisons établissent un compte spécial où sont inscrites les 
sommes en souffi^mce, représentées par un chiff!re insignifiant, conservé 
sealement pour mémoire, et ne laissant pas, dans les comptes débiteurs. 



-26- 

dès sommes qui peurènt être irreoonrrables et sur lesquelles on ne 
saurait compter. 

Ce que nous venons de dire retrace en lignes rapides la composition 
des comptes qui s'imposent nécessairement dans toute usine bien di- 
rigée. — Nous n'avons pas la prétention de présenter à nos lecteurs un 
cours de comptabilité en examinant comment doivent être passés les 
articles pour établir les comptes, les fondre ou les solder pour les 
amener à disparaître dans l'ensemble ordinairement raccourci d'un bilan 
général. — En un mot, nous n'avons pas ici à entrer dans les opérations, 
purement de tenue de livres, du brouillard, du Journal, du grand-livre 
ondes balances et des bilans. 

Notre but est uniquement de montrer comment se composent et se 
traitent les comptes spéciaux qui sont exclusivement du domaine de la 
fonderie. 

C'est pourquoi nous terminerons par quelques mots touchant les 
comptes de fabrication et d'atelier qui peuvent intéresser directement 
les fonderies. 

Comptes de tnaulagê et de fabrication. — Nous avons produit plusieurs 
de ces comptes dans le cours de notre livre. — En dehors des 
indications déjà données, nous rappellerons qu'il est nécessaire, étant 
admis les prix de revient de la fonte au creuset du haut- fourneau et du 
cubilot, de pouvoir se rendre compte du coût net des moulages. On doit, 
dans cette évaluation, faire intervenir : 

P Le prix de revient de la fonte au creuset ; 

29 Le prix de façon du moulage, aux pièces ou à la journée; 

S* Le prix de Tébarbage ; 

49 Le montant des frais généraux, représentant, s'il est possible, le 
montant de la dépensé pour séchage des moules et pour emploi de 
sables à mouler, deux articles importants, d'une certaine influence sur 
la fabrication ; 

59 Les frais de modèles répartis sur l'ensemble d'une commande ; 

6^ Les frais de châssis, armatures ou lanternes en vue de l'exécution 
de cette commande, s'il y a lieu * 

7« Les frais d'achèvement par voie d'ateliers de construction, de trans- 
formation et de rachevage, introduits par des besoins accessoires, en 
dehors de la fonderie proprement dite ; 

80 Enfin, les frais généraux de toute nature qui, établis d'après les 
résultats donnés aux inventaires, doivent être £^outés, à raison de tant 
pour cent, au prix de revient net. 

Une fois ces bases connues, en dehors du prix de la matière, le plus 
variable entre tous, le directeur d'une fonderie peut être à même, avec 
un peu d'habitude de la fabrication, de savoir & quelles conditions il 



— 27 — 

doit Tendre «es fontes moulées brutes» chargées de ttnia de modèle» en« 
traînant des frais spéciaux de mise en œuvre» terminées de tour ou 
d*sgustage ou devant recevoir une façon additionnelle quelconque» telle 
que peinture» étamage» émaillage» etc. 

Cùmptéi de modèles. ^^Les modèles sont amortis» chaque année» en rai* 
son de leur dépréciation commerciale. 

Les modèles d'objets courants» dont les surmoulés» d'une vente fixe 
et invariable» sont d'un écoulement assuré» peuvent subir un amortis* 
sèment de peu d'importance limité aux frais de réparation ou de re- 
nouvellement quand il y a lieu. 

Les modèles d'ornement» sujets aux variations de la mode» sont à 
amortir suivant leur âge et suivant que les goûts du public et les ten- 
dances des architectes et des constructeurs les ont plus ou moins 
abandonnés. 

Ces modèles» comme ceux des statues et autres objets de fonte d'art» 
sont» au moment de leur création» portés au débit du compte modèles» 
sur la base de leur prix de revient comprenant les applications sui- 
vantes : 

Modèle-type en plâtre» en terre cuite» en bois acheté à l'artiste et 
comportant les frais de dessin» la cession delà propriété avec certiâcat 
d'origine» etc. ; 

Façon du modèle métallique créé à l'usine et comprenant la valeur 
du métal» la main-d'œuvre de moulage» d'ébarbage» de ciselure et tous 
frais généraux concernant l'appropriation complète» boites à noyaux, 
parties accessoires» etc. ; 

£nân»les modèles coulés sur ce type et disposés pour servir au surmou- 
lage courant, lesquels sont des pièces en fonte moulées avec soin et 
proprement retouchées» ne portant qu'un prix peu différent de celui des 
pièces de fonte. 

S'il s'agit de modèles divers pour la mécanique» les constructions et 
autres emplois» les modèles établis à l'usine ont leur prix de revient 
composé à l'aide des éléments qui suivent: 

Matières. — Bois» pointes» vis et toutes autres fournitures ; 
Main-d'œuvre d'ouvriers mouleurs» tourneurs» etc. ; 
Frais généraux divers. 

Le crédit du compte modèles est formé par l'accumulation des sommes 
affectées chaque année à l'amortissement d'usage et de celles résultant 
d'une dépréciation démontrée» soit que les modèles aient été oassés» 
avariés ou condamnés, soit qu'ils aient éprouvé des réparations ou des 
transformations en ayant abaissé la valeur» soit enfin qu'ils n'aient pas 
réussi dans le commerce et que» par suite» ils ne représentent plus 



— 28 — 

qu'une valeur plus ou moins dépréciée, à considérer comme vieille 
matière. 

t. 

Compte de châssis et lanternes. — Tous les châssis et lanternes existant 
sur les parcs doivent porter des numéros de série, sinon l'indication 
de leurs dimensions en longueur, largeur et hauteur et, si possible, la 
mention de leur poids marquée à la peinture blanche. — Ces indications 
doivent être reproduites sur l'inventaire, lequel est redressé tous les 
mois par l'addition des objets ajoutés et la suppression de ceux disparus. 

Le prix de base des châssis neufs devant être porté en inventaire à la 
première année repose sur les applications suivantes : 

Fourniture des modèles de châssis, s'il y a lieu; 

Valeur de la fonte moulée à découvert ou en châssis ; 

Ajustement et montage des châssis; 

Fournitures de goujons, barres de soutien, agrafes, etc. Plus, 
10 à 20 p« 0/0 sur l'ensemble de ces prix de revient pour représenter les 
frais généraux. 

Chaque année, en partant de ces données, les châssis subissent une 
dépréciation réglée selon qu'ils ont été ou devront être encore d'un 
usage continu et persistant. 

Les châssis en mauvais état ou ceux qui ne doivent plus servir, 
ayant été établis pour des commandes spéciales, non susceptibles de se 
reproduire, sont immédiatement i issés par compte de vieilles fontes en 
bocages. 

Ceux qui demeurent en bon éta et appartiennent à des fabrications 
courantes sont amortis peu à pev , de manière à ne plus représenter, 
dans un délai prochain, que de la fonte moulée au plus bas prix, se te- 
nant â peu près dans les limites des fontes grises du moulage le plus 
simple ; par exemple, entre 15 et 16 francs les cent kilogrammes. 

Dans ces conditions, tel châssis ayant coûté à l'origine, pour tous 
frais d'établissement: modèle, moulage, fonte, sgustage, montage et dé- 
penses diverses, 32 francs par 100 kilogrammes, peut être, en admettant 
qu'il se retrouve en parfait état après cinq ans d'existence, ramené au 
prix de 20 francs par 100 kilogrammes, chlfEï*e qu'on doit encore abais- 
ser successivement, pour le faire tomber rapidement au taux de la 
vieille fonte, suivant les avaries et les réparations qu'aura pu subir le 
matériel. 

Compte outillage. — Ce compte est débité de la valeur des outils neufs 
nouvellement introduits, en remplacement de ceux avariés, hors d'usage 
ou disparus, tels que les pelles, les tamis, les soufflets et autres outils 
courants susceptibles de s'user. Il est également débité des améliora- 
tions ou des augmentations apportées dans le gros outillage. 



— 29 — 

A rinventaire, on fait figurer le petit outillage neuf pour son prix 
d'achat, celui en cours d'emploi pour sa valeur plus ou moins réduite 
par l'usure, celui à peu près fini ou complètement usé pour le prix de la 
vieille matière, s'il y a lieu. 

Le gros outillage, machines et appareils de la fonderie, machines- 
outils, etc., est amorti, de même que les constructioiis, de telle façon 
que le tout disparaisse en un certain nombre d'années, dix, vingt ou 
trente ans au plus, même pour les appareils les plus utiles et les mieux 
conservés. — Il est assez rare que dans une période de quelque durée 
le matériel d'une fonderie ne puisse, par l'amortissement, être réduit à 
la valeur de vieux matériaux. 

JÂwres (PaUliers. — En dehors de la comptabilité générale et du journal 
d'usine ou des livres qui le remplacent, la fabrication nécessite. un 
certain nombre de livres d'ordre dont nous avons déjà parlé et qui, sans 
se rattacher directement aux comptes financiers et commerciaux, sont 
nécessaires pour suivre les travaux des ateliers et la marche de l'usine 
au point de vue de la production. 

Ces livres, pour les rappeler brièvement, sont entre autres : 

Les livres de roulement des hauts-fourneaux et des cubilots dont nous 
avons donné des types ; 

Le livre servant à enregistrer jour par jour le résultat des coulées, 
comme fonte marchande, bocages et pièces manquées ; 

Un livre pour l'enregistrement des journées d'ouvriers et des travaux 
marchandés ; — un autre, servant à constater les quantités reçues aux 
ouvriers mouleurs, ébarbeurs, etc., travaillant à leur tâche et éta- 
blissant le prix de revient des travaux qui leur sont confiés; 

Un livre de compte servant à porter à l'avoir des ouvriers les pla- 
cements qu'ils font à l'usine, et à leur débit les avances qui leur sont 
faites; 

Les registres nécessaires pour l'entrée et la sortie des marchandises, 
l'entrée et la sortie des livraisons faites par les fournisseurs, en dehors 
des autres livres concernant les matières premières, minerais, fontes, 
charbons, etc.; 

Le livre de paie qui doit relater exactement le détail des comptes à la 
journée ou aux pièces à solder aux ouvriers et reconnus par eux ; 

Le livre de modèles, indiquant par catégories, avec dimensions princi- 
pales et croquis au besoin, la situation des modèles à la fonderie, en dis- 
tinguant ceux appartenant à l'usine et ceux appartenant aux clients. — 
L'entrée et la sortie des modèles doivent clairement apparaître sur ce 
livre. — A cet égard, nous devons signaler qu'il est d'usage que les 
fonderies reçoivent en port à leur charge les modèles qui leur sont 
adressés et retournent en port dû ceux qui leur sont réclamés par la 



clientAld. — De plus, pour ne pas courir les ehances de remplacement 
ou de remboursement des modèles avariés ou égarés, certaines fonderies 
ont rhabitude d'indiquer à leurs clients qu'elles ne se chargent pas des 
risques d'incendie et que, ne faisant pas payer le magasinage des mo- 
dèles, elles n'acceptent aucune responsabilité à leur endroit ; — en 
conséquence, que tout modèle sur lequel il n'y aura pas eu de com- 
mande et qui ne sera pas réclamé dans un délai déterminé ne pourra 
être exigé passé ce délai. 

On comprend que les livres dont nous parlons, indispensables dans 
un système d'ordre d'autant plus nécessaire que l'usine est importante, 
doivent être plus ou moins multipliés suivant le besoin qu'éprouve 
un chef de fonderie de se rendre compte. Nous ne parlons pas du livre 
pour l'inscription des commandes qui doit relater, en outre de la no- 
menclature des objets commandés, toutes les indications nécessaires 
pour Teiécution, les conditions de livraison et d'expédition, de prix et 
de délai, de paiement ou de règlement, de frais d'emballage, transports 
franco, etc., suivantqu'il y a lieu.— Ces indications doivent comprendre, 
en un mot, tous les documents indispensables pour l'établissement des 
factures et les écritures au livre-journal. 

Non plus, des livres de transmission des commandes aux ateliers, des 
livres d'expéditions et de factures, et en somme de tous les livres auxi- 
liaires qui doivent apporter à la comptabilité générale les éléments qui 
lui sont indispensables. 

Nous ne parlerons pas davantage des livres de bons pour commandes 
courantes aux fournisseurs, des livres de relevé des travaux aux ateliers, 
des livres de pointage et d'attachement, enân des livres de polies indi- 
quant l'entrée et la sortie des ouvriers admis dans l'usine. 

Tout cela, répétons-le, est d'autant plus nécessaire, d'autant plus 
étendu, que la fonderie est plus importante, occupe plus de monde et se 
livre à des travaux plus variés. C'est surtout quand un établissement 
métallurgique ne fabrique pas seulement la fonte, mais quand il entre- 
prend des travaux de construction ou de mécanique, qu'il a besoin 
de suivre de près les diverses spécialités qui se rattachent à la fonte 
et qui sont susceptibles d'en faire plus ou moins osciller la valeur, 
qu'il est indispensable de bien se rendre compte des diverses parties 
accessoires, venant concourir à l'ensemble de la fabrication. 



— 31 — 



Dispositions de fonderies. 

Fonderies de première fusion. — Nous conservons dans cette édition une 
disposition d'ensemble (flg. 1, pi. 38) que nous ne prétendons pas re- 
commander comme un type rigoureux à suivre, mais qui, depuis le 
moment où parut notre premier ouvrage en 1844, n'a pas tellement 
vieilli qu'on ne puisse y trouver encore les éléments d'une étude, si l'on 
voulait créer de toutes pièces un établissement de fonderie grand ou 
petit. 

La âgure 1, planche 38, représente une usine avec haut- fourneau en 
marchandises et fonderie de deuxième fusion, le tout arrangé en vue de 
présenter, dans une enceinte régulière déterminée, la réunion des prin- 
cipaux ateliers et des constructions accessoires intéressant la fabri- 
cation. 

A. Est une grande cour, plus ou moins étendue, de même que les bâ- 
timents qui l'entourent, suivant l'importance de l'usine. 

Dans cette cour se trouvent, d'un côté, le parc à châssis ; de l'autre 
côté, les dépôts de fontes brutes, les chantiers d'ébarbage et les fontes 
moulées pouvant demeurer en plein air; 

B. Est la halle principale de moulage, munie du matériel voulu • 
grues, étuves, etc., et contenant, en dehors du haut-fourneau, un groupe 
de trois cubilots ; 

C. Un atelier pour les petits moulages et les noyaux ; 
D et E. Des ateliers de râperie et d'ébarbage ; 

P. L'atelier de préparation des sables et des terres à mouler ; 

G. Uneétuve; 

H. Des magasins d'objets confectionnés, recevant au-rez-de-chaussée 
des fontes de commerce et de bâtiment, et au-dessus les petites fontes 
d'agriculture, d'ornement, de mécanique, etc.; 

L. Des ateliers de forge et d'ajustage, surmontés comme le précédent 
d'un étage où sont placés les ateliers de modelage et accessoirement des 
magasins de modèles ; 

J et K. Emplacement de la soufflerie et disposition du coursier, si 
l'usine doit être mue par une force hydralilique ; 

L. Halle à. charbon. — Parc â mines. — Dépôts de sables, etc.; 

M. Cour de service du haut-fourneau. -^ Emplacement du monte- 
charge, etc.; 

N et O. Bureau de l'usine et logement du concierge ; 

P. Logement des ouvriers et employés. 



— 32 — 

Ces diverses indications, rapportés par les mêmes lettres sur les 
figures 2 et 3 de la planche 38, peuvent servir à montrer dans 
quelles limites peut se mouvoir et s'étendre la disposition intérieure 
d'une fonderie, telle que nous venons de la présenter, dans un ensemble 
agencé avec quelque symétrie. 

La figure 2 représente les fonderies de Tusey, à peu près telles qu'elles 
sont aujourd'hui et sans beaucoup de modifications avec ce qu'elles 
étaient il y a trente ans. Elles peuvent occuper dans l'enceinte indiquée 
environ 250 ouvriers dont une centaine de mouleurs, en temps de 
marche normale. 

La figure 3 est le plan de l'usine de l'abbaye d'Evaux, que j'ai dirigée 
jadis comme celle de Tusey, et qui, construite et installée dans de sem- 
bables conditions, a aujourd'hui disparu, enlevée par le passage du canal. 

Cet établissement consacré à la fabrication des tuyaux, des ornements 
et autres articles de bâtiment et du commerce, a occupé jusqu'à 200 
et 250 ouvriers à une époque où il avait entrepris des travaux im- 
portants de canalisation d'eau et d'installation de fontaines dans un 
grand nombre de communes de la Meuse, de la Haute-Marne et des 
Vosges, en même temps que des constructions de ponts et d'aqueducs 
pour le canal de la Marne au Rhin. — La nature de ces entreprises le 
mettait alors à même d'entretenir une production annuelle de 250 à 300 
tonnes de fonte moulée, supérieure, comme chifi're, à celle de Tusey, 
usine plus grande, pius complète, mais consacrée plus spécialement 
à la fabrication des fontes ornées et des statues. 

Au point de vue des fonderies de première fusion et sans parler des 
usines de Pont-à-Mousson et de Marquise (fig. 1, 2 et 5, pi. 39), sur 
lesquelles nous aurons à revenir, nous renverrons nos lecteurs aux 
dispositions d'ensemble présentées par les figures 5, 6, 7 et 8 de la 
planche 38. — Par ces dispositions arrangées dans le but de montrer 
l'installation des appareils généraux, hauts-fourneaux, machines souf- 
flantes, appareils à chaufier l'air, générateurs,etc., nos lecteurs verront 
plutôt des images destinées à appeler leur attention, au cas d'usines à 
créer, que des types absolus. 

Les figures 5 à 7 se rattachent à un ensemble de deux hauts- 
fourneaux ayant chacun une halle de coulée qui leur est propre, et, 
entre ces halles, un emplacement libre pouvant être recouvert pour faire 
face aux nécessités d'une usine à moulages en fonte de fer. — Les 
données que nous reproduisons, sauf quelques modifications, sont em- 
pruntées à une étude publiée dans les mémoires de la Société des in- 
génieurs civils sur la production de l'acier coulé en Amérique. 

La figure 8 donne une coupe longitudinale d'un haut-fourneau des- 
servant une halle à moulages et raccordé avec son appareil à air 
chaud, sa soufflerie et ses chaudières. 



— 33 — 

Cette figure rappellera beaucoup d'usines dont les conditions d'ins- 
tallation générale sont à peu près identiques. 

Fonderies de deuxième fusion. — La figure 3, planche 39, offre, de même 
que la figure 1, planche 38, une disposition d'ensemble que nous em- 
pruntons à nos éditions antérieures et qui résume comme celle-ci, 
destinée à la première fusion, un type d'agencement à consulter pour 
la création d'une fonderie de deuxième fusion. — Les références notées 
par les mêmes lettres que celles de la figure 1, planche 38, permettront 
de rapprocher et de comparer les deux études. 

11 en sera de même pour les figures 1, 2 et 3 de la planche 36, qui ap- 
partiennent aux ateliers de fonderie des trois écoles d'arts et métiers 
de Gh&lons, d'Angers et d'Aix. Ces figures compléteront, avec la dispo- 
sition ci-dessus, une somme de documents suffisante pour permettre 
d'organiser une fonderie quelconque devant produire uniquement des 
moulages de deuxième fusion, et en même temps posséder une fonderie 
de cuivre. 

Les trois ateliers dont nous parlons, réunis sur la même planche et à 
une même échelle, sont facilement comparables entre eux. — Ils ont été 
établis suivant un tracé nécessité par le terrain disponible et dont on a 
dû tirer le meilleur parti. — Ce qu'il faut voir surtout, c'est la façon 
dont ont été utilisés les emplacements pour recevoir les divers éléments 
de matériel et d'outillage devant servir à la création à!aieliers''classes. 
— Il faut reconnaître, du reste, que ces ateliers ofiï*ent, au point de vue 
de certains détails, d'assez bonnes dispositions intérieures, utiles à 
noter. — C'est pourquoi, autant comme souvenir qu'à titre de rensei- 
gnements qui ne sont pas à dédaigner, nous avons jugé à propos de 
maintenir en son entier la planche 36, que notre dernière édition avait 
consacrée aux fonderies des écoles d'arts et métiers. 

La figure 1 donne la fonderie de l'école d'Angers telle que nous 
l'avons installée vers 1845 : 

A. Cour de service, entourée des magasins de modèles et des dé- 
pôts de sable, de houille, de coke, etc. ; 

B. Halle de moulage servant à la fonderie de cuivre et à la fonderie 
de fer, avec cubilots, fours à creusets, étuve, grues, etc. i 

C. Atelier d'ébarbage ; 

I. Ateliers de forge et d'ajustage, en dehors de la fonderie ; 
K. Emplacement du moteur et du ventilateur ; 
a, a, a. Cubilots avec leur installation ; 
6, é, b. Fours à creusets ; 

d. Étuve à niveau avec chemin de fer et chariot ; 

e, 6. Fosses à moulage ; 
*, A. Grues ; 



— 34 — 

(, l. Tables à m&uler, ete. 

La figure 2, dans les iDèmes conditionB, représente la fonderie de 
l'école de Châlons, et la figure 3, la fonderie de l'école d'Aix. Les difie- 
rentes parties sont notées par des lettres correspondant à celles 
adoptées pour la figure 1, et peuvent être ainsi aisément reconnues et 
comparées . 

Par la figure i, planche 38, nous avons donné l'ensemble, à une petite 
échelle, de la fonderie de Tergnier que nous avons fait marcher pendant 
plusieurs années. — Cette usine, dont les spécialités sont la fabrication 
des poids à peser, des fontes d'agriculture et de celles destinées & la 
mécanique des industries locales, peut occuper 100 à 150 ouvriers, dont 
environ 60 à 80 mouleurs et aides, en l'état actuel. 

Elle produit ainsi, couramment, 100 à 150 tonnes par mois, grâce à 
sa production en poids à peser. 

Exclusivement consacrée à la deuxième fusion, elle se tient dans la 
catégorie des établissements plutôt destinés à produire la fonte moulée 
brute que les fontes ajustées et transformées en appareils de construo« 
tion ou en machines. — Sous ce rapport, ses dispositions rentrent dans 
celles des fonderies dont nous venons de parler, et il nous suffit de la 
décrire en une légende explicative, appuyée par des lettres de référence 
semblables ; 

A. Grande cour. -* Paro aux châssis. — Dépôt de fontes brutes. — 
Ébarbage en plein air ; 

B et B'. Halles de moulage avec cubilots, grues et appareils de levage, 
fosses à moulage, etc. ; 

D et E. Ébarbage et râpage ; 

F. Atelier de préparation des sables â mouler ; 

H. Magasin. — Atelier des modeleurs, etc. ; 

I. Petit atelier de forge et d'ajustage pour les besoins de la fon- 
derie ; 

K. Emplacement de la machine motrice et du ventilateur ; 

L. Magasins de sables et approvisionnements divers ; 

N et 0. Bureaux et logements. 

Fonderies de cuivre. — Parmi les croquis que ndus avons donnés de 
fonderies de fer construites ou à l'état d'étude, les fonderies de cuivre 
ne figurent que d'une façon tout â fait secondaire. 

C'est pourquoi nous jugeons utile de terminer ce chapitre par une 
étude de fonderie établie pour traiter le cuivre et ses alliages dans des 
conditions un peu larges et plus spéciales. 

La figure 4, planche 39, montre une disposition arrangée sur un 
terrain régulier comme celles déjà données pour la figure 1, planches 37 
et 38. — On y voit : 



-^86 — 

A. Une cour intérieure, desservant les magasins et les ateliers ; 

B etB'. La fonderie divisée en deux parties. Tune pour le moulage et 
la coulée des petites pièces, Tautre pour la production des grosses 
pièces de mécanique, d'ornementation ou de statuaire. La partie B, où 
se font les petits moulages sur des caisses b, b, est séparée de la fon- 
derie proprement dite, où ont lieu la fusion du métal et la coulée en 
presses a, a, a des moules qu'on enlève de l'étuve G. — La partie B' 
est munie de fours à creusets c, c, c et d'un four à réverbère f. — Elle 
possède une étuve G' plus grande que celle de Tatelier B. — De plus, 
elle est pourvue d'une grue tournante et de fosses de moulage et de 
coulée ; 

G. Dépôt de charbon et de coke pour la fiision et le moteur; 

F. Atelier de fabrication du sable ; 

K et K'. Emplacement de la machine et de sa chaudière ; 

E. Atelier d'ébarbage et de désablage ; 

H et I. Ateliers de rachevage et de finissage. — Au besoin, ma- 
gasins. 

Tout l'établissement est supposé clos, et sans ouvertures à l'extérieur 
qui permettraient de faire passer les matières ailleurs que par l'entrée 
principale et sous les yeux du concierge et des bureaux placés en N 
etO.La façade, pouvant comprendre des logements P aurez-de-chaussée, 
pour directeur et employés, aurait au besoin, la fonderie étant située 
dans une ville, toute l'importance désirable au moyen de l'extension en 
étage des bâtiments P, I et H. 

Nous avons cherché à réunir les conditions principales nécessaires 
pour une fonderie où le travail est centralisé et qui ne dispose pas d'un 
grand terrain comportant des cours extérieures et des murs d'enceinte. 
— Il va sans dire qu'il appartient à la sagacité de nos lecteurs de dé- 
duire des données générales qui leur sont présentées tous les détails 
d'une appropriation afférente à une situation déterminée et à des 
besoins locaux. 



Devis et prix d*établiMement de fonderies* 

Pour compléter les diverses indications ci-dessus, il est bon de fixer 
par quelques chiffres, du reste fort variables, suivant les contrées, les 
emplacements et la destination, le prix que pourrait coûter l'installation 
d'établissements ayant plus ou moins d'importance. 

FonderU de Ncoh df Angers. — La fonderie de l'école d'Angers, telle 
que nous Tavons décrite, occupe un emplacement d'environ mille mètres 
carrés, dont la moitié est prise par la halle de moulage et de coulée. 



— 36 — 

Celle-ci de 85 mètres de longueur sur 14 mètres de largeur est 
munie d'une charpente en fer qui pesait environ 32,500 kilo- 
grammes et a coûté posée et couverte 20.000 fr, » 

A quoi il y a lieu d'ajouter les dépenses de maçonnerie, ser- 
rurerie, couverture en bois des magasins et ateliers accessoires, 
menuiserie, peinture, enfin tous les frais de construction, environ 60 . 000 » 

Plus le matériel comprenant : 

Des cubilots (fig. 12 et 13, pL 36) composés de tronçons en fonte 
et construits par la fonderie elle-même, lesquels peuvent valoir 
avec leurs conduites d'air, les porte-vent (fig.l5 et 16) , le plancher 
de chargement avec son escalier et tous autres détails ac- 
cessoires 4.000 » 

Deux grues en fonte du tjpe figures 4, 5 et 6, et deux plus petites 
en bois, montées et installées, établies également dans les ate- 
liers de l'école 7.500 » 

L'étuve représentée parles figures 7 et 9, ayant 6",50 de longueur 
intérieure sur 4"*,50 de largeur et 2ai,40 de hauteur, munie de 
ses portes, de ses rails et de ses chariots (fig. 10 et 11). . . • 3.500 » 

Les fours à creusets réunis sous la même hotte d'une cheminée éle- 
vée et soufflés par le ventilateur qui dessert les cubilots (fig. 4, 
10, 17 et 18) 2.500 » 

Châssis et armatures pour le moulage, environ 15,000 kilogrammes 
à 30fr. les 100 kilog • • 4.500 » 

Petit matériel de moulage, d'ébarbage, etc 5.000 » 

Casse-fonte, moulin broyeur, machine à frotter et autres appareils 
accessoires de la fabrication des sables 1.500 » 

Transmissions appliquées sur la machine à vapeur qui sert aux 
ateliers d'ajustage et spécialement destinées à la fonderie* . . 3.850 » 

Appropriations diverses. •»••»•• 2.650 » 

Soit en chiffires ronds 120.000 fr. » 

Mais il est probable que la constraction des bâtiments établie ayec 
beaucoup de luxe, en pierres de taille, avec soubassements en pierre 
dure, charpente en fer, etc., a dû coûter, surtout établie par l'État, plus 
de 85,000 francs. D'un autre côté, l'outillage a été entièrement construit 
par la fonderie et les autres ateliers de Técole, et il est difficile d'é- 
valuer exactement ce qu'il a coûté, la main-d'œuvre ayant été fournie 
en grande partie par les élèves. 

La fonderie de l'école d'Angers, comme celles des autres écoles, reçoit 
annuellement 25 à 30 élèves qui produisent peu et assez mal, surtout 
par les mains des élèves de première année. On fait, en moyenne, une 
fusion par semaine dans les cubilots, d'une importance de 3 à 5,000 kilo- 
grammes, soit, en déduisant le temps des vacances, environ 150,000 ki- 
logrammes annuellement, sauf les déchets, en pièces de machines des- 
tinées à râtelier d'sgustage et en diverses commandes du dehors en fontes 
mécaniques, fontes de machines, ornements et pièces diverses. 



— 37 — 

Les mélanges donnaient, il j a quelques années» on emploi de fontes d'Ecosse et de 
fontes anglaises de Beaufort, envbon, ........... 50,000 kilog. 

Fontes en gaenses des hauts-fourneaux de la Bretagne» de la 
Nièvre et du Cher 30.000 

Vieilles fontes en débris de diverses sortes 65.000 

Fontes blanches en débris. 15.000 

Total 160.000 kilog. 

Le coke provenait des charbons de la Loire. 

La fonderie de cuivre était de peu d'importance et ne produisait cer- 
tainement pas 5 ou 600 kilogrammes dans Tannée. — Les fonderies des 
deux autres écoles devaient travailler et travaillent encore à peu près 
dans des conditions semblables. 

Fonderie de Tergnier. — Comme fonderie de fer de second ordre pou- 
vant occuper environ 150 ouvriers, savoir: 

80 & 100 mouleurs et nojauteurs ; 

12 à 15 manœuvres employés à la fonderie ; 

15 à 20 ébarbeurs ; 

5 à 6 sableurs ; 
3 à 6 modeleurs; 

6 à 8 ajusteurs et forgerons ; 

8 à 10 ouvriers machinistes, voituriers et divers. 

Et produisant, en moyenne, 1,000,000 de kilogrammes annuellement 
de fontes moulées, nous prendrons , à titre d'exemple, la fonderie de 
Tergnier. (Voir flg. 4, pi. 37.) 

La valeur (bâtiments, matériel et terrain) de cet établissement peut 
être évaluée comme suit, en admettant une Installation complète et tout 
d'une pièce : 

Terrain, ^ ares environ 12.000 fr. » 

Halle de moulage couvrant environ 1,000 mètres carrés, cons- 
truite en briques et couverte en tuile^ charpente en bois. . . S5.000 

Ebarbage, même construction, 160 mètres carrés 5.000 

Forge, ajustage, atelier de modelage, 100 mètres carrés 2.400 

Bureaux et logements 8.000 » 

Installation de trois cubilots, appentis, charpente, plancher, etc • 2.800 
Deux étuves de 8 à 10 mètres de longueur sur 6 à 8 mètres de 

largeur 5.000 » 

Magasins, annexes et petites constructions diverses, gros matériel 
de moulage, grues et autres appareils de levage, cubilots pro- 
prement dits, porte-vent, ventilateur, conduites de vent, etc., 

environ 10,000 » 

Machine de 12 chevaux et chaudières. . » . 10.000 » 



Total de la grosse installation . 90.200 fr. » 



— 38- 

Ckâflsii, lanternes, artnfttuKs, atea, poids de charge» etd.i entifon 
120,000 kilogrammes à 20 p. 0/0 en moyenne.. . ^ » » . • . M»000 fr. » 

Creusets, poches et ustensiles de coulée. * . . ••.•..« 9 «500 s 

Petit outillage de moulage et de noyautage ». 6.000 » 

Matériel de Tatelier d'ébarbage^étaux, meules, etc 4 . s l.MO s 

Fabrication spéciale des poids à peser, moulage^ et installation 
générale de l'atelier pour 8 à 10 ouvriers * . . . • l.&OO » 

Outillage de l'atelier de forge et d'ajustage pour l'entretien de la 
fonderie,deux tour8,deux machines à percer, forges, étauz, me- 
nus outils, transmission •...•• ....•• 4.500 

Matériel et outillage de la sablerie, moulin à broyer, machine à 
frotter, bluterie, caisses, tables et menus outils* •••«.« 8a000 S 

Atelier de modelage pour 4 à 6 ouvriers, un tour à bois# une soie 
alternative, établi et tous autres outillages » 2.000 9 

Matériel divers d'usage général, bascules, chariots, palans» criosi 
échelles, casse-fonte, pompe à incendie et tout outillage 00m- 
mun 2.800 » 

Mobilier des bureaux* • 500 » 

Total du matériel et du petit outillage . ••••.• i 48.000 fr. » 

Soit à compter, en calculant sur les imprévus et les choses oubliées 
dans ce devis rapide, sur une valeur approximative de 150,000 francs. 

Bans l'exercice, de 1878 à 1879, la fonderie dont nous parlons a 
produit, étant placée sensiblement sûr les bases d'installation qui 
Viennent d'être exposées» an total de 1»0Q0|378 kilogrammes décom* 
posés ainsi : 

Poids à peser 108.150^ à 26 fr» les 100^ en mojreiuit 42.510 fr» » 

Poids d'horloge. . . . 66.159^ à 22 — — 14.567 18 

Barreaux de grilles, etc. 232.040^ à 20 — — 46.406 s 

Pleines mécaniques. . . 227.414>' à 28 — — 68.073 12 

Pièces pour mach. agric. 112.424^ à 28 - — 81.478 72 

Pièces diverses 289. 191^ à 93 50 — — 96.878 98 



t^Êmm^ttm 



ifaiÉM 



Total 1.090.3781' pour. 995.506 h. » 



Ces moulages ont été fournis par. 1.433.850 Idl. 

passés au cubilot et dont il &at déduire : 

Jets, évents, pièces manquées 269.488 kilog. | 040 j«i ui 

Déchet de fusion » , . 73.9841dlog. ^ ^»d.47» «1. 



Mm» 



Beste. . • • . 1.000.378 kil. 

Le déchet a été de 5.15 p. 0/0 ; 

La proportion des jets et pièces manquées, de 19 p. 0/0 enriron de 
la fonte entrée au fourneau» et de 25 p. 0/0 du produit net en mou- 
lages. 



Ia dépé&M en frais de moulage proprement dit, comprenant 
frais de moulears, nojauteurs» sablettM> ébarbeuYS et mattcsu* 
vres de tonte sorte, a été de . . » . . • 72.446 fr, 80 

La dépense pour 1,090,378 kilogrammes produits en moulages 
et la dépense totale des autres ttAXê afférents à la fabrication, 
comprenant conducteur de machine, modeleurs, forgerons et 
ajusteur», ouvriers attachés à la ffa^brioadon des poids à peser, 
etc.»aétéde », 17.196 80 

Soit ensemble 89.643 fr. 50 

Ou une dépense totale en salaires de 8.25 pour 100 kilogrammes de 
onte moulée en recette. 

En ajoutant à ce chiffre la valeur de la fonte au creuset du cubiloti 
comptée à 13 fr. 25 les 100 kilogrammes, la fonte moulée revient à 
21 tr, 50, — sôît un boni net de 6 flr. 50 par tonne, en supposant le prix 
moyen de vente sur la base de 27 flr. 50 en moyenne. 

Ces chiffres sont du reste faciles à vérifier par les dépenses de la fon- 
derie» lesquelles s'établissent de la façon suivante : 

Achat de fontes brutes 1^433,338 kilogrammes, pour, .... » 90.743 fr. 75 

— de combustible, 230,880 kilogrammes, pour. . , . . , 9.994 60 

— de diterses matières, sables, noirs, fers, bois, etc. . , 16.54? 95 

Dépenses de main-d'œuvre, tous salaires compris 89.643 80 

Frais d'employés 7.640 00 

Fmis de transport dés matières et fontes 10.882 75 

Fhds divsrs généraux» impositions» Msuranœs» eto, 9.850 85 



■■* 



Total 234.253 1^.40 

Cette somme étant retraacbée du produit net des rentes en 

moulages • •».» 295.506 fr» » 

234.2S3 fr. 40 

n resta un bénéfice net de. 061.252 fr. 60 

Boit plus de 20 p. 0/0 du chiffîra de vente. 

Sur quoi il faut enlever les intérêts du capital engagé et les fraie de 
gestion qui ne sont pas comptés, la fonderie ayant été dirigée, pendant 
l'exercice dont nous parlons, par le siège social à Paris et n'ayant été 
conduite que par des employés» un chef de fabrication et un comptable» 
les chefs d'atelier» eurveillants» etc>» étant compris dans les dépensée 
de main-d'œuvre. 

Les 1,433>850 kilogrammes passés au cubilot ont été eensiblement 
répartie dans les proportions suivantes i 

Fontes fortes anglaises — Hématites ou Harrington. 25.000 kilog» 

Fontes d'Ecosse — (^arstherrie ou Calder n* 1 « « 165 #000 

Fontes deClcTeland n* 8. . i . » 140.000 

A reporter 880.000 kilog. 



— 40 — 

Bepori 390.000 kilog. 

Fontes da bassin deLongfwj, n« 1, grises « 113.350 

— — n« 3, imitées grises 200,000 

— — n° 6, tpuitées blanches. . . . , 60.000 

Fontes en bocages gris, de provenances diverses 340.000 

Fontes en bocages blancs et fontes brûlées. ........ 121.000 

FontesproYenant des jets et pièces manquées à repasser au cubilot 269 , 500 

Total 1.433.850 kilog. 

Fonderies de Marquise. — La courte notice qui va suivre sera pour 
Fauteur de ce livre Toccasion d'un dernier souvenir adressé à des fonde- 
ries qui furent longtemps à la tête de leur industrie et qu'il a eu l'honneur 
de diriger pendant les quinze plus belles années de leur existence. Mes 
lecteurs me pardonneront si j'ai beaucoup parlé de ces usines dans le 
cours d'un ouvrage dont j'ai voulu faire la représentation fidèle et com- 
plète d'une des grandes industries de la France. 

Les détails qui me restent à donner seront raccourcis autant que 
possible. Ils résumeront l'historique des établissements qui ont été les 
plus importants dans leur spécialité, la fonderie industrielle et com- 
merciale. — On en jugera parles chiffres qui ont été cités déjà (premier 
volume, pages 227 à 244), dans la première partie de cet ouvrage, aussi 
bien que par ceux qui suivent : 

Le groupe de Marquise comprend deux usines : l'usine dite numéro 1, 
la plus importante, dans laquelle on rencontre toutes les branches delà 
fonderie ; l'usine numéro 2 fut d'abord une usine à fer , marchant 
en fonte d'affinage et pourvue de laminoirs, martinets, fours à puddler 
et à réchauffer, en résumé de tout l'outillage des forges anglaises. 
— Montée par une Société, sous la dénomination Morrisson et C'«, cette 
usine fut construite, en partie, sur les plans des ingénieurs Thomas et 
Laurens. Elle fut achetée en 1848 par la Société Pinart frères, qui ex- 
ploitait déjà depuis une dizaine d'années l'usine n** 1 , créée expres- 
sément pour la fabrication des moulages. 

L'usine n*" 2, démolie après la suppression de la forge, ne laissait 
plus guère que les massifs des fourneaux, des magasins et des habita- 
tions d'employés et d'ouvriers. — Je fus chargé de la reconstituer à 
nouveau et de la disposer en vue de la production des gros moulages, 
plaques et colonnes, fontes de bâtiment, poids à peser, coussinets de 
chemins de fer, etc. 

La disposition de cette usine est représentée par la figure 2, planche 39, 
où l'on trouve : 

N'» 1 et 2. Les hauts-fourneaux. 

3. La grande halle de moulage. 

4. Les appareils à air chaud. 



— 41 — 

5. Une halle supplémentaire pour les moulages coulés sur cou- 

che. 

6. Petite halle pour le moulage des coussinets. 

7. Habitation et jardin du directeur. 

8. Habitation d'employé principal. 

9. Habitations d'employés et contremaîtres, concierge» etc. 

10. Magasin général . 

11. Atelier de menuiserie et charpenterie. 

12. Atelier de forge et de réparations. 

13. Magasin de modèles. 

14. Magasin pour approvisionnements divers. 

15. Réservoir d'eau pour les besoins de l'usine. 

16. Four à griller le minerai . 

17 et 18. Générateurs. — Soufflerie dont la disposition générale est 

donnée à la planche 5. 
19. Plateau des gueulards. 
20 et 21. Usine à gaz. — Gazomètre. 

22. Magasins et dépôts de sable . 

23. Magasin de fontes. 

24 et 24 bis. Ateliers de râpage et d'ébarbage. 
25. Chantiers de râpage des gueuses. 

26, 26«, 26*. Bureaux des divers services, comptabilité, expéditions, 

réception des minerais, matières et marchandises. 

27. Groupes de fours Appold. 

28. Crassier. 

29. Réservoir d'eau pour les fours à coke. 

31. Parc aux châssis. 

32. Parc aux minerais. 

33. Broyeurs à charbon pour la fabrication du coke. 

34. Grandes cours pour dépôts de minerais, castine, coke, etc. 

35. Parc aux gueuses. 

L'usine n° 1 (flg. 1. pi. 39) n'eut d'abord qu'un haut- fourneau pour 
marcher au coke. — Les deux autres furent construits depuis. A l'é- 
poque où je fus attaché à Marquise, enjuin 1848, le gros de l'usine n** 1 
se composait des trois hauts-fourneaux n"^ 1, 2 et 3, avec leurs halles 
de moulage, les machines soufflantes et les générateurs n^^ 19 et 24. 

Une partie seulement des ateliers de tour et d'ajustage b9^ 25 et 28 
existait. 

Plus, la maison et les bureaux n<> 45, la ferme n"" 43, les logements 
et habitations des contremaîtres et employés n** 48. 

J'ai fait construire, transformer, augmenter et compléter tout le 
reste, suivant qu'il est indiqué par des astérisques à la description qui 
suit: 



-48- 

N"^ U 8 6t a. Hants«>foarneaux aveo leuri appareils à air cbaud et 

leurs halles correspondantes n®» 5, 6 et 7. 
4. Four à griller le minerai, ^ Plateau des gueulards, mines et 

charbons, etc. 
8. Petite halle pour le moulage des pièces sur couche* 
0. Halle de moulage pour tuyaux coulés inclinés. 

* 10. Halle de moulage pour les coussinets de chemins de fer. 

* 11. Grande halle avec grues roulantes. — Voir planche 35. 

* 12. Plate-forme et installation des cubilots des halles neuves. 

* 13. Plate-forme et installation des cubilots des halles anciennes. 

* 14. Etuves à niveau. 

* 14 bis. Étuves en fosses. 

* 15. Noyauterie. 

* 16. Ébarbage général. 

* 17. Ébarbage et essai des tuyaux. 

* 18. Atelier des modeleurs. 

19, 20 et 21 . Groupes de chaudières des machines soufflantes et 

des ateliers de oonstructioni de la sablerle, des cu- 
bilots, etc. 

23 et 24. Machines soufflantes. 

* 25. Ateliers de construction. 

* 86. Ateliers de forge, boulonnerie, ferronnerie. 

87 et 88. Ateliers de montage et grand chantier de montage à dé- 
couvert avec grues roulantes. 

* 29 et 30. Usine à gaz et gazomètres. 

* 31. Magasins de fers. 

* 32. Magasins de modèles. — Il y a, en outre, des magasins de mo- 

dèles au-dessous de la sablerie et au-dessus des magasins de 
sables. 

* 33. Magasins de sable. 

* 34 et 35. Magasins généraux. 
^ 86. Atelier des peintres. 

* 37. Chantier de goudronnage. •*« Voir planche 34. 

* 88. Pabrioation de la torche à noyaux. 
30. Atelier des charpentiers. 

40 et 41. Atelier des charrons» des maréchaux et des scieurs de 
long. 

* 42. Magasins de bois. 

48. Bfttiments de la ferme et écuries. 

* 44. Bureaux généraux. 

45. Bureaux et habitation des propriétaires. 

46, Habitation des propriétaires. 

* 47. Habitation et js^ns de ringénieur-directeur. 



-48- 

* 48. Logementii d'#mpIoïéft et 4a ohefti d'atelier, f<^ Il ya« en outre 

des logements d'employés et d'ouvriers sur la route de Guines, 
en face du plateau des gueulards, et des groupes d'hab|tatioii3 
sur divers points, à proximité des deux usines. 
49, 50, 51, 52, 54, 55, 56. Bureaux de réception des minas, — du 

pesage, — des ateliers de eonstruction, 
— des agents de réception à Tusine, — 
des ateliers de menuiserie, — des con- 
tremaîtres de la fonderie, etc. — Ces 
détails, figurant au plan d'ensemble, ne 
sont pas reproduits sur le plan réduit 

de la planche 3d. 
67. Oasse-fonte. 

* 58. Ateliers de fabrication des sables. — Voir planche 24. 

* se. Grand magasin de fontes moulées (1). 

Il nous paraît utile de compléter les indications qu'on trouvera aux 

deux plans (flg. 1 et 2) par divers chiffres ayant trait à quelques-unes 
des constPuctionB qui ont été notre œuvre. 

Prix de rement de diverses constructions et installations à Marquise. — Cons- 
truction et installation du bâtiment et du matériel pour les cubilots 
décrits pages 149 et suivantes, deuxième volume, et reproduits à la 
planche 12. 

Bâtiment avec annexes, plate-forme, toiture, etc. 

La construction est en briques et moellons, aveo charpente et cou- 
verture métallique. 

1* La partie en maçonnerie, comme frais de main-d'œuvre, fourniture 
de briques, moellons, ciment, mortier, etc.» a dépensé 3,606 fr. SO. 

2* La partie métallique comprenant : 

Fonte: 8 colonnes de 4 mètres de hauteur. ... 4.ÎOO)âl. 

— 9 poutrelles — .... 4.668 

— 10 sommiers et 3 entretoises 3.779 

^ 4 longriniBS sar la halle de monlage. . . 1.088 

— Panneaux, pilastres, marches, etc., pour 

escalier i • » • 9*084 

~ 4 fermes de 12b^30 de portée avec les 

^crages S. 450 

Ensemble i8. 12^141.4 85 fir, les 1 00 kil. 4.563 fr. 50 

Fers en bonlons, tirants, eto« ..*»«.... 476kil.470ff, » 367 SO 

— pour la canverlnre 490 kil. ^ 50 fr. •— S45 • 

Tôle ondulée pour la couyertore 1.596kil.à40fr. — 661 » 

Total 5.836 fr. 70 

(1) Le plan général ne montre pai les éeoles^ la ealle d'aaile» IHioepioe et lee autres 
conetraetions sitoéei «ar le oété» aa^detsua et en fi^e dae usines. 



— 44 — 
30 L'installation des chaudières a coûté, tout compris : 

Haconnerie pour les fonrneanx 1 .640 fr. 20 

2 chaudières à boaillears de la force de 10 chevaax chacune, et pesant ensemble 

4.850 kU 3.392 » 

Fontes pour plaqnes de foyer, armatures, bar- 
reaux de grille, etc 3.884kil.à20fr.lesl00kil. 776 80 

Fers pour tirants, supports, boulons i06kil.à70fr. — 74 20 

Tuyauterie en cuivre et robinetterie , 468 fr. • 

Total 6.351 fr.20 

4^ Ventilateur et sa transmission : 

Un yentilatear, système Platt et Scheele 752 fr. 40 

Fontes pour transmissions : poulies, paliers, consoles et fers : arbres, boulons, 
bronse pour coussinets, 857 kilog. pour 305 88 

Total 1.058 fr. 78 

5"* Monte-charge et sa transmission, du type 5 et 6 (pi. 10) : 

Fonte assemblée pour chaises, colonnes, paliers, poulies, roues à chaîne, sommiers, entre- 
toises, etc 3.002kil.à28fr.lesl00kil. 840 fr. 56 

Arbres de transmission, fers divers et chaînes Galle 1 .058 20 



Total 1.898fr.76 

60 Cubilots, du type 1 à 9 (pi. 12) : 

3 cubilots en tôle de 1»,30 diamètre. 5.535kil.) .„«„,...-«, i -An,., i, ,.«. * .^ 

i — — im90 — 2 328—! 7-863kil.à70fr.lesi00kil. 5.504 fr.lO 

Colonnes porte-vent avec tuyaux accessoires, 

ajustées et montées 2.784kil.à50fr. — 1.392 

Fonte brute pour tuyères, plaques de gueulard, 

conduits d*air en plaques de fonte et maçonnerie. 4.900kil.à16fr. — 794 40 

Total 7.690fr.50 

Si Ton récapitule ces dépenses, on a : 

Bâtiment : partie maçonnerie 3.606 fr.20 

— partie métallique 5.836 70 

Chaudières et installation desdites 6.351 20 

Machine à vapeur horizontale de 8 à 10 chevaux 3.500 » 

Ventilateur et transmission 1.058 78 

Monte-charge et transmission 1 .898 76 

Cubilots avec porte-vent, distribution du vent, etc 7.690 50 

Un puits foré et maçonné pour l'alimentation de la machine 

et les besoins des cubilots 395 » 



Ensemble 30.537 fr. 14 



L'appentis des cubilots, installé sur murs en briques avec soubasse- 
ment en pierre, a 12»,30 de façade sur 10",50 de largeur. 



— 45 — 

Une estacade avec colonnes et poutres en fonte recevant de petites 
voûtes en briques et desservant trois cubilots, à l'aide d'un monte- 
charges à plateaux, comme celui des figures 8 et 10, planche 12, a coûté : 

Construction en maçonnerie : 

Dés en pierre et briqnes pour les arceaux ; main-d'œuvre de maçons, 
monteurs, etc 408fr. 65 

Partie métallique en fonte : 

iilog. 
4 colonnes de 3»,50 haut. 1.272j 
Plancher j 6 poutres ou longrines. . â.iSof 5.174 kil. à25fr. les 100 kil. i .293 50 
8 sommiers, entretoises . 1.72â) 

1 poutrelle recevant les \ 
Toiture { fermes 754 1. 240 kil. à 25 fr. — 310 

2 fermes 484) 

i Pilastres, balustrade. . . 228 \ 
Escalier complet porté / 

par deux colonnes à j 2.234 kil. à 30 fr. - 670 20 

nervures 2.006; 

[6 colonnes à nervures . . 876 
4 entretoises portant pa- 
liers 464| 

Monte-charges {4 entretoises reliant les > 2. 386 kil. à 30 fr. — 715 80 

colonnes. ...... 2161 

4 roues à chaîne sans 
fin 830 

1 support avec palier . . 258\ 

3 chaînes munies de pa- J 

Trffl.mM8ion ^ , J'j;»;^-^- ^;^^; M 728kil.à40fr. - 891 80 

et pignons 168l 

2 poulies de transmission. 194/ 

Partie métallique en fer : 

Boulons d'assemblage pour le plancher 57 kil. à 50 fr. les 100 kil. 28 50 

Fers à T, tirants et poinçons pour deux fermes . . 321 kil. à70fr. — 224 70 

Entretoises et boulons du monte-charges 73 kil. à 45 fr. — 32 85 

Chaînes et montants pour le châssis sans fin . 224) 

12 plateaux munis de leurs axes 572( ^QOkil.àlOOfr. - 796 • 

Aitres I Tôle ondulée pour la couverture. 696 kil. à 40 fr. — 305 90 

de transmission (Menues fournitures et façon. . . 310 kil. à 60 fr. — 186 » 

Ensemble 5.263fr.25 

Cet appentis dessert trois cubilots, dont un ayant un mètre de dia- 
mètre intérieur de la tôle et deux de l'",60de diamètre, desservis par un 
plancher de 7'°,50 de longueur sur 6",60 de largeur. La couverture en 



tôle est pofléa fur deux fermes de 7"»60 de portée, plaoéei darant les 
cubilots et en façade sur la cour extérieure et la halle de coulée. 

Construction et installation (Tun atelier pour la fabrication des sables, — 
Bâtiment de 21",50 sur IS^jflO de largeur, ayant un atelier en sous-sol 
pour le broyage et le tamisage des sables, un atelier pour l'achèvement 
du travail au rez-de-chaussée et au-dessus, en greniers, des magasins 
de modèles. Le plancher entre le sous- sol et le rez-de-chaussée est avec 

poutres en fonte et voûtes en briques. (Voir pi. 24.) 

» 

Dépenses en matériaux el main-d'œuvre pour la maçonnerie, U cbarponie en 
boU et la convertore ,...,,,.,•,*,.,.. fS,34Tfr.85 

Dépenses en fournitures de fonte assemblées et nUseï en place ; 15 oolonnes 
au sous-sol, supportant les poutres du rez-de- 
chaussée e.SSOkil.àSOftr. leslOÛkil. 1.370 » 

22 poutres assemblées sur lesdites et ênx les 
murs supportant les voûtes en briques .... S.OSOkil. à25fr. — 

60 rosaces d'ancrage 2T5kil.à20fr. «— 

5 colonnes au rez-de-chaussée portant les plan- 
ches du grenier »... 4.880 kit. à 10 fr. — 

36 châssis de croisée en fonte, dont 22 avec 
parties ouvrantes , . . 2.806 kilt 130 fr. mm 

Diverses fontes pour châssis, sommiers, arma- 
tures, barreaux, supports, etc., pour l*installa- 
tioQ de la machine et des chaudières 2.854kil.àl8fr, -• 

Dépenses en fournitures de fer pour tirants, boulons, plaques d^assemblftge, etc., 
plus un chéneau en idle »... 



♦ •»•%•••#•» 



1.512 


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55 


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688 


80 


482 


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928 


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18.200 fr. 


.85 



A ajouter : 

Une mashine horizontale de 20 ohevanx 8.T50 > 

Deux chaudières et leurs fourneaux t * • 5.600 » 

Le monte-charges • • • i i • . < t i . ) 

La transmission générale [ ensemble. 8.800 » 

Les séchoirs et les réservoirs d*eau , , ) 

Soit, sans les machines et Toutillage décrits plus haut (chapitre sur la fabri- 
cation des êables, pages 108 et suivantes, quatrième volume) 41.380 85 

Nous ne donnerons pas d'autres prix de revient détaillés, afin de ne 
pas abuser de semblables documents. Nous nous bornerons seulement 
à indiquer que, parmi les constructions représentées au plan générai 
(flg. 1, pi. 39) : 

Xa grande halle de moulage, dessinée à la planche 35, et à laquelle 
appartient l'installation des cubilots rapportée plus haut^ a 105 mè- 
tres de long sur 20 mètres de large et a coûté environ 05.000 fr. 

Les halles supplémentalras appliquées oontro la précédente, n* 14 du 
pnal 1, ayant 43>",50 sur 80 mètres, ont coûté environ . . • ^ • • 20.000 



Lei &telierc d'ébi^b^e a0°»y34», y ootnpria If^ potonda de 19 mètves 
de diamôtre» ..f*...«t>-fftt«**«f*ir*>* «2«y00 fr» 

lia nojauterie ai»/!^ • . • , • 8.000 

L'atelier d'ébarbage pour les tujaux 28"»/22™^ avec colonnes en foute^ 

nochèreB en tôle, eto . . . • ••.,.,•• 8,500 

Le magasin de fontes moulées 31'"/12«, avec galerie en bois sur 

poteaux . *. ....••..•....•#., 8.000 

Le magasin d'approvisionnements généraux, surmonté d'un magasin 

de modèles d4^,50/13",50, aveo galeries en bois sur poteaux. • . . 8.500 

L'atelier de imbrication des torches 24"/4* • . • . . 1.850 

L'atelier d'sjuitage 90"/8^ et celui des tours ia"/15" Q.OOÛ 

L'atelier des forges 16'°/15°* et la boulonnerie H^/ll", ,,«•... 8.500 

L'atelier des modèles d6"/Il". . . , , 7.500 

L'atelier de montage, avec appendices à la suite, 26»/25™ -^ç- 15"/2",50« 9.800 

Le grand atelier de montage, avec appendices, 9^/9^ en moyenne. , 15.000 
£nfin^ les bureaux de l'usine SS^iy^O", avec les écuries et remises à la 

suite 14-/5» . . • , 80.500 

Toutes ces constructions ayant été établies pour usage spécial, en bri- 
ques et moellons, avec charpentes en sapin ou charpentes mixtes, bois 
et fer, couvertures en zinc ou en pannes de pays, peuvent donner une 
idée sommaire de ce que coûteraient des constructions analogues, plus 
grandes ou plus petites, en les évaluant au mètre carré couvert et fermé 
en clôtures de briques plus ou moins solides, suivant que les bâtiments 
doivent être résistants ou légers. 

Ce que nous venons de dire, étant accompagné des documents statis- 
tiques qui suivent, achèvera de montrer quelle a été l'importance des 
fonderies de Marquise, 

I^ premier tableau indique la production de Tusine en fontes mou- 
lées par années et le nombre d'ouvriers, par catégories, occupés pendant 
le même temps, soit de 1842 à 1862. 

Le deuxième tableau montre la répartition de la production par es- 
pèces de 1851 à 1860. Il fait voir combien a été variée cette production 
qui s'étend depuis les fontes de commerce jusqu'aux moulages les plus 
divers et les plus difficiles compris dans les séries notées sous le nom 
de pièces de mécanique et de construction, dont le chiffre [en 1860 et 
1861 a dépassé 8,000,000 de kilogrammes en moyenne. Or, 8,000,000 de 
kilogrammes en une année, soit près de 700,000 kilogrammes par mois 
de fontes produites pour la mécanique et les travaux publics, cela cons- 
titue des chiffres qu'aucune autre fonderie, croyons-nous, n'a atteints en 
France, sans parler des fabrications spéciales, tuyaux, colonnes, cous- 
sinets et articles divers, ni de la production particulière de l'usine n** 2. 

Nous ne comptons pas, dans ce tableau, les ouvriers attachés aux 
exploitations des mines et des carrières, les voituriers, les ouvriers des 
gueulards pour le déchargement et le rangement des minerais et des 



— 48 — 

combustibles, etc.» de même, non plus, le service des ouvriers attachés à 
l'usine n^ 2. Avec les chefs d'ateliers, les chefs d'équipe, les gardes, les 
employés surveillants, etc., le personnel des deux usines dépassait le 
chiffre de 3,000 en 1861-1862. Nous croyons que c'est à cette époque qu'il 
faut placer l'apogée de la marche des usines de Marquise, lesquelles 
n'ont pas vu se déplacer beaucoup, depuis, les chiffres de production et 
le nombre des ouvriers indiqués au tableau. 

Ces chiffres font voir, en tenant compte de certaines circonstances, 
comme en 1848 et en 1858 celles causées par la politique et l'abaisse- 
ment subit du chiffre des affaires, quelle a été la marche progressive des 
importants établissements dont nous parlons. Lorsque nous avons pris 
la direction des travaux et des usines à la fin de 1848, l'usine n** 1 occu- 
pait 300 ouvriers et produisait 3,370 tonnes de moulage. En 1861- 
1862, époque à laquelle nous avons quitté la direction, le nombre des 
ouvriers employés dans la fabrication directe des moulages s'élevait 
au chiffre de 1,600 et la fabrication atteignait 23,000 tonnes de mou- 
lages en recette. 

La répartition des moulages par espèces, suivant la production totale, 
présente aussi un grand intérêt au point de vue du développement de 
l'usine. Nous nous contentons de la retracer à grands traits, de 1850 
à 1860 seulement, laissant de côté les années antérieures à 1850, 
lesquelles ont été consacrées aux premiers développements prévus d'un 
établissement créé en principe pour la production des fontes brutes en 
gueuses, puis amené successivement, par la force des choses, aux gros 
moulages, lests, plaques sur couche, tuyaux pour le commerce, coussi- 
nets et pièces de construction pour les chemins de fer, pour arriver 
enfin aux fabrications les plus diverses et les plus complexes entre- 
prises dans les fonderies. 



— 49 — 



Usine n* 1 . — Production des moulages depuis la fondation jusqu'à Vannée 488% 



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184S 
1843 
1844 
1845 
1846 
1847 
1848 
1849 
1850 
1851 
1852 
1853 
1854 
1855 
1856 
1857 
1858 
1859 
1860 
1861 
1868 



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NOMBRE D'OUVRIERS EMPLOYÉS k ENTRANT DANS LA FABRICATION DE LA FONTE 



1.643.359 

2.272.883 

2.181.524 

3.359.505 

4.331.439 

5.885.625 

4.099.970 

3.370.000 

6.632.841 

7.810.506 

7.991.842 

10.385.586 

13.410.432 

15.490.759 

16.846.797 

15.761.103 

11.722.717 

15.032.845 

15.386.603 

20.200.465 

23.245.838 



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1.311 

1.373 

1.394 

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1.506 

1.622 



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D. — 

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F. — 
C. — 



Cette colonne comprend les monlears proprement dits et lenrs aides, les manœurres on 
apprentis traTaillant ezclusivement au moolage, les manosarres pour préparer les 
poches. 

Les noyaatonrs chargés des noyaux troussés ou moulés dans des bottes et les enfants 
de la filature pour la fabrication des torches de foin pour les noyaux. 

Les ouyriers employés à la fabrication des sables et de la terre à moulage, le ramassage 
du crottin. 

Les râpeurs et les ébarbeurs, les essayeurs de tuyaux, les ouyriers chargés de sortir les 
pièces des halles de coulée et de les transporter à Tébarbage, etc. 

Les chargeurs de Toitures, les charretiers et les employés de la ferme, les terrassierst 
les ouvriers chargés des manœuvres à l'intérieur de l'usine, des pesages, des range- 
ments, de l'entretien, etc. 

Les ouvriers spéciaux attachés à l'usine i charpentiers, peintres, maçons, bourreliers, 

gaziers, magasins divers, etc. 
Les ouvriers modeleurs, ajusteurs, tourneurs, forgerons et aides formant le service 

spécial des ateliers de construction. 



— 50 — 



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— 61 — 

Nous indiquons les chiffires de ce dernier tableau en tonnes, négli** 
géant les fractions inutiles dans le travail oomparatif que nous voulons 
présenter à nos lecteurs. 

Il résulte de oe travail que la production de l'usine n"* 1 a été, en 
partie notable, dirigée vers la fabrication des tuyaux de conduite d'eau 
et de gaz» laquelle a été l'objet de fournitures importantes pour Paris et 
pour Marseille. Depuis 1860, Marquise a développé son matériel de mou-« 
lage pour les tuyaux coulés debout et a pris part, en communauté avec 
Pourchambault, aux importantes commandes de tuyaux devant amener 
à Paris les eaux de laDhuys et de la. Vanne. Nous admettons que de 
1860 à 1880 ces usines ont dû, faisant le même chiffre par dix ans que 
celui indiqué ici, faire sortir depuis leur création plus de 120,000,000 
de kilogrammes en tuyaux, base principale de leur fabrication . 

Les autres articles se sont continués à peu près dans les mêmes pro» 
portions, sauf les coussinets qui ont dû disparaître en grande partie. 
Marquise a fait en remplacement, depuis la guerre, des projectiles en 
assez grande quantité, ce qui n'a pas dû être Une bonne opération, vu 
les difficultés et les exigences de cette fabrication spéciale. 

D'un autre côté, on a vu s'étendre les produits destinés aux grandes 
constructions des gares, ponts, marchés et aux autres travaux impor- 
tants de ferronnerie fournis à des constructeurs spéciaux dans des con- 
ditions généralement mauvaises. 

Enfin, il y a eu aussi une certaine extension dans les travaux de 
fonte pour matériel fixe des chemins de fer, notamment pour les plaques 
tournantes. Mais les prix sont descendus si bas, depuis le temps oà 
nous faisions construire ces appareils, que leur fabrication n'est plus 
aujourd'hui rémunératrice. 

Somme toute, nous avons de bonnes raisons de croire, et ce n^est pas 
pour nous en faire un mérite, que la véritable ère de prospérité des 
usines dont nous parlons s'est montrée de 1855 à 1860. A cette époque^ 
les prix de vente n'avaient pas baissé, les minerais du pays suffisaient 
encore, .et les charbons, surtout de 1850 & 1862, s'étaient tenus à de 
bonnes conditions d'achat. La fonte de première fusion, qui avait valu 
au creuset entre 11 et 12 francs par 100 kilogrammes, était descendue 
alors entre 8 fr. 50 et 9 fr. 50. Nous doutons qu'elle ait pu arriver plus 
bas depuis. Dans ces dernières conditions, on pouvait encore lutter, 
étant favorisé sous d'autres rapports, avec les fontes de la Moselle qui 
s'établissaient, pour moulages, entre 7 et 8 par 100 kilogrammes au 
creuset du haut-fourneau. 

A partir de 1850, les grands travaux publics s'étant développés. Mar- 
quise a pris part à tous ceux d'une grande importance accomplis en 
France, notamment en vue de la construction des chemins de fer. In- 
dépendamment de la production sur une grande échelle des coussinets 



— 52 — 

et des tuyaux de conduite, les travaux de l'usine se sont portés vers 
toutes les grandes constructions métalliques entreprises depuis 25 à 
30 ans: 

Halles centrales de Paris. Constructions aux Expositions de 1855, 
1867 et 1878. Grands travaux de viaducs et de fondations de ponts, 
de constructions diverses, gares, etc., pour les chemins de fer russes, 
les chemins de fer du Midi, de l'Ouest, du Nord, etc. Travaux impor- 
tants pour les ateliers et les agrandissements du port de Toulon, pour les 
usines à gaz et notamment pour celles de la Compagnie parisienne où 
Marquise a fourni des millions de kilogrammes. Puis, la construction du 
matériel fixe des voies de chemins de fer, plaques tournantes, grues, 
leviers de manœuvre, signaux, appareils hydrauliques, etc. Nous ne 
nous étendrons pas davantage sur ces détails. Lies usines de Marquise 
ont tenu la tête, pendant les vingt ans que j'y suis demeuré attaché, de 
toutes les. fonderies commerciales en France et à l'étranger. 

Aujourd'hui, dans des conditions défectueuses par suite de la rareté 
des minerais locaux de bonne qualité, elles ont dû faire appel aux 
fontes comme aux minerais étrangers, en même temps qu'elles appro- 
visionnaient chèrement leurs charbons. 

La fonte de première fusion leur est devenue sinon impossible, du 
moins assez onéreuse devant la concurrence des usines du Nord et de 
l'Est, plus avantageusement placées, pour qu'elles aient été amenées à la 
restreindre et même, dans les derniers temps, à la supprimer. 

Réduites aujourd'hui à l'état de fonderies de deuxième fusion et 
d'ateliers de grosses constructions, seront-elles dans des conditions 
meilleures et s'ouvriront-elles, à cet égard, pour l'avenir, une nouvelle 
voie large et productive, comme celle à laquelle nous avons assisté de 
1848 à 1870 ? Nous le leur souhaitons, ayant passé dans ces usines de 
bonnes et laborieuses années en compagnie des fondateurs, les 
frères Pinart, tous trois à présent disparus, mais auxquels il nous 
plaît de rendre ici un dernier hommage. Hommes de travail et d'action, 
commerçants de la vieille école, intelligents, droits et sérieux, aimant 
par-dessus tout l'œuvre commune qu'ensemble nous avons portée si 
haut et si loin, je leur ai dû ma fortune en les aidant à faire la leur (1). 

Fonderie de cuivre. — Entre une fonderie de cuivre comme celle dont 
nous avons parlé plus haut et dont la disposition d'ensemble est rappe- 
lée par la figure 4, planche 39, et un atelier de moindre importance, tel 
que peuvent en créer comme annexe des établissements de fonderie de 



(1) Et tout cela pour arriver à on désastre comme on en a trop vu depuis 
dix ans I 



— 53 — 

fer qai désirent s'âc^oindre la fabrication des moulages en laiton et en 
bronze» il y a toute une marge. Les éléments qu'on trouvera en divers 
endroits de cet ouvrage permettraient au besoin de déterminer la dé- 
pense approximative à prévoir pour une fonderie de cuivre quelconque» 
abstraction faite de la valeur du terrain et des bâtiments. 

Nous nous bornerons donc à noter un seul devis d'ensemble pour une 
petite fonderie à deux fours à creusets» pouvant permettre de couler des 
coussinets et des pièces de mécanique jusqu'à concurrence du poids de 
50 à 60 kilogrammes. 

Les chiffres ci-dessous se rattachent à la dépense première d'un 
petit établissement que nous avons installé jadis : 

Un atelier en hangar ou en appentis comprenant maçonnerie» char- 
pente» couverture» clôture» portes» fenêtres^ etc.» ayant 8 mètres de 
longueur sur 4"»50 de largeur» construction simple : 

Maçonnerie «n briques 480 fr. » \ 

Charpente 250 » / , ,^^. 

MenaiBene 220 » i 

Divers 150fr. » ) 

Fourneau à deux foyers» ayeo botte» étagère» cheminée légère de 

5 mètres de hauteur, chapeau en tôle 750 

Étuve en briques, avec portes en tôle» armatures en fer» 2*»50 de 

longueur sur 2 mètres de largeur l.iOO 

Outillage des fourneaux : happes, pelles, pincettes» écumoire» tison- 
nier» tire-clavette» couvercles de creuset^ etc 40 » 

Une petite machine à frotter le sable 200 » 

Une presse à couler et 4 presses à garnir 85 » 

Cinq caisses à mouler en chêne avec veilloirs, dont un à garnir . • 100 » 

16 grandes planches à mouler et renmouler et 16 petites, le tout 

consolidé par des ferrures 128 » 

200 châssis divers pesant environ 2,000 kilog^rammes, à 50 francs 

les 100 kilogrammes 1.000 » 

Briqueterie, ferrures et installations diverses 850 » 

Un ventilateur à volant ou à branloire. • 900 » 

Total 5.553fr. » 

On peut admettre sur ces bases que, pour une somme variable entre 
5»000 et 6»000 francs» on monterait dans des conditions parfaitement 
convenables» dépenses de sable» creusets et autres premiers approvision- 
nements compris, une petite fonderie de cuivre pouvant occuper trois à 
quatre hommes dont un servant à la fois de manœuvre et de fondeur. 

Avec ces bases faciles à étendre plutôt qu'à restreindre» on peut» 
allant du petit au grand, déterminer d'une façon assez approchée la 
dépense à faire d'une fonderie de cuivre installée dans des conditions 
ordinaires. 

4 



DONNÉES DESCRIPTIVES 



SUR 



QUELQUES FONDERIES FRANÇAISES 



Fonderies de FourchambaulL — Le groupa dd Fourchambault est formé 
d'un certain nombre d'usines exploitées en partie dans le département 
de TAllier, en partie dans le département de la Nièyre. Nous n'avons ft 
parler ici que de la fonderie de Fourchambault et de l'usine de Torteroli 
où Ton s'est occupé jusqu'à présent de la fabrication des fontes moulées, 

La fonderie de Foufchambault» anciens établissements Emile Martin^ 
a été créée en 1823. Elle comprend^ en dehors de rastes ateliers de fon* 
derie, des ateliers de construction et de forge d'une grande importance. 

Une force motrice de 700 à 800 chevaux met en marche des marteaux» 
pilons puissants, des forges^ des ateliers de tour, de rabotage et d» 
montage, en même temps que les cubilots et les appareils de la fon* 
derie. 

Parmi les nombreux travaux sortis de Fourchambault et sans parler 
des fontes courantes de mécanique et de construction pour les chemins 
de fer et l'Industrie, on peut citer : 

Les piles en fonte du pont de Cubsac sur la Dordogne, travail élégant 
et hàrdi^ tenté à une époque où la fonte de fer n'avait pas encore pris le 
grand élan qu'elle a reçu depuis; 

Les combles en fonte de la cathédrale de Chartres; 

Les arches du pont du Carrousel, construites à voussoirs creux 
supportés par des tympans à anneaux, du type Polonceau; 

Un grand nombre de ponts et de viaducs en fonte suf les diverses 
grandes lignes de chemins de fer, entre autres les sept arches du ponf 



— 56 — 

de Beaucaire, le viaduc de Tlsère, ceux du Rhône à Lyon et à Givors, 
le pont Solférino à Paris, les arches sur les deux bras de la Seine à la 
pointe de Tile Saint-Louis, etc. 

Qu'on ajoute à ces œuvres la fonte en bronze d'une grande partie des 
panneaux et des tronçons de la colonne de Juillet, les constructions 
spéciales d'affûts de côte pour la marine, une importante fabrication de 
roues de wagons pour les chemins de fer et des travaux de construc- 
tion variée, on aura une idée de la fonderie actuelle de Fourchambault, 
dont la réputation n'est plus à faire. Il y a aujourd'hui des années que 
les noms connus des Dufaud, des Boigues et des Emile Martin ont im- 
primé au nom de Fourchambault le souvenir ineffaçable des travaux de 
cette usine et de sa coopération aux progrès de la fonderie moderne. 
Aux Expositions de 1819 jusqu'à 1878, les hautes récompenses se sont 
succédé sans interruption avec une persistance bien méritée. Et, à 
présent encore, la métallurgie du fer et de l'acier, concentrée dans le 
Centre, entre les Sociétés de Commentry-Fourchambault et de Ghâtillon- 
Commentry, lutte courageusement, malgré des difficultés considérables, 
provenant de l'approvisionnement des matières premières, pour main- 
tenir à cette partie de la France la suprématie .'qu'elle a eue si long- 
temps. 

L'usine de Torteron, dont nous avons parlé à plusieurs reprises dans 
ce livre, a puissamment aidé à soutenir le nom célèbre de Fourcham- 
bault que tous connaissent, comme on connaît le Creusot. De cette 
fonderie sont sorties des quantités considérables de tuyaux à grande 
longueur coulés debout et moulés par des procédés installés avec intelli- 
gence par un des directeurs, M. Clairvaux. Comme dispositions parti- 
culières de la fabrication, on a su tirer parti des procédés employés en 
Angleterre et à Marquise où la fabrication mécanique des tuyaux a pris 
naissance dès 1848-1849. Les gaz recueillis au gueulard ont été appli- 
qués non seulement au chauffage des chaudières, mais encore au sé- 
chage des moules et à celui des noyaux, à la dessiccation des sables» 
à la fabrication du gaz d'éclairage, etc. 

Enfin Torteron a fourni pour l'établissement des conduites d'eau 
de Madrid, pour la canalisation de l'eau et du gaz à Paris et dans 
beaucoup de villes en France et à l'étranger, des quantités considérables 
de tuyaux à large section et à grande longueur. Cette usine a pris part 
à l'œuvre métallique importante du viaduc de la Loire à Nevers, comme 
à celle d'un grand nombre de ponts construits en France. Opérant, en 
cela, de concert avec Marquise, elle a fourni également, avec ces usines 
et la fonderie de Mazières, la plus grande partie des fontes ayant été 
employées aux constructions des Expositions universelles de 1855, 1867 
et 1878. Ajoutons que les fontes de Torteron, renommées par leur téna- 
cité exceptionnelle et résistant aux épreuves les plus exigeantes de 



— 57 — 

l'artillerie, ont été employées, depuis des années, à la fabrication des 
projectiles. Torteron a occupé à certains moments plus de 600 ou- 
vriers. On dit que les fabrications de cette fonderie quitteront cet 
établissement pour aller se rattacher à la fonderie de Fourchambault qui, 
déjà, emploie plus d'un millier d'ouvriers, et que les hauts-fourneaux de 
Torteron seront uniquement consacrés à la production de la fonte 
brute. C'est une mesure que nous n'avons pas avoir ici, nous bornant 
à dire que le déplacement de semblables établissements est souvent 
une cause de désorganisation et de désarroi. • Aux fonderies de Four- 
chambault et de Torteron, les anciens propriétaires^ ont organisé des 
écoles, des églises, des caisses de secours et autres fondations 
humanitaires. 

On trouve à Fourchambault : 

Une école tenue par les frères de la Doctrine ; 

Deux établissements dirigés par des sœurs de deux ordres différents ; 

Un asile hospitalier fondé par l'un des anciens directeurs, Juks 
Hochet (le tout abritant et instruisant plus de 1,200 enfants) ; 

A Torteron : 

Une école de garçons et une école de âUes recevant ensemble au 
moins 600 enfants. 

Qne deviennent de telles œuvres au milieu des bouleversements et des 
transformations, alors que les fondateurs, si prévoyants qu'ils soient, 
ne sauraient préjuger les mouvements^imprévus de la nouvelle industrie 
du fer ? 

Usines de Pont-à'-JUousson. — Nous avons eu l'occasion de citer, à plu- 
sieurs reprises, ces importantes fonderies, notamment aux pages 
251 à 255 de la première partie de cet ouvrage. — Nous nous bornerons 
à résumer ici quelques chiffres qui donneront uûe idée plus complète 
de la situation présente de ces usines. 

Au moment de l'Exposition de 1878, elles comportaient quatre hauts- 
fourneaux en marche, dont deux marchant en fonte à moulage et deux 
en fonte d'afânage, la production annuelle totale pouvant donner en- 
viron 50,000 tonnes de fonte brute et 15,000 tonnes employées en mou- 
lages de première et de deuxième fusion, dont une très grande partie 
en tuyaux pour le gaz et l'eau. — Depuis la guerre, les fonderies de 
Pont-à-Mousson, dont on voit le plan d'ensemble figure 5, planche 39, 
ont trouvé un écoulement considérable en Allemagne, tant pour les 
fontes de construction que pour les tuyaux de tous diamètres entre 0^,040 
et 1 mètre, lesquels sont coulés debout par des procédés empruntés un 
peu partout. 

La force motrice employée dans la fonderie, les ateliers de construc- 
tion et dépendances, peut être de 450 à 500 chevaux environ. — La su- 



— 88 — 

pêrfloia de l*uiine comprend 19 heotareii dont environ 18,000 mètres 
de bâtiments couverta. 

La quantité de minerais extraits sur les concessions en exploitation 
s'étendant à 7 ou 800 hectares est d'environ 140,000 tonnes par 
année. 

Le nombre d'ouvriers occupés en 1877 atteignait le chiffre de 1,100 
A 1,200 représentant un salaire moyen de 8 fr. 50 à 4 franos par homme 
fit par jour. 

Les produits de la fabrication, en dehors des fontes brutes, sont prin* 
oipalement : les tuyaux et tous accessoires s'y rattachant : les appa« 
relis d'usines & gaz; les fontes de construction, colonnes, poutres, char» 
pentes, pièces de ponts, etc.; et aussi des coussinets de chemins de fer, 
des plaques tournantes, des pièces de M^agons, etc. — Les fontes n'ont 
pas laréputation, comme résistance et fabrication, de celles des établis- 
sements similaires, tels que Fourchambault, Marquise, Manières, au- 
tant du moins qu'on a pu en Juger par les produits exposés en 1878, 

Usines de Fumel, — L'exploitation de la principale usine do ce groupe 
•st surtout à citer. C'est & Fumel qu'est la fonderie, -^Les établis- 
sements de Larivière-de-Champagnac, dans la Dordogno, de Laroche, dans 
la Vienne, et de Lavar^ugo^^let-' Mines, dans la Creuse, sont exploités par 
une môme Compagnie, dite Société métallurgique du Périgord. 

Oes dernières usines fabriquent des fontes au charbon de bois de la qua- 
lité dite du Périgord. — Elles emploient des minerais de leurs localités, 
combinés avec des minerais d'Espagne et d'Algérie. — Ces fontes sont 
manganésifères et propres 4 la fabrication des aciers, On les applique 
en grande partie, après leur affinage au charbon de bois, dans l'établis- 
sement de Larivière, à la fabrication des âls de fer et des pointes» de la 
verge à clous^ ete. 

Fumel produit des fontes en gueuses pour le moulage et fabrique des 
fontes moulées en tuyaux, prqjectiles, plaques de cheminée et autres 
fontes de commerce, coussinets de chemins de fer, etc. 

La carbonisation du coke, créée en 1807 & Lavareux-les-Mlnes, pos- 
sède aujourd'hui 160 fours produisant jusqu'à 140 tonnes par jour de coke 
pour la consommation des hauts-fourneaux et des cubilots. — La pro- 
duction des fourneaux de Fumel et des cubilots atteint environ 50 tonnes 
moulées par Jour. 

L'exploitation de Fumel date de mars 1874. Cette usine possède' deux 
hauts-fourneaux, quatre cubilots, des ateliers de fonderie et de cons- 
truction d'une certaine importance sur un terrain d'environ 6,000 mè- 
tres carrés. — De plus, elle a une fabrication de briques assez large- 
ment organisée. -^ La soufflerie à double cylindre est de la force de 
200 chevaux. ««* Il y a en outre divers moteurs à vapeur, looomobiles 



^ 59 ^ 

ou autres, d'une foroe totale de 80 & 90 ohevaux. Le nombre d'ouyri^ra 
occupés est de 600 environ. 

Les établissements de Larivière et de Laroohe disposent de trois 
hauts-foumeaux et d'un cubilot, avec forges, laminoirs, eto, — Les 
souffleries sont conduites par moteurs hydrauliques de la foroe de 
100 chevaux, aidés par deux machines & vapeur de même foroç 
pour le service de la forge. ^ 250 à 300 ouvriers travaillent danfs ces 
deux usines. 

Construites dans la vallée du Lot par la Compagnie du chemin de fer 
d'Orléans» les fonderies de Fumel ont plusieurs fois changé de malDi -^ 
Achetées par une Compagnie dite de la Vienne, elles ont été reprises 
en 1874 par une nouvelle Société qui les exploite aujourd'hui sous le 
nom de Société métallurgique du Périgord . ^ La production mensuelle 
est d'environ 2,000 tonnes m fontes brutes et en fontes de moulages deft' 
tinées en grande partie h la fabrication des tuyau:^ coulés par de» prCH- 
cédés plus ou moins copiés à Marquise et à Fourchambault, 

Un atelier de tour et d'ajustage permet de construire des appareils 
destinés A la construction du matériel Axe des chemins de fer, tels qu§ 
plaques tournantes, grues hydrauliques, appareils de levage, eta* 

Les fontes de Fumel sout estimées, oomme fontes brutes, par diverses 
grandes fonderies, entre autres par celles de la marine & Toulon et I Iii^ 
dret. — Elles subissent convenablement les épreuves exigées par lep 
cahiers des charges de l'artillerie et des chemins de fer et elles Qnt été* 
si elles ne le sont encore, employées avec quelque succès dani la fabri- 
cation des projectiles. 

Fonderies de Conches. — L'établissement de Couches, avec la petite 
usine de Breteuil, représente tout ce qui reste du groupe des forges de 
l'Eure, l'un des plus anciens de France. 

En 1480, bs sieurs Rignon et Pergues furent autorisés à construire 
un haut-fourneau sur le grand étang de Breteuil. 

En 1624, révâque d'Evreux donna & titre de fief à Jean Bucaille, sieur 
du Buisson, le fourneau iePUlebourfdf situé en aval de Breteuil* «-i- Vers 
la même époque, les forges de la Poultière appartenaient & l'abbaye de 
Xyr», qui les faisait exploiter par Jean Oorgues en qualité de fermier. 

Une charte du prieuré de Lierru mentionne, en 1376, les Ya^oim^ M" 
tuellement les hauts-foumeaux et fonderies de Couches» 

Bn 1698, les anciennes forges du viewp Conchu sont fieffées par lettres 
patentes du roi à Maurice AUard, à la charge de payer aux anciens 
possesseurs une redevance annuelle de deux écus et huit boulett» 

En 1623, messire François Péricard, évéque d'Evreux, fieffé, du con- 
sentement du chapitre d'Ëvreux, à Jean Bucaille, sieur du Buisson, A 
titra perpétuel, la droit des forges et fourneaux da Gondé, moyen- 



— 60 — 

nant une rente de dix livres tournois, cinq pots et un chaudron 
en fer. 

De ces diverses usines et des établissements des BoUereaux, de Trisay^ 
de Rugks, de la Perrière et du moulin Roger, de la vallée de la Risle et 
de la Bonneville sur Tlton, il n'a survécu aujourd'hui que les usines de 
Breteuil et de Couches, encore aux mains des héritiers du comte Roy, 
représentés par la famille d'Albon, qui a exploité depuis cinquante ans 
la plupart de ces usines. 

Le travail de production de la fonte en moulages s'est concentré à 
Couches et à Breteuil où la fabrication en deuxième fusion opère sur 
des matières achetées au dehors, les anciens hauts-fourneaux ne mar- 
chant plus. 

La forêt de Couches, contenant plus de 700 hectares, fournissait jadis 
aux hauts-fourneaux du charbon de bois dont le prix excessif ne pou- 
vait être compensé par la plus-value de qualité dans les produits. On 
dut marcher au coke. 

Les cokes venaient de Belgique. — Un mélange de coke de Charleroi 
avec des cokes plus denses du bassin de Mons donnait un roulement 
convenable en fonte de moulage. 

On a même obtenu au fourneau de Breteuil, avec des cokes friables, 
un roulement régulier et assez économique dans un fourneau de 10 mè- 
tres de hauteur et2 mètres de diamètre au ventre, produisant deux tonnes 
à deux tonnes et demie par jour. 

Les fontes brutes employées pour la deuxième fusion sont à peu près 
dans les proportions suivantes : 

1/3 fontes du Cleveland; 

2/3 fontes de la Moselle. 

Les fontes en gueuses d'Ecosse et les vieilles fontes françaises entrent 
pour une part relativement peu importante dans la consommation des 
cubilots de Couches et de Breteuil, qui est d'environ 5,000 tonnes par 
an. 

Les houilles consommées pour le chauffage des machines à vapeur 
et les besoins des fonderies sont prises en Angleterre. 

En somme, tout cela crée une situation assez dure, vu les prix ac- 
tuels, étant donné qu'aucune des matières premières essentielles ne 
provient des localités environnantes. 

La fonderie de Couches possède comme force motrice deux roues hy- 
drauliques/ournissant ensemble une force de 15 chevaux, une machine 
soufflante à vapeur de 40 chevaux et quatre petites machines flxes ou 
locomobiles. 

L'usine de Breteuil est servie par une roue hydraulique de 12 che- 
vaux et une machine auxiliaire à vapeur de même force. 

Les fabrications principales de Couches sont notamment les pièces 



— 61 — 

de mécanique et de construction, les fontes de commerce, les fontes 
d'agriculture et surtout la fabrication des projectiles que ces usines 
fournissent au service de l'artillerie depuis de longues années. — De 
1875 à 1877, Gonches a livré à l'Etat 414,157 obus pesant plus de 6 mil- 
lions de kilogrammes, le poids de ces obus se tenant entre 3 kilog. 600 
et 160 kilogrammes. 

La poterie de fonte de Breteuil n'est pas connue seulement en Nor- 
mandie. — Deux cents tonnes environ de ce produit sont exportées an- 
nuellement aux colonies par le commerce du Havre. 

L'usine de Couches, reliée par un embranchement à la ligne de Paris 
à Cherbourg, est montée pour l'exécution des grosses pièces et peut en- 
treprendre des travaux importants. — C*est de ses ateliers qu'est sortie 
la flèche métallique de la cathédrale de Rouen, dont la commande fut 
donnée en ^8i6 et dont le montage a été terminé en 4876. 

Le poids de la fonte moulée entrée dans cette flèche^ dont la hauteur 
n'est pas moindre de 84 mètres, est de 675,830 kilogrammes. 

Le nombre des ouvriers employés à Couches était en 1878, à l'époque 
de TEx^position universelle, de 220 environ; — celui des ouvriers de 
Breteuil, de 100 à peu près . — Ces usines comptent parmi les rares fon- 
deries qui emploient encore des femmes pour les besoins de la sablerie, 
de l'ébarbage et du râpage. 

La fabrication toute spéciale des projectiles est bien organisée à Cou- 
ches, où elle existe d'assez longue date pour qu'on ait eu le temps de 
l'étudier. 

Indépendamment du matériel de moulage que possède cette usine, on 
a installé des appareils spéciaux, uniquement destinés à l'achèvement 
des obus, tels que : 

Machine à tarauder les lumières ; 

Machine à aléser les lumières et les diaphragmes; 

Machine à trancher les masselottes; 

Appareil à vider les noyaux ; 

Appareil à comprimer les ceintures. 

En outre, on parait avoir inauguré à Couches l'emploi du cuivre pour 
les coquilles réfrigérantes destinées à protéger les ceintures contre la 
haute température de la fonte liquide. Cette fonderie a créé, de l'avis 
des officiers chargés des réceptions, une des meilleures dispositions 
qui existent pour les coquilles à courant d'eau et pour les coquilles & 
courant d'air. — Les coquilles pleines étant employées pour la conser- 
vation des ceintures ne dépassant pas 60 kilogrammes, on se sert au- 
dessus de ce poids de coquilles à courant d'eau ou de coquilles & cou- 
rant d'air (1). 

(1) On peut voir une de ces dispositiong figure 27, planche 32. 



A la planche 41, on verra par la figure 1 un ensemble du mou- 
lage d'un projectile nouveau de 0"",24, type de Bange, 1877, avec la 
disposition de la coulée et celle de la coquille réfrigérante dont nous 
parlons. 

La figure 2 montre la décomposition et l'agencement d'un modèle 
d'obus de 90 millimètres, avec la portée pour le noyau. L'âme du mo- 
dèle est en fonte et l'extérieur en bronze avec coulisseaux en acier. — 
La figure 3 est le plan de l'intérieur du modèle renversé. 

Les figures 4 et 5 se rattachent à la boite à noyau d'un obus à balles 
libres de 90 millimètres également. 

Le noyau, foulé par le haut de la boite, est soulevé en dehors de celles 
ci par une disposition à levier appliquée sous la table en bois qui sup- 
porte l'appareil. — En d'autres termes, on voit en : 

A, une enveloppe en fonte boulonnée sur une table et renfermant les 
segments B ; 

B, des segments en bronze formant les cannelures du noyau; 

C, des coquilles en acier donnant l'empreinte de la lumière et de l'o- 
bus. — Ces pièces reçoivent l'arbre du noyau et servent & soulever 
celui-ci pour le démoulage ; 

D, une petite couronne complétant les cannelures du noyau et qui 
s'enlève sur le noyau au moment du démoulage j 

E, un tampon pour le culot du noyau; 

F, une table sur laquelle est fixée la botte j 

G, un levier suspendu à la table et portant une tige creuse artlonlée ; 
H, une autre tige creuse commandée par le levier Q; cette tige, guidée 

à sa partie supérieure, vient soulever les coquilles et aider par là 
le démoulage du noyau . 

Les mélanges de fonte pour les projectiles sont habituellement com- 
posés comme suit : 

25à50kllog. fonte hématite n^ 3. ] Ces proportions varient 

175 à 150 — anglaise n^ 3. ( suivant la qualité des 

100 à 90 — de la Moselle n« 4. j fontes. 

200 — de la Moselle n* 7. 

100 — Fonte provenant des rebuts des coulées précédentes . 

De tels mélanges donnent une fonte liquide, bien coulante, à grain 
un peu serré, néanmoins facile à travailler à la machine et à la main. 
La densité du produit varie entre 7.09 et 7.105, 

La densité des fontes employées se tient dans les limites suivantes : 

Fonte de Longwy (d'Adelsward) 7.107 

— de la Providence 6.950 

— anglaise n<> 3 (Glengamoch) 6.980 

Yieille fonta de oanon, Nevers et Rualle 7.900 



-es- 
fonts proTenant d'obng fabriqués à Cojich«« . 7.09 à 7.105 
Fonte de premiôre fusion de Couches, grise n* 4. . • • 7.105 

— -^ — triiitée 7.135 

— — — blanche 7.300 

Les essais des fontes pour projectiles sur Tappareil de choc de Tar-» 
tUierie de terre ont lieu dans les conditions ci-après : 

Enclume de 15 kilogrammes appuyée sur un sol parfaitement damé. 
Distance : 0",16 entre les couteaux sur lesquels repose la barreau. 

Section du barreau : 0",04 de côté. 

Poids du boulet : 12 kilogrammes. 

Le premier choo est donné à 0*,56 de hauteur; — le deuxième, à O^fiH 
et les autres de 0">»02 en 0"»02 jusqu'à rupture. 

La moyenne de rupture à Couches se tient entre 0"^,58 et 0",60 de 
hauteur de chute du boulet. — Tant par insuffisance de qualité 
que par Teffet de défauts à la coulée et au moulage, les rebuts peuvent 
varier entre 5 et 20 ou même 25 p . 0/0. 

Pour compléter les données relatées ici sur la fabrication de Cou- 
ches, nous mentionnerons un procédé employé à cette usine pour le 
cassage des vieux canons qu'elle reprend comme débris s 

La pièce à briser est posée debout dans une fosse blindée en bois et 
garnie de fascines pour atténuer les dégâts provenant des projections 
latérales. —Une charge en dynamite, de 1,200 à 1,500 grammes pour un 
canon de 3,000 à 4,000 kilogrammes, est répartie sur trois points de la 
hauteur et attachée soit à un tube en zinc fermé par un bout, soit à uiii 
bâton de bois. 

Cette charge est immergée dans le canon rempli préalablement d'eau, 
et enflammée par une seule capsule placée dans une des cartouches du 
bourrelet supérieur. — Il convient, pour éviter toute chance d'accident, 
de n'amorcer et de ne placer cette dernière cartouche que lorsque tout 
le reste est prêt. (Voir fig. 9, 10 et 11, pi. 40.) 

L'usine de Couches est dirigée depuis 1864*65 par M. Léteud, ancien 
directeur de l'établissement de Bessèges. M. Létaud s'est beaucoup oc- 
cupé de l'étude des minerais et de l'avenir de la métellurgie du fer dans 
certaines contrées. 

Ses aperçus économiques publiés de 1865 à 1870 dans le Bulletin de 
la Société de Findustrie minérale présentent un grand interét. — Nous 
regrettons, faute de temps et de place, de ne pouvoir en reproduire ici 
tout au moins une partie. 

Mais les temps sont changés, du reste. — Depuis la guerre, la fabri- 
cation du fer et de la fonte s'est beaucoup effacée, si elle n'a pas reculé. 
— Aujourd'hui tout le monde est â l'acier qui présente un côté rémuné- 
rateur que recherchent les Sociétés métallurgiques actuelles. 

Delà, ainsi que nous avons déjà dit à plusieurs reprises dans le cours 



— 64 — 

de cet ouvrage, un déplacement très ardent des usines yero les 
points où les minerais riches et les charbons de bonne qualité sont 
abondants et d'un prix peu élevé. — Aussi ne sont-ce pas les minerais 
de Couches ni bien d'autres en France qui appellent, à présent» les pro- 
moteurs des nouvelles méthodes de fabrication du fer et de Tacier, 
et la fonderie française doit attendre avec patience que l'avenir 
lui apporte, dans l'acier coulé, un métal se rapprochant de la fonte, 
c'est-à-dire dans les mêmes conditions relatives de prix et de qualité. 

Fonderies de la marine. — L'administration de la marine française est 
chargée de fonderies importantes : les unes qui sont sous la direction de 
l'artillerie ; les autres qui dépendent des ports militaires : Toulon, 
Cherbourg, Rochefort, Brest et Lorient. — Elle possède encore l'établis- 
sement dlndret, le plus important entre tous pour la construction des 
machines navales. 

Nous avons parlé, en divers endroits de ce livroi des fonderies de 
l'artillerie à Nevers et à Ruelle. 

La fonderie de Nevers, depuis quelques années, est hors d'activité. — 
A peine s'est-elle occupée, dans les dernières années de son existence, 
de la fonte des projectiles. 

Fonderie de Ruelle. — La fabrication des canons de fer a été transportée 
à Ruelle où les ateliers considérablement agrandis et développés, selon 
toutes les ressources de l'art, par les soins du colonel Maillard, sont au- 
jourd'hui les seuls où l'on fond les canons destinés au service de la 
marine et où ils sont tournés, forés, alésés et montés, en un mot en- 
tièrement terminés avant d'être livrés à la défense des côtes de la France 
et de ses colonies. 

L'établissement de Ruelle, dont nous avons parlé (1), est aujour* 
d'hui organisé d'une façon très importante. — On peut, à cet égard, 
consulter une notice intéressante publiée par le général d'artillerie 
de marine Lacour dans la Rewie maritime et coloniale. 

Nous empruntons à cette notice quelques détails sur la fonte des ca- 
nons, dussent ces détails être l'objet de quelques répétitions. 

Suivant la Sidérotechnie à*Ha$senfratz, ce qui nous paraît contestable, 
certaines fontes moulées trouvées dans des ruines anciennes, et 
entre autres dans celles du palais Borghèse, prouveraient que les 
anciens avaient connu l'art de couler en moule la fonte ou le fer. — 
Cet art se serait perdu pendant la période qui suivit la chute de l'em- 
pire romain. — Quoi qu'il en soit, il est évident que, pendant plusieurs 

(1) Voir pages 207, première partie; 220 et saivantes, troisième partie, et 220, 
quatrième partie. 



— 65 — 

siècleâ, il n'en fut plus question et qu'au moment où Ton retrouva la 
trace de procédés absolument disparus on ne put considérer la fonte 
de fer qu'à l'état tout à fait élémentaire. 

Traitée dans les fourneaux primitifs à la catalane ou dans les fims" 
offen allemands, la fonte ne donna longtemps que des produits impar- 
faits, parce qu'on ne pouvait l'obtenir absolument liquide. 

L'époque à laquelle on se servit, pour la première fois, des fluss-offen, 
fourneaux devant donner une réduction et une fusion plus complètes des 
minerais de fer, doit remonter à la fin du xiv« siècle. — Nous avons dit, 
dans notre introduction, pages xxxiv et suivantes, qu'il est difficile 
d'affirmer que les premiers moulages en fonte de fer se sont montrés 
plutôt en Allemagne qu'en France et en Angleterre. — Divers auteurs 
assurent que les premiers essais de la fonte coulée ont eu lieu dans la 
province de Liège. 

Tout au moins vit-on surgir, vers le xv» siècle, des modifications im- 
portantes qui, transformant les fluss-^ffen en hauts-fourneaux, vin- 
rent constituer de nouveaux appareils d'une nature essentiellement 
distincte. La disposition spéciale qui caractérisa le haut-fourneau et 
qui lui donna une forme raisonnée, en dehors de celle admise jusque-là 
pour les anciens appareils, fut le profil de son vide intérieur, divisé 
désormais en plusieurs zones différentes. Chacune d'elles eut un rôle 
nettement défini, quant aux différentes phases du travail de réduction 
et de fusion du minerai. Ainsi le haut-fourneau fut rétréci à son orifice 
supérieur, dit le gueulard, en vue de conserver le calorique à l'intérieur. 
Le ventre s'élargit afin que les matières comprimées par l'action des 
charges supérieures étendues et diminuées d'épaisseur pussent fournir, 
par l'effet de leur pénétration mutuelle, une sorte de mélange uniforme 
et homogène. — La cuve elle-même s'allongea pour que la réduction 
mieux graduée devînt plus complète. — Enfin, à partir du ventre , la 
section du fourneau se rétrécissant par degrés vint permettre, selon l'in- 
clinaison des étalages, d'accélérer la descente des matières ou de la res- 
serrer pour arriver à régler la fusion dans l'ouvrage destiné à concen- 
trer la chaleur. Là, le métal liquide vint tomber dans le creuset où il 
dut se séparer de son laitier. 

Les avantages d'un tel appareil, qu'on a pu modifier en l'agrandissant 
et en appropriant ses dimensions suivant les besoins d'une fabrication 
plos ou moins importante et suivant les nécessités du combustible et 
du minerai, ont été tels qu'aujourd'hui les hauts-fourneaux, quoi qu'on 
ait fait, sont demeurés invariablement basés selon les proportions 
générales du creuset, de l'ouvrage, des étalages du ventre et du gueulard, 
comme en raison des hauteurs relatives. 

Vers la fin du xvi* siècle, le haut-fourneau du pays de Liège était 
complet et avait acquis, quant à l'ordonnance de ses parties, tout le de- 



— 66 — 

gré de perfection doAt 11 était susceptible. En 1650, des ouvriers de 
Liège et de Namur furent amenés en Suède et apportèrent des perfec- 
tionnements dans la conduite et dans la forme des hauts-fourneaux. La 
hauteur de ces appareils agrandis fut portée à 8 ou 9 mètres et le 
travail du creuset fut amélioré en plusieurs points . — A la suite, les 
hauts-fourneaux se répandirent dans diverses parties de l'Allemagne. 
Un appareil fut construit en Saa^e, près de la ville de Peilz, et affecté à 
la fonte des projectiles et des canons. Puis on en construisit dans le 
Hartz, le Brandebourg et la Silésie, suivant Karsten. D'après divers au- 
teurs, nous avons dit qu'on avait établi en France et en Angleterre, vers 
le milieu du xv« siècle, des hauts-fourneaux à moulages à Reimbach, à Au^ 
dincaurt, à Froid^vent, à Bucksieed, etc . Les avis sont donc partagés quant 
aux dates et aux lieux qui virent les premiers appareils de ce genre. 

Le général Lacour admet que le premier hauWoumeau destiné à la 
fonte des bouches à feu doit remonter & l'an 1600 environ. 11 suppose 
qu'en Suède les premières fonderies de pièces d'artillerie furent créées 
vers 1640. 

Il paratt probable, sur ces bases, que le coulage des canons de bronze 
a précédé celui des canons de fonte. L'art de couler le bronze est évi- 
demment antérieur à celui de couler la fonte et s'est transmis de siècle 
en siècle depuis l'antiquité, sans aucune interruption ni aucun doute. 
Quant à la fabrication des canons, on a vu ce qu'en dit Manoecio Birin^ 
gucio, en 1556, dans son ouvrage que nous avons cité (1). Un autre au- 
teur, Capo Bianco, dans un opuscule imprimé en 1418» parle déjà des ca- 
nons de bronze. 

Des canons de fonte, il n'en est pas question . On croit qu'ils ont été 
inventés et expérimentés pour la première fois en Espagne, vers le com- 
mencement du XV» siècle, par le capitaine Anclola, 

Le général Lacour donne la date de fabrication de plusieurs pièces en 
fonte de fer. 

En 1411, d'après un ouvrage du général Huguenin sur la fonderie de 
Liège, une pièce en fonte aurait été coulée ft la fonderie de Bois^le^Duc 
(Hollande). A la fonderie de Bucksteed, dans le comté de Sussex, que 
nous avons citée (2), un premier canon aurait été coulé en 1540. 

En 1494, la fonderie de Berlin aurait coulé des mortiers en fonte. 

Enfin la fabrication des canons de fonte était organisée en grand, 
dans quelques fonderies anglaises, à partir de 1547 Jusqu'en 1633, époque 
à laquelle on s'occupait à peine des canons de bronze. 

A la même époque, des canons de fer étaient fondus en Prusse et à 
ttar^wald dans le Hanovre. 

(1) Ttoisième volume, pagfe 290« 

(2) Premier volume, Introduction* page xltxvj 



— 07 — 

Les premières pièces de fonte do fer, comme celles de bronzei étaient 
coalées alors en première fusion et avec des noyaux, selon des procédés 
très imparfaits . 

Le général Huguenin cite, par exemple, la présence de scories et de 
minerais non réduits dans le métal de plusieurs bouches à feu d'an« 
cienne fabrication. 

Les Canons en fer ont été, peu à peu, introduits dans l'armement na« 
val, en raison du prix élevé du bronze et aussi par suite de rexcesslTé 
sonorité de ce métal qui présentait de sérieux inconvénients dans les 
batteries couvertes. 

C'est vers le milieu du xvii» siècle que des améliorations notables 
furent apportées dans Tart de couler les canons de fonte. En 1745> Ma<* 
ritz supprima dans les fonderies de Douai et de Strasbourg, où se fît* 
briquaient les canons de bronze, le moulage à noyaux reconnu défeo* 
tueux, pour le remplacer par la coulée pleine, l'âme étant obtenue A 
l'aide de foreries horizontales. Plus tard, 11 installa des foreries sem* 
blables dans les fonderies de fer, lorsqu'il fut nommé, en 1755, inspeo* 
tcur des fonderies de France. 

Depuis, on a continué à couler les canons pleins dans des chAssis de 
forme circulaire et à les forer à l'aide d'appareils très perfectionnés, 
dont l'ensemble, dû au colonel Maillard, a pris à la fonderie de Ruelle 
une importance d'autant plus considérable que les établissements de 
Nevers et de Saint-Gervais ont été appelés à disparaître. 

Il nous semble intéressant, ayant donné déjà quelques notions sur la 
fabrication ancienne des canons de bronze, de reproduire Ici, d'après 
le général Lacour, quelques détails sur le moulage et la coulée des ca- 
nons de fonte à Ruelle vers 1775. ' 

Le moulage avait lieu en terre sur modèle. Chaque calibre de pièce 
exigeait un modèle très complet, démonté en toutes parties pour être 
facilement démoulé de sa chape. On construisait ce modèle en le tour- 
nant sur un arbre à tourillon s muni de torches de foin bien serrées^ re- 
couvertes de plusieurs couches de terre à noyau. — Sur ce type achevé 
aux proportions et aux diamètres voulus, on opérait la confection de la 
chape, la partie de la culasse et celle de la masselotte étant moulées sé- 
parément. Après ces opérations, on enlevait l'arbre et les torches de 
foin ; puis la terre formant le modèle était détachée et retirée du moule 
et celui-ci, nettoyé, réparé et lissé, était, après un profond séchage, pré- 
paré pour la coulée. 

On le plaçait alors dans une fosse où, consolidé par des cercles et 
des armatures en fer, il était enterré solidement et coulé au chenal 
amenant la fonte du four à réverbère. Nous avons dit ailleurs (page 207, 
première partie) comment était préparée la fonte à Ruelle. 



— 68 — 

Fonderie tTIndret (1). — Les usines d'Indret sont dépendantes de la 
commune dlndre» dont elles sont séparées par la Loire. La surface de 
rile d'Indret,qui présente une étendue d'environ 2,000 mètres de longueur 
sur 500 mètres de largeur, est coupée de Test à l'ouest par deux petits 
bras de la Loire venant rejoindre, un peu au-dessous de la Basse^ 
Indre, l'artère principale de la rivière. L'espace compris entre ces deux 
bras formait anciennement le chenal de la Loire, lequel se trouve main- 
tenant situé au nord d'Indret. 

Les constructions de l'île se composent principalement du château, 
habité par les employés supérieurs de l'administration, de deux longues 
rues où sont situés les logements des chefs d'atelier, contremaîtres et 
principaux ouvriers, et des ateliers, magasins et bâtiments de service 
qui occupent à eux seuls plus de la moitié du territoire de l'île. — L'ad- 
ministration de la marine a fait augmenter considérablement les habi- 
tations ouvrières et construire une église, un presbytère et des écoles. 
Gela n'empêche pas qu'un grand nombre d'ouvriers habitent les com- 
munes situées à proximité des usines, des deux côtés de la Loire. 

Dans les premières années du règne de Louis XYI, le domaine d'In- 
dret, appartenant à la famille du marin Duquesne, fit retour aux mains 
du gouvernement. 

Le ministre de la guerre de Sartine y fit bâtir quelques ateliers et y 
créa une fonderie de canons dont les foreries étaient mues par une sé- 
rie de roues hydrauliques placées sur le bras de la Loire qui traverse le 
milieu de l'île. 

Ce fut là le berceau industriel, la base des vastes usines qu'on ad- 
mire aijûourd'hui. Les travaux y prirent de l'accroissement et pendant 
quelques années on fabriqua à Indret une grande partie des bouches à 
feu en fonte de fer destinées à la marine de l'Etat. 

Quelques auteurs prétendent que la fonderie de canons fut organisée 
d'abord par des spéculateurs nantais qui l'exploitèrent jusque sous le 
règne de Louis XYI, époque à laquelle le gouvernement s'en empara 
pour la régir à ses frais. 

Nous manquons à cet égard de renseignements précis; mais il est cer- 
tain qu'une plaque de fonte qui est longtemps demeurée au-dessus de la 
porte de la fonderie et qui portait cette inscription :Z'anifZ}CC£X;rV///, 
le V^ du règne de Louis XVI, sous le ministère de M. de Sartine, infirme soit 
la prise de possession de l'usine par l'Etat, soit la fondation anté- 
rieure. — Nous pencherions volontiers pour cette dernière opinion, 
parce qu'avant l'époque précitée la fonderie de fer n'était pas encore 
assez perfectionnée pour qu'elle pût être établie sur de larges bases et 

(1) Nous empruntons les lignes qui suivent à deux notices que nous avons pu- 
bliées en 1847 et en 1861 sur les usines d'Indret. 



— 69 — 

parce que nous ne pensons pas que la fabrication d'Indret ait jamais 
été affectée aux canons de bronze (1). 

La destination première de l'usine résulte encore de l'aspect d'une 
ancienne tourelle de construction très solide et surtout très curieuse, 
dite la tour de Saint-Herblain, et qui est placée au centre d'un vaste es- 
pace ayant dû servir de champ d'épreuves pendant le temps que la fonderie 
dindret fut consacrée à la fabrication des canons de la marine . 

Ce fut en 1837-38 que l'ère d'Indret commença à s'ouvrir pour la 
construction des machines et appareils de la flotte à vapeur. L'habile 
ingénieur-mécanicien Gengembre, notre premier maître, fut chargé par le 
gouvernement d'organiser les nouveaux ateliers de construction d'Indret. 

L'usine était alors divisée en deux directions séparées. A côté des 
ateliers mécaniques, un vaste chantier était ouvert pour la construc- 
tion des navires, sous la direction de l'ingénieur de la marine Legrix. — 
Les paquebots le Pélican, le Vautour, le Crocodile, le Styx, furent succes- 
sivement lancés et reçurent bientôt des appareils à vapeur créés dans 
les ateliers voisins. 

Sous la direction de Gengembre, on vit Indret s'élever, s'accroître et 
bientôt se placer dans les proportions de la vaste usine existant aujour- 
d'hui. Dix ans suffirent pour faire subir à l'établissement une méta- 
morphose complète. 

Depuis la fin de 1837, époque à laquelle mourut Gengembre, l'établis- 
sement, remis aux mains des ingénieurs de la marine, prit de nouveaux 
accroissements (2). Les anciens ateliers s'agrandirent et s'enrichirent 
d'une nombreuse collection d'outils achetés à grands frais en France 
et en Angleterre. Nous n'avons pas à parler de ce que fut et de ce qu'est 
à présent Indret au point de vue de la construction des grands moteurs 
à vapeur. 

Cet établissement modèle , pourvu d'un outillage considérable , 
d'un personnel éprouvé et sous la direction des ingénieurs de la 
marine, s'est placé à la tête des meilleurs ateliers similaires en 
France et à l'étranger. Nul ne fait mieux ni avec plus de science et d'ex- 
périence, au dire même des constructeurs anglais, aussi compétents que 
difficiles en pareille matière. 

Nous nous bornerons à dire uniquement quelques mots de la fon- 
derie, une des mieux organisées que nous possédions en France. 



(1) La plaque dont nous parlons existait encore, de même que des cbÀssis et 
des modèles de canons, lorsque nous fûmes, à nos débuts dans l'industrie, chargé 
à Indret, en 1837, de la direction des travaux d'une partie de la fonderie» 

(2) On a TU se succéder à Indret des directeurs habiles et entre autres MM. les 
ingénieurs Sabatbier, Mengin, Jay, etc., auxquels il convient de reporter ici la part 
qui leur est due dans le développement d'Indret. 

5 



— 70 — 

hf^ fonderie d'Iûdret présente actuellement comme matériel princi- 
pal : 2 grands ventilateurs de 2 mètres de diamètre, 10 grandes gruet 
métalliques dont plusieurs à vapeur pouvant enlever des fardeaux at- 
teignant 30 à 40 tonnes^ 10 gros fours à réverbère et 8 à 10 fours à 
manche, ou cubilots» de la plus grande dimension. On peut couler aiséi- 
ment,aveo ce matériel, des pièces d'un poids énorme. — On est loin 
aujourd'hui du temps où, vers 1777, Wilkinson vint installer à Indret 
le premier four à manche qui porta son nom, construire un des fours à 
réverbère dont nous avons donné le type et organiser le moulage en sable^ 

Il y a loin aussi du temps où l'auteur de cette note, attaché & la fon** 
derie, considérait alors cet atelier comme le type le plus complet 
de son industrie et se félicitait d'avoir pu y faire ses premières armeâ. 

A ce moment, le matériel de la fonderie d'Indret, dont nous avons 
parlé en divers points de notre livre, était, avec celui de la fonderie du 
Creuset, l'expression de tout ce que l'on pouvait trouver de plus impor* 
tant. En effet il y avait déjà dans les ateliers que nous citons : 5 grandes 
grues en fonte du type figures 3 et 4, planche 28 ; 6 fours à réverbère 
du type figures 15 et 16, planche 14, et 3 fours à manche alimentés par 
une soufflerie que faisait mouvoir une machine de 4 chevaux. 

Cependant on ne coulait pas les pièces prodigieuses qu'on y fond an* 
jourd'hui. Telles la plaque de fondation venue d'une seule pièce, avec 
la pompe à air et le condenseur du poids de 36 tonnes pour le navire le 
Napoléon; — des hélices en bronze du poids de 15 à 20 tonnes; — des 
étambots de 25 à 30 tonnes, et tant d'autres énormes masses passées 
dans les habitudes d'Indret, qu'on coule comme s'il s'agissait de pièces 
ordinaires et qui viennent avec une netteté et une perfection qu'on ne 
trouve pas ailleurs, ni au Creuset, ni à Nantes, ni au Havre, ni à Mar- 
seille, où sont pourtant des fonderies spéciales d'une grande puissancet 
Parlerons-nous de la chabotte de marteau-pilon coulée d'une seule 
venue en 1855 et pesant 78 tonnes ? — 82 tonnes avaient été mises en fusion 
dans 6 fours à réverbère et 8 cubilots. — 4 grands fours à réverbère 
et 1 cubilot coulaient directement, alors qu'en 25 minutes toutes les 
poches arrivant des autres fourneaux, par chemin de fer ou de grue en 
grue, avaient apporté leur contingent et l'avaient versé dans le moulei 

Aujourd'hui le matériel dont nous venons de parler s'est renforcé 
encore de deux énormes cubilots d'uû diamètre intérieur de l'',50, placés 
à portée d'un bassin pouvant contenir jusqu'à 40 tonnes de fonte. Ce 
bassin est établi sur le bord d'une fosse de 30 mètres carrés de surface 
et de 5 mettes de profondeur, où sont renmoulés les moules de cylindres 
et de condenseurs qui âont Coulés au chenal. 

Et ces moules, exécutés pour la plupart sans modèles et garantis par 
des châssis solides, ne sont pas enterrés, bien que recevant des poids 
considérables de fonte. 



— 71 — 

Le mdulage est plus soigné à Indreti s'il est possiblei qu'aux fb&de- 
ries des autres ports : Toulon» Roeheforti Cherbourg^ etc^oû cependant 
l'on (kit bien» 

Toutes les parties des moules sont lissées et séohées et il est rare que 
les pièces Tiennent avec de sérieux défauts. 

Pour les pièces en ouivrei on donne la couche avec de la orale de 
Briançon délayée dans l'eau ou dans l'urinci au lieu de la cendrée dont 
on se servait anciennement. — On a aussi employé l'ardoise pulf érlséci 
que j'ai recommandée il y a des années^ Par ces procédés^ les grosses 
pièces de cuivre viennent très nettes, sans dartres ni parties abreuvées* 

Aujourd'hui^ avec les nouvelles machines du système OompoUnd et 
autresi Indret produit de moins grosses pièces. Les ouvriersi moulant 
souvent les mêmes pièces» sont mieux préparés et gagnent en tlteSsa 
aussi bien qu'en temps dépensé sur les travaux du moulage (1). 

C'est à force d'outillage spécial, avec l'aide de modèles ou de f!rag« 
ments de modèles parfaitement exécutés et d'une solidité à toute épreuvCi 
que l'on est parvenu à obtenir à Indret les résultats que nous citons» Les 
châssis sont rabotés» dressés et ajustés en tous points et tout le maté«* 
riel de moulage et de coulée est soigné avec la même perfection. 

Les mouleurs ne sont peut-être pas plus adroits qu'ailleurs et que 
surtout dans les établissements comme le Greusot et les ateliers des 
Messageries àMarseille où Ton emploie encore des ouvriers anglais payés 
fort cher et du reste travaillant habilement i mais ils sont bien stylés^ 
dirigés par des maîtres élevés dans les arsenaux de la marine, et avec du 
temps, de la dépense et de la patience, ils arrivent à des résultats remaf» 
quables* Dans ces conditions et les ouvriers étant peu payés» la fon- 
derie d'Indret^ chose rare en matière d'exploitation par l'Etat^ travaille 
assee économiquement et se tient» pour les travaux spéciaux qui lui 
incombent» dans des limites qui ne sont pas inférieures à celles que doi" 
vent se poser les grands établissements de l'industrie privée. 

Fonderies des écoles (Paris et métiers» — NouS avons déjà beaucoup pUrié 
ici et ailleurs de l'avenir des écoles d'arts et métiers et de ee 
qu'elles étaient dans le passé. De vieux souvenirs nous ont ramené à 
plusieurs reprises sur un sujet qui nous tente toujours : le perfeetion- 
nement de l'enseignement professionnel ()Q. 

(1) L'aulettf a rendu quelques settiœs dans soil temps, si eu eé sens, à la ftiti«* 
detie d'Ittdret. Il possède une lettte de ringôùieur Zeni» diftcisuf de Tusine apfès 
Qengembie» dans laquelle il est demandé au ministre un aranoement pour le jeutië 
Ouettier, qui a concouru à faire fiiire de notables progrès à la fonderie de ouiTie* 

(2) Voir nos livres : Histoire des Éooies d^atts et méiisNf ^ Étwks sttr t'ensrt^ 
gnsmtU professionnel, etc. 



— 72 — 

Le dernier mot que nous voulons dire doit être d'une portée plus 
grande. — Ce n'est plus de la description que nous avons à faire, ni des 
appréciations nouvelles que nous avons à exprimer sur une situation 
ancienne, qui était encore, il y a un quart de siècle, à peu près pri- 
mitive. 

Notre but est de constater les efforts tentés récemment pour améliorer 
l'enseignement général et en particulier celui de la fonderie, demeuré 
si longtemps en arrière. C'est pourquoi, au risque de fatiguer nos 
lecteurs, nous reviendrons encore sur les ateliers de fonderie des 
écoles. 

La fonderie de l'école d'Angers, grâce aux efforts de Blesse, son chef 
actuel, dont nous avons déjà parlé, notamment au chapitre touchant les 
cubilots, a accompli quelques progrès qu'on peut regretter de ne pas 
retrouver au même degré dans les deux autres écoles. Cependant la 
fonderie de l'école d'Aix se préoccupe actuellement d'entrer dans le 
mouvement. Nous ne doutons pas qu'il en soit de même à Châlons. 

Angers possède aujourd'hui, en dehors de ses anciens cubilots perfec- 
tionnés, un four à réverbère pouvant fondre 6 à 700 kilogrammes de 
bronze à l'heure, et qui a servi, savons-nous, à couler la statue du duc 
de La Rochefoucauld-Liancourt, coulée à l'école. On y a installé le mou- 
lage sans modèle avec outillage à tailler et à lisser le sable ; on y pratique 
le moulage des engrenages à la machine ; on a amélioré la fabrication 
du sable qui se fait aujourd'hui mécaniquement et non plus à bras ; enfin 
les ateliers sont éclairés à la lumière électrique IL... C'est du véritable 
progrès. 

Si les élèves, en leurs trois années d'étude, avec le peu de temps re- 
latif consacré aux ateliers, ne^ deviennent pas des mouleurs et des fon- 
deurs habiles, on peut espérer tout au moins qu'ils n'arriveront plus 
assez novices dans les établissements industriels pour n'y apporter 
autre chose que les procédés antiques dont on les a bercés si longtemps 
et dont, pour avoir voulu les sortir, leur ancien chef a été maladroite- 
ment attaqué il y a trente-cinq ans. 

Les directeurs et les ingénieurs des écoles, plus jeunes, plus actifs et 
surtout plus initiés aux travaux de l'industrie que les bons vieux maî- 
tres du temps passé, ont aujourd'hui tout ce qu'il faut pour faire de 
leurs écoles de véritables officines scientifiques et pratiques. 

Il y a beaucoup à faire au point de vue de l'étude de la fonte, du fer 
et de l'acier. Aidés par la chimie, les élèves doivent aujourd'hui con- 
naître les matières qu'ils emploient, comprendre les mélanges de fonte 
et les alliages entre les divers métaux utilisés dans l'industrie, savoir 
composer les sables, étudier les résistances de la fonte, enfin être ini- 
tiés aux études nouvelles de la fusion et du moulage. 

Pour ne pas parler seulement de la fonderie, restée si longtemps 



— 73 — 

en arriére, les aatres ateliers des écoles » forges, ajustage et mo- 
dèles, qui forment en commun un faisceau d'industries solidaires, ne 
doiyent-ils pas, par la connaissance des appareils et des procédés nou- 
yeaux, être tenus au courant des progrès incessants de la mécanique et 
de la métallurgie? — Ce sera toujours de l'argent bien dépensé quand on 
pourra procurer aux élèves des appareils^ des modèles, des types et dés 
livres qui leur montreront, au jour le jour, où va et se tient l'industrie. 

Fonderie Dalifol, — Fonte malléable et fonte (Tacier. — Il y a trente ans, 
on ne trouvait à Paris que trois petits établissements fondés par Rama, 
Boys et un autre industriel dont le nom nous échappe. Les ouvriers 
faisaient un mystère de la fabrication de la fonte malléable, et Ton 
avait dû faire venir, à grands frais, des chefs ouvriers de Shefâeld. — 
C'est vers 1848 que ces maisons disparurent et se transformèrent pour 
faire place à des établissements plus sérieux et plus progressifs qui 
sont aujourd'hui entre les mains de MM. Dalifol, Genissel, à Paris, 
et Jesson dont la fonderie a été transférée, il y a quelques années, à 
Aubervilliers. 

Ces fonderies travaillent bien, ont de bons mouleurs qu'elles paient 
i raison de 7 à 8 francs par jour, et si leurs prix sont restés élevés 
justement en raison de la dépense de la main-d'œuvre et par suite de 
considérations que nous avons fait valoir (1), elles donnent des produits 
souvent supérieurs à ceux qu'on obtient en province où l'on trouve 
aujourd'hui une trentaine de fonderies qui s'occupent de la fonte mal- 
léable, parmi lesquelles de très importantes, entre autres à Nouzon, 
dans les Ardennes. Il y a, de plus, une tendance marquée, de la part^des 
fonderies de fer de deuxième et de troisième ordre, à s'approprier la 
fabrication de la fonte malléable et aussi celle de l'acier moulé, comme 
un moyen de développer leur chiffre d'affaires sans augmenter beau- 
coup les frais généraux. 

La maison Dalifol est certainement la plus importante entre les éta- 
blissements de ce genre qui existent à Paris. Tout en maintenant ses 
prix élevés, de même que ses confrères dont nous venons de citer lés 
noms, elle a cherché à soigner la fabrication et la qualité de ses pro- 
duits au double point de vue de la bonne exécution comme moulage 
et du choix des matières employées. Elle emploie de préférence les 
meilleures fontes anglaises au bois à la marque Lom et aussi des 
fontes maintenant fort recherchées de la Société des hauts-fourneaux 
de Saint-Louis-Marseille. 

Bien que la fonte malléable ne comporte pas encore de grands per- 
fectionnements d'ensemble, nous avons montré que les questions de 

(1) Voir deuxième volume, pages 81, 206, etc. : De la fonte maUéaUe, 



— 74 — 

détail qui la oonoeraent ont été beaucoup tpavailléds depuis quelques 
années et qu'elle est entrée dans une voie d'amélioration appelée à 
deyenir de plus en plus progressive. 

Les ateliers Dalifol sont disposés sur un terrain de 6,000 mètres 
oarrés où la fonderie seule emploie un emplacement de 1,800 mètres. 
Ils occupent 180 à dOO ouvriers. L'emploi de la fonte malléable limité à 
des pièces de ao à 40 kilogrammes, parement plus, bien qu'en Angle* 
terre et en Amérique on dépasse de beaucoup ces poids, reçoit dans 
l'usine Dalifol les transformations^les plus diverses. Non seulement 
on y fitbrique toutes pièces de sellerie, de carrosserie et bouderie, de ser» 
rurerie, d'armurerie, de coutellerie et de quincaillerie, mais on y coule 
des matrices, des cuillères et des creusets pour le travail et la fusion 
de l'or et de l'argent, des pièces de mécanique de toute sorte et même 
aussi des objets d'art. 

Cet établissement présentait à VExpoiition maritime et ftuvi^U, en 
1875, des statuettes et une cheminée que j'ai eu l'occasion de voir de 
près, en ma qualité de président du Jury. Oes pièces en fonte malléable, 
retoucbées, terminées et polies, m'ont montré qu'on pouvait obtenir 
avec la fonte malléable, non sans peine et non sans dépense toutefois, 
des produits d'une patine et d'un aspect artlatique que ne donne pas la 
fonte de for, plus poreuse et plus tendre. Pe telles applications peuvent 
s'étendre avec la fonte malléable, comme avec l'acier» dès qu'on aura 
trouvé les moyens de cpuler chaudes» limpides et pures oes matières 
qui n'ont pas encore, à cet égard, atteint les qualités de la fonte ordi» 
naire. 

La fabrication des aciers moulés a pris, dans la fonderie Dalifol, une 
grande extension. On y a coulé des pièces atteignant 3,000 kilo«> 
grammes, et la fobrication donne aujourd'hui, pour un grand nombre 
d'objets, des pièces meilleures, plus saines et d'un emploi plus assuré 
qu'il y a quelques années. 

On procède & la décarburation de la fonte dans des fours chauffés 
par des goMoginei Simem, contrairement 4 oa qui a lieu habituelf- 
lement. M. Dalifol prétend que cette manière d'opérer donne un 
recuit plus parfolt en même temps qu'une économie sensible sur les 
moyens ordinaires. La fosion se fait uniquement au creuset en vue de 
préserver la fonte du contact du combustible, & l'encontre de ce qui 
•e passe dans la fosion au cubilot. 

Recherchant pour la fonte malléable des fontes très pures, M. Dalifol 
croit qu'on doit éviter de leur introduire du soufre et d'autres impu- 
retés que peut apporter le coke, 

La fabrication de l'acier moulé a lieu également au creuset. Le fobrip 
cant dont nous parlons attribue à cette méthode une partie de l'amélio- 
ration des produits adtueUement obtenus. Les aurfooes en contact avec 



— 76 — 

le sable, dans les pièces coulAes en acier, se trempant et se durcissant 
toigours un peu et la matière, quelles que soient les qualités d'acier 
qu6 l'on emploie, extrardoux, doux, demi-doux, etc., demeurant encore 
assez souvent à grains irréguliers et hétérogènes, on est amené forcé* 
ment à recuire l'acier, en dehors du matriçage et du martelage. Les 
recuites ont lieu à feu nu dans les fours à gaz. 

La fonderie Dalifol traite les aciers en lingots de diverses usines 
firançaises et anglaises. Elle emploie notamment dans ses ventes et 
dans ses fabrications des aciers de Bheffield, à la marque Jotuiset Oolver. 

Los ateliers sont pourvus, en dehors du matériel de fusion et de 
moulage, d'un outillage spécial important de forge et de martelage^ 
pourvu da marteaux*pilons, moutons^ martinets, etc. 



diverses. — Les établissements que nous venons de rappeler 
dans une revue rapide résumant & nos yeux les principales fonderies 
firançaises qui se recommandent par des fabrications spéciales ou com* 
merciales et qui, soit par une situation exceptionnelle, soit comme étar 
blissements du gouvernement» peuvent présenter, plus ou moins, des 
procédés nouveaux» bons à connaître. 

Quand nous aurons cité les fonderies d'ornements et de statues, telles 
que les usines du VaM'Osne et de Sommevoire, qui dans leurs spécia- 
lités sont pourvues d'un outillage et d'un personnel organisés de longue 
date, quand nous aurons ajouté & cea deux maisons de premier ordre» 
dont lea magasin! & Paris font un commerce considérable de fontes» les 
usines de Tusey» de Montiers-sur-Saulx» de Sermaize, de Brousseval» 
etc.» quand nous aurons appelé l'attention de nos lecteurs sur les prin** 
cipales usines qui produisent la marchandise creuse^ les tuyaux de descente 
et les pièces diverses dites du commerce, telles que les fonderies de la 
Haute-Marne, de la Meuse, etc. ; 

Enfin, quand nous aurons mis à part les fonderies mécaniques de 
Paris, Lyon, Marseille, Rouen, Nantes, etc., et celles non moins impor- 
tantes qui se rattachent à de grandes usines telles que le Greusot, les 
ateliers Cail, Fives-Lille, Claparède, Farcot, Voruz, et les chantiers de 
construction du Havre, de Marseille, etc. ; 

Puis, enfin, les usines à hauts-fourneaux dont nous avons déjà 
entretenu nos lecteurs à la fin de la première partie de cet ouvrage ; 

Nous aurons condensé assez d'éléments pour que tous construc- 
teurs, ingénieurs et directeurs de fonderies, se renseignant à ces di- 
verses sources, puissent en temps utile chercher eux-mêmes là où est 
le progrès, là où est la perfection. 

Et nous nous bornerons en l'état actuel, pour compléter le présent 
chapitre» à donner la nomenclature, en 1881, des fonderies de fer et des 
fonderies de cuivre existant en France. 



— 76 — 

On verra que, sauf erreur ou omission, il y a pour le moment en 
France : 

Environ 850 fonderies de fer et 600 fonderies de cuivre ne faisant 
rien que de la fonderie et auxquelles viennent s'ajouter les 
fonderies faisant partie des ateliers de construction ou accointes à des 
industries diverses, ce qui peut certainement augmenter de 25 à 30 
p. 0/0 les chiffres ci-dessus. 

Parmi les fonderies de cuivre, il faut compter les grandes maisons 
de Paris et des départements, entre lesquelles l'ancienne fon- 
derie V* Thiébaut, les maisons Broquin, Lehmann, Leverbe et autres 
qui ont une importance considérable, de même que les établissements 
Wargny et autres, de Lille, de Lyon, de Mâcon, de Marseille et de Bor- 
deaux. 

Nous ne parlons pas des fonderies d'acier et de fonte malléable qui, 
déjà, sont en plein développement dans des usines puissantes prenant 
chaque jour de l'importance ; telles les fonderies Dalifol,à Paris, Hardy 
Capitaine , à Nouzon, les aciéries de Terrenoire , de Denain ,, et tant 
d'autres qui viennent augmenter le nombre des exploitations françaises 
où l'on traite les métaux sous toutes les formes que peuvent autoriser 
les procédés de fusion et de moulage aujourd'hui en usage. 

Il nous semblerait intéressant de faire connaître le nombre d'ouvriers 
qui peuvent être employés dans cet ensemble de fonderies et de donner 
des renseignements complets sur l'importance de la production des 
fontes moulées en France ; mais, malgré nos recherches, nous n'avons 
pu parvenir à réunir les documents nécessaires pour établir un chiffï^, 
même approximatif. 



— 77 — 



ÉTAT DES FONDERIES FRANÇAISES EN 1882 



FONBERIBS DE FER 



DiPAiTSunn 


1 

4 


pincopÀUi LociOJTit 
où elles se trouTent 


PBmaPALBS FÂBUCàTlOIlS 


Ain 


3 


Bourg, Saint-Laa- 
xenfc-les-M&con. 


Mécanique, objets divers. 


Aisne* 


25 


Chaunj , Festieux , 
Guise, Hirson, Laon, 
Saint-Quentin , Sou- 
gland, Soiflsons» TeN> 
gnier, etc. 


Travaux de pièces méca- 
niques pour sucreries, filatures 
et industries diverses, fontes 
d'agriculture, &bricatîons spé- 
ciales, entre autres la poèlerie, 
les fourneaux de cuisine, les 
calorifères, etc. 


Allier 


4 


Cusset, MonUuçon, 
Moulins. 


Emplois divers. 


Alpefl-Maritimes • 


1 


Nice. 


Applications diverses. 


« 
Azdèche 

• 


4 


Annonaj^ Aubenas, 
Bunej. 


Pièces diverses pour l'en- 
tretien des papeteries, fila- 
tures, etc. 


Aidennes 

• 


54 


Aubriyes, AuTillers, 
Balan^ Charleyille, De- 
yille, Fnmaj, Qiyonne, 
Haraucourt, Le Bourgs 
Fidèle, Neuville, Nou- 
zon, Mairupt, Méziôres, 
les Mazuies, Monther- 
mé, Revin, Yandresse, 
Vrigne-anx-Bois» Vi- 
yier-au-Courty etc. 


Quincaillerie , fontes de 
commerce, fontes d'agricul- 
ture, fontes fines pour les 
macbines à coudre, la poèlerie 
et la serrurerie, objets divers 
pour la construction. 


Aube 


6 


Troyes, Bar-sur- 
Aube, etc. 


Pièces mécaniques pour 
métiers et autres ' besoins 
locaux. 


Ande*. • • . . . 


11 


Carcassonne, limouz, 
Narboime. 


Fontes diverses pour cons- 
truction et entretien des usines. 



— 78 — 



DirAsmoRTs 



2 .2 






où ellei te ^iiyen| 



ÀTtyron. • • 



Basses- Alpeg.. . 
Bansat-^pféaées. 



Bouches-du-Rhône 



B 



25 



Aubin, Decaseville, 
ViUefranob^j SodMt 

Difne. 

Pau^Bajonne» Ortibei 
Marseille, Aix. 



OUvados , • , • 



Gantai 



Charente .... 



Cnmm^MntMmm 



Obe? • .•»•,• 



I 



Oonèse. • . • , 

Côte-d'Or. . . . 



Côtes-du-Nord«. 



DewvSèfiea. . . 



I>07ciQgn«, , , , 



11 



8 



ê 



11 



B 



HonfleoTy Condé, 
lisiepix. 

AariUac. 

Angouléme, Cognae, 
Sainl'-Claad. 



La BoeheUe, Roehé- 
fùtif Baintes. 



Yienon « Boplères » 
Doa*le-Boi| Bourge^i 

MQlêstle|w|ferliQeB, 

01)^tilloQ| Hostbufdi 
Dijo^i ete. 

Salnt-Brieuo. 



Ni^rt. 



Pôri^tns. 



PKI1fCI?ALB8 FABBICiTIOlfS 



Fontes pour les forges locales 
et autws besoins industriels. 

Objdts divers. 

Applications diverses. 

Fontef pour les construc- 
tloQS maritimes, les besoins 
des usines et toutes applioa- 
tioiis diverses. 

Feiites Qiécaniques pour les 
besoips loisaux. 

Objets divers. 

Foptes mécaniques pour 
çonslructipn et entretien des 
usinas. 

Foptes mécaniques peur 
construction et entretien des 
usinas. 

Poterie, poéleriSt Ibates 
d'agfficultfire, de construction 
et de méo^ique. 

Objets divers. 

Olgets divers. 



Fontes de mécanique, de 
construction et d'agriculture. 

O^ets divers pour besoins 
locafx. 

Obj9tfi divers pour besoioq 

IO0«9X. 



— 79 — 



BÉVARTlMnTC 


4 
il 

9 


piivciPiui Loeuiffàt 
où ellei u trouvent 


MIROPALIS FAilMàflMI 


Doubs 


10 


Besançon, Pontarli^r, 
Montbéliard , Longe* 
ville^ Seloncourt. 


Objets diTors ponv besoins 
locaux. 


Drôme 


6 


Valence, Montéhmart 


Objets divers pour besoins 
locaux^ papeteries, aoieyies. 


Eure •••«•« 


e 


Svreuz , Louviers , 
Yemeuil, Conches, etc. 


Projectiles pour l'artillerie, 
fontes mécaniques et fontes 
diverses. 


Eure-et-Loir. . . 


9 


OhiirtreSt Drenx, Sa* 
nonobes, Vemonillet. 


Objets divers^ turbines, 
roueil bjdrauliques, etc. 


nnÎBtère 


9 


Brest, [Landernefta, 
Morlaix, Qnimper, fetc. 


Fofites pour la marine, 
^agricult^re et les divers 
bofloini iQcau^i 


Gard 


10 


Ntmes, AlaiSf Bes* 
sèges, etc. 


B0soins locaux, mécanique, 
forges. 


Gers 


3 


Safnatan, Auch. 


Besoins locaux. 


Œronde* • • • . 


27 


Bordeaux, Belieti St- 
BmiliQi), liboume* 


Foptes pour la marine et 
las b^soinp de la localité. 


Haute-Garonne • • 


IB 


Toulouse. 


Oonstnictions, macbines et 
toutes fontes diverses. 


Hante-Lelre, • • 


1 


UPay. 


Besoins locaux. 


Hante-Marne.. . 


11 


Bourbonne j Cha- 
mouillel, {lossy» Olmv» 
mont f Saint - Dizier^ 
SomineYoire, etc. 


Ornements et statues, fontes 
de cpnmeroe, boHes de voues 
et foptes d'agriculture^ toutes 
font^ diverses. 


Hante-Saône, . , 


18 


Bonehamp. I^m» 
Lnx^uil, Yesonlt Vam 
gnj, Loulans, Larians, 
Blanpher - les - Mia^Hi 
YiUers-le-Temple, etc. 


fontes pour marebandises 
eyeufes, pour la quincaillerie. 

• 



— 80 — 



aétkKUMtÊm 



2S 



^ 



MINCffAUS LOCUllis 

OÙ ellof M trouyent 



Haate*SaToie . . 



Hante-Vienne . . 



Hantee-Pyiénéee . 



Héranlt 



nie-et-Vilaine • . 



Indre-et-Loire f . 



Isère* .».»•• 



Jura.. » . . . • 



Landes 



Loir-et-Cher. • • 



Loire « , 



Loireti 



8 



2 



PUNCIPÀUS PABUCàTIOm 



Annecy, Quintal» 
Thonon. 

Lîmogesi Bellao, etc. 
Tarbes. 



19 Bédarienx, Cette, Pé- 
zenas, Montpellier, Lo- 
dève, etc. 

Fongàres, Bennes, 
Saint-Malo. 

^ Tonra , Langeais , 
Bléré, Amboise, Châ- 
teau-Benaud. 



13 



16 



8 



32 



2 



Grenoble , Vienne, 
Voiron. 

Dôle, Morez,Polignj, 
Morbier, Lons-le-&tul- 
nier, etc. 

Dax, Mont-de*Mar- 
san, Baglose, etc. 



Blois, Vendôme, etc. 



Saint-Etienne, Biye- 
de-Œer, Boanne,Saint« 
Chamond, etc. 

Orléans. 



Besoins locaux. 



Besoins locaux. 



1 



Fontes pour installationi de 
turbines, roues hydrauliques 
et toutes fbntes diverses. 

Besoins locaux. 



Besoins locaux. 



Besoins locaux. 



Besoins locaux. 



Fontes pour Tagriculture, 
les besoins des usines et du 
commerce. 

Poterie, vaisselle, projec- 
tiles pour Tartillerie, fontes 
de commerce et autres. 

Fontes pour Tagriculture et 
besoins locaux. 

Fontes mécaniques et fontes 
de construction, etc. 



Fontes diyerses pour la 
localité. 



— 81 — 



BipAamcniTi 



TT 

9 



91 

T3 



PRmaPALIi LOOULITis 

où ellet se trouyent 



Loire-Inférieure . 



ramaPALBs fabrications 



14 



Lot-et-€hkronne . • 



Lozère, 



Nantes. 



Maine-et-Loire. . 



Manche • • • • . 



Marne 



Majenne. 



12 



Agen. 



Mende 



12 



Mearthe^t-Moselle 



6 



Meuse. . 



• • • • 



Morbihan. • • • 



10 



Nièvre 



3 



Angers, Saumnr. 



Cherbourg , Bion , 
Cbanville. 

Chàlons, Vitrj^ Ste- 
Menehould, Reims. 

Laval, Majrenne, 'etc. 



Nancj^ Lunéville, 
Saint-Nicolas, Pont-à- 
MousBon. 

Bar^le-Duc, Vaucou- 
leurs, Montiers, Dame- 
marie,Osne-le-yal, etc. 

Lorient, Vannes. 



8 I Fourchambault, Ne- 
vers, la Charité» etc. 



Nord. 



88 



Anzin, Denain, Lille, 
Roubaiz, le Cateau, 
Cambrai, Yalenciennes, 
Raismes , Haumont , 
Maubeuge, etc. 



Fontes de toute espèce 
pour les machines^ les cons- 
tructions, etc. 

Fontes pour les besoins 
locaux. 

Fontes pour les besoins 
locaux. 

Fontes pour les besoins 
locaux, carrières, filatures. 

Fontes pour la marine et 
objets divers. 

Fontes pour usines, filatures 
et fontes diverses. 

Fontes pour usines, filatures 
et| fontes diverses. 

Tuyaux, fontes diverses 
pour construction, etc. 



Ornements^ statues, fontes 
d'art et de commerce, poterie, 
poélerie, etc. 

Besoins locaux. 

Tujraux, projectiles, fontes 
pour l'artillerie et tous besoins 
de l'agriculture et de l'in- 
dustrie. 

Toutes fontes pour con- 
structions et installations 
d'usines. 



DArAMonniiTs 



OiMi. • • • • * 



Orne. 



Pftg-de-CalaiB. . • 



VtïyûA^DÙttïB ê é 



Rhdne • 



Sa^ne-et-LoiM» « 



0itflhd 



• • • • « 



âatoie. 



Seine. 



Seittë^ttvMiirllë. . 



Seine-Inférieure . 



Seine-et-Oise 



« 

g-g 

« 
!0 



8 



14 



IS 



19 



8 



74 



25 



FBIHaPAUS UMAUtâl 

OÙ ellea te tromTeni 



Compiègne » Creil ^ 
Bwutais, etc. 

Alençon, Laigle, Tin- 
ohebraj» etc. 

An^s , Saint-Omer» 
Boulogne» Lens, B^ 
thttae, Marquise, etc. 

Clermont**FëffaBd| 
Issoire, Thiers, Sauxi- 
langet, etc. 

Ljon , Villefranobei 
GiTorfty etc. 

Âutun » k Ofeuttol i 
Ch&lon - sur - Saône , 
M ftconi Moneefttt « les • 
Minedy Tournas, etc. 

Le Maûkf Eootnmoj» 



Alberville» Espiëtre» 
Ohatnbéry* 

Paris. 






d 



MeauxiOoulommitirsi 

Bolbec, Blangjr, Fé- 
camp, Rouen, le Havre. 



Odrbéil I PoliioUe i 
Etampe«> TefsailleSi 
le Peoq. 



VlUfOlPALIS tABlMfttKnifl 



Fontti pour agrieulkit» et 
besoins locaux • 

Fontes pour agriculture et 
besoins lotaux. 

Tujrauxi fontes pour les 
i^minli dé fer et les iniiwtt 
publies, etc. 

FoûtM dlTeraeH potif besoifis 
locaux. 



'Toutes fontes de mécanique 
et de construction. 

I^ôntes pour les mines et 
autres exploitations ou in- 
dustriei locales. 



Tuyatlx, eottSëifiëlB àé cb6- 
mlûS de ht, usines à gaz, 
tratftux de mécanique divers. 

fiesoias locaux. 



Toutes fontes quelconques 
pour la constructioni les mai* 
chines et le commerce. 

Besoins locaux. 

Constructions maritimes , 
pièces de machines et tontes 
fbntes diterses. 

Besoins locaux. 



Tbiu, 



• I 



IWra^MltfOanei 



Vftr* • ■ • . 



Vaucinse . . 



Yiêatkê . . • 



Vosges • • • 



Y0OXM4 ê • • 

Algérie • • • 
Algérie . • . 



Àin. • • • • 



ÂisDe. 



Allier. . . . 
AfdédhOâ « « 

ArtaUiei • • 

Aube .té. 



8 



d 



2 



la 



^■■■■■■■■iaHiHi 
où ellM M trottTsiit 



PàiMiirALU »aiMàfiaii 



Gaâttfi» Albii M»*| Besoins locaux, 
zamei. 



Motitambafl» MdissMi 
Tolon. 

Af ignon , Orange , 
SargUes-sui^rOuYèze» 

Ohàtellerault^Poitiers 



Eplnal» Saint -Diéi 
Bemifemont , Raon - 
rStape» eioj 

Auiertti Tofibsfrei 

Alger. 



4 i Oran. 



Beiobs locaux. 

Marine et besoins locaux* 

Objets divers pour l'entre- 
tien des manufactures. 

Agriculture , coutellerie» 
armes^ etc« 

Pkipeteri6Sy filatures» blan- 
chisseries» scieries» etc. 



Mééafiiqtte tl objéti diteM» 
Mécanique et objets divers. 
Mécanique et objets divers. 






FONDERIES DE CUIVRE 



S 



14 



e 



15 



Ojonnax. 



Saint-Quentin» Sôts- 
sons» Guise » Laon » 
Chauuj. 

Moulins» Cusset. 

^ Toutnou» Anncnftyi 



Charievillei Vrigny* 
aux-Bois» B«tiieU etc« 

Troyes* 



Articles de quincaillerie^ 
robinetterie. 

Articles pour filatures» su- 
creries et industries diversesê 



Articles divers» clocbes. 

UécaUiqUe pour papeteries 
et usines. 

Quincaillerie et objets diVSMi 



Tissage et entretien pour in* 
dustries diverses. 



I 



— 84 — 



DiPABTBHIIITS 


s "^ 

a a 

g-s 

■g 


• 

PEINCIPAUtS LOCAUTis 

OÙ elles se tronvent 


PUirOPÂLÉS FÂBlKJLTIOirS 


Aude ••.... 


11 


CarcasBonne, Cha- 


Objets divers. 






labre, Lnsignan, 




Ayeyron 


8 


YiUefiranche, Bodez* 


Mécanique, objets divers. 




• 




cloches. 


Basses-Pyrénées. 


2 


Aramitz. 


Cuivre forgé et fondu pour 








le commerce. 


Bouchea-da-Bhône 


10 


Marseille, Aix. 


Pièces de machines et tous 
objets divers pour la marine. 


OalTados 


4 


Caen, Lisieux, Condé, 


Filatures, agriculture et 






Honfleur. 


induslries diverses. 


Charente 


•7 


Angouléme, etc. 


Papeteries et machines* 


Charente-Inférieure 


8 


Saintes, la Bochelle, 


Robinetterie, pressoirs, mé- 






Bochefort. 


canique. 


Cher 


3 


Bourges. 


Agriculture et objets divers. 


Corrèze. • . • • 


1 


Turenne» 


Divers. 


Côte-d'Or, . . . 


3 


Beaune, Dijon. 


Robinetterie et articles 








divers. 


Côtes-du-Nord. • 


1 


Quintîn. 


Divers. 


Deuz-SèTres. • • 


2 


Niort. 


Divers. 


Dordogne. . • . 


2 


Périgueux. 


Divers. 


Doubs 


8 


Besançon, Pontarlier, 


Horlogerie et mécanique. 






Seloncourt, Morteau. 


objets divers. 


Drôme.. • • • • 


5 


Valence , Romans , 
Saint-Uze, livron. 


Agriculture et objets divers. 


£ure 


12 


Erreux, Navarre, 
Rugles^ Yemeuil. 


Quincaillerie, horlogerie. 



— 85 — 



DiPÀlTKlUNTS 


de fonderie! 1 


PRINCIPALES LOCALITÉS 

OÙ elles se trouvent 


PUNaPAlBS PABBICATIONf 


Eare-et-Loir. , . 


1 


Chartes. 


Turbines et pièces diverses. 


Finistère.. • • . 


3 


Morlaix, Qaimper, 
Brest. 


Fontes diverses pour l'agri- 
culture, etc. 


Gard 


5 


Nîmes. 


Objets divers. 


Gers.. ..... 


1 


Condom. 


Objets divers. 


Gironde 


3 


Bordeaux. 


Marine, mécanique, etc. 


Haut-Rhin. . • . 


2 


Belfopt. 


Objets divers. 


Haute-Garonne. . 


5 


Toulouse. 


Mécanique et divers articles 
s'y rattachant. 


Haute-Marne. . • 


3 


Joinyille, Saînt-Dî- 
zier, BreuTannes. 


Mécanique et divers. 


Haute-Saône. • • 


7 


Luxeuil, Plancher- 
les-Mines. 


Quincaillerie et objets divers. 


Haute-Sayoie.. . 


5 


Annecy^Saint-Jeo ire, 
La Roche-sur-Furon. 


Objets divers, horlogerie* 


Haute-Vienne . . 


4 


limoges^St-Léonard^ 


Agriculture et machines. 


Hautes-AlpeB.. . 


1 


Saint -Chaffrey. 


Divers. 


Hautes-Pjrrénées . 


2 


Tarhes. 


Applications mécaniques 
diverses, cloches. 


Hérault 


5 


Montpellier, Pézenas^ 


Robinetterie, tubes, cui- 






Béziers. 


vrerie, mécanique. 


nie-et-Vilaine . . 


3 


Saint-Malo. 


Agriculture, divers emplois. 


Indre-et-Loire . . 


6 


Tours. 


Agriculture, divers emplois. 


Isère 


12 


Grenoble, Rives-sur- 
Fures, Vienne. 


Agriculture, mécanique et 
usages divers» 



6 



— 86 — 



'hÈPàkTMMMMtn 



Junt. •••«». 



Landes 



jLoir6* »••••< 



Loiie-Inférieure . 



Loifâfc. ....«» 



Lot-et-Garonne* . 



Maine-eULoire. . 



Manche* • . . . • 



as V 

11 



11 



PBiNaPAUl LOGàUtâfl 
OÙ elltff g« troUTeAi 



piuftapAUBs nsfticATtomi 



Morez. 



IS 



11 



S 



Marne. 



19 



Dai. 



Saint-Etienne. 



Nantes^Saint-Nazaire 



Orléans» 



Majrenne. 



Meorthe-et-Moselle 



Meuse, 



Mièvre. 



Nord 



58 



Agen. 
Angers. 



Granville, Sourdetal, 
Villedieu. 

Chàlons^Beims.Vitrjr 



Emée. 

Nancjy Pont-à-Mou8« 
son. 

Lîgny, Rarécoiirt , 
Saint-Mihiel^ I)ttn-8ar- 
Meusê. 

Neters- 

tille etenvirons^ott- 
baix» Douai 9 Denain, 
etc. 



Articles spéciaux, mesures, 
quinoaillerie et objets dits 
du Jura. 

Emplois divers, robinetterie^ 
agriculture, etc. 

Mécanique et articles ditsrs 
dits de Saint-Etienne. 

Mécanique et agriculture, 
objets divers. 

Mécanique et agriculture^ 

Divers. 

Mécanique, objets divers, 
cloches, etc. 

Objets divers , chaudron- 
nerici etc. 

Mécanique, agriculture^ fila- 
ture, etc . 

Divers. 

Divers. 



Diters, instruments de ma- 
thématiques et de physique, 
agriculture. 

Divers. 

Applications à la mécani- 
que, au tissage, à la filature, 
tobinetterie et tous articles 
divers. 



— 87 — 



flipiàtnttiifs 



OiBê 



m 9 



PRlNaPÀLÈS LOCUlTiS 
OÙ elles se troaTent 



Bolente^Giyoni^Beatt- 



vaiB. 



Orne. 



• • 






Pas-de-Calais- • . 

Pyrénées-Orientales 
Rhône 

Saôae-et-Loire. . 



2 

12 

8 

2 

37 



PaiACI»ÀLB8 PÀBAICÀTIONS 



6 



Sarthe, 



Savoie. . • . . • 



fàeûie •••••• 



Seine-et-Marne. . 



Seine-et-Oise. • . 



Seine-Inférieure. 



Alençon, Tubeuf. 

Artas , Boulogne ^ 
Baint(-Omdf^ Calais^ eie. 

Clennonty Riom. 

Pe^ignan. 

Ljûn. 



Autun, Cb&lon-sup- 
Saône, Mâcon. 

Le Mans. 



DiYefs. 



Divers. 



110 



Chambéry. 



Paris. 



lAgnj, Meaux. 

Cotbeil, Pontoise» 
Viroflay. 

18 Le Havre, Honfleur, 
Eoueti^ etc. 



Somme. 



xarn. ••••■• 
Tam-ei-Garonne. . 



16 



Amiens^ Escarbotîn, 
Ham, Woincourty 



Albi. 



Mécanique^ agriculture et| 
objets divers* 

Divers. 

Divers. 

Robinetierie, mécanique et 
articles divers. 

Robinetterie et objets diversr 



Mécanique^ objets divers, 
cloches. 

Divers. 

Ameublement, bronzes^ mé- 
canique,cloches et tous articles 
divers. 

Sucreries, divers. 

Articles divers. 



Mécanique^ filature et tis- 
sage, articles divers. 

Mécanique, filature et tis- 
sage, serrurerie, quincaillerie 
et articles divers. 

Divers. 



— 88 — 



DiPARTEHDITS 



Var. 



YaacluBe.» . . 



Vosges 



Algérie 



« 

a a 
•a 



pBmapÀUs LOCAUTis 
où elles se tzouTent 



Yonne. • . . . . 



10 



6 



Toulon^ Dragaîgnan. 



Avignon , Yédènes- 
par-Sorgues. 

Spinal y Mirecourt, 
Neufchàtean, Urville, 
Saint-Dié* 



Auxerre* 

Mustapha , Alger , 
Oran. 



PAUfaPAUS rABBICàUGHB 



Articles pour la marine, 
l'agriculture et divers emplois* 

Agriculture et divers* 



Scieries» blanchisseries, 
cloches, instruments de mu- 
sique, quincaillerie et objets 
divers. 

Objets divers. 

Divers. 



PROGRÈS ET PERFECTIONNEMENTS RÉGENTS 



DANS 



LA FONDERIE. 



Depuis une vingtaine d'années, le mouvement progressif de la fonde- 
rie s'est considérablement développé, si Ton considère la situation assez 
stationnaire de cette industrie pendant longtemps, au point de vue de la 
fabrication des moulages. Les brevets se sont succédé, plus ou 
moins sérieux, plus ou moins appuyés par des résultats pratiques ; 
mais on ne saurait nier qu'il y a eu un véritable élan, de la part des 
fondeurs, dans la recherche des améliorations apportées aux travaux 
quelque peu arriérés jusque-là du moulage et de la coulée des métaux. 

Le travail qui figure ici est destiné à s'ajouter à celui par lequel 
nous avons terminé le deuxième volume de cet ouvrage, pages 198 à 
228. Il complète les documents déjà fournis et vient résumer en une 
revue plus spécialement consacrée à la fabrication les progrès accom- 
plis dans les opérations du moulage et les divers procédés qui s'y rat- 
tachent en dehors de la production proprement dite du métal. 

Coulée en moules mélalliques. — Gomme en tout temps, parce que c'est 
l'idée qui vient à beaucoup de personnes, souvent étrangères à la fonde- 
rie, les inventeurs ont cherché des résultats économiques dans l'emploi 
de moules métalliques, devant donner un travail plus précis, plus 
régulier et moins incertain que le moulage en sable. 

Un brevet Boue de 1866 admet des moules en fonte à parties démon- 
tées pour faciliter le retrait. Avec des chapes en fonte, l'inventeur 
emploie des noyaux en terre ou en sable pour former ce qu'il appelle 
un système de moulage mixte. A la môme époque, un brevet Guetmier 
est pris pour une disposition particulière consistant à couler des enve- 
loppes extérieures en fonte blanche, sur lesquelles on fixe de la fonte 



^90 — 

grise coulée à une haute température, permettant de ramener à l'état 
pâteux la fonte blanche encore chaude et d'y adhérer par fusion, sinon 
par soudure; ce procédé devant permettre d'obtenir des cylindres 
de laminoirs durs à l'extérieur, demeurant gris et résistants au 
centre. 

En renversant l'opération, l'auteur prétend couler des pièces avec 
deux sortes de fontes différantes, dont la dureté est reportée & l'inté* 
rieur ou à l'extérieur, suivant les besoins. Ainsi il obtient des canons 
avec une âme en fonte dure et des colonnes dont l'extérieur en fonte 
grise peut être tourné et travaillé, alors que l'intérieur, en fonte blan- 
che, doit résister à l'écrasement. 

Par extension, divers métaux seraient susceptibles d'être réunis de 
même façon : tels le cuivre et le bronze soudés à la fonte, le zinc à 
l'étain, etc. 

Les procédés Guetmier s'écartent des nôtres en ce que les métaux, de- 
vant être appliqués, sont coulés, alors que celui qui doit recevoir la ma- 
tière en fusion est encore rouge et à peine âgé. Or il semble tout à fait im- 
possible, en pratique, de dégager une pièce, venant d'être coulée, de son 
noyau on de sa chape pour qu'elle soit en état de recevoir aussi rapi^ 
dément qu'il est utile la deuxième coulée qu'elle attend, En supposant 
que C6 soit possible, ce ne pourrait être que pour des pièces simples, 
et encore faudrait-'il se presser beaucoup pour démouler, débarrasser Qt 
remmoulep d'une façon opportune les pièces devant être soudées. 

L'invention n'a pas eu de suites à ce point de vue, que nous sachions. 
On se borne encore â faire chauffer au mieux et au plus haut degré les 
pièces devant recevoir & Textérieur ou 4 l'intérieur un autre métal. 
Ainsi faisait, il y a longtemps, un fondeur de Saint-Quentin, qui fabrii- 
quait des robinets dont la clef en fonte était recouverte de cuivre et dont 
le boisseau, également en fonte, recevait & l'intérieur une garniture de 
bronze. 

Comme dispositions particulières de coquille, nous relevons en 1871 
et 1874 des brevets Lobdel pour cylindres durcis à la table et conservant 
leurs tourillons en fonte grise. O'est une disposition dans le genre de 
celle de la planche S6, figure 10, et dont le mode de coulée est disposé 
pour remplir le moule en trois fois t d'abord le tourillon inférieur, puis 
le corps du cylindre, enfin la partie supérieure, comprenant la masses 
lotte. 

L'inventeur admet en outre Tapplication cTwie prêssùm au sommet du 
cylindre coulé pour resserrer la matière et éviter les piqûres. 

^11 4880^ on trouve un brevet Quensell, relatif à des perfectionne- 
ments touchant la coulée en coquille. Ce brevet s'appuie sur des mélan^ 
get entre fontes grises et fontes blanches, Il admet de préférence des 
fontes au charbon de bois et à Tair ft*ûid, avec une proportion de 5 à 



^01 ^ 

30 p. 0/0 d'aoier fonda. Pour plaques de blindage, le brevet indique un 
mélange de : 

Fonte grise .,,••.., 90 à 40 parties, 

— blanche » 35à40 — 

Acier fondu •#.• • 20à90 parties. 

Pour les projectiles, la combinaison reste dans les mêmes limites. 
Toutefois la proportion de fonte grise est augmentée et celle de l'acier 
diminuée. Pour les croisements de voie, le mélange admet unique- 
ment la fonte grise avec 15 à 30 p. 0/0 d'acier. 

Enfin, pour les roues de wagons devant recevoir la trempe à une 
épaisseur plus grande que celle des croisements, il taxii s^outer 5 p. 0/0, 
ou plus, de fonte blanche au mélange ci-dessus. 

Les pièces doivent être décochées toutes rouges et déposées dan? un 
four où, de la température rouge sombre, on les laisse refroidir lente- 
ment pour éviter les tensions, les ruptures et les gerçures par suite du 
retrait. 

Fabrication de$ tuyaux coulés debout (é86i), -r-Iai commence la défilé des 
brevets pris sucoessiyement en vue de la fabrication d^P tuyaux do 
conduit^ pour Teau at le gajs. Nous avons dit comment 1^9 premiers pro^^ 
cédés appliqués à cette fabrication ont été apportés d'Angleterre', puis 
perfectionnés par nous, dès 1840, à Marquise, Le&i propriétaires 
de ces usines n'ayant pas jugé à propos de prendre des brevets quel» 
conques, la fabrication des tuys^uz tut créée et développée saQs bruit et 
sans qu'elle eût lieu de se répandre, de 1840 ft 166!$, sauf & l'usine de 
Torteron, dépendant de la Société de Fourahambaulti 

Eu 1862, cette Société prit des bravets pour l'eiisemble de disposi- 
tions dont nous ayons déj4 parlé. 

Elle fut bientôt suivie dans cette voie par diverses usines qui, s'inspi-i 
rant des procédés de Marquise, youlurent monter la fabrication des 
tuyaux en évitant les brevets de Pourchambault. On vit successive^ 
ment alors apparaître des brevets appori^ant des dispositions plus ou 
moins controuvées et n'ayant d'autre but que 4o se garer des revendit 
cations pouyant survenir. 

AiQSi vit-on, m peu d'aunéas» surgir les breyets qui suivent ; 

4863. Fonderies de CHorme, -^ Dispositions partiQuliàres des ohftssis 
pour recevoir de la terre réfractaire au lieu 4a sable, et permettant 
d'utiliser plusieurs fois UU mên^e moule. 

4865, Srevet JOucomel. — GbÂssis assemblés h charnières, munis de 
tourillons et disposés pour s'ouvrir et se refermer sans goujons ni 
çuidcst 668 châssis devant prendra» par un mouvement de bascula 



— 92 — 

toutes les positions voulues pour la fabrication, la coulée et le 
démoulage. 

J865. Brevet de La Rocheite, à Givors . — Cage portative circulaire, 
portant les moules de tuyaux, avec système de cMssis mobiles se pré- 
sentant devant les ouvriers, sans qu'ils aient besoin de se déplacer. 
L'appareil de moulage peut être soulevé par un piston à vapeur ou 
par une presse hydraulique agissant à l'aplomb des moules à ma- 
nœuvrer, par des mouvements intermédiaires quelconques. 

i865. De Wendel et C»®. — Lanternes facilitant la confection, le sé- 
chage et le démoulage. 

1865, Usines de Pont-à-Mousson, — ^Dispositions spéciales pour obtenir 
que les châssis de tuyaux soient moulés, renmoulés et démoulés sui- 
vant une verticale constante. Bâtis à guides conduisant les châssis, 
système de repérage obtenu par coulisses, galets, etc. 

4868. Système V. Doré, du Mans. — Chantiers mobiles pour la coulée 
des tuyaux. Dispositions spéciales appliquées au centrage des modèles 
et des noyaux. 

4868. Brevet de Vaihaire pour moulage et coulée des tuyaux par rota- 
tion. — Application de la force centrifuge au moulage des tuyaux et de 
toutes pièces cylindriques et sphériques. Ces procédés ingénieux, 
mais sans portée, ont été adoptés vers 1849, en Ecosse, où nous les 
avons vus fonctionner dans une usine des environs de Glasgow. 

4868. Brevet Bertsch, pris en commun avec les propriétaires des usi- 
nes d' Ars-sur-Moselle pour divers détails se rattachant à la fabrication 
des tuyaux : modèles circulaires se développant dans le sable, tablier 
à bascule pour couler les tuyaux debout, lanternes rétractiles, etc ; ces 
diverses dispositions déduites de celles utilisées à Marquise où M. Bertsch 
a été employé comme chef d'atelier. 

4868. Brevet Bellefond. — Moulage des tuyaux en chapes garnies de 
terre et pouvant servir plusieurs fois. — Brevet Boigues-Rambourg , de 
Torteron, pour lanternes articulées ou rétractiles. — Brevet nouveau 
Doré, du Mans, applicable au moulage des tuyaux, comprenantun ensem- 
ble de procédés pour : séchage à l'air chaud, flambage par des matières 
résineuses introduites dans les foyers des fours de séchage, châssis 
groupés sur appareils roulants, noyaux séchés sur chariots dans 
des étuves verticales et horizontales, en un mot, tout le bagage de la 
fabrication des autres usines, à commencer par celles de Marquise, où 
tout cela existait depuis quinze ans et plus. 

/«SôP. Nouveaux brevets Bertsch pour moules et noyaux de tuyaux, 
rehausses mobiles pour tuyaux spéciaux, à brides, etc. 

Nous en passons, sinon des meilleurs, sans compter les procédés de La- 
voulte, de Fumel et de bien d'autres usines, survenus à la même 
époque et dont le détail est instructif pour ceux qui, comme nous. 



— 93 — 

se sont appliqués à suivre le mouvement de cette fabrication spé- 
ciale. 

Déjà nous avons fait remarquer le débordement de procédés plus ou 
moins nouveaux, qui suit toute invention récente ou tout développe- 
ment particulier d'une industrie. Nous avons fait voir ce qui se passe 
dans la question des aciers, aujourd'hui à Tordre du jour. La première 
pensée de tout fabricant qui se voit devancé par des inventions nouvelles 
est de lutter contre ces inventions en apportant des procédés plus ou 
moins discutables évitant les brevets. Puis tout cela se fond, s'efface ou 
disparaît, devenant la source de contestations et de procès sans nom- 
bre, dételle sorte que les juges, les experts et les intéressés eux-mêmes 
ne savent plus où ils vont, s'il se produit un litige. 

Machines à mouler, — Pour ce qui touche les inventions ou les perfec- 
tionnements dans les procédés généraux du moulage, en dehors de la 
question de fabrication des tuyaux, nous nous bornons à résumer par 
ordre d'ancienneté les brevets qui nous paraissent intéressants. Notons 
d'abord les appareils mécaniques à mouler, dont les suivants : 

4866. Appareils Scott pour mouler les engrenages, les poulies, les vo- 
lants, etc., dont nous avons parlé déjà, et dont les brevets remontent à 
1866. 

Les machines pour mouler les engrenages en châssis, représentées 
parles figures 14 et 15 de la planche 40, de même que l'appareil à mou- 
ler dans le sol de la fonderie (fig. 8, pi. 26), sont construites aux ate- 
liers de Crown'-Ironworks, à Manchester. 

L'appareil (fig. 15) dit de W. Heis est plus spécialement disposé pour 
diviser les roues coniques ou à hélices. Les deux types courants divi- 
sent : 

L'un, des roues de 1«,500 de diamètre sur0",38 de largeur déjante ; 
l'autre, des roues de0",850 de diamètre sur 0",30 de largeur de jante. 

Le premier vaut, pris en Angleterre, environ 2,000 fr. ; le deuxième, 
1,500 à 1,600 fr. Ils doivent être établis en France, vu leur simplicité 
relative, à des conditions meilleures. 

L'appareil (fig. 8, pi. 6), qui moule sans modèle les roues droites, les 
roues d'angle, pleines ou évidées, les volants et les poulies de tous dia- 
mètres, est établi par les constructeurs suivant quatre types de forces 
différentes. 

A. Diamètre 0»,30 à l-,22. Largeur 0»,305. Poids 600W<v. Prix 2.300 fr. » 

B. — 0-,30 à 2»,15. — 0-,305. — 750 — 2.600 » 

C. — 0-,50 à 3-,66. — 0-.455. — 1.200 — 3.200 » 

D. — 0»,90à5-,15. — 0«,585. — 2.900"»»». — 5.600fr. » 

Les machines pour mouler les diamètres plus grands sont comptées 



— 94 — 

p»r cliaque pied anglais Bupplémeutaire, ^oii 0^,906 & raiaon da 900 fr. 
en sus. Les prix comprennent les frais d'emballage et la mise à quai au 
port d'embarquement. 

Etant convenu que lea modales devant donner la denture sont parfai* 
tement exacts comme pas» épaisseur, force des dents, et sont cons * 
trnits en métal» on obtient avec ces appareils une exécution facile, ra- 
pide autant qu'exacte. Le moulage est net et donne, avec économie, des 
pièces plus rondes et moins susceptibles de déformation que les modèles 
en bois. 

fS79, Machines à mouler S^boldet Ne/f,-^ Ces appareils ont pria qnel^ 
que faveur en France où les cessionnaires des brevets, MM, Falcot, 
Mairet et o* en ont placé un certain nombre, de môme que dans quelque» 

pays étrangers, notamment en Espagne et en Italie. 

La Société de Commentry-'Fourchambault, la Compagnie du chemin 
de fer de Lyon et diverses fonderies de la Meuse, des Ardennes et de la 
Haute-Marne emploient aujourd'hui ces procédés de moulage qui ont 
été appliqués, entre autres, à la fabrication des boites à graisse et des 
petites pièces pour le matériel roulant des chemins de fer, 4 celle des 
pièces de machines à coudre et aussi à celle de tous les petits objets 
susceptibles de se répéter souvent dans la fonderie de fer comme dMS 
la fonderie de cuivre, ou d'acier et de fonte malléable. 

Nous avons représenté un de ces appareils à la planche 40i Pour la 
fabrication d'un moule, on opère de la manière suivante : 

On fixe sur le châssis à tourillon G la plaque modèle H, laquelle 
porte les modèles en bois, fonte ou cuivre qui sont tenus d'une manière 
définitive tant que devra durer le moulage des mêmes sortes de pièces. 

On place le châssis du moule z sur la plaque hf les guides étant arrêtés 
et clavetés dans leurs trous respectifs. 

Après s'être bien assuré que le moule z n'est pas humide, on le sau- 
poudre de noir de fumée. A l'aide d'un tamis, on le recouvre d'une pre« 
mière couche de sable fin ; puis avec un râteau on amène sur le châssis 
le sable ordinaire contenu dans un petit wagon en bois, Une fois le châs* 
sis plein, on foule le sable sur les bords i^vec une batte de bois ou avec 
le poing. On place alors pur le châssis z une hausse en tôle représentant 
la quantité de sable qui doit être comprimée, cette hausse devant être 
de nouveau remplie, s'il est utile. Puis on rapporte au-dessus de la 
hausse un contre-moule dont les creux et les pleins correspondent à 
ceux du moule, ce qui donne, après la compression, une foulée du sable 
parfaitement régulière en tous points. 

On abaisse le couvercle de pression k ; on agrafe les brides d'attache 
L, et enfin, après avoir poussé le wagon roulant D sous le châssis, on 
agit sur la manivelle de manœuvre appliquée au secteur R. 

Jjgl pression* ^usi produite» pe règle par le nombre de tours que Ton 



— 05 — 

compte à partir du moment oCi 1q wagon roulant D soulève le cMssia à 
tourillonst Ce nombre de tourg est réglé par expérience après les pre- 
miers essais. 

Ces opérations terminées^ en tournant la manivelle dans un sens con- 
traire, on descend le wagon roulant à hauteur des rails placés sur les 
supports A. On le retire de dessous le châssis, en même temps qu'arrive 
sons ledit châssis un wagon en tôle destiné à recueillir le sable qui 
peut tomber dans l'opération suivante* 

On soulève le couvercle de pression dont la manœuvre est facile, ce 
conyercle étant équilibré. On enlève la hausse et le contre-moule • 
une règle passée sur le châssis égalise le sable qui peut déborder ; puis, ' 
en appuyant sur le taquet T, on décale le disque du châssis â tourillon, 
d'une main, et de l'autre on tourne la manivelle qui commande la rota« 
tien de ce châssis G, 

La demi-révolution opérée, le châssis ft tourillon se trouve calé, le 
châssis à sable est alors renversé et l'on ramène, à ce moment, le wagon 
roulant sons le châssis. A l'aide de la manivelle R, on fait avancer 
ce wagon qui, lui-même, relève le châssis. On donne quelques ooups de 
maillets sur le châssis renversé pour décoller le sable, s'il y a lieu* On 
ôteles clavettes, puis, toujours à l'aide de la manivelle, on descend len« 
tement d'abord le wagon roulant, et enfin, plus vite, le moule dégagé. 

On retire alors le wagon roulant sur lequel le châssis portant le 
creux du moule se trouve en évidence. 

Ces opérations difficiles à rendre sans un dessin très complet et hors 
de la vue de l'appareil se font très vite, une fois que l'ouvrier qui con^ 
duit la machine s'est mis au courantf 

Quand elles sont terminées, deux hommes portent le châssis sur 
la machine à centrer, l'autre partie du moule étant faite soit à une 
deuxième machine â mouler, soit à la même machine, ce qui est toute-t 
fois beaucoup moins avantageux. Les deux parties sont réunies, engou-' 
jonnées et clavetées, et le moule est prêt à être coulé. 

Les machines construites en France sont solidement établies. Elles 
fonctionnent à bras et sont desservies par deux hommes, l'un qui moule 
et l'autre qui apporte le sable et aide â transporter les châssis. 

Chaque machine est accompagnée d'un petit appareil, dit machine à 
centrer, lequel sert â l'assemblage des parties du moule. I^es châssis 
sont ajustés suivant un système de repérage permettant W assem* 
blage rigoureusement exactr 

Les modèles sont disposés d'une façon particulière. On conçoit qu'ils 

doivent être préférablement en métal, s'il s'agit de fabrications suivies, 

les seules à notre avis qui puissent autoriser remploi de semblables 

appareils. 

Dans la fonderie des inventeurs, laquelle est située en Allemagnet 



— 96 — 

chaque paire de machines n* 1» trayaillant ensemble et desservie par 
qnatre manœuvres, peut produire 100 & 130 châssis moulés, finis, 
soit environ 5 à 600 kilogrammes de pièces légères par Jour. 

La main-d'œuvre est payée à raison de fr. 18 c. par châssis. Elle 
comprend le moulage, le démoulage et la coulée. 

Les plus grosses machinesproduisent moins, et chaque châssis com- 
plet est payé fr. 20 à fr. 22. 

A ces conditions, les ouvriers gagnent entre 4 fr. 50 et5 fr. par jour, 
et le prix de la main-d'œuvre par- 100 kilogrammes de pièces moulées 
se tient entre 3 fr. 25 et 3 fr. 50 pour les petites pièces destinées à la 
fabrication des machines à coudre (1). 

Le rendement est d'ailleurs subordonné aux sortes de pièces qu'il 
s'agit de couler. 

Une paire de machines n"* 3 conduite par quatre hommes produit, 
en une Journée, 86 dessous de boîtes à graisse ou 50 dessus. 

Avec une machine n"* 1 desservie par deux hommes,donnant ensemble 
dix-huit à vingt heures de travail, on peut faire Jusqu'à 240 petites 
boîtes d'essieux de charrettes. 

Les appareils présentent peu de frais d'entretien au premier abord. 
Mais, à l'user, il faut compter sur une assez grande dépense pour le 
remplacement des organes et surtout des châssis qui sont mis hors de 
service à la coulée et au décochage, et dont le coût est beaucoup plus 
élevé que celui des châssis ordinaires. 

La dépense des modèles est également fort élevée. Il faut, suivant que 
nous venons de dire, des modèles métalliques, toujours très coûteux à 
établir. La dépense est variable suivant les pièces, mais les construc- 
teurs eux-mêmes reconnaissent qu'on peut aisément dépenser 500 fr. 
pour une couche de modèles, et que pour le moulage complet d'une 
boîte à graisse des grandes Compagnies de chemins de fer il faut s'at- 
tendre à une dépense de modèles dépassant 4,000 francs tout au 
moins. 

Il y a, de plus, à compter avec l'achat et l'installation des appa- 
reils, si l'on en juge par les prix de vente, augmentés des droits de 
brevet, que donnent les constructeurs. En effet : 

Une machine à mouler type n* 1, avec plateau pour recevoir un châssis, 
mesurant intérieurement 0°*,48 de longueur 0'",42 de largeur et 0™,09 à 
0">,12 de hauteur, peut peser 1,750 kilogrammes et vaut 3,850 francs en 
comprenant sa machine à centrer. Une paire de machines avec un seul 
appareil à centrer, lequel pèse environ 250 kilogrammes, vaut 

(1) Ces éléments qui nous sont transmis par les constracteors auraient besoin 
d'être Térifiés et contrôlés dans d'autres fonderies. Toutes ne sont pas d'accord 
à cet égard* 



— 97 — 

7,250 francs. Une paire de châssis fournis pour modèle est comptée 
17 fr. 50. 

Une machine n"" 2, dans les mêmes conditions, recevant des châssis 
de 0*,84 de longueur, 0™,625 de largeur, 0™,09 à 0",12 de hauteur, et 
pesant 2,000 kilogrammes, vaut 4,500 francs. 

Avec l'appareil à centrer, deux machines valent 8,500 francs, et une 
paire de châssis types, 32 fr. 50. 

Une machine n« 3, pour châssis de 0'",48 de longueur, 0",42 de largeur et 
0^,27 de hauteur, devant mouler des boîtes à graisse et des pièces de 
forte épaisseur, vaut 4,800 francs, la paire étant vendue 9,000 francs et 
le châssis type 25 francs. 

Tout cela est à considérer, étant établi que ces procédés de moulage 
ne touchent, quant à présent, que des fabrications de petites pièces et 
qu'étant donnés des châssis mécaniques bien repérés sur des fonds à 
mouler rabotés et dressés, on doit obtenir, ainsi que font beaucoup de 
fonderies, à l'aide de gamins dont la journée ne dépasse pas 1 franc 
et de manœuvres dont la journée peut atteindre, hors Paris, 2 fr. 50 à 
2 fr. 75, des résultats qui n'accusent pas un prix de revient supérieur 
à 3 ou 4 francs pour 100 kilogrammes de pièces en recette . 

En 1881, un nouveau brevet a été pris pour des machines à mouler au 
nom des fondeurs allemands Gallas et Aufderheide, de Kaiserslaulem (Ba- 
vière). 

Le système, quoique présenté différemment, rentre à peu près dans 
les conditions de celui qui précède. Sur un bâtis à quatre colonnes en 
fer, on retrouve le wagon apportant le sable, celui amenant les 
châssis, l'appareil à démouler avec couche se renversant par un 
mouvement d'engrenages, l'appareil compresseur, en un mot, les or- 
ganes qu'on voit dans l'appareil Sébold et Neff. 

Cette nouvelle disposition se compose, en effet, des principaux or- 
ganes qui suivent : 

1^ Un appareil presseur; 

2* Un chariot portant le mécanisme servant à dégager les 
formes ; 

3^ Un appareil à retourner la caisse, avec support de la plaque por- 
tant les modèles ; 

4* Un châssis guide-presseur muni d'un racloir; 

5** Un couvercle mobile avec bloc presseur et récipient pour le gros 
sable ; 

d» Un récipient â gros sable avec un tamis automatique par le- 
quel passe le sable fin pour venir tomber sur les modèles. 

II est complété de plus par diverses parties accessoires, entre 
autres : 

7* Un appareil automatique pour dresser et £uuster les châssis; 



8» Uû appareil de blocs-presseura recouverts de gutta-percha, de 
même que la plaque à modèles; 

0* Un procédé de rénmoulage. 

suivant les inventeurs, leurs appareils seraient plus simples et plus 
pratiques que ceux de leurs concurrents, avec lesquels on ne peut 
mouler que certaines pièces de dimensions restreintes. Après s'être 
renseignés, nos lecteurs pourront s'en rapporter^ & cet égard, â leurs 
appréciations particulières; car, aucune de ces dernières machines 
n'ayant encore été introduite en France au moment où nous écrivons 
ces lignes, nous ne pouvons que nous borner à leur signaler cette ap- 
plication récente du moulage par procédés mécaniques. 

Procédés particuliers de moulage. — Nous relevons, dans les brevets de 
ISeO à 1880, les applications qui suivent, concernant le moulage en 
terre ou en sable de la fonte et du cuivre, lesquelles nous semblent 
plus ou moins dignes d'attention : 

— De 1860 â 1865, Boucher, — Tour vertical agencé & la manière des 
tours de potier et destiné à parer la chape ou les noyaux des moules. 
Le lissage a lieu avec les paroirs ordinaires ou par molettes montées 
glissant sur un guide. Ces outils agissent alors que les châssis à lisser 
sont installés sur des plateaux tournant à pivot. 

Malfoy. — Compresseur hydraulique remplaçant le foulage et ins 
tallé au moyen de presses, rouleaux ou leviers, ledit appareil servant 
au moulage des pièces de poterie ou d'ornements plats. 

Grun. — Moulage des tambours ou des cylindres à Talde d'anneaux 
qui s'élèvent & mesure du foulage. C'est une contrefaçon de la disposi- 
tion adoptée par nous antérieurement à 1856. (Voir flg. 1 et 2, pi. 33.) 

Young et Camus. — Emploi de pièces accessoires, clous, pointes, etc., 
de formes particulières, fixées dans le sable en vue d'empêcher la dé- 
térioration des parois des moules. 

— De 1866 à 1867, nous trouvons les brevets suivants, lesquels, comme 
les préeédents, sont aujourd'hui périmés, mais peuvent être utiles â con- 
sulter. 

Wheeldon. — Emploi de tubes en fer garnis de terre réfractaire ou de 
noir liquide pour servir dans le coulage de certaines pièces devant être 
remplies au chenal, et notamment des cylindres de forges moulés en 
sable ou en coquilles. Application aux susdits tubes d'un entonnoir 
pourvu d'un tampon servant à régler l'introduction du métal dans le 
nioule. 

^oucAcr.— Procédés pour couler les boutons de porte et autres petites 
pièces minces, comportant des noyaux n'ayant qu'un seul point d'appui. 
Ce sont les noyaux à grande portée métallique ou en sable, dont nous 
avons déjà parlé. 



— 09 — 

Willeock éi Mason. »^ kpp^feil k mouleP les eûgfeîiàges, poulies et 
autfeft pièces en forme de couronne. Un pivot central conduit un bras 
tournant dont l'extrémité est appuyée sur un chemin circulaire. Le 
bras prolongé au delà du plateau permet d'obtenir des pièces de diffé- 
rents diamètres. C'est en réalité un agencement de trousseau, consolidé 
plus Ou moins solidement, d'après des données déjà connues. 

DeUllê et de Jean, d'Evreux. '^ Coupe particulière apportée aui par <- 
ties à nervures ou autres, hors dépouille, des modèles de coussinets 
des chemins de fer, pour faciliter le moulage sans noyaux et sans 
pièces rapportées. 

De ISdS à 1870, on remarque les brevets suivants : 

Ouri^ de Màromme. -^ Emploii comme châssis de couche, de plaques 
moulées sur une partie mère et donnant un système de repérage exact 
pour obtenir des pièces plates et minces, etc. 

Caiêrtoiêi & Paris . -^ Moulage de colonnes pleines sans couture avec 
modèles en plusieurs parties, se retirant du sable par une des extré* 
mités du moule> à l'aide d'un appareil spécial d'extraction. Les extré- 
mités des colonnes, bases ou chapiteaux» peuvent être obtenues avec des 
gatelteê foulées dans des bottes et susceptibles d'être placées à toutes lon« 
gueurs du fût. Ce procédé, que nous avons cité, est encore employé A 
Paris. C'est du reste le fait d'un modèle embalU dans le sable hori£on- 
talement» au lieu d'être foulé dans des châssis debout. 

Forges de ChàiiUon et Commenîr^.*— Moules en terre à parois séchées et 
ohauffées au rouge avant d'introduire le métal, principalement l'acier. 

Procédés de chauffage avec combustibles liquides ou gazeux.On em« 
ploie des tubes, â gaz combustibles, du genre des tubes de laboratoire 
dits de Schlœsing, et l'on dirige les courants vers les points à chauffer 
et à rougir. Les ga2 ainsi lancés s'échappent alors que leur eflbt est 
produit et sortent par des évents qu'on ferme au moment de la coulée. 

Godin-Lemaire, fonderie de Guise. — Divers procédés que nous avons 
décrits pour fouler, raccorder, renmouler, etc., et dispositions par- 
ticulières de châssiSi matrices et formatrices. On peut consulter toute 
une série de brevets remontant à 1870 et concernant les inventions Où* 
(Un et leurs applications comme ensemble de procédés connus. 

— Depuis 1870 jusqu'à 1870, les applications intéressant le moulage 
ont accusé des progrès plus ou moins sérieux. 

Divers brevets ont été pris pour la coulée de pièces en divers mé* 
taux par une même opération i 

D'autres, pour obtenir par une coulée simultanée des pièces de fonte 
ayant des parties blanchies en certains points, des parties grises ou 
Nuitées en d'autres points, tels un brevet Qrupin, en 1872, et un brevet 
pris par les forges de tHorme, en 1870 1 

D'autres encore, pour des appareils à mouler des pièces de forme cir« 



— 100 — 

culaire à l'aide de trousseaux, de bagues et d'anneaux foulés dans des 
boîtes, par segments ou en entier, puis superposés pour former le moule 
complet; 

D'autres enân, pour des appareils perfectionnés travaillant à la fois 
mécaniquement et à la main, avec système de pression donnant plus 
simplement et plus couramment les résultats qu'ont cherchés les in- 
venteurs de machines à mouler. Tels sont les brevets PUt-Lepainteur, 
Girard^ Adam, etc., pris en 1874. 

En 1875 et 1876, si les progrès se développent dans les fonderies,rien 
ne semble les accuser, parmi les inventions nouvelles constatées par 
des brevets. 

On trouve seulement un brevet pris par les exploitants des usines de 
Tusey (Meuse), pour un système de moulage ou plutôt de démoulage 
des pièces dites à noyaux p^rtm^<nçiie«(?). Certains modèles, par ce pro- 
cédé, sont retirés du sable sans ébranlement et par un mouvement en 
héUce. 

Puis, la disposition des forges de l'Horme pour un système de pla- 
ques minces formant cloison dans les moules de cylindres de laminoirs 
et permettant de couler simultanément plusieurs sortes de fontes dans 
un même moule. 

Enfin, un système de moulage Woolnougt et Dehne, qui repose sur la 
confection séparée des parties de moules, à l'aide de plaques de couche 
portant les unes une partie du modèle, les autres la contre-partie du- 
dit, le tout assemblé et repéré d'une façon invariable. Ce système déjà 
connu a été complété, en 1878, par les inventeurs qui ont imaginé des 
parties de modèles et de châssis se retirant sur les côtés des moules ; 
il rentre dans les dispositions produites par les brevets Godin. 

De 1877 à 1881, les brevets d'invention et de perfectionnement se 
succèdent plus pressés. 

On voit en 1878 : 

Un brevet Aikin et Drumond pour des perfectionnements du moulage 
mécanique, ces perfectionnements apportés surtout à la disposition des 
couches recevant les modèles ; 

Un brevet Taylor et Wailes pour un mode de coulée au moyen d'un 
appareil spécial fonctionnant par la force centrifuge, avec deux centres 
distincts de rotation. L'inventeur prévoit des noyaux extensifs em- 
ployés dans des moules à rotation, l'emploi de châssis ou caissons de 
moulage rotatifs, de noyaux avec parties de recouvrement et glis- 
sières ; toutes choses tellement en dehors des applications vulgaires, 
que les amateurs feront bien de se renseigner. 

Un système général, Thiébaut et fils, pour moulagepar pression, auquel 
se rattachent : l'emploi d'une contre-plaque découpée suivant le profil 
des modèles et disposée pour s'opposer à Varrachement du sable lors du 






— 101 — 

t 

démoulage ; l'application d'un procédé pour mouler, à l'aide d'une presse 
perfectionnée y des pièces quelconques et notamment des clous en 
cuivre ; la disposition, pour le système de moulage de ces clous, formant 
galère et comportant les modèles des pièces et ceux des jets et des évents ; 
le tout, sauf quelques différences dans les détails, reproduisant plus 
ou moins des dispositions que nous avons citées comme les ayant vu 
pratiquer antérieurement à 1845. 

Une certaine quantité d'inventions Fuzellier et'Thonné, de Nouzon, con- 
cernant des moules solidiâés, composés d'un mélange agglutiné de char- 
bon de cornues et d'alumine, de magnésie ou de toute autre substance 
susceptible de se contracter par la chaleur. Le composé est aggloméré 
par du goudron et recuit. On pourrait, d'après les inventeurs, opérer 
dans ces moules un certain nombre de coulées sans détérioration des 
empreintes. 

Comme suite au brevet Thomé pour des moules en composition 
propres à un emploi permanent, un autre brevet Delbeyne et Nicaise 
recommande, pour ces moules, un composé de terre glaise, de cendres 
et d'eau. Ici, comme souvent, les idées se suivent et se ressemblent. 

Les mêmes Fuzellier et Thomé ont imaginé aussi un système de mou- 
lage à la presse. Ils réclament en outre la priorité pour des dispo- 
sitions de moulage pai^ plaques portant sur chacune de leurs faces la 
moitié des modèles. Ces dispositions sont communes avec celles d'un 
brevet Capitaine Geny, au moins comme principe, si les procédés d'ap- 
plication diffèrent. L'idée première n'est pas nouvelle du reste et a été 
appliquée il y a longtemps, sur mes indications, à la fonderie Ducel à 
Pocé. 

En 4879 se montrent quelques applications intéressantes : 

Un brevet Warkin pour une disposition particulière de moulage en 
terre. On établit soit dans le sol, soit dans un châssis, un moule en 
sable dont on garnit les parois intérieures d'une couche de terre appli- 
quée à la brosse. Puis cette couche est complétée par une épaisseur de 
quelques millimètres de terre plastique, lissée et noircie. 

Un brevet Voruz^ de Nantes, concernant un diaphragme percé de 
trous, intercalé dans le jet pour arrêter les scories au passage. Ce dia- 
phragme, suivant ses proportions, peut être en sable ou en terre de 
moulage durcie et recuite. 

Un brevet Pesanti, bon à consulter pour nouveaux moyens de mou- 
lage mécanique et application de ces procédés à la fabrication des projec- 
tiles. Ce système comporte un appareil de centrage et de serrage auto- 
matique des moules au moyen d'une disposition particulière obtenue 
par deux leviers en équerre, etc. 

En 1880 et 1881, nous citerons rapidement les dispositions qui 
suivent : 

7 



— 102 — 

t 

Salin ei C^ , de Buasy. Un système de centrage pour les noyaux» et 
notamment pour les noyaux de projectiles* 

La lanterne est amenée à régler l'épaisseur de la place par l'aide 
d'une bague métallique munie d'une vis de pression, laquelle sert à serrer 
ou à desserrer en tous sens la tige du noyau. 

Delille, d'Évreux. Un fouloir distributeur animé d'un mouvement 
régulier pour" tasser le sable qui est déversé par un tube central. Le fou- 
loir et le tube peuvent être rendus indépendants. 

DemogeoL Moules en mottes débarrassés de leurs châssis et obte- 
nus par procédés mécaniques. 

Voruz. Appareil à distribuer et à fouler le sable. La distribution du 
sable se fait régulièrement par une disposition mécanique. Les mouve- 
ments sont de deux sortes : ceux qui servent à la distribution du sable 
et ceux qui sont appliqués aux fouloirs. 

Wilsan e< Clegg. Perfectionnements apportés dans les machines à 
mouler. 

Gilhn. Procédés de moulage et de coulée par pressions mécaniques. 
Compression mécanique des métaux pendant qu'ils sont encore en 
fusion. 

Matériel des fonderies. — En dehors des procédés énumérés ei-dessus» 
nous essaierons de résumer aussi succinctement que possible les inven- 
tions et les perfectionnements introduits dans la pratique des fonderies 
comme applications à la manutention préparatoire des sables, au sé- 
chage des moules, etc. 

De 1860 à 1876, nous trouvons, entre autres choses intéressantes, au 
point de vue du séchage : 

Un procédé Dormoy (1860), pour la dessiccation des moules. On bouche 
toutes les communications avec l'extérieur d'un moule fermé, puis on 
introduit dans ce moule de l'air froid comprimé, lequel s'échappe en 
traversant les pores du sable et entraînant l'humidité. 

Des appareils appliqués aux usines de Lavoulte en 1865, pour sécher 
les moules à l'aide d'un courant d'air chaud. 

En 1876, à la fonderie Yoruz, des dispositions particulières pour le 
flambage et le séchage des moules, en employant le goudron, le pétrole 
ou leurs résidus et dérivés. Le séchage est rapide. On coule dans les 
moules chauds, surtout les pièces minces qui viennent très bien ainsi. 

En 1876, un procédé Verbe et Maréchal pour sécher les petits moules 
à l'aide d'un chalumeau dont on promène la flamme sur toutes les sur- 
faces des parties du moule à sécher. 

En 1877, un appareil pour sécher des moules de fonderie sur place et 
par insufflation, inventé par un sieur Martin. Cet appareil est formé 
d'une enveloppe en tôle, garnie de briques réfractaires, avec foyer en 



— 103 — 

fonte à sa base. Le coke servant au chauffage est chargé par le haut. 
L'air chauffé passe par une tubulure d'où il est conduit dans le» 
moules à sécher. C'est en réalité une sorte de poêle appliqué au séchage 
sur place, tel que ceux employés par Brunon frères, Deham et autres, 
dont les procédés sont décrits aux pages 22 et suivantes de la qua- 
trième partie. 
Puis, dans le travail de préparation des sables, nous trouvions : 
Des procédés Vallm (1869), pour la composition de sables artificiels, 
provenant d'un mélange de coke broyé avec de la houille grasse et 
constituant un carbure comme celui obtenu dans les cornues à gaz. 

Une composition , brevet Loynd, pour rendre utilisables ft noureau 
les sables ayant déjà servi, savoir : 

Sable ayant flervi lOOpartiet* 

quel on ^oute : 

Ohaox Ok,680. 

Poussière de charbon * 0^,910* 

Sel ordinaire 0'*,060. 

Charbon de bois • » 0^,455. 

Pétrole ou huile volatile 0^,115. 

Le tout mélangé à l'avance, de toutes pièces. 

Nous croyons que les mélanges de vieux sables avec du sable neuf' 
sont encore plus simples et plus sûrs, et nous ne comprenons pas bieû 
le mérite de cette composition assez complexe. 

Si nous ajoutons à ces brevets plus ou moins intéressants des dis- 
positions particulières de châssis se démoulant sur le côté, quelques 
perfectionnements de détail dans les châssis en fer pour les fonderies 
de cuivre, des arbres en fers côtelés, remplaçant les lanternes creuses 
en fer et en fonte, des chariots pour transporter dans la fonderie les 
poches remplies de fonte, nous aurons fourni le bilan de ce qui s*est 
fait, depuis vingt ans, en matière d'inventions, pour ce qui concerne les 
procédés de fabrication des fonderies . 

Nous ne parlerons pas des améliorations de détail dans les fours à 
creusets où Ton a essayé Tinjection de la vapeur d'eau, des foyers con- 
tinus, des fours rotatifs, des fours qui s'enlèvent laissant les creusets 
sur leurs grilles, des cubilots spéciaux Hamélius, Swann, etc., pour la 
fonte et l'acier, des lingotiêres de toutes sortes pour couler Tacier et de 
tous les appareils de désulfuration, de déphosphoration de la fonte, etc. 
Les lingotiêres surtout, depuis 1870, ont été Tobjet de quinze ou vingt 
brevets. De même, les mélanges pour obtenir les aciers coulés sans 
soufflures. 

En tout cela, ce qui paraît s'être développé au mieux et restera, en se 



— 104 — 

perfectionnant encore, ce sont les appareils à fondre l'acier, les pro- 
cédés mécaniques appliqués au moulage, entre autres les machines à 
mouler et l'emploi des compresseurs soit pour fouler le sable, soit 
pour assurer la cohésion du métal, augmenter sa ténacité et écarter 
les soufflures. 

Emploi des appareils hydrauliques dans les fonderies. — La compression 
par presse hydraulique employée dans quelques grandes fonderies de 
fer ou d'acier donne déjà des résultats remarquables pour la coulée des 
grandes pièces qu'on peut obtenir dans des moules solidement con- 
formés et à parois résistantes. — Il s'agit d'étudier les moyens pratiques 
d'appliquer de tels procédés au plus grand nombre des pièces journel- 
lement coulées dans les fonderies. 

Déjà l'application de la presse hydraulique aux appareils de levage 
a fait de grands progrès. — Avec des grues à moteur hydraulique, un 
homme soulève aisément des fardeaux énormes, ce qui présente une 
grande économie de main-d'œuvre, en même temps qu'une régularité et 
une sécurité absolues, ce qui est à considérer quand il s'agit de ma- 
nœuvrer de gros moules. 

Les grues à vapeur se sont également beaucoup développées, ainsi 
que nous avons fait voir. — Nos lecteurs comprendront, toutefois, 
que notre livre n'a pu se borner qu'à indiquer des types généraux. — Il 
leur sera toujours aisé de trouver, soit chez les constructeurs spé- 
ciaux, soit dans des études faciles à entreprendre, les éléments utiles 
pour créer ces divers appareils, comme tous autres dont nous avons 
parlé plus ou moins brièvement, et qui intéressent la fonderie. 

Les applications de l'hydraulique n'ont pas à être envisagées, dans 
les fonderies, uniquement au point de vue du levage des fardeaux et 
de la compression de la matière dans les moules. Elles doivent et 
peuvent s'étendre au chargement des moules pour la coulée, aux ap- 
pareils spéciaux pour procéder aux essais de résistance des fontes et 
jusqu'au foulage des moules, à l'enfoncement des modèles dans le sable, 
à leur extraction et même au décochage des pièces. — En un mot, avec 
des appareils assez simples, pourvus, ou non, d'accumulateurs, on doit 
arriver à substituer des efforts mécaniques, réguliers et réglés, suivant 
les besoins, au travail de Thomme, souvent incertain et coûteux, même 
quand il n'est pas trop difficile ou pénible. 

11 y a tout à attendre de l'emploi des appareils hydrauliques, petits ou 
grands, comme, au reste, de^tous autres moteurs,tels que la vapeur ou 
l'air comprimé dans les opérations de la fonderie. 

C'est là qu'il faut chercher le progrès, de même qu'il faut le demander, 
dans un autre ordre d'idées, pour la fusion des métaux, par exemple, 
aux ressources que doit offrir l'électricité. 



— 105 — 

C'est là que doivent aller les grandes fonderies qui, adjointes aux 
ateliers de construction, sont appelées à couler des pièces d'une grande 
importance et de poids considérables, lesquelles ne pourraient être 
commandées, en dehors de chez elles, sans d'énormes frais de manu- 
tention et de transport. 

Grties hydrauliquesy à vapeur ^ à air comprimé^ etc. — Pour donner dans la 
mesure possible une satisfaction à ceux de nos lecteurs iqui trouve- 
raient que nous n'avons pas assez développé, dans nos chapitres sur le 
matériel des fonderies, la question des appareils hydrauliques et celle 
des appareils de levage mus par la vapeur ou par l'air comprimé, nous 
entrerons ici dans quelques courtes explications touchant les figures de 
la planche 41, qui vient compléter la cinquième partie de ce livre. 

Les figures 6, 7 et 8 représentent une presse à essayer les tuyaux em- 
ployée en Angleterre, et qui rappellejdans son ensemble les appareils de 
même sorte déjà cités et reproduits à la planche 17, figures 1 et 2, et 
à la planche 35, figures 12, 13 et 14. 

La figure 9 montre la disposition d'un élévateur hydraulique, servant 
de monte-charge. — Elle complète les indications données planche 10, 
figures 3 et 4, et planche 11, figure 20. 

La figure 10 est un aperçu à petite échelle d'une disposition de 
grue hydraulique du système Thomasset,^ de la Société anonyme de 
constructions dite Y Hydraulique. 

Dans ce système, tout l'appareil moteur est, ainsi qu'on verra par le 
croquis, placé au-dessous du sol et ne gêne en rien les manœuvres. — 
C'est le type adopté depuis des années en Angleterre, où nous avons vu, 
vers 1852, plusieurs grues de trente à quarante tonnes fonctionnant 
dans une fonderie de Glascow. 

Les grues hydrauliques pour fonderie, même celles pourvues d'un 
accumulateur, nous paraissent devoir fournir un travail assez lent pour 
des travaux courants. — Partout où nous en connaissons, on les emploie 
surtout pour la manutention des pièces d'un poids énorme. 

Le cadre de notre ouvrage, si élargi qu'il soit, ne nous permet pas 
d'offrir pour ces appareils, comme du reste pour tous autres que nous 
devons nous borner à citer, des dessins détaillés pouvant servir à la 
construction. — Il y a lieu de s'adresser aux ateliers spéciaux, comme 
ceux de la Compagnie l'Hydraulique, par exemple, dont nous venons de 
parler. 

Nous en dirons tout autant pour les grues mues par transmission, 
comme pour les grues à air comprimé et les grues à vapeur. — Ces der- 
nières sont aujourd'hui très répandues dans l'industrie comme dans 
les fonderies. 

Nous en avons déjà donné quelques types à la planche 19, au point de 



— 106 — 

vae de ragencement général. — Les figures 11, 12 et 13 de la planche 41 
compléteront ce que nous avons dit à leur endroit. — La disposition 
figure 11 peut être aussi bien appropriée à une grue roulante qu'à une 
grue fixe à un ou à deux pivots. — Les treuils à vapeur figures 12 et 13 
sont des types parfaitement applicables aux grues voyageuses ou traftS' 
versales, employées aujourd'hui très utilement dans les fonderies. 

Ces treuils, adaptés au pied des grues, dans la situation de l'appareil 
ordinaire montré à la figure 19, planche 19, sont extrêmement com- 
modes et d'une manœuvre facile. 

Placés au-dessus du sol, sur les longrines d'un appareil roulant, ils 
sont moins abordables et d'un service assez dangereux, surtout lors- 
qu'ils doivent transporter et verser la fonte pour la coulée des grosses 
pièces. 

Nous avons vu employer à la fin de l'année 1862, dans l'usine Cock- 
rane et G*® de Midlesbrow, où était installée une fabrication très impor- 
tante de gros tuyaux, des grues marchant à l'air comprimé. — Ces ap- 
pareils étaient montés sur pivot en haut et en bas, avec leur arbre 
vertical en fonte creuse, comme une colonne, et la jambe de force 
également en fonte, soutenant la volée formée par une double poutrelle 
en tôle, solidement armée. 

L'air emprunté à une machine soufflante agissait dans un cylindre 
de 0"*,20 à 0™,22 de diamètre intérieur. — Il était introduit au-dessous 
du niveau du sol dans un manchon à friction adapté sur la base de la 
colonne-pivot et formant réservoir d'air. — Un tube en caoutchouc 
conduisait l'air comprimé à une introduction par tiroir dans le cylindre 
dont nous venons de parler et dont une valve régulatrice réglementait 
l'entrée et la sortie de l'air au moyen d'un tuyau d'échappement placé 
sur le côté. 

Le cylindre à air était fixé, derrière la grue, sur un bâti spécial et 
directement sous l'arbre moteur de l'appareil, cet arbre portant à une 
extrémité un pignon faisant marcher la roue principale sur laquelle 
était calée la poulie du frein. L'axe de ladite roue, porteur des mani- 
velles et pourvu d'un deuxième pignon, commandait une seconde roue 
montée sur l'arbre du tambour enroulant la chaîne. 

Un deuxième tambour plus petit, placé immédiatement au-dessus de 
celui-ci, était tout à fait indépendant et servait à manœuvrer la direc- 
tion, avec l'aide d'une chaîne sans fin. 

La manœuvre de cet appareil se faisait rapidement par un seul 
homme, — Mais le faible diamètre du cylindre à air et la tension peu 
élevée du vent ne permettaient pas d'obtenir assez de force pour sou- 
lever plus de 1,000 à 2,000 kilogrammes et, au-dessus de cette limite; on 
était obligé de mettre un ou deux hommes aux manivelles. — Si l'on 
cloute que le système était d'un entretien assez coûteux, il faut se dire 



— 107 — 

que les grues de ce genre n'offrent pas un intérêt égal à celui que peu- 
vent présenter les appareils hydrauliques et surtout ceux marchant 
à la vapeur. 

L'établissement dont nous parlons avait du reste des grues à vapeur 
installées à peu près de la même façon que la grue à air, mais d'un 
service meilleur et plus important. 

Appareils dressai. — L'emploi de la pression hydraulique a été appliqué 
heureusement aux appareils destinés à expérimenter la résistance des 
matériaux. 

Vers 1850, on se servait en Angleterre d'un appareil hydraulique assez 
simple, que la planche 41 fait voir aux figures 14 et 15. — Cet appareil 
utilisé pour des essais à la flexion do barreaux, poutres ou autres 
pièces de fer ou de fonte, a été employé pour vérifier les poutres, les 
entretoises et les traverses destinées à la construction àvi palais de 
Cristal élevé à Londres, en 1853, pour la première Exposition universelle, 

— Il a été reproduit^ depuis, dans quelques ateliers de construction, 

— 6, 6 sont des couteaux à écartement variable, au moyen de la mani- 
velle a faisant mouvoir une vis avec pas à droite et pas à gauche. — Le 
piston porte au fond un collet en cuir qui permet de le faire reculer par 
l'effet de l'eau. — m est une soupape chargée d'un poids mobile marchant 
sur une tige graduée. — Cette soupape est tarée avec un manomètre de 
Galy-Cazalal, — A partir de 4 ou 5 atmosphères, le cuir est au fond et 
trayaille proportionnellement aux pressions. — L'eau qui sort de la 
soupape est renvoyée d'une cuvette dans la bâche. — Cette presse a 
été construite en vue d'épreuves poussées jusqu'à la limite de 200 tonnes. 

— Il fallait environ deux minutes pour amener la rupture d'un rail. 
La figure 16 fait voir l'ensemble d'une presse hydraulique destinée à 

soumettre les coussinets de chemin de fer, les rails et, au besoin, des 
barreaux, à des essais à la pression. Nous montrons seulement la partie 
du système qui concourt directement aux épreuves.Cette presse, pou- 
vant permettre des épreuves poussées jusqu'à la limite de 50 tonnes, a 
été employée par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest pour la ré- 
ception des coussinets de ses voies. 

Pour cette figure, comnle pour les autres de même sorte, nous ne 
donnons que la disposition des appareils en ce qui concerne les 
essais. 

A tous, en général, on applique le système de bâche, pompe, distribu- 
tion d'eau, etc., agencé comme cela a lieu dans les presses hydrauliques 
ordinaires. 

Les données des figures 14, 15 et 16 ont ouvert la voie aux cons- 
tructeurs qui ont voulu créer des machines plus complètes. Telles sont 
les machines (fig. 17) destinées aux essais à la traction et établies 



— 108 — 

par la société VHydrauligue, aux forces de 26, 50 et 100 tonnes, pour 
toutes les grandes Compagnies de chemins de for, les ateliers de l'État, 
etc. ; et les machines (flg. 18) construites par la Société Tangye frères en 
Angleterre, pour les épreuves à la traction agissant verticalement. 

Dans le même ordre d'idées, on a créé des appareils pour épreuves 
à la compression, à la flexion, à la torsion, etc., les uns et les autres 
ayant pour but d'essayer les rails, les coussinets, les colonnes, les pou- 
trelles, etc., et plus ou moins perfectionnés ou simplifiés dans leur en- 
semble, la base essentielle, soit la presse hydraulique avec ses acces- 
soires, manomètres, leviers ou échelles graduées, etc., demeurant sen* 
siblement dans les conditions connues. 

Les usines où Ton n'est pas tenu à des essais journaliers d'une 
grande importance et où l'on recherche l'économie dans le matériel qui 
n'est pas absolument indispensable à la fabrication ont conservé des 
appareils plus simples et d'une installation plus facile. Ce sont ceux 
indiqués à la planche 40, dont nous nous sommes servis pour la plu- 
part des essais relatés dans ce livre. Nous nous contenterons d'en don- 
ner une description rapide . 

Fig. 1. — Disposition d'un appareil pour les essais à la traction. On 
y voit une romaine suspendue au crochet d'un appareil de levage et 
opérant la traction sur un barreau à double anneau, tenu fixe à un 
support scellé dans le sol. 

Fig. 2. — Appareil primitif pour essayer les barreaux au choc. Une 
cordelette supporte un boulet dont l'élévation est déterminée à l'aide 
d'une règle graduée, le cordeau étant coupé avec des ciseaux. 

Fig. 3. — Appareil perfectionné, avec mouton guidé dans des cou- 
lisses et déclic pour le faire tomber de la hauteur voulue. Cet appareil, 
dont la charpente est en bois, a été construit plus solidement avec mon- 
tants en fer à double T assemblés sur une enclume de 400 kilogrammes. 
En cet état, c'est celui qu'on emploie encore pour les barreaux 
de 40 millimètres de côté, dans les essais au choc de l'artillerie et des 
chemins de fer. 

Fig. 4 et 5. — Appareil élémentaire employé pour essayer les bar- 
reaux à la flexion. Le levier ab, appuyant sur un couteau porté par le 
barreau xx placé lui-même sur ce couteau, soutient à son extré- 
mité b une caisse c dans laquelle on place d'abord quelques poids pour 
arriver à la naissance présumée des flexions et qu'on remplit ensuite 
graduellement de sable fin qui, pesé avant et après l'essai, permet d'ap- 
précier exactement les chiffres de résistance. 

Un décimètre fixé au droit du barreau donne le moyen de coter la 
hauteur des flèches. 

Avec un appareil de ce genre, plus solidement établi, les Compagnies 
de chemins de fer ont pu essayer leurs coussinets à la pression, en em> 



— 109 — 

ployant le système à coin dessiné à la âgure 8. Ce système, an moyen 
duquel on a cherché à reproduire Teffort exercé par le coince- 
ment du rail, n'a pu donner; quelle que fût la perfection dé l'ajustement 
des parties en acier qui le composent, des résultats assez exacts pour 
que les Compagnies pussent songer à en tirer un parti utile comme 
contrôle de la fabrication spéciale des coussinets. Ainsi, par exemple, 
des coussinets du chemin de fer du Nord, à la section moyenne, au mi- 
lieu de la semelle, de 85 sur 50 millimètres, se séparaient, bien que cou- 
lés ensemble dans un même moule, avec des écarts enti*e 2,000 et 
6,000 kilogrammes beaucoup^trop grands pour qu'on pûtcompter sérieu- 
sement sur la régularité des résultats. 

Fig. 6. — Appareil pour essayer à la traction, à l'aide d'un levier et 
d'une installation aussi rapide que simple. 

Flg. 7. — Disposition d'une presse simple, dite de Monge, employée 
dans les fonderies pour^éprouver à la cassure des barreaux dont la fonte 
est prise au fourneau avant la coulée. Cette presse, axée solidement 
dans un mur ou même dans la maçonnerie du haut-fourneau, doit pou- 
voir résister aux secousses qui se produisent au moment de la rupture. 
Un appareil analogue, plus amplement installé, nous a servi pour des 
séries d'essais à la compression des bois et des métaux. 

Moulage mixte. *- Pour étendre davantage aux divers points de vue 
que nous venons d'envisager, comme à beaucoup d'autres, la question 
de matériel et d'organisation des fonderies, il faudrait introduire dans 
Tin traité général, tel que celui qui nous occupe, des description^ 
indéfinies qui, incontestablement, nous mèneraient trop loin. Il appar- 
tient donc aux intéressés, dont nous appelons l'attention par les 
simples résumés qui précèdent, de se renseigner ailleurs, si ce que 
nous disons leur semble insuffisant. 

Il en sera de même pour certains autres détails, par exemple pour 
ceux qui concernent Je moulage mixte en terre et en sable de certaines 
grandes pièces exécutées sans modèles ou avec quelques parties de mo- 
dèles seulement. 

Sous ce rapport, diverses fonderies commerciales, telles que celles 
de Kétin frères, à Arras, de Martin, Powell et Elmering, â Rouen et 
à Louviers, ont réalisé des progrès très sérieux et fabriquent des pièces 
exceptionnellement soignées en se servant des procédés de moulage 
dont nous parlons, lesquels, remarquables par leur simplicité et leur 
économie, admettent, à la fois, la trousse, les calibres et les modèles. 

n serait difficile de donner des exemples, sans entrer dans de longs 
détails que tous les fondeurs expérimentés comprendront, après avoir 
lu ce que nous avons dit sur les procédés de moulage dans le quatrième 
volume de cet ouvrage. 



— 110 — 

Qu'il noas raffisa done de constater et de rappeler que, dans la fabri- 
cation dont nous parlons, un des perfectionnements aujourd'hui les plus 
cherchés est celui qui consiste à améliorer la qualité des terres et des 
sables pour rendre ces matières réfractaires et solides» en yue de mettre 
de plus en plus les parois des moules en état de résister & tous 
accidents de coulée* 

Sous qe rapport, l'emploi des couches et du lissage vient en aide à la 
perfection dont nous parlons. Au noir ordinaire ou à la cendrée, on a 
substitué des noirs composée avec addition de plombagine, de craie 
broyée» de schiste ardoisier pulvérisé, etc., qui. Joints au noir d'étuve 
et au poussier de charbon de bois, donnent des surûtces très nettes 
sous le lissoir, durcissant au séchage, évitant les crevasses et appor- 
tant aux parois des moules et des noyaux une résistance qui les 
met à l'abri des crevasses, des assures et des dartres. 

L'application du lissage, à l'aide d'outils appropriés suivant les mou- 
lures et les angles, guidés par des règles et, au besoin »par des trousses, 
a beaucoup contribué aussi à la perfection des grands moulages coulés 
en terre ou en sable séché. 

C'est par de tels procédés, améliorés de plus en plus, qu'on arri- 
vera à réaliser ce desideratum tant cherché dans la fonderie : obtenir 
des produits bien faits» exempts de défauts et se montrant en tous 
points d'une fabrication et d'une qualité Irréprochables. 

Fonderie dfader.^^ L'acier moulé est de plus en plus à l'ordre du jour. 
Au moment où nous achevons ce chapitre, nous recevons une commu- 
nication concernant la fusion et la coulée de l'acier qui nous paraît de- 
voir être intéressante à divers égards. Jusqu'à présent, nous avons vu 
rarement de l'acier coulé en moules, sans soufflures, parties froides» 
hétérogènes et à grains plus ou moins variables au point de vue de la 
dureté et de la cohésion. 

L'acier moulé que nous avons essayé et employé dans nos travaux 
de mécanique, même en ces derniers temps, ne représente encore qu'une 
matière imparfaite et irrégulière, même étant admis les mélanges les 
plus divers traités dans les foyers de fusion les plus variés, fours à 
creuset, cubilots, fours Siemens et autres. 

La tendance actuelle est d'arriver, comme pour les appareils à chauf- 
fer l'air et autres appareils devant supporter de hautes températures, 
aux fours en briques permettant d'utiliser Jusqu'à ses dernières limites 
tout le rendement du combustible. 

En dehors des procédés cités (pages 211 et suivantes) de notre 
deuxième volume, voici qu'on nous apporte le procédé Eckardt, lequel, 
suivant l'inventeur, serait ai:uourd'hui l'expression la plus avancée de 
la fabrication de l'acier coulé en moulages. 



- 111- 

La disposition du four est d'ailleurs représentée par les figures 10 et dO 
de la planche 41. 

Les quatre réservoirs de chaleur ou régénérateurs, dont les deux plus 
petits, extérieurs, sont en communication avec la vanne à air, et les 
deux autres, intérieurs, avec la vanne du gaz, acquièrent pendant Topé- 
ration une température de 800 à GOO^'^' et échauffent séparément Tair 
et le gaz qui parcourent soit les deux chambres de gauche, soit les 
deux chambres de droite, en alternant de quinze en quinze minutes. 
Alors seulement Tair et le gaz préalablement chauffés viennent en 
contact dans la chambre de fusion, s'y consument et y développent 
une température tellement élevée que le fer forgé doux, le plus difficile* 
ment fusible, est amené à l'état de fusion en très peu de temps. 

La marche d'un four a lieu comme suit, en prenant pour exemple un 
four d'une capacité de 1,000 kilogrammes : 

Dès six heures du matin, le fondeur s'arrange pour que le four, qui 
a été maintenu aussi chaud que possible pendant la nuit, puisse, étant 
poussé par des charges soutenues dans le foyer du générateur, atteindre 
la température de fusion de l'acier. 

Il introduit alors une première charge composée de 80 kilogrammes 
de métal Bessemer et de 200 kilogrammes de déchets de fer et d'acier ; 
puis, cette charge en fusion, il la fait suivre successivement de char- 
ges, par 100 kilogrammes, de déchets de fer et d'acier jusqu'à ce que le 
foyer contienne 500 à 600 kilogrammes de métal en bain. Enfin, après 
une dernière charge de 10 kilogrammes de ferro'^fnanganèie ou de 60 ki- 
logrammes de fonte Spiegel et de 20 kilogrammes de fer siliceux, on 
procède à la coulée qui s'opère comme au cubilot. L'acier fondu est 
reçu dans une grande poche ou dans plusieurs petites, suivant le be- 
soin, pour être versé immédiatement dans les moules ou dans les 
lingotières. 

A la première coulée qui a lieu six à sept heures après la mise en 
train succède, quatre heures plus tard environ, une deuxième coulée 
d'acier ou de fer fondu destiné à la forge. Puis, si Ton veut, on peut fon- 
dre, pour les besoins de la fonderie, 1,000 à 1,200 kilogrammes de fer en 
bocages ou bouts de gueuses, dont la fusion, par suite de la haute tem- 
pérature du four, peut être obtenue & peu près sans combustible, soit 
avec '150 à 200 kilogrammes de charbon, au dire de l'inventeur* 

La consommation totale de charbon pour le travail qui vient d'être 
décrit, autrement dit pour une production de 1,200 kilogrammes environ 
d'acier et 1,000 kilogrammes de fonte moulée, ne dépasse pas 1,750 à 
2,000 kilogrammes y compris le combustible employé pour maintenir 
la chaleur pendant la nuit. 

On peut produire exclusivement de l'acier ou du fer fondu, si les 
allures de la fonderie ne comportent pas la fonte moulée. Le bain de 



— 112 — 

fusion pour Facier ou le fer est composé dans son ensemble, et suivant 
les proportions énoncées plus haut, de : 

P Fonte de première qualité (fonte Bessemer ordinairement). Une 
haute proportion de silicium et de manganèse n'est pas nécessaire ; 

2* Déchets de fer et d'acier, par exemple : des fragments de bandages, 
de rails, essieux ou autres objets d'acier fondu hors d'usage, des limailles 
et dés rognures de fer de bonne qualité ; 

30 Ferro-manganèse ou fonte Spiegel provenant de hauts-fourneaux 
qui s'occupent de produire ces matières spéciales ; 

40 Fér siliceux employé principalement pour la fabrication des pièces 
coulées en acier. 

r 

Les frais de premier établissement pour une installation complète, 
four et générateur, s'élèvent, pour un appareil à fondre 500 kilogram- 
mes, à 10,000 francs environ, et pour un appareil de la contenance de 
1,500 kilogrammes, à 13,750 francs. 

La consommation en matières pour l'acier ou le fer fondu se tient 
sensiblement sur les bases suivantes : 

Fonte Bessemer, par 1^000 kilogrammes 150 kilog. 

Déchets de fer et d'acier 960 — 

Ferro-manganèse (60 m») 10 — 

Fer siliceux (10 p. 0/0 sil.) 20 — 

Houille à gaz 1.000 — 

Selon le prix des mitrailles de fer et d'acier, 100 kilogrammes d'acier 
fondu coulé peuvent valoir 25 à 30 francs, alors que le prix de vente 
est, au minimum, entre 50 et 60 francs. 

Il reste à connaître les frais d'entretien et d'usure des appareils, et 
aussi à savoir si la qualité de l'acier fondu, coulé en moulages, est telle 
qu'elle égale au moins, si elle ne donne pas meilleur, ce que peuvent 
donner les fonderies organisées suivant les autres procédés aujourd'hui 
en usage. 

Il ressort des explications ci-dessus que, si l'inventeur ne se trompe 
ou ne s'abuse, beaucoup de petites fonderies pourraient mener de front, 
avec les appareils Eckardt, la fabrication des moulages en fonte de fer 
et d'acier, en se passant au besoin des cubilots et en employant la 
houille au lieu du coke. C'est certainement fort intéressant et de nature 
t être pris en sérieuse considération. 

La âgure 19, planche 41, donne la coupe longitudinale du four de fu- 
sion, avec celle du canal amenant les gaz et celle du générateur à gaz. 

La figure 20 indique le plan général de la fonderie : 

A. Halle de coulée; 

B. Four de fusion ; 
a. Yanne des gaz ; 



— 113 — 

6. Vanne de Tair; 

G. Etuve pour les moules des pièces coulées en acier ; 

D. Générateur vu en plan et en élévation ; 

e,e,e,e. Lingotières ; 

fff,fff. Moules de pièces en acier fondu ; 

9,939' Grues ; 

h,h,h. Conduit amenant les gaz du générateur au four de fusion. 

Le générateur et son canal de conduite peuvent être construits 
suivant les convenances du terrain où est située la fonderie. 

La construction des générateurs varie selon la nature du combus- 
tible^ houille, bois, tourbe, anthracite, etc. 



APPENDICE 



APPENDICE 



Dans notre pensée, l'appendice d'un ouvrage tel que celui qui nous 
occupe ne saurait renfermer qu'un ensemble d'éléments qu'on pourrait, 
en quelque sorte, appeler éléments mobiles, destinés à être renouvelés 
et modifiés en vue d'éditions futures. 

Un livre aussi complet que le nôtre doit demeurer dans les limites 
d'un plan général tracé à l'avance, et s'il subit des additions, des 
redressements et des transformations, ce ne peut être qu'au moyen 
d'articles additionnels, terminant chacun des volumes et notamment le 
cinquième où nous plaçons l'appendice annoncé par nos éditeurs à leurs 
souscripteurs. 

Cet appendice est» par le fait, une sorte de mémento où viennent se 
ranger au mieux possible des documents divers et surtout des chiffres 
intéressant la fonderie. 

Notre préoccupation a été de classer tout cela de la façon la plus 
commode et la plus profitable pour nos lecteurs. 
On trouvera donc successivement : 

Des données comparatives sur la fabrication et la vente des articles 
de moulage commercial ; 

Des tableaux indiquant la valeur variable de matières et d'objets em*^ 
ployés pour la fonderie, — ainsi que les dimensions courantes des fers, 
des tôles, etc., et les proportions qui suivent leur emploi ; 

Le cours moyen des métaux depuis quelques années et notamment en 
1881-1882; 
Divers renseignements et tarifs sur le petit outillage des fonderies ; 
Des indications de diverses sortes utiles aux fondeurs et en même 
temps une série de tableaux concernant les métaux; 

Enfin, un résumé de prix d'application, d'après les bases de la ville 
de Paris, pour travaux de construction et d'entretien. 

8 



— 118 — 



TAIUF compapatir de divers articles en fonte de fer, avec une 
moyenne des prix de monlaf^e et d'ébarba^e accordés anx onvrie 
<ini travaillent à la tAcfae* 



DÉSIGNATION DES OBJETS 



PRIX 

BB TKNTK 



PRIX 
DB MOULàGB 



PRIX 

d'ébarbisb 
le râpage compris 






0RNBMBNT3 



Balcons légers 

— lourds 

Barres d'appui 

Panneaux de portes 

Dessus de portes 

Balustres méplats 

Consoles d'appuis de croisées. . . . 

Appliques 

Pabnettes et rosaces 

Marteaux et tirants de portes .... 
Garnitures de rampes avec fuseaux . 

— — sans — 



Pilastres de rampes 

Marches d'escaliers 

— — (1res ornées). . 

Pommes de pins 

Chasse-roues ornés 

•— simples 

Colonnes pleines 

— creuses. . « • 

Candélabres pour le gaz 

Consoles — 

Bornes-fontaines v ' * ' 

Bornes de places publiques. . . * 
Vasques et bassins pour fontaines. 

— — très ornés . . . 

Porte-parapluies 

Porte-pelles et pincettes 

Porte-manteaux 

Gratte-pieds ornés 

Pieds de tables 

Grilles gratte-pieds 

Statues, groupes et animaux. . . . 

Statuettes et bustes 

Bancs et fauteuils de jardins . . . . 

Chaises et tabourets ....... 

Frises pour serres et pavillonj . . 

Caisses à fleurs 

Vases Médicis 

Rouleaux de Jardins 



les 1.000 kilog. 

350 à 400 
300 à 350 
400 à 450 
350 à 500 
350 à 450 
350 à 450 
500 à 550 
500à 600 
500 àOOO 
400 àSOO 

» » 
600 àSOO 
400 A 800 
350 A 4O0 
600 A 800 
500 A 800 
320 A 400 
SOO A300 
140 A 180 
180 A 250 
300 A 500 
300 A 350 
300 A 450 
300 A 350 
350 A 400 
500 A 800 
400 A 500 
400 A 500 
500 A 600 
400 A500 
400 A500 
200 A 300 



les 1.000 kilog; 



50 



35 
50 
50 
40 
45 
55 
70 



35 A 
30 A 
40 A 
40 A 
35 A 
40 A 
50 A 
50 A 
60 A 100 
40 A 45 

» » 
80 A 100 
60 A 100 
30 A 40 
60 A 100 
60 A 100 
25 A 30 
20 A 25 

6 A 
12 A 
*25 A 
20 A 
20 A 
18 A 
20 A 
40 A 
50 A 
50 A 
60 A 
40 A 
40 A 
20 A 



15 
25 
50 
30 
40 
40 
50 
80 
55 
55 
80 
60 
50 
30 



lee 1.000 kilog. 

5 A 6 

3 A 4 
5 A 6 

4 A 6 

5 A 6 
5 A 6 
5 A 6 
8 A 10 

A la journée 

5 A6 

9 

8 A 10 
5A8 
4 A6 
4 A6 

6 A 8 
2 A3 
2 A3 

1 A2 

2 A4 
2 A4 
2 A 4 

2 A 4 

3 A4 
2 A4 

2 A4 

4 A6 
4 A 6 
6 A8 
6 A8 
6 A 8 

3 A4 



Selon les difficultés du moulage. 



300 A 400 


20 A 


40 


400 A600 


80 A 


60 


700 A 800 


60 A 


80 


350 A 500 


25 A 


50 


280 A 350 


18 A 


30 


800 A 350 


20 A 


25 



3 A6 

4 A6 
10 A 12 
8 A 10 
3 A4 
2 A3 



— 119 — 



DÉSIGNATION DES OBJETS 



ORNEMENTS 



PRIX 

DE TBNTI 



loit.000kUog. 



iOO à 000 
300 à 500 



PRIX 

Dl M0ULA6B 



l6i 1.000 kllog. 



40 à 70 
35 à 60 



PRIX 
d'Abarbagb 

le ripage compris 



iM 1.000 UlOf. 



4àe 

4àe 



Ornements pour entoorageo de tombeanx. . 

Croix ' 

Bénitiers 

Flambeaux d'église } à la pièce suiTint lei diffiotltét dti moaligt. 

Anges et christs 



Appuis de communion 



OBJETS DE MÉNAGE BT DE BATIMENTS 



Casseroles et coqnelles 

Marmites 

Danbières 

Toortières 

Tartières 

Chaudrons 

Poêles sur tous modèles 

Réchauds carrés et poissonnières 

Plaques, tuyaux, etc., de cheminées écono- 
miques 

Foyers mobiles * . 

Grilles rondes et carrées 

Grilles à brûler la houille 

Chenets à colonnes 

Chenets à figures 

Coquilles à rdlir 

Chaudières à lessire 

Fers à repasser (non polis) 

Plaques de cheminées . 

Foyers 

Grilles-Tentouses 

Cuvettes inodores 

Tuyaux de descente 

Cuyettes et assortiments pour tujraux de 
descente (pris seuls) 

PIÈCES DE MACHINES fr DE FABRIQUES 

Pièces de mécanique au-dessous de S kilos 

— — de 2 à 5 kilos . . . 

— ~ de 5 à 10 kilos. . . 

— -- de 10 à 100 kilos. . 

— — au-dessus de 100 kilos 
Cylindres de laminoirs (fonte douce) . . . 

— -^ (coulés en coquilles) 

Cornues pour le gai 

Cylindres creux pour la soude 



SOOàSOO 



SSOàdOO 
» 

B 

2!i0à8ft0 
aOO & 250 

250 àSOO 
300 à 400 
250 à 350 
260 à 300 
260 à300 
300 à 350 
280 à320 
300 àdSO 
400 à450 
160 à 200 

» 
500 à 600 
300 à 350 
180 à 220 

220 à 250 



400 A600 
380 à 450 
350 &400 
300 à 350 
260 à 320 
250 à 300 
300 à400 
260 à 300 
250 4 300 



45 à 80 



35 à 

» 

9 
Û 
B 
» 

26à 
18 à 

18 à 
25 à 
18 à 
20 à 
20à 
25 à 
20à 

35 à 
4à 

B 

804 
25 à 
12 4 



254 
25 4 
25 4 
254 
25 4 
12 4 
10 4 
18 4 
18 4 



40 



80 
25 

25 
38 
20 
30 

90 
35 
80 
86 
45 
6 

60 
30 
20 



15 4 30 



50 
45 
40 
35 

ao 

15 
ift 
25 

25 



8 4 10 



244 

» 

B 

B 
» 

B 
» 

B 

B 

848 
244 
944 

244 

244 
845 
244 
345 
4 1 fr. 80 

B 

648 
2 44 
248 

944 



4 48 

345 

345 

345 

345 
i 4 1 fr. 50 
I 4 1 fr. 50 

24S 

243 



— 120 — 



DESIGNATION DES OBJETS 



PRIX 

DB VBNTS 



PRIX 
DB MOULAGB 



PRK 
D*BBXBBÀGB 

le rApag^e compris 



PIÈCES DE MACHINES 6 DE FABRIQUES 

Cornues pour les produits chimiqaes. . . . 

Pots pour le noir animal 

Chaudières de fabriques 

Contrepoids en fonte blanche 

Barreaux de grilles en fonte blanche. . . . 

OBJETS DIVERS 

Tuyaux de conduite d*ean et de gaz . . . . 

Raccords de tuyaux 

Châssis et vitraux et couches 

Poids bruts à peser de 10 et de 20 kilog. . 

— — de 5p de 2 et de i kilog. 

— — au-dessous de 1 kilog. 
Boites de roues au-dessous de 5 kilog. . . 

— — an-dessus de 5 kilog. . . . 

Tuyères de forges 

Poulies légères 

— lourdes 

Grilles et trappes d'égouls 

Poids d'horloge 

Yersoirs de charrues 



les 1.000 kilog. 

â80 à 350 
200 à 250 
300 à 350 
160 à 220 
160 à 250 



170 à 250 
190 à 250 
250 à 300 
180 à 200 
200 à 220 
300 à 350 
250 à 280 
230 à 250 
180 à 200 
280 à 300 
250 à 280 
180 à 200 
150 à 250 
180 à 200 



les 1.000 kilog. 



20 à 

15 à 

20 à 

8 à 

6 à 



8 à 
12 à 
20 à 
10 à 

14 à 
30 à 
20 à 

15 à 
15 à 
30 à 
25 à 
12 à 
10 à 
15 à 



25 
20 
25 
12 
15 



15 
30 
30 
12 
16 
40 
25 
18 
20 
40 
30 
15 
25 
18 



les 1.000 kilog. 

2 à 3 
1 fr. 50 à 2 

2 à 3 
1 fr. 50 à 2 
1 fr. 50 à 2 



1 à 2 
1 à 2 
3 à 4 
1 à 2 

1 à 2 

2 à 3 
2 à 3 

2 à 3 
2à 3 

3 à 4 
3 à 4 

1 à 2 

2 à 3 
2 à 3 



Les prix des objets ci-dessus sont indiqués comme ceux de fontes 
provenant des hauts-fourneaux, mais il est certaines pièces parmi celles 
désignées qui exigent rigoureusement des fontes de 2« fusion et de 
très bonne qualité ; on les vend alors 50, 60 et quelquefois 100 francs 
de plus par 1,000 kilogrammes. 

Tableaux Indiquant la valeur approximative variable» suivant le» 
localités» de» matières et objets divers pouvant être employés dans 
les fonderies. 




Acier fonda, l^* mar^e 
— ordinaire. , 



— pudlé, dil acier naturel . . . 

— corroyé, deux marques . . . 

— — trois marques. . . . 



lo kilog. 

1.60 à 1.80 J Outils de tour, burins, fo- 
1. 40 à 1.50 I rets, etc. 

J so à n 75 ) ^i^l>^®^* boulons, travail de 

j mécanique, etc. 

1.30 à 1.50 (Marteaux, tranches, outils 
1.00 à 1.30 ( de forge, etc. 



— 121 — 



DÉSIGNATION DES OBJETS 



PRIX 



EMPLOI 



MÉTAUX 



Bronse en mitraille 

— en tournure 

Cuivre rouge en saumons 

— — en mitraille 

— jaune en tournure 

— — en mitraille 

Étain en lingots suivant la provenance. 
Plomb en saumons, bonne qualité. . . 

Plomb en débris 

Zinc en plaques 

Zinc en débris 



Fontes grises en gueuses françaises, diverses 
provenances 

— du groupe de Longwy, n** 1 à 5. 

— de la Haute-Marne 

Fontes d'Ecosse, Garstherrie ou Calder, n* 1 . 

— fortes, hématites ou Montataire . . 

— en débris gris mécanicpies 

— en débris truites 

— en débris blancs ou brûlés 

Fers an coke, lr« classe, avec majoration de 
1 à 2 fr. par classe 

Fers laminés au bois 

— fins 

Fil de fer puddlé suivant les numéros . 

— Comté ou qualité supérieure . 
Tôla ordinaire pudlée. . 

— mixte 

— fine 

Tdle d'acier 

BOIS 



le kilog. 

1.60 à 1.80 

1.10 à 1.30 

1.25 à 1.60 

0.95 à 1.151 

0.80 à 0.90 

1.00 à 1.15 

1.90 à 2.50 

0.50 à 0.70 

O.iO à 0.50 

0.45.à 0.60 

0.30 à 0.45 

les 100 kilog. 

110 »àl40 » 

120 i>àl50 Si 

120 i>àl40 »i 

125 Dàieo }>, 

9 Dà 12 »| 

8 Dà 11 

4 »à 7 » 



18 
23 
28 
45 
60 
24 
25 
32 
80 



Dà 

Dà 
Dà 
Dà 
Dà 
Dà 

Dà 

Dà 

Dàl30 
le stère 



24 
27 
40 
65 
80 
26 
30 
45 



D 

dI 

D 

d{ 

D 

d] 
d| 
dI 



Charme 

Fresne 

Hêtre en grume 

Noyer 

Poirier 

Sapin en madriers 

^- en poutrelles 

Chêne en poutres 

— en plateaux 

MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION 

Blocaillesen moellons ordinaires, le m. cub. 
Blocs ébauchés — — 



120 Dà150 

130 Dàl60 

120 Dàl50 

200 Dà250 

180 Dà220 

150 Dàl60 

130 Dàl40 

180 Dà200 

280 Dà300 



D 
D 
D 

d| 

D 

D 

d| 

D 
D 



I 



Alliages, modèles, joints, 
soudures, menus outils et 
besoins divers pour la« fon- 
derie de cuivre. 



Mélanges pour les produits 
de la fonderie de fer. 



Armatures, ringards, gou- 
jons, brides, feuillards et 
crochets pour tenir les sa- 
bles, outillage de la fonderie, 
etc. 

Pour séchage des moules, 
poches à couler, calibres, 
supports pour tenir les 
noyant, etc. 



Pour fabrication de mo- 
dèles et boites à noyaux, 
fonds de châssis et toutes 
constructions ou entretien de 
la fonderie. 



/ 



0.40 à 0.501 
10 » à 12 dI 



Pour constructions di- 
verses, montage de hauts- 
fourneaux, cubilots, fours à 
réverbère, foom à creusets, 
etc. 



— 122 — 



DÉSIGNATION DBS 0BJBT8 



MATÉRIAUX DE OONSTRUCTiON 



le m. cab. 



I 



Pierres de taille épincées . . . lem. cub. 

Briques ordinaires ie mille. . 

Briques dores — 

Briques réfraclaires ordinaires. lesl^IKH)!^"* 
Briques rétraoti^res, i** qualité. 
Pierres réfnuilaires anglaises. . 

— «^ de Belgique. — 

— ' — du centre de 

la France.. -— 

— — de Maine-etrLoire — 

— — duCreusotp . — 

Ciment romain lei dMt k** 

Ciment de Portiand — 

Pannes du Nord pour couyertnre, le mille. . 
Tuiles suivant la forme. ... — 
Mftirt 4 obaux aux oamères • . le m. cub. 

Ghaux.éieinle ^ 

Mortier chaux et sable broyés. . — 

COMBUSTIBLES 

Charbon 4e bois l'hectolitre 

Ooke dé gai — 

Coke de hauufburneau . , , . la tonne. 
•^ laré pour cubilots. ... — 
Houille de St-Étienne p. forges — 

— du Nord pour machinée. — 

— de la Belgique. . . » . *<^ 

Tourbe rbeciolitre 

Bois de 'chauffage f . . . y, . . 1« stère. 

MATIÈRES DIVERSES 

Blanc de céruse brojé le kilog. 

Minium "— 

Borax -- 

Pnesièta' de potasse. ..... — 

Scmdolë de eaitre — 

ChâOTre p«igné pour joints. . , — 

Étoupes pofur nettoyer ~ 

Émeri en poudre — 

Papier émeri les cent feaillee 

Eiprit de sel l6 litre. 

Mirni» «qpik) ft vemim^ir. ; . — 

MMMft da laaipM !• kilog. 

Qttlle de |ted de bœuf oQ ai^a- 




50 
120 
125 
130 



100 
90 » 

lâo 

60 

70 

32 

85 
0.75 
6 » 
6 » 



» à 120 »^ 



Pour eonslmctions di 
verses, montage de hauts 
fourneaux, cubilots, fours 

h 110 »/ ^ réverbère, fours à creu- 

à 140 » sete, etc. 

à 65 » 

à 75 » 

à 85 »| 

à 45 » 
1 » 

à 8 » 

à 8 » 



» 



1.40 
1.10 
26 
30 
25 » 
20 p 
20 » 
1 » 
15 » 



à S 

à 1 

à 38 

à 40 

à 45 

à 25 

à 25 

à 1 

à 25 



,75 

,80 

s 

» 

.25 



Les combustibles, de 
même que les métaux, les 
minerais et antres matières 
à cours variables, sont in- 
diqués ici plutôt pour mé- 
moire que comme bases de 
prîx absolues. 






IflgMe. 



0.80 à 


0.90 


0.60 à 


0.85 


2.50 à 


2.75 


0.50 à 


0.60 


2.50 à 


3.00 


2 » à 


2.50 


0.25 à 


0.80 


0.80 à 


1.10 


6 » à 


8 » 


0.30 à 


0.40 


3.50 à 


5 a 


2.50 à 


3.50 



Pour divers besoins des 
y ateliers de moulage, ébar- 
bage, ajustage, elc. 



1 .40 à 1 . 60 Pour graissage . 



— 12S — 



■■■ 



DâSIGMATION DES OBJETS 



BiATIÈBES DIVERSES 

Huile de lin le Idlog. . 

Hnile eommnne — 

Graisse de pore — 

Graisse noire ~ 

Noir de fumée — 

Acide nitriqne le litre . 

Boo|{ie janne, dile rat-de-cave . le kilog. . 

Chanvre brat — 

Amidon — 

Farine ordinaire — 

Résine — 

Sonfre en pondre — 

— en bâton — 

Limaille de fonte fine les cent k** 

Sel ammoniaque le kilog. . 

Cire jaane« — 

Mine de plomb — 

Soif fonda — 

Colle forte « . — 

— fiûble — 

Papier verre les cent feuilles 

Savon vert le kilog. . 

PlAtrefin — 

«- ordinaire — 

Briqaes ordinaires le mille. . 

ABTIGLBS DIYEBS 

Creusets en graphite. • ] Voir po^e 187, etc. 

— anglais. • • • } deuxième partie, 

— de Picardie. . ) le marc. 

Tôle métallique pour tamis en 
enivre, n" 16 & 50 le m. carré 

Télé métallique pour tamis en 
fer» n*- S à 6 — 

Tôle métallique pour tamis en 
cuivre, n" 10 à 16 — 

Pinceaux queues de morue, 0,06 
à 0,08 la pièce. . 

Pinceaux ordinaires, n" 10 à 24 — 

Brosses de sanglier, n^ 20. • . — 

Pointes de moulage de iO/7 à 
160/12 le kilog. . 

Pointes de menuiserie fines de 
140/90 à lW/26 — 



IPRIX 



EMPLOI 



0.90 Al » 
1 » à 1.30 
1.50 à 1.60 
0.45 à 0.60 
0.50 à 0.65 
1.20 A 1.30 
4.60 A 6 » 
0.85 A 0.90 
0.55 A 0.60 
0.35 A 0.40 
0.22 A 0.30 \ 
0.40 A 0.56 
0.45 A 0.60 
0.05 A 0.10 
1.50 A 1.80 
4.50 A 5 » 
0.50 A 0.80 
1.25 A 1.50 
1.90 A 2.20 
1.75 A 2 » 
4 » A 5 » 
0.60 A 0.70 
0.25 A 0.30 
0.08 A 0.10 
16 »A20 » 



Pour peinture et remis. 
Pour éclairage et graissage. 

Pour graissage. 

Peinture et vernis. 
Divers besoins. 

Pour enlever les gas des 
noyaux, etc. 

Pour fixer les parties rap- 
portées dans les moules. 



Mastics et besoins divers 
de la fonderie. 



Pour les modèles. 

Pour les noyaux et les mod. 
Pour nettoyer les mod., etc. 

Pour besoins du moulage 
et des noyaux. 

Pour le moulage. 



0.18A0.25 Fonderie de cuivre. 



9 »A10 » 
5 » A6 i 
7 » A 9 » 



I 



Pour tamisage des sables, 
du noir, etc. 



I 



1.25 A 1.40 \ p^^p passer la couche et 
0.20 A 1.50 nettoyer les moules. 
0.80 A 0.90 ] 

0.45 A 0.65 Pour épingler les moules. 

A JA A n lis ) ^^^ ^®* besoins de Pu- 
0.4U a 0.46 g.^^ ^j p^^ ,gj modèles. 



— 124 — 



DéSiaNATION DES OBJETS 



ABTICLES DIVERS 

Pointes de menuiserie fines de 
90/18 à 140/90 . ...... le kilog. . 

Pointes de menuiserie fines de 
55/15 à 60/18 — 

Pointes de menuiserie fines de 
30/8 à 30/13 — . 

Pointes de menuiserie fines de 
15/iàî5/7 — 

Tamis montés gftrnis de toile 
métallique» n*" 30 à 50 . . .la pièce. . 

Tamis montés garnis de toile 
métallique, n** 60 ft 80 . . . — 

Tamis montés garnis de toile 
métallique, n** 4, 8 et IS. . — 

Fil de fer ordinaire, clair ou 
recuit, n** 10 à S4 le kilog . . 

Fil de fer ordinaire, clair ou 
recuit, n** 15 à 18 — 

Fil de fer ordinaire, clair ou 
recuit, n** 8 et au-dessous. . — 

Clous à latte — 




EMPLOI 



0.45 à 0.48 

0.60 à 0.65 p^^^ j^j besoins de l*u 
80 à 00 1 *^°^ ^^ ^^^ ^^ modèles. 



1.40 à 1.70 
7.50 à 8 a 
8.50 A 9 » 
6.50 à 7 • 
0.60 à 0.65 



I 



Pour passer et tamiser les 
sables. 



1 



0.70 à 0.75 / Besoins du moalage. 



0.75 à 0.80 
1 aàl.SO 



Dimension* courante* 



de* tôle* et de* fer* employé* di 
le fenderle* 



Fers laminés au coke, ordinaires, carrés de 10, 12, 14, 15, 16, 18, 20 et 25 V«« P^^v 
crochets, armatures, tètes de boulons, écrous, rondelles et réparations diverses. 

Fers laminés au coke, ordinaires, carrés et ronds, de 25, 30, 35 et 40 ■/«• pour groeses 
armatures, axes de noyaux, trayerses et barres d'étuyes, pièces diverses employées dans 
l'entretien et les réparations. 

Mêmes fers, de qualité supérieure, de 45. 50 ■/■ et an-dessus, pour trayanx exceptioiineu 

de réparation et d'entretien. 

,^ 30 30 353540308020405060 70., 
Fers méplats au coke de ^^^-^^j^-^^jj^^^^ -/. 

pour frettes, clayettes, réparation de châssis^ etc. 

Fers ronds de 30, 35, 40, 45, 50, 55, 60 et au-dessus en qualité ordinaire an coke, pour 
gros travaux, ringards, barres et outillage des fourneaux et des cubilots. 

Tôles ordinaires de 0,005, 0,010, 0,015, 0,020, 0,030, 0,040, 0,050 »/« d'épaisseur, pour 
poches, creusets, séchage des moules et besoins divers du moulage et de la coulée. 



IVomenelatn 



proportionnelle de* ol^et* diver* employé* 
communément dan* le* fenderh 



Nota, — le» articlêê margHêê O 'oni U$ phu witéi, 

^. ._ . , „ 160 120 100 90 70 40 

Pointes de moulage. ^n.. — ——^-^j. 



— 126 — 

^ . , , . , . „ 200 ISO 160 150 i50 150 laO 110 110 
IHnntas pour 1m modelenrt et meniuuen. — N«« ^ «S IT "S" "S" 1î 

80jr0^55 50304090 

•îH M9M8M7 M5 U U 7* 

2S i4 i4 i4 tO 2t 28 S7 24 21 21 
Vis pour 168 modèles, tète plate, fraisée. _ N" qg gj 55 ^ ;^ g gj jg îgj rjg jg 

28 

rg. Plus les lirefonds. 

lii. . .A. 1 . ^ K UA • „ 22 24 25 25 28 28 80 32 

Eirets tète plate pour poches ou châssis. - W jj jj 5g .-g yg ^ qg 55. 

RireU tète ronde pour poches et châssis. ^ N«* rjg ôg «05 r^g* 

Fil de fer clair pour épingler les moules, etc. •— N«« 6, *8, M2. 16, *18, 20, 2i, 22, 24. 
Fil de fer recnit pour lier les noyaux, etc. — N*« *8, 14, *15, 18, *2i, *22, 24. 

— ., .. „. ni jt é „ '2 6 6 8 '4 8 18 N» toile métalliqiie. 
ToilemélalUqneenmdefer.-N-î5ggî5^5jj^.^j^^^^ 

— — en fil de enivre. — N»* *25, 80, 50. 

Pinceanx plats, dits qneaes-de-mome, en soie de sanglier, poar passer la conche, de 
*2D. 30. 40. * 50, 60 miUimètres de largeur. 
Papier rerré pour les noyanx. — N«» 0, *1, *2, 8, 4, 6. 

limes plates an paquet pour ébarbeurs, des wn et des deuœ. Proportion : 150-75. 
— demi-rondes _ _ _ . ^ 15-100. 

Coups moyen des métaux à Paris en 1991-1995i. 

Pers marchands an coke, 1» classe Les 100 Idlog. 21 fr. 48 

— — 2« classe — 22 » 

— — 8« classe — 23 05 

— — 4« classe — 24 05 

-^ méplats et ronds, de ir* et 2b« classe, de 111 à 185 mill . . — 25 45 

-1 doubles T, de 0».O8 â 0*,22 ~ 21 45 

^ .de 0b,26 et an-dessus — 22 > 

— — â larges ailes (1» série) ~ 2805 

— — — (it série) — 25 45 

— — — (3« série) — 25 95 

— — — (*• série) — 27 90 

— — — (5t série) — 29 90 

Fers à Titrages, cornières Ir* classe -^ 22 50 

— — — par chaque classe, en pins — 1 • 

CttÎTre du Chili, en saumons {i^ marque) Les 100 kilog. 175 fr. » 

— — — (2« marque) — 178 » 

— anglais (Be§t têleeted) — 180 50 

— laminé rouge — 205 » 

— en tuyau de 0",040 â 0*,002 d'épaisseur -- 240 » 

— étiré sans soudure ~ 295 » 



NOTA. — Les fers au boli talent en pins, par 100 kAoerrammes, de 8 francs à S fr. 50 . — Les fera 
adztes Talent en plna, anasi par 100 kilogrammes, de S à 4 francs. — Ajouter 1 francs par chaque 
100 kilogrammea pour les petites quantités au-dessons de 500 kilogrammes. — L'octroi de 3 fr. 00 
est à ajouter au prix des fers à T et des fers profilés. — Il est à dédnlre ponr les trataux de 
campagne, mais on doit ajouter la valeur du transport et les octrois spéciaux. Les fers à T Talent 
1 franc par mètre et par 100 kilogrammes en plus, lorsqu'ils excèdent les longueurs ordinaires. 



— 126 — 

Cuivre laminé Jaane, en planches • , • Lei 100 kilog. ifiO » 

— jaune en toyanx, sans sondnre — 235 » 

— — en fil et en bottes ^ i80 » 

Ëtain Banca ~ 267 50 

*- Détroit on Anstralie ~ 262 50 

— anglais — 258 » 

Piomb, marques diverses Les 100 kilog. 36 à 38 fr. 

— laminé en tayaux «- 47 à 18 

Zinc brut de Silésie et antres bonnes marques — 45 à 46 

— laminé, Vieille-Montagne — 65 à 70 

— — français — 65 à 70 

Vieux métaux. 

enivre rouge non étamé • « . • — 145 à 150 fr. 

Vieux bronze mécanique — 130 à 135 

Cuivre jaune dit de campagne ^ 9Oà05 

Tournure brome, suivant qualité — 100 à 105 

— jaune, — — 60à65 

Vieux plomb, en tuyaux et tables • 82à83 

— fondu — aOàSl 

Vieux sine, propre, en rognures — 29à82 

MitraUle d'étain ~ 125 à 130 

Fonte» en moulages aux usvies de la Ilaute-Mame, etc. 

Poterie Les 1.000 points, 145 à 150 fr. 

Poélerie ordinaire — 155 à 160 

Chenets à tête — 160 à 170 

— à colonne — 150 à 160 

Poêles à marmites — 160 à 170' 

Réchauds carrés et antres Les 1.000 kilog. 290 à 310 

Poterie au poids — 290 à 310 

Balcons et balustrades — 290 à 310 

Barres d*appui — 310 à 330 

Caniveaux et plaques — 210 à 230 

Chasse-roues — 220à245 

Châssis à tabatière et châssis de couche ->- 320 à 345 

Grilles gratte-pieds — 230à240 

— â houille, simples — 250à280 

— — ornées — 280 à 320 

Colonnes pleines — 160 à 180 

— creuses, suivant formes et épaisseurs — 210 à 260 

Croix de 3 kilogrammes et au-dessus — 250 à 270 

Entourages de tombes — 350 â 380 

Gargouilles — 190 à 210 

Raccords de gargouilles -^ 210 à 230 

Garnitures de rampe, suivant les difficultés du moulage . . — 340 à 400 

Pieds de bancs, lourds et faciles de moulage — 240 à 260 

— ^ légers et ornés — 2604290 

Pilastres unis — 290 à 310 

-^ ornés, sans pièces de rapport —- 310 à 830 

Plaques et foyers sur couche — 150 à 160 



— 12T — 

Poids d'horloge aa-dessons de 0^,500 Les 1.000 kilog. 200 à 250 

— ^ aa-dessvs de 0^,500 — 170 à 180 

Tnyanx de descente unis — 185 à 200 

Raccords de toyaax de descente — 210 à 230 

Tnyaax de descente cannelés et ornés — 250 à 270 

Raccords — — — — 270 & 280 

Tayaox de conduite ordinaires da commerce, à emboîtement 

et cordon» suivant les diamètres, les longueurs et les 

poids, de 0i>,040 à 0".40 de diamètre — 200à250 

Raccords en plus, suivant les difficultés — 50 à 80 

Remarquer que ces divers prix indiquent surtout des relations entre les divers articles 
cotés. Depuis vingt ans, les fontes commerciales ne sont guère sorties de ces limites. On 
peut s'en rendre compte par les bases qu'ont données nos précédentes éditions, lesquelles, 
comme celle-ci, n'ont eu d'autre but que d'indiquer des points de comparaison. Il est asses 
probable qu'à moins de transformations importantes apportées aux procédés de moulage 
ou de modifications imprévues dans la production de la fonte les prix ci-dessus, à quelques 
vingt ou vingt-cinq francs en plus ou en moins par tonne, ne subiront pas de longtemps des 
modifications excessives 



Petit outillage des fonderies. 



En dehors du matériel et de l'outillage des fonderies» dont nous avons 
parlé pages 47 et suivantes» quatrième volume, il nous paraît bon de 
donner ici quelques indications sur divers objets plus ou moins usités 
et dont l'emploi nous parait bon à connaître ou à développer. 

en fli d*acler pour rApa^pe* désablage on décapage 
de» pièces monléei»* 



DIMENSIONS 



LONCr 



Brosses à inan« 
che . . . . . 



Brosses poin - 
tues Bans man- 
che 



m. 

0.12 
0.12 
0.12 
0.16 
0.19 
0.23 



DIAM. 



m. 



Brosses circu-i 0.20 
laires à mon-j 0.25 
ter sur axe. .( 0.90 



LÀRQr 



m. 

0.03 

0.04 

0.05 

0.035 



PRIX PAR HAUTEUR 

DU FIL 



0»,025 



fir. 

2.25 
3.50 
4.50 
3.50 
4.00 
4.50 



0a,040 



fr. 

2.75 
4.00 
5.00 
4.00 
4.50 
5.00 



0m,065 



fr. 

3.25 
4.50 
6.00 
4.50 
5.00 
6.00 



LAR6' 



ro. 

0.045 



PRIX Pkh R4DTIun DU PIL 



0«,00 



ftr 

0.00 
0.00 
0.00 



0".045 



fr. 

20» 
30» 
40 » 



0«.O70 



fr. 

25» 
35» 
45» 



Les brosses à 0^,025 et 
Oa,040 hauteur de fil ser- 
vent pour enlever la 
rouille et les matières 
dures; celles à 0",065, 
pour les pièces fondues 
avec sable peu adhérent. 



Ces brosses servent prin- 
cipalement pour décaper, 
poncer et polir les mé- 
taux. 



— 128 — 

Illoii'velleA pelle* anslatse» avec manclie à cell i*lvé* 



N- 


00 





1 


2 


3 


4 


5 


6 


7 


8 


Larg;eur • • • 
Hauteur. . . 

Prix par dou- 
zaine. . . . 


m. 

0.22 
0.28 


m. 

0.23 
0.29 


m. 

024 
0.30 


m. 

0.25 
0.32 


m. 

0.26 
0.33 


m. 

0.28 
0.34 


m. 

0.29 
0.35 


xn. 

0.30 
0.36 


m. 

0.32 
0.38 


m. 

0.33 
0.39 


fr. 

49.70 


fr. 
51.00 


fr. 
53.50 


fr. 
56.10 


fr. 
58.60 


fr. 
61.20 


fr. 
63.70 


fr. 
66.30 


fr. fr. 
68.80 71.30 



Ces pelles tout acier fondu sont plus légères que les anciennes pelles 
anglaises. — Elles sont également plus solides, ayant partout la 
même épaisseur. — Les brides en acier fondu sont rivées et solidement 
attachées de face et de dos, de manière à renforcer l'outil et à le 
rendre moins fragile. — On en fait à des prix moindres que ceux 



Tube* en fer poui* lantemae» de rondei*le«« 



DUviTBis ixiiBiiuas 
en mUIimétres. 


25 

44 
48 
55 
63 
71 


27 

44 
48 
55 
63 
71 


29 

44 
48 
55 
63 
71 


32 

44 
48 
55 
63 
71 


35 

44 
48 
55 
63 
71 


38 

48 
55 
63 
71 
79 


41 

48 
55 
63 
71 

79 


45 

55 

63 
71 
79 

87 


48 

55 
63 
71 
79 
87 


50 

63 
71 
79 
87 
95 


54 

63 
71 
79 
87 
95 


57 

63 
71 
79 
87 
95 


ÉPAISSEURS 

en 

Dmims DB MiLUHim 


DUMitTBSS IXTiftnUBS 

en millimètres. 


60 

63 
71 
79 
87 
95 


64 

63 
71 
79 
87 
95 


67 

63 
71 
79 
87 
95 


70 

71 
79 
87 
95 
111 


76 

71 
79 
87 
95 
111 


83 

79 
87 
95 
111 
127 


89 

79 
87 
•95 
111 
127 


102 

87 
95 
111 
127 
159 


114 

87 
95 
111 
127 
159 


127 

87 
95 
111 
127 
159 


140 

87 

95 

111 

127 

159 


152 

87 
95 
111 
127 
159 


ÉPAISSEURS 

en 

DixiiiiEs DE munàni 


Tubes unis jusqu'à 4",500 longueur. 80 à 85 fr. les 100 kilog. 

— 5»,500 — 90 à 95 fr. — 
Tubes percés jusqu'à 4»,500 longueur. 100 à 120 fr. les 100 kilog. 
— 5",500 longueur. 105 à 125 fr. — 



— 129 — 

indiqués, en tôle d'acier ordinaire ou en tôle de fer, mais elles ne 
donnent pas, à beaucoup près, le même usage (1). 

Tuyères de s&reté I^boyd» oavei*te» et it Jet <l*eAii pulvérisée» 

pour bauta-roumeaux et cubilots. 



DUMÉTRE 

DO IfBZ Dl LA BUS! 


DIAMÈTRE 

INTiAllUR À l'aRRIÈIB 
DE LA, BU8I 


LONGUEUR 

TOTAL! 


PRIX 

BN FEB FOBCi 


PRIX 

m FONTS MlLLiABLB 
OU FONTE D*AfaBR 


m. 

0.076 


m. 

0.152 


m. 

0.510 


fr. 
55.00 


fr. 

70.00 


0.089 


0.170 


et 


57.50 


72.50 


0.102 
0.127 


0.184 
0.184 


au-dessous 


60.00 
65.00 


75.00 
80.00 


0.152 


0.184 




70.00 


85.00 



Tout excédent de longueur au delà de 0™,51 augmente les prix ci- 
dessus de fr. 75 par centimètre. 

Ces tuyères ouvertes par derrière sont faciles à visiter et à suivre. 
L'ouvrier peut immédiatement découvrir si, par suite de manque d'eau 
ou de fuite dans les tuyaux, l'extérieur de l'appareil est surchauffé. — 
En réalité, c'est dans l'ouverture apparente des tuyères comme aussi 
dans celle des conduites que gît cette invention, qui permet de fabriquer 
des appareils en fer forgé, en acier, en fonte malléable et même en fonte 
de fer. 

Emettre* et cblffk^s en cuivre pour obtenir des Inscriptions 

au moulage. 



HAUTEUR 


PRIX 


HAUTEUR 


PRIX 


HAUTEUR 


PRIX 


DBS CHIFFBBS 


PAB LBTTBE 


DBS CHIFFBBS 


PAB LBTTBB 


DES CHIFFBBS 


PAB LBTTBB 


oa 


OU 


oa 


OU 


oa 


oa 


DBS LBTTBE8 


CHIFFBB 


DES LBTTBES 


CHIFFBB 


DES LBTTBES 


CHIFFBB 


m. 


fr. 


m. 


fr. 


m. 


fr. 


0.004 


0.15 


0.020 


0.24 


0.050 


0.80 


0.006 


0.16 


022 


0.26 


0.060 


1.00 


0.008 


0.18 


0.025 


0.30 


0.070 


1.25 


0.010 


0.19 


0.030 


0.40 


0.080 


1.50 


0.012 


0.20 


0.035 


0.50 


0.090 


1.75 


0.015 


0.21 


0.040 


0.60 


0.100 


2.00 


0.018 


0.22 


0.045 


0.70 


oa2o 


2.50 



(1) Remarquer du reste que tous les prix indiqués sont plutôt élevés que trop 
bas et que, suivant l'importance des approvisionnements, il est toujours &cile 
d'obtenir des foumisseuxs certaines réductions que nous n'avons pas à relater ici* 



— 180 — 

Ces lettreSi qui doivent sortir aisément du sable, sont limées légè- 
rement en dépouille ; elles ont une épaisseur de 2 à 4 millimètres, 
suivant leurs dimensions. 

On évite de les faire avec des parties déliées trop fines. —Les formes 
adoptées de préférence sont celles dites : bâton, capitale et étroit. 

Les proportions admises donnent une largeur égale aux trois cin- 
quièmes de la hauteur de la lettre ou du chiffre. — Dans la série bâtoii^ 
itroile, la largeur n'est que les deux cinquièmes de la hauteur. 

Les marques en fer pour marquer les modèles à chaud valent. 
Jusqu'à la hauteur de 0^,110, fr. 75 à 1 fr. par lettre. — Les hauteurs 
au-dessus de 0"»,11 valent fr. 08 à fr. 10 de plus par millimètre. — 
De mâme les filets entourant les lettres. 

Les marques avec manche en bois valent fr. 10 à fr. 12 de plus, 
suivant la force et la grandeur des lettres ou des chiffres. 

Les lettres en acier pour marquer à froid les modèles en bois ou les 
modèles métalliques valent fr. 07 à fr. 10 par millimètre, avec plus- 
value pour l'acier des poinçons. 



Série «le botte» è noyaux 


en bronse on 


en acier oonlé. 


DJAMËTRE 






Laissant passer. 


on 


LONGUEUR 


ÉPAISSEUR 


après ébranlage et retrait, 

ane tige 

de boulon brute de : 


COTi DD CkMÈ INTÉBltUa 






m. 


m. 


m. 


m. 


0.0110 


0.120 


0.007 


0.010 


0.0120 


0.120 


» 


0.011 


û.oiao 


0.130 


» 


0.012 


0.0140 


0.130 


» 


0.013 


0.0150 


0.130 


» 


0.014 


0.0160 


0.140 


0.008 


0.015 


0.0170 


0.140 


» 


0.016 


0.0190 


0.140 


m 


0.018 


0.0210 


0.150 


n 


0.020 


0.0230 


0.150 


D 


0.022 


0.0260 


0.150 


» 


0.025 


0.0290 


0.160 


0.009 


0.028 


0.0315 


0.160 


» 


0.030 


0.0335 


0.160 


» 


0.032 


0.0365 


0.180 


» 


0.035 


0.0396 


0.18») 


)> 


0.038 


0.0416 


0.200 


0.010 


0.040 


0.0436 


0.200 


» 


0.042 


0.0468 


0.220 


» 


0.045 


0.0500 


0.240 


0.012 


0.048 


0.0620 


0.240 


» 


0.050 



^ 181 — 

Ces boites à noyaux sont des oylindres alésés aveo soin pour que les 
noyaux puissent sortir sans dépouille et sans un ébranlement trop pro« 
nonce. — Très souvent, aveo des boites à noyaux en bois et ouvertes en 
deux parties, on n'obtient que des noyaux irréguliers, qui forcent à 
aléser certaines pièces comme les paliers, les consoles, etc., pouvant 
être axées par des boulons bruts dans des tours bruts, pourvu que 
ceux-ci laissent le jeu utile, sans exagération. 



Tamis avec Colle métallique en laiton. 

Diamètres. Om,3S 0b,40 0ii>,45 



0111,50 



0a,60 



Prix à la pièce. N*' 3 à 4. . . . 


3 75 


5 25 


6 50 


7 p 


7 50 


— . 


— 6. 7, 8. 10 . , 


4 » 


5 » 


6 p 


6 50 


7 » 


^ 


— lî. 14. 16. . , 


5 » 


5 25 


5 75 


6 » 


6 28 


— 


— 18, 20. 25. 30 


490 


5 » 


5 50 


5 75 


6 p 


— 


— 85, 40. 45. . . 


5 10 


5 30 


565 


590 


6 10 


— 


- 50, 55. 60. . 


6 » 


630 


650 


6 75 


7 p 


.^ 


^ 65. 70, 75. . 


6 50 


690 


T 10 


725 


7 50 


— 


— 80, 90, 100 . , 


7 60 


8 » 


850 


8 75 


9 p 


— 


— 110. 120, 130 . 


850 


9 » 


950 


9 75 


10 p 


.^ 


— 140. 150. . . 


11 60 


12 50 


13 p 


13 60 


14 p 


^ 


— 160 


12 » 


13 » 


13 50 


18 75 


14 28 


— 


— 170 


12 50 


13 50 


14 p 


14 25 


14 60 


.^ 


— 180 


13 » 


14 » 


14 80 


15 25 


15 50 


- 


-^too , 


14 50 


16 p 


17 50 


17 76 


18 20 




Tamis avec toll 


e métalllqii 


e en fil de Cdp recuit. 








Diamètres. 


0m,45 


Om.50 


00,60 






Prix à la piAce. N** 2 à i 


12 


230 


345 


380 






— — 14 . 




240 


3 55 


390 






— - 16 . 




250 


365 


4 » 






— — 18 . 

— — 20 . 




2 60 
2 70 


380 
425 


4 15 
435 












- -25 . 




285 


4 70 


445 






- - 30 . 
-- — 85 . 

— -40 . 




3 10 
330 
350 


490 

p 
» 


4 60 
p 
p 


















— —45 . 




385 


p 


p 






— —60 . 




4 10 


p 


p 





Outil» divers. 

Poches de fandewrs, en fonte malléable, bras en fer forgé : 

À bras, double poignée, pour porter 78 100 115 160 kilog. 

Prix 65 75 95 115 francs pièce. 

A main, une poignée, poar porter 12 18 22 25 kilos. 

Prix 14 20 2f .50 SS francs pièce. 

Cuillers pour fondre le plomb, Tétain, etc. : 

En foute malléable, plus durables | Contenance ^ 3 6 12 kilos* 
qae celles en fer forgé { Prix . . ÎT25 2.30 ZM STlÔ francs pièce. 



— 132 — 

Châssis en fer pour fonderies, dits châssis interchangeables, i^ustés de telle 
sorte que toutes les parties allant les unes sur les autres peuvent être 
remplacées indistinctement et en tous points : 

ChAssis de 0.61 — 0.28. Prix à la pièce, fr. 90 * 

Pnncipales dunensiODt . .| _ 0.46 - 0.i3. - M.60 

— 0.41 — 0.90. ^ 19 » 

Congés en cuir pour modèles de fonderies, — Ces congés, qui ne sont 
autres que des lanières de cuir à largeurs diverses, suivant le rayon 
d'angle voulu, sont d'une application plus facile sur les modèles que 
les congés en bois : 

Côté du congé 0.007 0.010 0.013 0.016 0.019 

Prix par mètre de longueur 0.50 0.60 0.70 0.80 0.90 ' 

Ces congés sont collés à l'aide d'un ciment particulier. Le cuir doit 
être assoupli en trempant la lanière dans l'eau chaude avant d'y appli- 
quer la colle. Les lanières sont placées, étant appliquées en les fh>ttant 
fortement à l'aide d'un lissoir à extrémité arrondie. On enlève avec un 
linge mouillé la colle que le lissoir a fait sortir. 

Tubei creux percés de trous pour flamber les noyaux. (Voir les prix des fers creux ordi- 
naires.) 

Soufflet» en yeau, bien conditionnés, pour mouleurs, 0«,i2 , 0«,24 ^ 0^,27 , 

la pièce, 4fr.d0 5fr.80 7fr.60 

Goujoni pour chèssis à mouler, fabrication des Ardennes, de 18 à 90 mill. de diamètre 

Bruts de forge, les 100 kllog 60à80 francs. 

Tournés avec écrou et mortaise à clavette, les 100 kilog. 75 à 110 — 

Menus outils pour mouleurs. (Prix de la quincaillerie.) 

Outils en ocfcr. — Truelles carrées, de 0"^18 , 0«,17^ 0"^16^ 0"J5 , 0»jl4 ^ 0"jl3 ^ 

U pièce, 4fr.60 4fhS6 ïhTÔÔ »fr.76 Sfr.50 3fr. 25 
— Truelle carrée de Ob,12 

La pièce, 2fr.75. 
Truelles pointues» de Oni,il à 0«ja , 0«»,13 à (^M . 

U pièce, 2 fr. 70 8 fr. 40 

Truelles à gouges, grandes, 3 fr. 50, moyennes, 3 fr. 10, petites, 2 fr. 60. 
Spatules carrées et à gouge, de 0",20 , 0»,22 à 0",23 , 0»,25 à 0",26 ^ 0",28 à 0»,29 ^ 

La pièce, 1 fr. 20 1 fr. 40 1 fr. 70 1 fr. 90 

Spatules carrées et à gouge, de 0",30 à 0"',32 , 

U pièce, 2 fr. 20 

Crochets, de 0i",20 à 0",24 ^ 0«,25 à 0«,26 , 0«,27 à 0^,28 , 0-,30 , 0",35 , 0«.40 , 
La paire, 2 fr. 75 3 fr. 16 3 fr. 50 4 fr. 4fr. 50 5fr. 50 

Crochète, de »',45 , 0",50 . 
U paire, 6fr.60 7ftr.60 



— 133 — 

Raboteuses, grandes, 2 fr. 75; moyennes, 2 fr. 50; petites, 2 fr. 25. 
Ébanchoirs, soiyant la grandeur, fr. 40 à 1 fr. 25. 

Ouiili en bronze dits cascpies carrés, suivant la force .... 1 fr. 10 à 2 fr. 20 

— à bout rond — .... 1 10 à 2 20 
~- S, rondes et plates — .... 85 à 1 70 

— gueules de crapaud — .... 60 à 1 10 
lissoirs divers, ordinaires — .... 25 à 1 60 

Colonnes simples — .... 1 40 à 1 75 
— démontées en 

4 bouts — .... » » 4 25 
Cuiller à gouge, creuse 

on ronde — .... 85 à 1 20 

(hUiU en bronze, dits vitriers, plats et à boudin fr. 85 à i fr. 20 

— Champignon 40 à 1 10 

— Outils à portées 1 10 à 1 75 

— Perloirs 60 à 2 25 

— Pattes de Poulet » » 1 75 

— Ébanchoirs .... 75 à 1 20 

Lampeêdemouleurê.^Typeii* 43 de la planche 16, la pièce, avec réflecteur. 6 fr. 50 

— n* 44 — à crochet ou à anse. 

La pièce, en fer 2 fr. à 2 50 

— en cuivre 3 à5 00 

Type n* 45, même planche 16. La pièce en fer, à 

poignée, bec droit » 4 25 

La pièce, en fer, à poignée, bec oblique el réflec- 
teur » 5 00 

Type n* 46, en fer-blanc. La pièce, avec réflec- 
teur • 3 00 



Bascule» portative» renforcées* 



RAPPORT DES LEVIERS 
de 1 à 10 


PORTÉE 
en 

KILOGftAMMIS 


DIMEN 
d 

TiBI 
LONGUEUR 


SIONS 
u 
.lia 

LARGEUR 


PRIX 1 




k. 


m. 


m. 


fr. 




500 


0.84 


0.60 


145 




750 


0.93 


0.64 


180 




i.OOO 


1.01 


0.70 


220 


Châssis et tablier , 

1 


1.250 
1.500 


1.09 
1.20 


0.75 
0.81 


270 
320 


en fer. 


2.000 


1.29 


0.88 


390 




2.500 


1.38 


0.93 


425 




3.000 


1.45 


0.98 


500 




i 4.000 


1.65 


1.11 


600 















— 134 — 

Dmsetile* portatives en bols de elidne* 



RAPPORT DES LEVIERS 
de 1 à 10 



PORTÉE 
en 

RILOGRAMMBS 



À plateau earré. 



ordinaires. 



1 



À plateau carré, 
renforcées. 



k. 

100 

150 

200 

300 

500 

750 

1.000 

1.250 

1.500 

2.000 

S.500 

3.000 

4.000 

500 

750 

1.000 

1.250 

1.500 

2.000 

2.500 

3.000 

4.000 



DIMENSIONS 
da 

TABLISR 



LONGCBUE 



m. 
0.52 

0.55 

0.63 

0.75 

0.84 

0.93 

1.01 

1.09 

1.20 

1.29 

1.38 

1.45 

1.65 

0.84 

0.93 

l.Oi 

1.09 

1.20 

1.29 

1.38 

1.45 

1.65 



LABGSUa 



PRIX 



m. 
0.45 

0.49 

0.54 

0.59 

0.60 

0.64 

0.70 

0.75 

0.81 

0.88 

0.93 

0.98 

l.ll 

0.60 

0.64 

0.70 

0.75 

0.81 

0.88 

0.98 

0.98 

1.11 



Bascules-Romaines renftopcées, bols de ebdne< 



RAPPORT DES LEVIERS 
de 1 à 100 



A système 
d'isolement. 



fr. 
45 

55 

65 

70 

90 

110 

130 

170 

210 

260 

310 

370 

450 

130 

150 

180 

210 

250 

320 

380 

450 

560 



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PORTÉE 


DIMENSIONS 
da 




RS 


en 


TABLIBR 


PRIX 




KILOORÂMMBS 


LOlfOUBOR 


LAaCBDR 




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k. 


m. 


m. 


fr. 




100 


0.50 


0.40 


100 


200 


0.60 


0.45 


120 


300 


0.70 


0.50 


136 


500 


0.80 


0.55 


170 


1 750 


0.90 


0.60 


200 


y 1.000 


1.00 


0.70 


240 


1.250 


1.10 


0.75 


290 


1.500 


1.20 


0.80 


340 


2.000 


1.80 


0.90 


410 


8.000 


1.40 


1.00 


480 


\ 4.000 


1.60 


1.10 


570 



— 135 — 



Basoules-Romaliies r^nroroées» bols de ohéiie. 



RAPPORT DES LEVIERS 
de i à 100 


PORTÉE 
en 

KILOOAÂHMIB 


DIMENSIONS 
dn 

TABLIia 
LONGUEUR LAB«XUK 


PRIX 




1. 


m. 


m. 


fr. 




^ 100 


0.50 


0.40 


70 




200 


0.60 


0.45 


85 




300 


0.70 


050 


95 




500 


0.80 


0.55 


115 


Sans système 


750 


0.90 


0.60 


145 


< 
d'isolement. 


1.000 
1.250 


1.00 
1.10 


0.70 
0.75 


160 

180 




1.500 


1.20 


0.80 


200 




2.000 


1.90 


0.90 


250 




8.000 


1.40 


1.00 


800 


1 


[ 4.000 


1.60 


1.10 


400 



roulantes mctdlllées siilvaiit la force des appareil** 

Poor loyer 1.000 kil. S m. 50 de rayon. — Prix 2.000 fr. 

— 2.000 — 3 » — — 2.750 

— 3.500 — 8 65 — — 4.200 

— 4.000 — 4 30 — — 7.500 

— 6.000 — 4 30 — — 9.500 

An delà de ces forces, les gmes roulantes sont plas utilement remplacées par les ponts 
roulants. 

Gr%Le$ fixe». 

Pour lever 1.000 kil. 2 m. 50 de rayon. — Prix « 1«600 fn 

— 3.000 — 8 70 — — 2.800 

— 5,000 — 4 30 — — 6-200 

— 6,000 — 4 30 — — 7.500 

— 10.000 — 4 30 — — 10*000 

Grueê à potence pour les petites forces. Ces grues sont composées avdc treuils*appli' 
qnes, poulies de renyoi^ moufles, etc. 

Grueê à pont arec chariot roulant, se manœuvrant d'en bas, et chaînes 
pendantes pour 500 à 600 kil 850 fr. 

Grueê à pont avec chariot roulant, se manœuvrant d'en bas, et chaînes 
pendantes pour 1.000 à 1.200 kil 1.250 

Grueê à pont avec chariot roulant, se manœuvrant d'en bas, et chaînes 
pendantes pour 1.800 à 2.000 kil s 1.600 

La portée des ponts est supposée de 5 métrés au maximum. 

An delà, les prix des appareils sont augmentés proportionnellement. 



— 136 






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— 137 — 



Câbles ronds en chanvre blanc, les cent kilog. saivant la grosseur, 190 à 230 fr. 



CAbles métallique** 



mmiaoB du rls 



6 



8 



10 



12 



13 



14 



15 



16-17-18 



20 



DiamMre en milli- 
mdtres, 6 torons 6 fils 

Poids du mètre cou- 
rant en kilos 

CAbln tu fil de fer 

Force de trayail en 
kilos 

Force de rupture en 
kilos 

Prix aux 100 kilos, 
fil de fer clair 

Prix aux 100 kilos, 
fil de fer galTanisé. . . 

Câblet en fil tPaeier 

Force de travail en 
kilos 

Force de mptore en 
kUos 



8.1 
O.SiO 



S45 

1.470 

155 

175 



0.0 
0.320 



375 

2.240 

125 

145 



Prix aux 100 kilos 

Extra I 

Extra II 

Ader fonda III. .. . 



11.7 
0.450 



13.5 
0.600 



525 

3.150 

108 

125 



• 




415 


635 


2.500 


3.810 


• 


1 


• 


■ 


s 


■ 



900 
5.355 



700 
4.200 
08 
110 



16.2 
0.900 



1.190 
7.140 



1.050 
6.300 
90 
100 



18 
1.100 



19.8 
1.300 



21.6 
1.550 



24.3 30.6 
2.000 à 3.200 



39.6 
5.400 



1.785 
10.710 

185 
175 
145 



1.285 
7.700 

87 

95 



1.515 
9.100 

84 

92 



2.180 
13.090 

182 
172 
142 



1.810 
10.850 
82 
90 



2.580 
15.470 

179 
169 
138 



2.335 3.735 
14.000 22.400 
80-75-76 
88-86-84 



3.075 
18.445 

176 
166 
136 



3.965 6.345 
23.800 38.080 

175 174 
166 165 
135 132 



6.300 

37.800 

72 

80 






10.700 
64.260 



1 



Nota, •» Les c&bles avec &mts en fer sont de 5 4 10 0/0 pins lourds et conséquemment ont une 

force de 5 à 10 0/0 plus grande. 



Chaînes de treuil» et de gime* éppoavée«< 



CHAINES CABLES SANS BNTREMAILLES 



Poids d'éprenves en tonnes.... 



En fer de millimètres... 
Poids da mètre environ. 



2 


2.5 


3.5 


6 


6.5 


8.5 


10.5 


g 


10 


12 


14 


16 


18 


20 


1.80 


2.80 


3.50 


4.50 


6.50 


8 


10 



14 



23 
12.50 






— 188 — 



Chaînes de tpeulla et de f^raes éppowée** 



CHAINES GABLES AVEC ENTRBMAILLES 



Poids d'épreuTes en 
tonnes 



En fer de millimètres.. 
Poids da môlre environ 



17.5 



23 

13.20 



18 



25 

14.60 



21 



27 
17.30 



24 



30 
20 



32 
22.50 



31 



34 

26 



35 



36 
32.50 



39 



38 
35 



42 



40 
39 



l 



Prix par kilogramme iu(vafU le cours dea fers. 



Cric» « ei^émelUére de première fabrication. 





eues k SIMPLB XNORSNÂSB 


CRICS A DOUBLB IRGBXNAa 


Force 

en 
kilog. 


arec patte 


ayec patte 




Hauteur 


en centimètres 


Hautenr en centimèlret 




































60 


66 


70 


75 


80 


85 


90 


95 


100 


70 


75 


80 


85 


90 


95 


100 




fr. 


ftf. 


fr. 


fr. 


fr. 


ît. 


fr. 


fr. 


fr. 


fr. 


fr. 


fr. 


fr. 


fr. 


fr. 


fr. 


1.000 


86 


39 


41 


43 


46 


49 


51 


54 


58 


9 


9 


9 


9 


9 


9 


9 


1.500 


39 


40 


43 


46 


49 


51 


54 


58 


61 


9 


9 


9 


9 


9 


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2.000 


42 


43 


46 


49 


51 


54 


58 


62 


66 


56 


60 


62 


65 


68 


71 


75 


3.000 


48 


51 


53 


59 


62 


67 


73 


77 


82 


64 


67 


72 


78 


83 


87 


94 


4.000 


56 


58 


63 


66 


72 


77 


83 


88 


93 


72 


76 


81 


86 


91 


97 


10» 


5.000 


66 


70 


73 


76 


82 


87 


92 


97 


102 


81 


85 


90 


96 


102 


106 


111 


6.000 


» 


» 


9 


» 


» 


» 


9 


9 


9 


91 


96 


101 


107 


113 


119 


127 


8.000 


» 


» 


» 


9 


» 


» 


9 


9 


9 


112 


120 


128 


135 


143 


151 


160 


10.000 


» 


» 


» 


P 


» 


9 


9 


9 


9 


144 


152 


161 


170 


179 


190 


200 


La hauteur des crics est comptée depuis la base ji 


isqu'au sommet de la corne, quand 


la crémaillère est baissée. 




La force du cric indique le poids qu'on peut ôoule 


yer sur la corne. 


Toutes les dentures sont soigneusement taillées à 


la machine les organes sont du 


meilleur fer cémenté et trempé. 




Tons les appareils sont essayés an dynamomètre, 


avec la charge dont ils portent Tin- 


dlcation. 




Les crics sans patte sont cotés avec une dimînut 


ion de 10 0/0 sur le prix des crics 


à patte. 




Les crics spéciaux sans leur bois sont comptés 


au kilog. et dans les limites 2.50 


à 8.50 le kilog. 





— 139 — 

Vérina à obarlot* 



Force 


Hauteur 


Courte 

• 





fr. 


PRIX 1 


kU. 








tt. 


5.000 


0.50 


0.165 




165 




175 


i2.000 


0.66 


0.805 




195 




210 


15.000 


0.68 


O.i05 




245 




265 


20.000 


0.68 


0.560 




310 




880 












Vérin» M trépied. 






Force 


Hauteur 




PRIX 


kil. 








fr. 


1.50C 




0.22 




25 


2.00C 




0.30 




SB 


3.00( 




0.88 




45 


4.00C 




0.45 




54 


6.00C 




0.61 




84 


8.00( 




0.68 




102 


lO.OOC 




0.76 




125 



Aa^ea de meules» en fbnte» pour fonderies* etc« 



MARCHANT AU MOTEUR 



Pour meule de 1b,30 diamètre . . 

— im^ — 

— 1-10 — 
^ 0",90 — 

— 0",70 — 



I 



A UHI POULIB 



fr. 

Sans meule 275 

Arec menle montée 845 

Sans menle 225 

Avec menle montée 275 

Sans menle 175 

Avec menle montée 215 

Sans meule 140 

Ayec meule montée 175 

Sans meule 80 

Ayec meule montée 105 



k Ditrxpouuis 



fr. 
290 
860 
238 
288 
185 
225 
150 
185 
90 
115 



Petites auges en fonte 



Ayec meules de 0.46 marchant à pédale ou manlTelle. 20 fr. 

— 0.50 — — 28 

— 0.60 — — 40 

— 0.70 ^ — 55 



Bleuie* brute» (pre 



— 140 — 

m provenances) pour mécenloten» 
et rondeurs. 



Diamètre 



épaisienr 
approzimative 



Poids 
approximatif 



PRIX BILON LE POIDS 



Rongea 



Blanches 



0.40 
0.50 
0.60 
0.70 
0.80 
0.90 
1.00 
1.15 
1.30 



0.08 à 0.09 
0.09 à 0.10 
0.10 à 0.11 
0.11 à 0.12 
0.12 à 0.13 
0.12 à 0.13 
0.13 à 0.14 
0.14 à 0.16 
0.16 à 0.18 



kU. 

18 à 20 

30 à 35 

45 à 50 

65 à 70 

100 à 110 

130 à 150 

170 & 200 

260 à 300 

350 à400 



fr. 

3à 4 
5 & 6 
8 à 10 
12 à 15 
16 &20 
22 à25 
32 à 38 
40à48 
48 à 56 



fr. 

2.50 à 3 

4 » à 5 

6 » à 8 

10 a à 12 

13 a i 16 

20 » &26 

25 » à 32 

36 a à 44 

44 a à50 



Les poids des menles sont donnés comme rensei^ement approché. 
Les prix des grosses meules sont fixés aux 100 kilos on an mèlre cube. 
Le poids du mètre cnbe est de 2.200 à 2.400 kilos environ. 
Les prix sont réduits pour demandes par 'wagons complets à expédier des lieux 
dWigine. 



Lapidaireê ou Couronnée {Émeri pur) pour ébarbage et dreuage de ta fonte. 

Diamètre extérieur. 0.25 0.30 0.35 0.40 0.45 0.50 0.60 [ .'**^'^^. ^?*®f ™^?!?,?* 

• i. />.- «,-» yv.^ ft«*K /v«A />«.. ^.A \ pierres d antres aîmen- 

— mténear. 0.15 0.15 0.20 0.25 0.30 0.35 0.40 \ |j[ons Témeri est yenda 

Épaisseur 25 30 40 50 60 70 80"/»( 2fr.50à3 fr. le kiloff. 

Poids 2.000 4.200 6.800 10.050 13.900 18.400 33k-J, U composiUon silex 

Prix. ... 5l5 ÎÔ5ÔT77 2M0 34:80 lërr 32V[ fc^i/d'^n kiîog. 

Auges de meules à chariot pour affûtage de grands outils. . ) ^oir les tarifs des construc- 

Appareils à meuler à sec on à Teau | 

Bâtis pour menles artificielles, meules en émeri, etc. ... ) 



Màistlcs employés dans les constructions. 

Mastic de fonte pour joints allant au feu et pour joints humides : 

Tournure de fonte tamisée au tamis n* 8 

Fleur de soufre 

Sel ammoniac • 

Mouiller avec de Teau ou de l'urine. 



100 

i 

1 



Mastic de fonte pour joints allant au feu : 

Terre réfractaire 

Limaille ou tournure de fonte 

Sel ammoniac 

Mouiller avec de Turine ou du vinaigre. 



30 

70 

1 



— 141 — 
Mastic de fonte pou/r joints humides : 

Limaille on toornure de fonte 150 

Sel ammoniac gU 

Fleur de soufre 05 , 

Mouiller avec de l'eau-de-vie pour former une pâte légèrement 
épaisse. 

Mastic au minitmi : 

Miniam en pondre I 

Blanc de cénise en pâte I 

Mastic au blanc de zinc : 

Blanc de zinc en pondre i 

Halle de lin en q;aanttté «nfllMinte pour broyei* et formel* la pAte. 

Mastic Serbat pour remplacer le minium : 

Snlfnre de plomb calciné 7j 

Peroxyde de manganèse 54 

Huile de lin 43 

Ciment de Tesson : 

Résine 49 

Sable pur 37 

Chaux vive en pondre 3 

Mélanger les poudres dans de la cire fondue et employer à chaud. 

Mastic dur pour tuyaux : 

Huile de lin cuite avec de l'oxyde de plomb 5 

Poussière de porcelaine on de grès tamisée 5 

Ciment de Tesson 5 

Faire une pâte dure à employer de suite. 

Lut résistant au feu : 

Lait caillé i 

Blanc d'œnf battu 1 

Chaux vive en pondre 1 

Mettre en pâte et employer de suite. 



— 142 — 

Mastic pour chaudières : 

limaille de fonte 125 

Terre glaise non pyritense 63 

Ciment de Tesson 32 

Délayer avec de Teau saturôe de sel et employer de suite. 

Mastic résistant à Veau, — Éteindre de la chaux vive dans du sang de 

bœuf; sgouter de la brique pilée et tamisée pour donner au mélange la 
consistance du mortier; employer de suite. 

Mastic pour joints non exposés à la chaleur. — Blanc d'Espagne et 

chaux broyés avec de l'huile de lin et du chanvre haché en menus 
morceaux. 

Mastic pour joints à vapeur : 

Caontchonc 2 

Gntta-percha i 

Chlorhydrate d'ammoniaqae 1 

Soufre i 

Limaille de fonte 10 

Mastic pour conduites (Teau : 

Caontchonc 4 

Gntta-percha 2 

Chlorhydrate d'ammoniaqne i 

Sonfre i 

Limaille de fonte 10 

Mastic pou/r les garnitures de pistons et presse^étoupes : 

Caontchonc ft 

Gntta-percha 2 

Sonfre • 1 

Mine de plomb on oxyde ronge de fer i 

Silicate de magnésie 1 

Limaille de enivre, plomb, étain on zinc 10 

En cas de très forte chaleur, on ajoute une certaine quantité de fibres 
d'asbeste. 

Ces trois derniers mastics sont recommandés par divers fabricants 
anglais (1). 



(1) Pour antres formules, voir à la fin du troisième volmne» 



— 148 — 



TABIjBAITX aille* «as fondeup» <|«U moulent le» en^remic^* miii« 

modèle» ou a la machine* 

Diamètre d'une roue if engrenage d'après le nombre de dente, en prenant la longueur du poi 

pour unité. 



Bn maltipUant le pai par le chiffre indiqué 


en face du nombre de dents, on » U longueur 






métnqa 


e de ce diamètre, et réciproquement. 






Nombre 




Nombre 




Nombre 




Nombre 


1 


de 


DuacftTBi 


de 


DIAMàTSB 


de 


DUM^TRB 


de 


DUMftTM 


denta. 




dents. 




dents. 




dents. 




iO 


3.2360 


55 


17.5165 


100 


31.8362 


145 


46.1585 


11 


3.5494 


56 


17.8347 


101 


32.1544 


146 


46.4768 


12 


8.8637 


57 


18.1528 


102 


32.4727 


147 


46.7951 


13 


4.1785 


58 


18.4710 


103 


32.7910 


148 


47.1134 


14 


4.4939 


59 


18.7891 


104 


33.1092 


149 


47.4316 


15 


4.8097 


60 


19.1073 


105 


33.4275 


150 


47.7499 


16 


5.1258 


61 


19.4254 


106 


33.7457 


151 


48.0682 


17 


5.4421 


62 


19.7436 


107 


34.0640 


152 


48.3765 


18 


5.7587 


63 


20.0618 


108 


34.3823 


153 


48.7048 


19 


6.0755 


64 


20.3700 


109 


34.7005 


154 


49.0231 


SO 


6.8924 


65 


20.6982 


110 


35.0188 


155 


49.8414 


SI 


6.7095 


66 


21 .0163 


111 


35.3371 


156 


49.6596 


n 


7.0266 


67 


21.3345 


112 


35.6553 


157 


49.9779 


23 


7.3439 


68 


21.6527 


113 


35.9736 


158 


50.2962 


24 


7.6612 


69 


21.9709 


114 


36.2919 


159 


50.6145 


25 


7.9787 


70 


22.2891 


115 


36.6101 


160 


50.9328 


26 


8.2862 


71 


22.6073 


116 


36.9284 


161 


51.2511 


27 


8.6137 


72 


22.9255 


117 . 


37.2467 


162 


51.5694 


28 


8.9314 


73 


23.2437 


118 


37.5650 


163 


51.8877 


29 


9.2490 


74 


23.5620 


119 


37.8832 


164 


52.2060 


30 


9.5667 


75 


23.8802 


120 


38.2015 


165 


52.5243 


31 


9.8845 


76 


24.1984 


121 


38.5198 


166 


52.8425 


32 


10.2022 


77 


24.5166 


122 


38.8380 


167 


53.1608 


33 


10.5201 


78 


24.8348 


123 


39.1563 


168 


53.4791 


34 


10.8379 


79 


25.1531 


124 


39.4706 


169 


53.7974 


35 


11.1558 


80 


25.4723 


125 


39.7929 


170 


54.1157 


36 


11 .4737 


81 


25.7895 


126 


40.1112 


171 


54.4340 


37 


11.7916 


82 


26.1077 


127 


40.4294 


172 


54.7523 


38 


12.1905 


83 


26.4260 


128 


40.7477 


173 


55.0706 


39 


12.4275 


84 


26.7442 


129 


41.0660 


174 


55.8889 


40 


12.7454 


85 


27.0625 


130 


41.3843 


175 


55.7072 


41 


13.0634 


86 


27.3807 


131 


41.7025 


176 


56.0255 


42 


13.3814 


87 


27.6989 


132 


42.0208 


177 


56.3438 


43 


13.6995 


88 


28.0172 


133 


42.3391 


178 


56.6621 


U 


14.0175 


89 


28.3354 


134 


42.6574 


179 


56.9803 


45 


14.8355 


90 


28.6537 


135 


42.9757 


180 


57.2986 


46 


14.6536 


91 


28.9719 


136 


43.2939 


181 


57.6169 


47 


14.9717 


92 


29.2902 


137 


43.6122 


182 


57.9352 


48 


15.2897 


93 


29.6084 


138 


43.9305 


183 


58.2535 


49 


15.6078 


94 


29.9267 


139 


44.2488 


184 


58.5718 


50 


15.9259 


95 


30.2449 


140 


44.5671 


185 


58.8901 


51 


16.2440 


96 


30.5632 


141 


44.8854 


186 


59.2084 


52 


16.5621 


97 


30.8814 


142 


45.2036 


187 


59.5267 


53 


16.8803 


98 


31.1997 


143 


45.5219 


188 


59.8450 


54 


17.1984 


99 


31.5179 


144 


45.8402 


189 


60.1633 



— 144 — 

Épaisseur en millimètres à donner aux dents d^engr&nages en fonte, pour les forces 

en chevaux et les vitesses suivantes à la circonférence. 



FORCE 
en 


Vitesse en mètres par minute 
à la circonférence 


FORCE 

en 


Vitesse en mètres par minute fl 
à la circonférence ■ 


CHIVAUX 


30 


60 

8 


90 

7 


120 

6 


150 

9 


180 


CRBVAUX 


30 

40 


60 
30 


90 

24 


lao 

21 


150 

18 


180 

17 


1 


12 


9 


12 


2 


17 


12 


10 


9 


8 


7 


14 


45 


32 


26 


22 


20 


18 


3 


21 


15 


12 


11 


10 


9 


16 


49 


34 


28 


24 


21 


20 


4 


24 


17 


14 


12 


11 


10 


18 


51 


36 


30 


26 


23 


21 


5 


27 


19 


15 


14 


12 


11 


20 


54 


38 


31 


27 


24 


22 


6 


30 


21 


17 


15 


13 


12 


25 


9 


43 


35 


30 


27 


25 


7 


32 


22 


18 


16 


14 


13 


30 


9 


47 


38 


33 


30 


27 


8 


34 


24 


20 


17 


15 


14 


35 


9 


51 


41 


36 


32 


29 


9 


36 


26 


21 


18 


16 


15 


40 


9 


54 


44 


38 


34 


31 


10 


38 


27 


22 


19 


17 


16 












1 



Poids que peuvent supporter des solides soumis à un effort de compression 
tels que les colonnes^ les piliers, les étais, etc. 

Nombre de kilogrammes dont on peut charger avec sécurité chaque centimètre carré 

de la section transrersale. 



DéSIONATION 

DB8 CORPS 


Rappor 


T de la longi 


leur à la plu 

Au-dessus 
de 24 


LS petite din 

Au-dessus 
de 4S 


lension 


Au-dessous 
de 12 


Au-dessus 
de 12 


Au-dessus 
do 60 


Chône fort 


kHog. 

30.0 

19.0 

37.5 

9.7 

1000.0 

2000.0 

200.0 

70.0 

40.0 

100.0 

30.0 

90.0 

0.4 

12.0 

4.0 

50.0 

30.0 

2.3 

6.0 

4.0 , 

2.5 


kilog. 

25.0 

8.4 

31.0 

8.2 

835.0 

1670.0 

9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 


kUog. 

15.0 

5.6 

18.7 

4.9 

500.0 

1000.0 

9 
9 
9 

9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 


kUog. 
5.0 

9 

7.5 

9 

167.0 
333.0 

9 
9 
9 

9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 


kilog. 
2.5 

9 
9 

9 

84.0 
167.0 

9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
9 
» 
9 
9 
9 
9 

• 


Chêne faible 


Sapin jaane on ronge 

Sapin blanc 


Fer forgé 


Fonte . . . 


Basalte 


Granit dur 


Granit ordinaire 

Marbre dur 


Marbre blanc yeiné 

Grès dur 


Grès tendre 


Brique très dure 

Brique ordinaire 

Pierre calcaire très dure 

Pierre calcaire ordinaire .... 
Lambourde de qualité inférieure. 
Plâtre 


Béton ou mortier de 18 mois. . . 
Mortier ordinaire de 18 mois . . 



— 145 — 



Poids que peuvent supporter divers solides, soumis à un effort de traction 

longitudinale. 

Nombre de kUogrammes dont on peut charger aTec sécurité chaque centimètre carré 

de la section transversale. 



DESIGNATION DES CORPS 



TRACTION 

longitudinale 



Chêne fort 

— faible 

Si4>in 

Frêne 

Hêtre 

Bois 

Poirier 

Peuplier 

Fer forgé de petit échantillon, 
fil de fer 1» qualité 

Fer forgé de dimensions ordi- 
naires 

Fer forgé de 0n,06 de cêté et 
an-dessus 

Tdie dans le sens du laminage. 

Tôle dans le sens perpendicu- 
laire au laminage 

Chaîne ordinaire en fer. . • . 



kilog. 
196 
140 
167 
240 
160 
280 
138 
25 

1.000 

650 

400 
700 

600 
2.000 



DÉSIGNATION DES CORPS 



Chaîne étançonnée 

Fonte grise, si elle n'est pas 

exposée à des chocs 

Métal de canon 

Guiyre battu. 

— fondu. 

— jaune fin 

Étain fondu 

Plomb fondu 

Corde sèche en chanvre. . . • 

— mouillée 

— goudronnée 

Courroie en cuir noir 

Brique très dure 

Pierre calcaire 

Plâtre 

Bélon ou bon mortier de 18 mois. 
Mortier ordinaire de 18 mois. . 



TRACTION 

longitudinale 



kilog. 
3.000 

12 
123 
66 
62 
16 

6 

125 

82 

95 

25 

2 

6 

6 

0.40 

0.90 

0.30 



1 



Poids du mètre cube de divers matériaux de construction. 

kilog. kilog. 

Terreau de 830 à 860 

Tourbe sèche 514 à » 

*— humide • • 785 à » 

Terre végétale 1.150 à 1.280 

— forte, graveleuse 1.350 à 1.450 

Gravier 1.870 à 1.480 

CaUloux » à 1.658 

Fragments de roches 1.550 à 1.800 

Vase 1.642 à • 

Argile et glaise. 1.636 à 1.756 

Marne 1.570 à 1.640 

Sable fin et sec 1.400 à 1.430 

— fossile argileux 1.7i0 & 1.800 

— de riviôrehumide 1.770 à 1.860 

Scories de forge, m&chefer 770 à 1.000 

Laitier vitreux 1.400 à 1.480 

Pouzzolane d'Italie 1.160 à 1.230 

— du Vivarais 1.680 à 1.130 

Trass d'Andemach 1.070 à 1.080 

Brique 1.500 à 1.650 



— 146 — 

kilog. kilog. 
Chaux vive sortant da fonr 800 à 860 

— éteinte, en pâte ferme 1.320 à 1.430 

Mortier de chaux et de sable 1.850 à 2.140 

— — et de ciment 1.650 à 1.700 

^ — et de mâchefer 1.130 à 1.220 

Plâtre cuit, battu et tamisé 1.240 â 1.S60 

^ gâché humide 1.570 à 1.600 

— — sec 1.400 â 1.415 

Pierre â bâtir tendre 1.140 â 1.720 

» -^ franche, demi-roche 1.710 â 2.000 

— -* liais doux et roches 2.140 â 2.280 

— _ » roches dures 2.280 à 2.430 

— — roches très compactes 2.500 â 2.710 

Maçonnerie de pierres de taille 2.400 â 2.700 

— de cailloux 2.300 â 2.400 

— de moellon 2.150 à 2.250 

~ de briques 1.750 â 1.800 

Houille, charbon de terre en fragments 750 à 920 

Bois de construction en chêne 943 

— — en frêne 845 

~- — en hêtre 852 

— _ en sapin 650 â 720 

Bois de sciage et planches 614 



Tableau ilea fUnaensloiia de» oolonne» de fonte pleines et d4 
qa*on peut leur foire «upporter avec •écuritê* 



~ a 

9 



a 

9 



S 



cent. 



6 



S < 

g a 
n S 



nètrefl, 
1.00 
1.20 
1.25 
1.40 
1.50 
1.60 
1.75 
1.80 
2.00 
2.20 
2.24 
2.25 

1.20 
1.35 
1.50 
1.65 
1.80 



i 

«fi 

H 



kilog. 
11.660 
8.600 
8.006 
6.600 
6.853 
6.250 
4.504 
4.300 
3.589 
3.000 
2.609 
2.436 

16.487 

13.500 

11.282 

9.650 

8.276 



II 

s » 



cent. 



6 



8 



il 



I 

n 






mètres. 
1.95 
2.10 
2.25 
2.40 
2.55 
2.70 
2.85 
3.00 

1.60 
1.80 
2.00 
2.20 
2.40 
2.60 
2.80 
3.00 
3.20 



S» 
Ô 



kilog. 

7.200 

6.368 

5.650 

5.075 

4.600 

4.150 

3.800 

3.473 

28.480 
23.300 
19.489 
16.550 
14.295 
12.450 
10.999 
9.800 
8.766 



i 8 
S 



cent. 



8 



10 



il 
il 



mètres. 

3.40 
3.60 
3.80 

2.00 
2.25 
2.50 
2.75 
8.00 
8.25 
3.50 
3.75 
4.00 
4.25 
4.50 
4.75 
5.00 



S 



kilog. 

7.900 

7.200 

6.55(t 

5.998 

43.519 
85.700 
29.780 
25.250 
21.843 
19.100 
16.808 
16.000 
13.394 
13.150 
11.000 
10.050 
9.165 



— 147 — 





a " 

S S 


Hauteurs 
en centim. 


• 

m 
fi 

Ô 


Diamàtres 
en centim. 


Hauteurs 
en centim. 


■ 

M 

1 
O 


Diamètres 
en centim. 


Hauteurs 
en centim. 


9 

m 

ê 




cent. 


métrés. 


kilog. 


cent. 


mètres. 


kilog. 


cent. 


mètres. 


kilog. 






3.00 


42.108 




7.50 


19.750 




10.00 


34.493 






3.50 


32.450 




, 8.0O 


17.749 




10.50 


31.300 






3.75 


28.815 




8.50 


15.900 


90 < 


11.00 


29.000 






4.00 


25.800 




9.00 


14.500 




11.50 


27.500 






4.50 


21.135 


15 i 


9.50 


13.200 




, 12.00 


25.300 






5.00 


17.650 


10.00 


12.146 


■ 


1 








5.25 


16.284 




10.50 


11.200 




^ 4.00 


362.670 




12 < 


5.50 


15.050 




11.00 


10.350 




4.50 


300.000 






6.00 


12.960 




11.50 


9.600 




5.00 


248.180 




6.50 


11.609 




12.00 


8.909 




5.50 


210.500 






7.00 


9.930 










6.00 


182.080 






7.50 


8.869 




4.00 


163.760 




6.50 


159.500 






8.00 


8.000 




4.50 


135.000 




7.00 


141.000 






8.50 


7.500 




5.00 


112.070 


ac \ 


7.50 


125.300 






i 9.00 


6.535 




5.50 


95.000 


25 ' 


8.00 


111.620 












6.00 


82.200 




8.50 


100.000 






1 4.00 


57.868 


20 \ 


6.50 


71.500 




9.00 


90.800 






1 4.50 


47.205 


7.00 


63.200 




10.00 


83.000 






1 5.00 


39.462 




7.50 


56.500 




10.50 


70.800 




IS 


< 5.50 


33.550 




8.00 


54.105 




11.00 


65.300 






j 6.00 


28.945 




8.50 


45.000 




11.50 


61.000 






[ 6.50 


25.350 




9.00 


40.500 




i 12.00 


56.027 






7.00 


22.300 




[ 9.50 


37.000 









TAble comparative des tpola éclielle» tliermométrlques allemaode» 

fk*ançal«e et anglaise* 

1 degré centigrade on Celsias = 0,80 degré Réaamnr s= 1,80 degré Fahrenheit. 
1 degré Réanmnr = 1»S5 degré centigrade on Celsias =: 2,25 degrés Fahrenheit* 
1 degré Fahrenheit = 0,5555 degré centigrade on Celsius = 0,4444 Réaninar. 



Degrés centigrades ou Celsius. 



Négatifs. 



50 

40 

30 

25 

20 

17.77 

15 

10 

5 

4 

3 

2 

1 



Degrés Réatunur. 



Négatifs. 



40 

82 

24 

20 

16 

14.22 

12 
8 
4 

3.20 
2.40 
1.60 
0.80 



Degrés Fahrenheit* 



Négatifs. 



Positifs. 



58 
40 
22 
13 

À 



5 
14 
23 

24.80 
26.61 
28.40 
80.20 



Degrés centigrades ou Celsius. 



Positifs* 



• a • • • 





1 

2 
3 
4 

5 

6 

7 

8 

9 

iO 

15 

20 

25 

30 

35 

40 

45 

50 

60 

70 

80 

90 

100 

110 

120 

180 

140 

150 

160 

180 



— 148 — 

Degrés Réaumnr. 



Positifs. 



0.00 
0.80 
1.60 
2.40 
8.20 
4.00 
4.80 
5.60 
6.40 
7.20 
8 

12 

16 

20 

24 

28 

82 

36 

40 

48 

56 

64 

72 

80 

88 

96 
104 
112 
120 
128 
144 



Degrés Fahrenheit. 

Positifs 32.00 

— 33.80 

— 35.60 

— 37.40 

— 39.20 

— 41.00 

— 42.80 

— 44.60 

— 46.40 

— 48.20 

— 50 

— 59 

— 68 

— 77 

— 86 

— 95 

— 104 

— 113 

— 122 

— 140 

— 158 

— 176 

— 194 

— 212 

— 230 

— 248 

— 266 

— 284 

— 302 

» 320 

— 356 



Cette table peut permettre de comparer les résultats que nous ayons 
indiqués en diverses parties de ce livre, par des degrés centigrades, 
Fahrenheit ou Réaumwr. 



— 149 — 

Tableau dea fera earréa 

Depuis 1 mUl, Jusqu'à 0,11 di grousur, avee Isur poidt, sur 1 mètr§ ds Itmpuur. 



1 




noN 








§ 

an 




«0 

s 


POII>S 


1 


POIDS 


en 
1 


POIDS 


wm 


POIDS 


s 




S 




S 




S 




mUl. 


k. g. 


miU. 


k. g. 


xniU. 


k. g. 


milL 


k. g. 


1 


0.008 


29 


6.550 


57 


25.303 


84 


54.952 


S 


0.031 


30 


7.009 


58 


26.199 


85 


56.208 


8 


0.070 


31 


7.484 


59 


27.110 


86 


57.600 


4 


0.125 


32 


7.975 


60 


28.036 


87 


58.947 


5 


0.195 


33 


8.481 


61 


28.979 


88 


60.310 


6 


0.280 


U 


9.003 


62 


29.937 


89 


61.689 


7 


0.382 


35 


9.540 


63 


30.911 


90 


63.088 


8 


0.498 


36 


10.093 


64 


31.900 


91 


64.486 


9 


0.631 


37 


10.662 


65 


32.884 


92 


65.918 


10 


0.779 


38 


11.246 


66 


33.925 


93 


67.358 


11 


0.942 


39 


11.806 


67 


34.960 


94 


68.815 


13 


1.121 


40 


12.461 


68 


36.012 


95 


70.287 


13 


1.316 


41 


13.092 


69 


37.079 


96 


71.774 


U 


1.526 


42 


13.738 


70 


38.161 


97 


73.262 


15 


1.752 


43 


14.400 


71 


39.259 


98 


74.776 


16 


1.994 


44 


15.078 


72 


40.373 


99 


76.330 


17 


2.251 


45 


15.771 


73 


41.502 


100 


77.880 


18 


2.528 


46 


16.479 


74 


42.647 


101 


79.445 


19 


2.811 


47 


17.204 


75 


43.806 


102 


81.020 


20 


3.116 


48 


17.944 


76 


44.983 


103 


82.623 


21 


3.435 


49 


18.699 


77 


46.176 


104 


84.235 


22 


3.769 


50 


19.470 


78 


47.382 


105 


85.863 


23 


4.120 


51 


20.257 


79 


48.605 


106 


87.506 


24 


4.486 


52 


21.059 


80 


49.843 


107 


89.164 


25 


4.868 


53 


21.876 


81 


51 .097 


108 


90.839 


26 


5.265 


54 


22.710 


82 


52.367 


109 


92.529 


27 


5.677 


55 


23.559 


83 


53.632 


110 


94.235 


28 

11 


6.106 


56 


24.423 











Fer» méplats. — Pour trourer le poid» des fe» méplats, pour un mètre de 
longneur, il feul multiplier la largeur par l'épaisseur et le total par 7 grammes 
T88 milligrammes : le produit est le chiffl» cherché. 



10 



— 150 — 

Tableau de» Ter» Pond» 

Depuis 1 mill. jusqu'à 0,iù de diamètre, avee leur poids pour 1 meire de longueur. 



a 

S 


POIDS 


H 

H 

3 

s 


POIDS 


S 


POIDS 


1 

S 


POIDS 




k. g. 




k. g. 




k. g. 


« 


k. g. 


2 


0.024 


27 


4.461 


52 


16.546 


77 


36.288 


3 


0.055 


28 


4.797 


53 


17.188 


78 


37.228 


A 


0.098 


29 


5.146 


54 


17.843 


79 


38.189 


5 


0.158 


30 


5.107 


55 


18.510 


80 


39.162 


6 


0.230 


31 


5.880 


56 


19.189 


81 


40.147 


7 


0.300 


32 


6.266 


57 


19.881 


82 


41.144 


8 


0.392 


33 


6.664 


58 


20.584 


83 


42*154 


9 


0.496 


34 


7.074 


59 


21.300 


84 


43.176 


10 


0.612 


35 


7.496 


60 


22.028 


85 


44.210 


il 


0.740 


36 


7.930 


61 


22.769 


86 


45.256 


12 


0.881 


87 


8.377 


62 


23.521 


87 


46.315 


13 


1.034 


38 


8.836 


63 


24.286 


88 


47.386 


U 


1.199 


39 


9.307 


64 


25.163 


89 


48.469 


15 


1.377 


40 


9.790 


65 


25.853 


90 


49.563 


16 


1.566 


41 


10.286 


66 


26.654 


91 


50.271 


17 


1.768 


42 


10.794 


67 


27.468 


92 


51.791 


18 


1.983 


43 


11.314 


68 


28.294 


93 


52.923 


19 


2.209 


44 


11.846 


69 


29.133 


94 


54.607 


20 


2.448 


45 


12.391 


70 


29.983 


95 


55.224 


21 


2.698 


46 


12.948 


71 


30.846 


96 


56.393 


22 


2.962 


47 


13.517 


72 


31.721 


97 


57.574 


23 


3.237 


48 


14.098 


73 


32.548 


98 


58.644 


24 


3.525 


49 


14.692 


74 


33.508 


99 


59.970 


25 


3.824 


50 


15.286 


75 


34.119 


100 


61.190 


26 


4.135 


51 


15.916 


76 


35.343 







Pour trouver le poids des ers ronds, il £eiut mettre 'le diamètre au carré et en 
multiplier le produit en millimètres par 6 grammes 119 milligrammes, poids du 
fer rond d'im millimètre de diamètre sur 1 mètre de longueur. 

Ces tableaux et quelques-uns de ceux qui suivent, empruntés à divers recueils 
et formulaires, peuvent servir à donner les poids de la fonte et des autres métaux 
en tenant compte des différences de densité. 



- 151 — 



POIDS DE DIVERS FILS MÉTALUQUES 




11 
12 
13 
14 
15 

16 
17 
18 
19 
20 

21 
22 
23 
24 
25 

26 
27 

28 
29 
30 

31 
32 
33 
34 
35 

36 
37 
38 
39 
40 



6 
7 
8 
9 
10 

11 
n 

12 
» 

13 

r> 
14 

» 
15 

16 
» 

17 

» 

18 
» 

» 
19 



7 

8 

9 

10 

11 

12 

13 

14 

» 

» 

15 
» 

16 
» 

» 
17 

» 

18 
» 

19 



7.37 

8.77 
10.29 
11.93 
13.70 

15.58 
17.59 
19.72 
21.97 
24.35 

26.84 
29.46 
32.20 
% 06 
38.04 

41.15 
44.37 
47.72 
51.19 
54.78 

58.49 
62.33 
66.29 
70.36 
74.56 

78.89 
83.33 
87.89 
92.58 
97.39 



8.36 

9.95 

11.68 

13,55 

15.55 

17.69 
19.97 
22.39 
24.95 
27.65 

30.48 
33.45 
36.56 
39.81 
43.20 

46.72 
50.38 
54.19 
58.13 
62.20 

66.42 
70.77 
75.27 
79.90 
84.67 

89.57 

94.62 

99.80 

105.12 

110.58 



8.02 

9.55 

11.20 

12.99 

14.91 

16.97 
19.16 
21.48 
23.93 
26.52 

29.23 
32.08 
35.07 
38.18 
41.43 

44.81 
48.32 
51.97 
55.75 
59.66 

63.70 
67.88 
71.19 
76.63 
81.20 

86.61 

91.45 

96.42 

101.52 

106.06 



6.80 

8.10 

9.50 

11.02 

12.65 

14.40 
16.25 
18.22 
20.30 
22.49 

24.80 
27.22 
29.75 
32.39 
35.15 

38.01 
40.99 
44.09 
47.29 
50.61 

54.04 
57.58 
61.24 
65.01 
68.89 

72.88 
76.99 
81.20 
85.53 
89.98 



10.79 
12.84 
15.07 
17.47 
20.06 

22.82 
25.76 
28.88 
32.18 
35.66 

39.31 
43.15 
47.16 
51.35 
55.71 

60.26 
64.99 
69.89 
74.97 
80.23 

85.67 

91.28 

97.08 

103.05 

109.20 

115.53 
122.04 
128.72 
135.59 
142.63 



I 



— 152 — 



1 . 


IfUMiBO 




tOIDS KN GRÂMMBS D*UN MiTRK DB HL DB 




DUMiru 

en dixième 
de millimètr 








1 
5 


o 

E3 




Jauge ] 
de Paris i 


Jauge 1 
) Limoges 


1 


1 


1 






^1» 

^^0 














gr. 


gr. 


gr. 


gr. 


gr. 


41 


n 


» 


102.32 


116.18 


111.43 


94.53 


149.85 


42 


n 


20 


107.37 


121.92 


116.93 


99.20 


157.25 


43 


» 


» 


112.55 


127.79 


122.57 


103.98 


164.82 


44 


20 


» 


117.84 


133.81 


128.33 


108.87 


172.58 


45 


» 


» 


123.26 


139.86 


134.23 


113.87 


180.51 


46 


» 


» 


128.80 


146.25 


140.26 


118.99 


188.63 


47 


» 


21 


134.46 


152.68 


146.43 


124.22 


196.92 


48 


» 


» 


140.24 


158.24 


152.73 


129.56 


205.38 


49 


21 


» 


146.15 


164.96 


159.16 


135.02 


214.03 


50 


» 


» 


152.17 


172.79 


165.72 


140.59 


323.86 


51 


9 


» 


158.32 


179.77 


172.41 


146.27 


331.86 


52 


» 


22 


164.39 


186.89 


179.24 


152.06 


241.04 


58 


» 


» 


170.98 


194.14 


186.20 


157.96 


250.40 


54 


22 


» 


177.49 


201.54 


193.29 


163.96 


259.94 


55 


» 


» 


184.13 


309.07 


200.52 


170.11 


269.66 


5e 


» 


» 


190.88 


216.74 


207.88 


176.35 


279.55 


57 


n 


23 


197.76 


224.55 


215.36 


182.71 


289.62 


56 


» 


» 


204.76 


232.50 


223.99 


189.17 


299.88 


59 


23 


» 


211.88 


242.69 


230.75 


195.75 


310.31 


60 


» 


» 


219.13 


248.81 


338.64 


302.44 


320.91 


61 


» 


» 


226.49 


257.18 


246.66 


209.35 


331.70 


62 


» 


24 


238.96 


365.68 


254.81 


216.17 


342.66 


63 


1» 


» 


241.59 


274.32 


363.10 


223.19 


353.81 


64 


24 


» 


249.32 


283.10 


271.51 


230.34 


365.13 


65 


» 


» 


357.17 


392.01 


380.07 


237.59 


376.63 


66 


» 


y> 


265.14 


301.07 


288.75 


244.96 


388.31 


67 


» 


» 


273.24 


310.36 


397.57 


252.44 


400.16 


68 


» 


25 


281.46 


319.59 


806.51 


260.03 


412.20 


69 


» 


» 


289.79 


329.06 


315.60 


367.73 


424.41 


70 


25 


» 


296.25 


338.66 


324.81 


375.55 


436.80 


71 


» 


» 


306.84 


348.41 


334.16 


283.48 


449.38 


72 




» 


815.54 


858.29 


343.63 


291.52 


462.12 


78 


» 


)D 


324.37 


368.31 


353.25 


299.67 


475.04 


74 


» 


26 


333.32 


378.47 


362.99 


307.94 


488.15 


75 




» 


342.38 


388.77 


372.87 


316.32 


501.43 


76 


26 


» 


351.58 


399.21 


382.88 


324.83 


514.89 


77 


)» 


n 


360.89 


409.78 


393.02 


333.41 


528.53 


78 


)> 




370.32 


420.50 


403.29 


342.13 


542.34 


79 


» 




379.88 


431.35 


413.70 


350.96 


556.34 


80 


» 


ww 


389.56 


442.34 


434.24 


359.90 


570.51 



— 16S — 



•S 'S 3 




s' 

M) 




POIDS Blf GfU 


JOBS d'un vàT] 


U Dl VIL Dl 














II 


II 


ë 


S 


1 


g 


i 


3d 

•5 




|3 

■5 


»4 


ë 


3 


a 


i 




gr. 


g». 


«T. 


gt. 


gr. 


81 


» 


27 


399.36 


453.46 


434.91 


368.95 


584.87 


82 


21 


» 


409.28 


464.73 


454.72 


378.12 


599.40 


83 


» 


» 


419.32 


476.13 


456.66 


387.40 


614.10 


84 


» 


» 


429.49 


487.68 


467.73 


396.79 


628.99 


85 


» 


» 


439.77 


499.36 


41«.63 


406.29 


644.06 


86 


» 


n 


450.18 


511.17 


490.26 


415.91 


659.30 


87 


» 


)> 


460.71 


523.13 


501.73 


425.64 


674.72 


88 


28 


28 


471.36- 


535.23 


513.33 


, 435.48 


690.32 


89 


» 


» 


482.14 


547.46 


525.06 


447.43 


706.10 


90 


» 


» 


493.03 


559.83 


536.93 


455.50 


722.06 


91 


» 


» 


504.05 


572.34 


548.93 


465.68 


738.19 


92 


» 


» 


515.19 


585.99 


561.06 


475.97 


754.50 


93 


» 


)) 


526.45 


598.78 


573.32 


486.37 


771.00 


94 


29 


» 


537.83 


611.70 


585.72 


496.89 


787.66 


95 


» 


» 


549.34 


624.76 


598.25 


507.52 


804.51 


96 


» 


29 


560.96 


637.96 


610.91 


518.26 


821.54 


97 


» 


D 


572.71 


651.30 


623.70 


529.11 


838.74 


98 


» 


D 


584.58 


664.78 


636.93 


540.06 


851.13 


99 


» 


» 


596.57 


677.40 


649.68 


551.15 


873.69 


100 


30 


» 


608.68 


691.15 


662.88 


562.35 


891.43 


101 


» 


» 


620.92 


705.04 


676.20 


573.67 


909.34 


102 


» 


» 


633.27 


719.07 


689.66 


585.06 


927.44 


103 


» 


» 


645.75 


733.24 


703.25 


996. ôv 


945.71 


104 


» 


» 


658.35 


747.55 


716.97 


608.23 


964.17 


105 


» 


» 


671.07 


761.99 


730.82 


619.99 


982.80 


106 


» 


D 


683.92 


776.58 


744.81 


631.85 


1.001.61 


107 


» 


» 


696.88 


791.30 


758.93 


643.83 


1.020.59 


108 


D 


30 


710.97 


806.16 


773.18 


655.92 


1.039.76 


109 


)> 


» 


723.18 


821.16 


787.56 


668.12 


1.059.10 


110 


81 


» 


736.51 


836.29 
995 


802.06 


680.44 


1.079.62 


120 


32 


» 


877 




955 


810 


1.284 


130 


33 


» 


1.029 


1.168 


1.120 


950 


1.507 


140 


34 


» 


1.193 


1.355 


1,299 


1.121 


1.747 


150 


35 


» 


1.370 


1.555 


1.491 


1.265 


2.006 


160 


36 


» 


1.558 


1.769 


1.697 


1.440 


2.282 


170 


37 


D 


1.759 


1.997 


1.916 


1.625 


2.576 


180 


38 


)) 


1.972 


2.239 


2.143 


1.822 


2.888 


190 


39 


» 


2.197 


2.495 


2.393 


2.300 


8.218 


200 


40 


» 


2.435 


2.765 


2.652 


2.494 


3.566 


DEKSrrÉ MOI 


fKNNK 


7.75 


8.80 


8.44 


7.16 


11.85 



— 154 — 

Poids du zinc en reaille*. 

On doit admettre une tolérance de 25 décagrammes en moins dans le poids de 
chaque feuille. — Les feuilles des n^' 1 à 5 ne sont laminées que sur commande 
& dimensions réduites et à prix débattus . — Les feuilles numéro 6 sont majorées 
de 5 par 100 kilos sur le cours officiel, et le numéro 7 avec une plus-value de 5 francs 
par 100 kilos. — Le métré cube de zinc pèse 7,000 kilos. 



G 

A 

O 

•a 



D 



xPAissina 

appTOzimatiTe 

en 

— de millimètres 



POIDS MOT£N ÀPPnOXJHÂTlP d'uNB FEUILLE 
DBS DIMENSIONS SUIVANTES 



Pour toitures et autres 
emplois. 



2m 
XOin.«0 



Sm 
X0«,55 



Sm 
XOb.SO 



Pour doublage de 
navires. 



1»,30 

XOm,*0 

M 



lm.15 

X 0m,35 

O 



POIDS MOTBN 

approximatif 

du 
mètre carré* 



i 

3 
A 

5 
6 
7 
8 
9 

10 
il 
12 
13 
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15 
16 
17 
18 
19 
20 
21 
22 
23 
24 
25 
26 



miU. 
0.05 
0.10 
0.15 
0.20 
0.25 
0.30 
0.35 
0.40 
0.i5 
0.50 
0.58 
0.66 
0.74 
0.82 
0.95 
1.08 
1.21 
1.34 
1.47 
1.60 
1.78 
1.96 
2.14 
2.32 
2.50 
2.68 



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D 
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» 
» » 

3.35 

3.90 

4.45 

5 » 

5.60 

6.50 

7.40 

8.30 

9.20 

10.65 

12.10 

13.55 

15 » 

16.40 

17.90 

19.90 

21.90 

23.90 

26 » 

28 9 

30 » 



kil. 
» » 

» » 

2.70 

3.15 

3.60 

4.10 

4.55 

5.25 

6 » 

6.75 

7.45 

8.65 

9.80 

11 » 

12.20 

13.35 

14.55 

16.20 

17.80 

19.50 

21.10 

22.70 

24.40 



kil. 
» 



» 



2.10 

2.45 

2.80 

3.15 

3.50 

4.05 

4.60 

5.20 

5.75 

6.65 

7.55 

8.45 

9.40 

10.30 

11.20 

12.45 

13.70 

15 » 

16.25 

17.50 

18.75 



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» 



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» 
» 

» 



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3 » 


2.30 


3.45 


2.65 


3.95 


3 » 


4.40 


3.40 


4.85 


3.75 


5.35 


4.15 


5.80 


4.50 


6.45 


5 » 


7.15 


5.50 


7.80 


6 » 


8.45 


6.55 


9.10 


7 » 


9.75 


7.55 



kil. 

0.350 

0.700 

1.050 

1.400 

1.750 

2.100 

2.450 

2.S0O 

3.150 

3.500 

4.060 

4.620 

5.180 

6.740 

6.650 

7.560 

8.470 

9.380 

10.290 

11.200 

12.460 

13.720 

14.980 

16.240 

17.500 

18.760 






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o 



kl 
Cm 






S 



o 



Sarface de chaque 

feuille dans les diverses 

dimensions. 



1»60 



1»30 



\m D 



0«,52 



Om.4020 



Epaisseur en millimôtres. 
Poids du mètre carré. . . 



Pold» de* plombs laminés en tables. 

1,0/0 1,1/2 2,0/0 2.1/2 3.0/0 4.0/0 5,0/0 6.0/0 



llk.35 17k 9 22k.70 281^.40 aik,05 45k.40 56k,75 68^.10 



— 155 — 



PLOMB EN TUYAUX || 


DiàMirus 
intérieurs 
en 
milli- 
mètres. 




POIDS d'un 


MÂTRE GOURANT A L'ÉPAISSEUR 


L DB 




1 

millim. 
i/2 


2 
millim. 


2 

millim. 
1/2 


3 

millim. 


3 
milUm. 

1/2 


4 

millim. 


4 

millim. 
1/2 


5 
millim. 


6 
millim. 


7 
millim. 


millim. 


kiL gr. 


kil. gr. 


kiL gr. 


kil. gr. 


kil. gr. 


kil. gr. 


kil. gr. 


kil. gr. 


kil. gr. 


kiL gr. 


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1 9 


1.40 


1.65 


2 9 


2.30 


2.65 


3.40 


9 9 


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».75 


9.90 


1.30 


1.60 


2 9 


2.20 


2.60 


3 9 


3.85 


9 9 


2 l 13 


».85 


1 9 


1.40 


1.80 


2.05 


2.50 


2.80 


3.20 


4 9 


5 9 


•S l 16 


1.10 


1.30 


1.65 


2 9 


2.40 


3 9 


3.25 


3.70 


4.70 


5.70 


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1.30 


1.50 


1.80 


2.20 


2.60 


3.10 


3.55 


4 9 


5.10 


6.20 


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1,70 


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2.45 


2.95 


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3.45 


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3.55 


4.15 


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5.35 


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9 9 


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3.50 


4.20 


4.90 


9 9 


6.25 


7.70 


9.25 


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9 9 


9 9 


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4.80 


5.55 


6.35 


7.15 


8.75 


10.50 


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6.25 


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9.85 


11.75 


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7.95 


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21.60 


25.45 


9 9 


9 9 


9 9 


9 9 


9 9 


9 9 


9 9 


20.50 


24.80 


29.20 



Ces évaluations» calculées sur la densité du plomb, sont sujettes à une certaine tolérance 
dans la fabrication. — Les tuyaux dont les poids sont indiques ci-dessus sont presque tou- 
jours disponibles en assortiment. — Les tuyaux extra-minces pour gaz sont coupés à 10 mètres. 
— On peut, êur commande de quelque importance, modifier les épaisseurs, diamètres et 
longueurs» 

Xarif des tuyaux en étala pup. 



DIAMÈTRES 


ÉPAISSEURS 


POIDS 


PRIX ACTUEL 


PRIX 


intérieurs 


en 


du mètre 


du 


de retient par 


BR MiiLmitais 


ini.i.iiiiTBSs 


LUfiàlRX 


XILOOftAMMB 


Mirai LiNiAwx 


S / 7 
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11/2 
4 1/2 


0k.280gr. 
310 


2fr.90 


Ofr.80 
90 


§ 9 


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350 . 


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1 1/2 


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2 


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1 


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1 1/2 


500 




1 35 


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2 


700 




1 90 


2 


800 




2 15 


-*« 5 1 16 


2 


900 ' 


\ 


2 25 




20 


2 1/2 


1 350 




3 35 


-§ • 


25 


2 1/2 


1 600 




4 9 


12 




30 
35 


3 
3 


2 300 
2 600 


2 50 


5 75 

6 50 


4> 


^ 40 


3 


3 000 




7 50 


f 45 


3 1/2 


3 900 




9 75 


3 } 50 


3 1/2 


4 300 


f 


10 75 



Nota. — Ces évaluations, calculées sur la densité de l'étain, sont sujettes à une certaine 
tolérance dans la fabrication. — Les tuyaux de 9 millimètres et au-dessus sont presque 
toujours disponibles en assortiment dans les magasins. — On peut sur commandes de 
quelque importance modifier les épaisseurs, longueurs et diamètres, et liBd)riquer jusqu'à 
fOO millimètres diamètre intérieur. — Les épaisseurs portées au présent tarif sont employée* 
habituellemefU pour les tuyaux d'eau ayant à supporter une pression moyenne. 





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g 

b 


«S 

« 



— 158 — 

Les documents qui suivent ont été recueillis en vue d'aider les ingé- 
nieurs et les directeurs de fonderies dans l'étude des projets et devis 
concernant les constructions nécessaires à leur industrie. 

Evidemment ces documents, pris dans un grand centre comme Paris, 
sont sujets à des modifications et à des transformations sans nombre, 
suivant les lieux, les distances et les temps. 

On devra, partout ailleurs qu'à Paris, obtenir des conditions de main- 
d'œuvre plus avantageuses en général. 

Toutefois les chiffres que je transcris sont des bases que, sauf 
variations dépendant d'appréciations locales, on peut trouver utiles pour 
établir tout au moins un avant-projet. 

Dans ma longue carrière, il m'a été donné de pourvoir à des cons- 
tructions de toutes sortes : ateliers, — installations d'appareils et de ma- 
chines, — hangars de montage, — magasins, — bureaux, — logements 
d'employés et d'ouvriers, — habitations de maîtres, — hospices, salles 
d'école et salles d'asile . — J'ai dû créer comme ingénieur et direc- 
teur, en dehors de mes fonctions techniques et commerciales, des 
usines importantes et dépenser dans ce but des sommes considérables. 

Il m'a fallu souvent, pour étudier et élaborer de telles questions, 
chercher beaucoup de divers côtés, consulter un grand nombre d'ou- 
vrages et visiter de nombreux travaux existants, susceptibles de m'é- 
clairer et de faciliter ma tâche. 

Ce que je donne plus loin est, je le sais, insuffisant et ne comblera 
pas, pour ceux qui le liront, l'ensemble des éléments nécessaires. — 
Mais ils y trouveront toujours des données générales pouvant les ren- 
seigner et les guider à première vue. 



PpIx de revient de tpevaax d*aprè« les tarlfb d'entretien 
et de pé|>aratlon de la Ville de Parla» 199!t 

Matériaux. 



le mille. 

Ardoises d'Angers, etc.» de 0b,297 
XO-,246 60 30 

le m. cube. 

BétoD.chanx hydraulique etmealière 
concassée 

— plastique ponr dallage. ... 23 » 

— le mètre superficiel. * . . . 7 » 
Bitume naturelp le mètre superficiel. A i» 

Briques de Bourgogne. 

le mille. 

— de qualité brune — ... Si » 

— — grise — ... 82 » 

— 2« qualité — . . . 78 » 



Briques de Bourgogne. 



façon Bourgogne 0,06. 0,11*0,22 

2« qualité 

carrées. . 0.075 0.10 0.22 
— 0.065 O.U 0.22 

^ 0.065 0.16 0.22 

0.50 

45 
0.40 
0.22 
0.22 
0.22 
0.22 
0.38 



le niUe. 



— cintrées 1 *• qualité . 



— creuses. 



0.045 0.15 

0.065 0.11 

0.100 0.19 

0.080 0.16 

0.045 0.15 



66 

78 

68 

90 

100 

150 

140 

130 

62 

65 

90 

90 

80 



9 

9 
9 
• 

» 

> 
9 
9 
9 

9 
9 



— 159 — 



le mille. 

106 » 
106 » 
106 » 



fixités de Bourgogne. 

— — 0.080 0.16 0.30 

— — O.OlO 0.12 0.30 

— — O.Oil 0.11 0.30 
Briques de Belleyille et dn bassin de 

la rive droite, rendues sur les 
travaux : 

0«,îa,0n.ll.0n.06 !'• qua- 
lité • . . . . 

0m.22.0m,li, Om.062« qua- 
lité 

— de Bicétre, Montrouge, Char 

tillon, etc. 
Om.ll, 0m,06, \n qualité . 

— ordinaires, réfractaires. . . 

— de Saint-Guislain 

Carreaux de Paris» à pans . . 0m,3'£ 

— en terre cuite. . 0m,16 

— d'âtre... 0m.l9 Om,040 

— à bandes. 0m,l6 et Om,i8 

— à four. . 0m,16et0ni,ail 

— réfractaires de la Mayenne 

— de Massy 0m.2î à Om,30 

— — 0m,i6 à 0m,18 



lem.cnbe. 

Chaux du bassin de Paris 25 » 

— grasse de Melun 55 

— — de Champigny. . . 46 

— — de Morcerf 50 

— hydraulique en pierre d'Argen- 

teuil, Bougival,Meudon,etc. 25 » 

— dn Coucou, en sacs. . 30 » 



40 


» 


50 


B 


40 


» 


95 


» 


110 


» 


170 


» 


60 


B 


95 


» 


55 


» 


85 


» 


300 


» 


170 


» 


60 


B 



B 

B 
B 



— de St-Quentin, en sacs 

prise à Paris. . . . 

Ciment romain ordinaire du bassin 

de Paris 



100 kil. 



850 



5 B 



— de Wassy ç 



dit de PortUnd. . . . 

de Grenoble 

de Boulogne- sur-Mer. 
deFrangey. . . . . . 



7 75 

8 B 
850 
8 25 



le m. cube. 

Pierre d'Ancy-le -Franc à 0m^40 et 

0m,80 d'épaisseur .... 165 b 
— de Conflans-Ste-Honorine. 75 b 
^ de ChassignoUes, roche 

grise 90, B 



le zn. cube 



Pierre 



d'Eehaîllon ne dépassant 
pas lm,50 

d'Eurville (Meuse) . . . .' 

de Grimauld (Yonne) . . . 

de risle-Adam, Om,gOàlm,40 
de hauteur 

de Lérouville (Meuse) . . . 

de Marly, Oni,80 à lm.20. 

de Vitry-sur-Seine. . . . 

de l'Oise 

tendre pour libage et ver- 
geté. Arcueil, Châtillon, 
etc., jusqu'à 1 mètre . 

Saint-Denis 

Saint-Leu, Saint-Maximin, 
0m,40 à 0m,90 

dures et liais, au mètre su- 
perficiel. Om,iO d'épais- 
seur, de Ch&teau-Landon 

Gomblanchière 

Hauteville (Ain) 

ViUebois. 

Tonnerre et St-Maximin. . 
Lérouville (Meuse) .... 

Eurville (Meuse) 

Grimanlt 

Poissy 

Echaillon 



Nota. —Les prix sont diminués pro- 
portionnellement par centimètre 
en moins d'épaisseur 

l6m.cabe 

Meulière 15 » 

— pour béton et rocaillage. . 17 » 

Plâtras pour murs 20 à 23 » 

— pour voûtes 28 60 

Plâtre ordinaire fin 22 45 

— — le sac. au tas. . . «65 
Roche d'asphalte en poudre, la tonne 45 » 

Sable à mortier coloré 60 » 

Sable rendu à pied-d'œuvre. ... g . 

Sable de rivière tamisé 11 » 

— de plaine 7 , 

Salpêtre , 9 j^ 

Terre végétale 4 59 

Terreau, . .'' e 75 

Terre glaise 7 go 



260 B 

130 > 

175 • 

95 • 

85 » 

90 B 

80 B 

95 • 



50 » 
40 • 

55 > 



53 80 
57 . 
63 65 
59 85 
28 45 
28 B 
82 25 
41 85 
33 60 
40 40 



— 160 — 

le m.cnbd. 



Tabe& en terre pour planehen et 
Toutes 
0m,12 X Om.SO 106 



Om^OT etOm,l» X 001,80 

0m,45 et 0m,i5 X 0m,30 

Tubes en plâtre poar planchers. . 

Tniles de Bonrgo^e, grand monle. 

.^ .^ petit moule. . 

^- à emboîtement de Montbard, 

Biontceau-les-Hloef. Hon- 

chanin, etc . . t • • • • 



106 

60 

100 

100 

64 



195 






5 85 
5 30 



19 15 



3 » 

4 85 

^ 80 



le m lap. 



Travaux 

Pose d'ardoises nenyes sur voligeage 

neuf 

— scellées sor pl&tre . 

Briqnes à façon., pleines ou creuses, 

ayec fourniture de pl&tre 

BrifpDies pour massifs. .'...• 

— pour murs 20 50 

— pour yoùtes 23 50 

le m.f up. 

Bnques hourdées en plâtre 
de 0xn.2i pour cloisons, etc. 14 > à 18 • 
Om.22 pour yoùtes et plan- 
chers 14 50 à 18 • 

0m,14 pour cloisons . . 7 55 à 9 35 
0in.l4 pour yoùtes et 

planchers, 8 60 à 9 90 

0m,06 pour cloisons. , 4 » & 4 85 
0m,06 pour yoùUM et 

planchers 4 50 à 5 20 

Dallage en bitume factice de 0m.015 

d'épaisseur 

Dallage en asphalte coulé. . . ^ . • 
--. en ciment Vicat de 0m,05 d'é- 
paisseur . . . . t t t . • * 
Démolitions de massifs, murs, etc., 
ayec montage ou descente des 
matériaux, enlèyement des 
grayois 

-». en plâtras t f • 

-^ en moellons* • . , . • . • 
•^ en meulières, briques ou bé- 
tons , . • « 

— de yoùtes et radiers de fosse, 

en meulière, briques ou 
moellons 

— de trayaux légers 3 65 

Enduits en pUtre sur murs neufs. . 1 25 



1 75 



2 20 

2 90 

3 65 



5 85 



Enduits en plâtre sur yieux murs 
plafonds et lambris. . . 

— en ciment de Portland de 

0»,0i â 0m,02 5 25 

Emmétragede moellons au m. eube. 65 

— de meulière 80 

Jet sur berge fouillée à ltn,80 de pro- 
fondeur 44 

lointoiement en chaux sur moellon 

neuf 

Jointoiement sur meulière neuye. . 

— sur brique neuye. . . . 

— en ciment romain ordinai- 

re. 0m,35 de plus par m, 
^ en plâtre sur murs neufs 
Fouille en excayation et déblai de 

0m.20 et au-dessus 55 

Fouille de terrain pour bâtir, com- 
pris jet, chargement et en- 
lèyement S * 

en rigole ou tranchée jns- 

qn'â 2 mètres de largeur, 

an jour 

Pilonnage de terre en rigole. . . . 



60 

90 

1 75 



055 



50 
13 



le m. taper 



fide 



r 



Taille de briqnes de Bourgogoe. . . 

— de briques ordinaires. . . . 

— de pierre tendre ou yergelée. 

— de roche dure et liais, , • , 

— de roche douce et liais demi-dur 



430 
3 » 
3 25 
19 75 
6 75 



le m. cube. 



Transport de grayois aux décharges 
publiques, compris chargement. . 

Beprise de terre, ayec jet pour rem- 
blai 

])lontage de pierres au-dessus du 
sol, le premier mètre. , , . . « 

Par mètre de hauteur an*dessus. . 

Métaux (octroi compris) 



4 70 

33 

1 90 
50 



leslOOk. 



215 

185 



Cuivre rouge en feuille im.lSx I ™,40 

— jaune — 0ni,66xlin,32 
Etain pour Tétamage 295 

— banca en lingots 295 

— anglais en lingots 290 

— en bagnelte, plus-value ... 5 

— en tuyaux ^^ 






— 161 — 



la mètre. 

Étain en rouleaux contre l'hnmidi- 

té, pesani Ok,i50 i 25 

Fer. Voir les cours : 
Fonte monlée. 

tes 100 kU. 

Colonnes pleines ordinaires. ... 23 > 

— — à étages 22 » 

Tnyanx de descente, ronds .... 25 

Raccords pour descente 28 

Tnyaox cannelés . 38 

•^ à pans 40 

Gargonilles 26 

Ganiveaox et plaques 36 



— ayec raccords, 



les 100 Ul. 



Tôles pnddlées, ordinaires 



38 

leslOOkil. 



Plaques de raccordement» seules. . 22 
Fourneaux carrés ordinaires. ... 36 

— dits économiques. ... 40 

Balcons ordinaires 38 

Petits balcons recoupés 00 

Balustrades 38 

Barres d'appui 48 

Pilastres unis 40 

— ornés sans pièces battues. . 70 

— ornés avec pièces battues 80 
Garnitures de rampes sans pièces 

battues 55 

Garnitures de rampes avec pièces 

battues 65 

Gh&ssis de fosse, légers, pièce. . . 85 
— lourds — 120 

Plomb en feuilles neuf, au cours, 
vieux, déposé étrange. 

— — déposé, rangé et 

descendu . . . 

— — rebattu.retroussé 

et reposé. . . . 
Zinc laminé, au cours 
— vieux repris en compte .... 



» 
p 






19 > 

28 » 

37 • 

85 ■ 



le m. li- 
néaire. 



~ tuyaux et gouttières de 0m,08 à 
Om,ll, pour façon entière, 
avec colUers,crocbets, etc. i 60 à 1 65 





les 100 Ul. 


Tuyaux doublés d'étaln de 




banteur épaiseeur 




Odi.020 0ia,003 


110 . 


0m.035 0m,004 


100 » 


0tt»046 Qin.005 


95 » 



Première classe. 



... 30 

Deuxième classe 32 

Troisième classe 35 

Quatrième classe 88 

Cinquième classe 42 

Tôles douces, ordinaires : 

Première classe 47 

Deuxième classe 50 

Troisième classe 62 

Tôles dites du Berry. 

Première classe • 68 

Deuxième classe 70 

Troisième classe 72 



9 






BoU de comtruction. 

Chêne neuf au-dessous de Om,30 de 
côté et 8 mètres de longueur, 
assemblé, sans montage. • 

— pour planchers, pans de bois 

et combles montant à 10 
mètres, assemblés .... 

— de sciage jusqu'à 0m,30, as* 

semblé sans montage. . . 

— assemblé pour pans de bois 

et planchers avec montage 
à 10 francs 

— au-dessus de Om,30 . . . . 

— en vieux bois, fourni, assem- 

blé sans montage 

— assemblé avec montage. . . 

Chêne de Champagne. 

— en feuillets de 0m,013/0ffl,230 

— panneaux de 0m.020/0m,280 
^ entrevoux de 0m,027/0iD,230 
^ en planches de0m,034/0m,280 
_ _ 0ni,041/0m,210 

— en donblettes 0m.054/0in,320 

— en membrures 0m,08/0m«160 

— en chevron. . 0m,08/0m,080 



Sapin neuf ordinaire jusqu'à Om,80 
assemblé, sans montage .... 
Sapin du Nord avec montage, à 10 fr« 
Vieux bois, assemblé, sans montage 
Pour planchers et combles avec mon" 
tage à 10 fr 



le stère. 



104 25 



142 15 


123 75 


161 25 


178 » 


97 25 


108 85 


le m. U- 


néaire. 


75 


1 05 


i 40 


4 75 


1 80 


350 


i 80 


140 



le stère. 

122 70 

139 80 

77 85 

88 30 



— 162 — 



le mètre li- 
néaire. 



Charme en membrure de 0m,008 
sar 0m,i6 et S moires longueur . 

Voliges de Bourgogne de 
0m,023/0m,22 et 2 mètres lon- 
gueur , 

Bois blanc, pi. de 0m,030/0m.220. 



1 50 



060 
75 



le m.eaper- 
iiclel. 
Parquets à l'anglaise, en sapin, frises 

de 0m,085 à Om,li sur Oin.027 

d'épaisseur 4 15 

Les mômes, en chinft'. 8 75 

Parquets à point de Hongrie, en 

chêne 0m,027 10 à 14 > 



Peinture et vitrerie. 

Essence de térébenthine, compris 
octroi 

Huiles, compris octroi. 
— de lin à clair, épurée. . . 



les 100 k. 



90 9 



. 126 
— blanche ~ 145 



grasse — 
cuite siccative. 



138 
140 






Huile bouillante. 

— en première couche. . . . 

— en deuxième couche 

Peinture à Thuile, une couche sur 

impression, travaux ordinaires. 

Peinture à l'huile,chaque couche en 
plus sur impression on ancien 
fonds 

Peinture à Phuile pour travaux soi- 
gnés, 1 couche d'impression. . • 

Peinture à l'huile chaque couche sur 
impression ou fonds anciens, 
compris revision de rebouchage 
et léger ponçage à chaque couche 

Peinture à l'huile, plus-value pour 
peintures faites an vernis en place 
d'huile, par couche 

Huile électro-métallique pour pein 
ture ordinaire ; 1 couche . . 

— 2 couches, 0.80 c; 3 couches 

— chaque couche en plus. . 

— travaux soignés, i couche. 

— 2 couches, 0.95; 3 couches 

— chaque couche en plus. . 



, lem.super^ 
ficiei. . 



42 
97 

36 



038 
36 



64 



08 

050 

1 25 

30 
050 

1 40 
035 



le 



Siccatif brillant à l'esprit-de-vin, 
1 couche 

— en 2* couche ou sur couche 
d'huile 

— à la colle, 1 couche. . . . 

— — chaque couche «n 

sus 



Siccatif à l'huile, 1 couche 

— chaque couche en sus. . . . 

— chromo- cire pour la mise 

en couleur, rouge ou jaune 

— incolore 

— énergique en poudre pour 

peinture par 500 gr. le 
paquet 



Mastic ordinaire à l'huile pour pein- 
tre 

Mastic de Dihl 

— de limaille 

— defontainier 

Mastic d'asphalte, en pains .... 



Masticage de croisées en réparation. 
— de châssis de comble. . 



Papier de verre. 



Lave fusible en mastic 

— bitume raffiné ou brai. . . 

Minium gris supérieur en poudre. 

— — broyé. . . 



Grattage de détrempe sur plafonds, 
murs et bois unis 

— à vif de vieux papiers ordi- 

naires 

— à vif de papiers à dessin ve- 

louté ou papiers vernis 

gaufrés 

-^ de papier velouté plein. . 



m. taper- 
ficiel. 



49 

44 
14 

11 

lekilog. 

32 
029 

idO 

1 55 



050 

lekiL 

030 

40 
30 
30 
75 

le m. li- 
néaire. 

10 
020 

les 100 
feoilles 

Tso 

100 kU. 

7 » 

12 » 

60 » 

90 » 

le m.sitp 

10 
020 



042 
57 



— 163 — 



le m.sup. 



Grattage et brûlage de vieilles pein- 
tures cloqnéeset faSencées 
ou anciens remis, com- 
pris lessivage de parties 
unies 

— Dito sur parties à monlores 

— de carreaux neufs 

— de vieux carreaux ou par- 

quets neufs ou vieux. . . 

— de parquets passés à la 

paille de fer sans lavage. 

— d'anciennes bordures velou- 

tées jusqu'àOm.tO de large 

Travaux à façon exécutés 
à échafaudage volant ou à la corde 

Au mètre superficiel. 

Grattage à vif pour repeindre. . . 

Lavage 

Lavage buile, 1 couche 

Lavage huile, 2 couches 

Bnile, 3 couches sans lavage. . . 
Badigeon à la chaux, 2 couches. . 

— — gratté à vif . . . 
Lavage à la pompe et à la brosse de 

chiendent 

Lavage et ponçage au grès .... 
Brossage à sec ou époassetage. . . 

Tous ces travaux sont exécutés 
sans rebonchage. 

Toute surface de moins de cent 
mètres sera comptée pour cent 
mètres. 



2 » 
330 
47 

13 

080 

005 



nouée. 

15 
15 
30 
40 
40 
20 
85 

80 

1 50 
050 



Tuyaux de descente 
époussetés. 



hniie,l couche 
le mètre lin. 

huile,2 couch, 
le mètre lin. 



25 
35 



Travaum en régie, à l'échafaudage 
ou à la corde nouée. 



Heure de compagnon. 
Heure de garçon. . . , 



Tuyaux peints à l'huile, 1 couche 
^ 2 couches 0.50; 3 couches 



Vernis n« i, ton clair. . 
— n» 2, ton foncé, 



1 » 

060 

le m. lin. 

Ô"30 
75 

le m. snp. 

044 
40 



Vernis gras pour décors, n« i, une 

couche 

chaque couche en plus. . . 

— anglais pour travaux soi- 

gnés (ordre spécial), cha- 
que couche 

— .à or, une couche à deux 

couches 

Verres ordinaires demi-blanc sim- 
ple, pour fourniture, pose 
et accessoires, mesures de 
commerce, le mètre super- . 
ficiel. 

— croisées, travaux neufs, 
4» choix 

— 3» choix. . . • 

— 2» choix 

— entretien, 4* choix. .... 

— — 3* choix 

— — 2» choix 

Nettoyage de verres, jusqu'à 1 mè- 
tre à l'équerre 

— an-dessus, jusqu'à 1.40. 

— au-dessus de lm,40. . . 

Papier de préparation, compris fa- 
çon et fourniture de bor- 
dage. 
— gris, fourni et collé, le roui. 

Papier bulle ordinaire, le rouleau. 

— pâte bleue, à la main. . . 

— blanc ordinaire 

— plus-value pour collage dans 

les casiers, rayons ou ar- 
moires 

-~ plus-value pour collage sur 
plafonds, le rouleau^ 0,12; 
le mètre 



lei]i.sap. 

49 
40 

62 
4 » 



— métallique, fourni, collé, 

compris 3 couches d'huile 
et enduit . 

— goudron pour fournitures et 

collage 

Papier de verre, les 100 feuilles. 

— chanvre bitumé pour toitu- 

res. 

Papier caoutchouc-cire contre l'hu- 
midité 



835 

3 60 

4 70 
435 

4 60 

5 75 

006 
10 
15 



64 

68 
68 
75 

004 

04 



lem.tup. 



825 

050 
5 » 



1 25 



— 164 — 



Frisa en règlement à Vhewre (m à la journée 
dû à l'entreprefiew. (La journée d'été est 
de iO heures; celle d'hiver est de S heures.) 



Àrdoisiers. — Tailleurs, l'heure # • 

Asphalte et bitume. -*OuTTierap« 

plicateur, été et hirer, l'heure. • 

Aide » • • 

Carrelage. — Compagnon, Theure. 

— Garçon • # • • 

Charpente. — Compagnon, l'heure 

Le fer de scie 

Cimentier. — Hiver et été, l'heure. 

— — aide, l'heure, 

Couyerture, plomberie et zinc. — 

Compagnon couvreur, la jour- 
née 

Plombier, été et hiver 

Zingueur. 

Garçon zingueur 

Garçon couvreur 

Aide plombier 

Gardien dans la rue 

Plombier et ajusteur, monteur et 
mécanicien 

Aide 

Dorure. — Heure de jour, été ou hi- 
ver, l'heure* ••..*•...» 

Filage.— Une journée sans métrage 

Fumisterie. — Compagnon fumiste, 
poêlier, iO heures de travail (hi- 
ver ou été). .**.«.••.. 

Compagnon tôlier * . . • 

Garçon fumiste on télier. 

Fumiste -briqueteur, oompagnoui 
l'heure • • • 

Fumiste, garçon 

Granitier. — Tailleur granitier, été 
ou hiver« outils compris, l'heure 
de jour 

Poseur de granit, l'heure de jour. 

Aide-poseur ~ 



Maçonnerie. -^ Tailletir de pierres 
— pour ravalement, été 

et hiver 

Poseur . . « « . 

Contre-poseur 

Ficheur 

Pinceur. . « « « • . • 

Bardeur. • • 4 ». 



90 

76 

57 
i 15 
080 

1 05 

2 » 
95 
65 



10 âO 
9 50 
9 50 
6 80 

6 80 
680 
é 75 

10 50 

7 50 

1 » 

10 » 



9 70 

10 40 

5 50 

95 
60 



1 04 
85 
58 

l'heure. 

97 

1 03 
1 03 
84 
81 
091 
71 



Maçon 

Limousin ....<. 

Garçon maçon on limousin. . . . 

Briqueteur. 

Garçon briqueteur 

Marbrerie. — Marbrier ou scieur, la 
journée, 10 heures, été ou hi- 
ver 

Polisseur 

Menuiserie. — Compagnon, l*hettre 
de jour 

Parqueteur 

Rampiste 

Treillageur 

Miroitier 

Pavage. «^ Compagnon 

Garçon é . . • . 

Piquenr de grès 

Peinture et vitrerie. — Compagnon, 
hiver ou été, compris outils. . . 

Colleur de papier 

Vitrier 



..'honre. 

97 
81 

65 

1 10 
065 



10 65 
9 30 

95 

1 09 
85 
90 
95 
89 

57 
1^ 

1 » 
i • 

95 

U Journée 



Puisatiers (compris équipages et ou- 
tillages), chef d'équipe 

Puisatier 

Aide 

Serrurerie (journée de 10 h*), trar 
vail complet, la journée. 

Forgeron 

Frappeur ou tireur de soufflet. . . 

Ajusteur 

Forgeron (grande forge) 

Frappeur ou tireur de soufflet 
(^grande forge) • • 

Ajusteur ou ferreur. ....... 

Poseur de sonnettes 

Charpentier en fer 

Homme de ville 

Perceur 

Homme de peine ^ • • 

Grillageur « • # 

Stuc. — Stucateur, été ou hiver. . 

Polisseur de stuc * . . . 



10 » 


8 30 


6 » 


11 15 


7 55 


865 


10 10 


7 80 


9 35 


10 10 


9 35 


9 35 


7 ±0 


7 iO 


10 ao 


10 » 


8 95 



l'heure 



Terrasse. » Gompagnon-piocheur 

ou pelleur 

Compagnon glaisier 1 OO 



— 165 — 



l'heure. 

Compagnon puisatier 83 

aide 60 



la Journée. 

Journées de voitures (été et hiver). 

— à 1 cheval, compris condnc- 
teur.charrette ou tombereau 45 » 

— à 2 chevaux 20 » 

— à 3 chevaux 30 » 

Nota. — Tous les prix de ces tables sont en demande et par conséquent susceptibles de 
rabais d'une certaine importance. 



Installation d'ateliers de mécanique dans les fonderies. 

Dans les petites fonderies, quelles qu'elles soient, il est indispensable 
d'avoir, tout au moins, un petit atelier mécanique pour les réparations 
du matériel, l'entretien de l'outillage, les installations spéciales du 
moulage, le montage des châssis, des armatures, etc. 

Cet atelier peut occuper quatre ou cinq hommes : un forgeron et son 
aide, deux ajusteurs et tourneurs, un manœuvre perceur. 

Dans ces conditions, le matériel, réduit à sa plus grande simplicité, 
peut être composé, à peu près, comme suit : 

Forge, — Une forge fixe à soufflet ou à ventilateur appliqué sur le 
moteur en dehors de l'appareil soufflant de la fonderie, lequel peut ne 
marcher qu'à jours et à heures fixes, soit environ 400 fr. 

Au besoin, cette forge peut être remplacée par une forge portative, & 
double vent, pouvant chauffer 0".07 à 0^.08 de fer carré et valant environ, 
avec un foyer caiTé de 0».55 à 0" 60 de côté 175 à 200 fr. 

Une enclume de liO à 150 kilogrammes avec assortiment composé : 

D*un ou deux marteaux à main de 2 à 3 kilog., de deux marteaux à 
devant de 5 à 6 kilog., Tun à panne droite, Tautre à panne en traven, 
d'une douzaine de tenaillei de forge de formes variées, d'un assortiment 
de tranchei, chasies, dégorgeoirs, poinçont, étampes, etc., le tout pouvant 
valoir, en comprenant un étau à chaud de 75 à 80 kilog. environ . . . 350 à 400 fr. 

Ajwtage. -* Un tour à engrenages de 0",28 à 0^.30 de hauteur de 
pointes, complet, avec banc en fonte de 3 à 4 mètres de 
longueur, support à chariot et petit outillage courant, 
environ 1.200 fr. 

— Une machine à percer, pouvant percer 35 à 40 milK, 
d'une fabrication simple et solide, pour marcher an 

moteur comme le tour 350 fr. 

— Une auge de meule avec meule de pierre servant à la 

fois pour l'ajustage et l'ébarbage 180 fr. 

— Une forerie portative avec villebrequin, du poids de 18 

à 20 kilog., et une série de forets 50 fr. 

— Deux étaux d'ajusteur, l'un de 35 et l'autre do 50 kilog. 90 fr. 

— Une série de filières pour tarauder de 8 à 40 mill., 
comprenant coussinets et tarauds assortis, environ . . • 250 fr. 

11 



— 166 — 
Un assortiment de petits outils, savoir : 

Un marbre de 0ib,50 sor 0'».50, environ. 

Quatre on cinq compas droits, d'épaisseur, maître de danse, de 0m,20 
à 0ai,25. 

Un trusquin à marbre. 

Deux paires d^éqnerres, une de 0«,i6, une de 0b,25, avec une règle 
de (W,&0 et une de 1 mètre. 

Étan à main, élau à chanfrein, porte-scie avec scies, marleaux-rivoirs, 
burins et becs-d'àne, assortiment de limes et autres menus outils, le 
tout pour deux hommes. Ensemble, environ 200 fr. 

Soit, avec quelques outils et appropriations que nous négligeons, et 
entre autres la transmission de mouvement, une dépense pouvant 
monter, pour le petit atelier de forge et d'ajustage dont nous parlons, 
à 3,500 fr. ou 4,000 fr. environ. 

Pour un établissement de plus grande importance, les frais s'élèvent 
graduellement. — Même en ne considérant l'atelier de mécanique que 
comme atelier d'entretien et de réparation, il faut ajouter tout au 
moins : 

Un tour à fileter et à charioter de 0>»,S6 à 0n,30 de hauteur de pointes, 
à banc rompu, pour qu'on puisse tourner des pièces, poulies, engre- 
nages, etc., d'un certain diamètre. Cet outil pouvant valoir avec une 
longueur de banc dei à 5 mètres 2.500 à 3.000 fr. 

Une deuxième machine à percer plus forte que celle ci-dessus, et 
valant 500 à GOO fr. 

Un ou deux feux de forge, plus forts et plus complets comme outillage 
que ceux prévus d'autre part. 

Enfin, une plus-value de petit outillage, qui peut être évaluée en 
moyenne à 250 ou 300 fr. par ouvrier mécanicien occupé, en com- 
prenant l'augmentation des outils généraux et celle des outils de tiroirs. 

Si la fonderie doit être appelée à entreprendre des constructions mé- 
caniques, telles que le montage et l'entretien de moulins, huileries, 
scieries et autres industries à sa portée, l'outillage que nous indiquons 
vient se corser et se compliquer à l'aide de machines à raboter^ à 
limer, etc. 

Enfin, si l'on doit aborder les grandes constructions, par exemple, le 
matériel fixe des chemins de fer, plaques tournantes, grues de change- 
ment, grues hydrauliques, etc., il faut ajouter des marteaux-pilons, 
de grandes forges, de gros tours en l'air, des raboteuses de diverses di- 
mensions, etc., ainsi qu'il a été fait par les grandes fonderies, telles que 
Marquise, Maziàres, Fourchambault et autres où la construction, acces- 
soire obligé de la fonderie, a pris depuis longtemps un très grand 
accroissement. 

Nous ne pouvons entrer dans le détail de ces outillages, qui peuvent 
se maintenir d'autant plus simples et en même temps plus complets 
qu'ils se rattachent à des travaux spéciaux. 



— 167 — 

La constraction, du moins celle des appareils et des machines d^une 
certaine simplicité, peut servir à relever, en certains cas, le prix de la 
fonte moulée brute. — A cet égard, les fonderies doivent y trouver des 
avantages évidents. — Elles ne sont pas aussi favorisées, s'il s'agit de 
faire des travaux de mécanique complexes et précis, qui emploient re- 
lativement peu de fonte et prennent beaucoup de frais de main-d'œuvre 
et de matières accessoires. 

Dans cette hypothèse, c'est la maison de construction qui crée une 
fonderie pour ses besoins, et ce n'est plus la fonderie qui doit prendre 
la place et courir les risques du constructeur. 



Ëmaillage de la fonte. 

L'émaillage de la fonte est un art moderne. Aucun métal n'est apte 
à recevoir une couverte en émail s'il ne peut supporter sans altération 
la température de la chaleur rouge. 

La première opération consiste à donner un recuit aux objets en 
fonte ; à cet effet, on les met dans un fourneau en les séparant par des 
couches de sable, et on chauffe au rouge sombre pend ant une demi-heure, 
après quoi on laisse refroidir très lentement. Après refiroidissement, les 
objets sont décapés avec du sable dans un bain chaud d'acide sulfurique 
ou chlorhydrique étendu, puis on les lave à l'eau, on les fait sécher et 
ils sont alors prêts à recevoir la première couche d'émail. 

On prend 6 parties en poids de cristal anglais (fiinUglass) réduit en 
petits morceaux, 3 de borax, une de minium et une d'oxyde d'étain ; 
on broie le tout dans un mortier, et lorsqu'il est réduit en poudre 
on le met au four dans un creuset et on le chauffe au rouge pen- 
dant quatre heures, en ayant soin de bien remuer. Vers la fin de 
l'opération, on donne un coup de feu de manière à fondre partiellement 
le mélange, c'est-à-dire à l'amener à l'état pâteux ; on le retire alors 
dans cet état et on le plonge immédiatement dans l'eau ft*oide. Ce 
brusque refroidissement le rend très cassant, et permet de le réduire 
facilement en poudre ; c'est ce qu'on nomme la fritte. On prend 
une partie en poids de cette fritte, on y ajoute 2 parties de poudre 
d'os calcinés, puis on broie le mélange avec de l'eau, et lorsqu'il est 
réduit en poudre presque impalpable, c'est-à-dire qu'il n'accuse aucune 
aspérité sous le frottement du doigt, on le presse dans un linge fin, et on 
a ainsi une composition qui doit avoir la consistance de la crème. On 
l'étalé sur la pièce à émailler en la comprimant légèrement pour 
écarter les bulles d'air et permettre à la matière d'adhérer bien unifor- 
mément. On fait ensuite sécher l'objet, et, lorsqu'il ne s'égoutte plus de 



— 168 — 

matière, on le met au four et on le soumetà une température de 180° Falir. 
jusqu'à ce que toute trace d'humidité ait disparu. 

Telle est la première opération, pendant laquelle on doit s'assurer 
qu'il ne se présente sur la surface à émailler aucune place dénudée. 
L'objet étant parfaitement sec, on l'enfourne dans un four préalable- 
ment chauffé au rouge, et l'on pousse alors la température jusqu'au 
degré de vitrification. Le fourneau employé est analogue à celui où l'on 
cuit la porcelaine^ avec un regard permettant de suivre la marche de 
l'opération. Ordinairement plusieurs objets sont enfournés ensemble, 
mais ils doivent être séparés dans le moufle par des plaques qui les em- 
pêchent de se toucher. Quand la couche d'enduit est en partie fondue» 
on défourne et l'on place les pièces sur une table en fer où on les laisse 
refroidir ; cette première couche, qui est d'un blanc opaque, est ce qu'on 
nomme du biscuit. Quand les objets sont tout à fait froids, on les lave 
à l'eau pure, et ils sont prêts à recevoir la seconde couche. 

La composition de cette couche est différente de la première; elle 
comprend 32 parties en poids d'os calcinés, 16 de kaolin et 14 de 
feldspath qu'on broie ensemble et qu'on amène à l'état de pâte, en y 
ajoutant 8 parties de carbonate dissous dans l'eau. On fait cuire au 
fourneau à réverbère pendant trois heures, après quoi on amène le 
composé à l'état de fritte en opérant comme ci-dessus. On ajoute à 
cette fritte 16 parties de cristal anglais, 5,50 d'os calcinés et 3 de 
quartz calciné ; on broie le tout avec de l'eau, et l'on arrive, comme 
précédemment, à donner au composé une consistance crémeuse. On 
en passe alors une couche par-dessus la première qu'a reçue l'objet, 
on fait cuire de nouveau, et, au sortir du four, la surface enduite 
a l'aspect de la faïence blanche. Cette seconde opération effectuée, on 
termine par une troisième couche. 

L'enduit de cette dernière couche est formé de 4 parties en poids de 
feldspath, 4 de sable pur, 4 de carbonate de potasse, 6 de borax 
et 1 d'oxyde d'étain, de nitre, d'arsenic et de craie de première qualité. 
Ces matières amenées à l'état de fritte, on en prend 16 parties et on les 
mélange avec une composition analogue à celle de la seconde couche, 
avec cette seule différence qu'on en retranche les 16 parties de flint- 
glass. 

Ce troisième enduit appliqué, on met de nouveau au four ; mais cette 
fois on élève la température jusqu'au degré de vitrification, en sorte 
que les deux dernières couches superposées fondent en même temps et 
se transforment finalement en un émail d'un beau blanc. Pour rendre 
rémail plus épais, on peut encore enduire les objets d'une quatrième 
couche pareille à la dernière. 

Lorsqu'on veut décorer l'émail comme on le fait pour la porcelaine, 
on n'a qu'à peindre les ornements de couleur sur la dernière couche 



— 169 — 

avant de mettre au four. Pour le bleu, on se sert d'oxyde de cobalt; 
pour le vert, d'oxyde de chrome ; pour le violet, de peroxyde de manga- 
nèse; pour le rouge, d'un mélange de protoxyde de cuivre et de 
minium ; pour le jaune, de chlorure d'argent ; pour le noir, d'un mé- 
lange à parties égales d'oxyde de cobalt, de manganèse et de cuivre . 
L'oxyde de cuivre pour le rouge se prépare en faisant bouillir, dans 
quatre parties d'eau, du sucre et de l'acétate de cuivre en quantités 
égales ; après deux heures d'ébuUition modérée, il se forme un préci- 
pité rouge brillant. L'addition de borax calciné rend tous les émaux 
plus fusibles. 

Telles sont les bases qui, sauf modifications ou perfectionnements 
de détail, servent aux opérations d'émaillage en France comme en/ 
Angleterre où beaucoup de fonderies, aujourd'hui, se préoccupent 
d'émailler la fonte moulée en poteries, pièces de cheminées, etc. 

Cuivrage de la fonte. 

Les procédés électro-chimiques appliqués au fer et à la fonte en vue 
de les protéger contre l'oxydation ont été pour la première fois em- 
ployés industriellement par Oudry, vers 1857. Nous avons parlé de ces 
procédés dans notre ouvrage sur l'emploi de la fonte et aux deuxième 
et quatrième parties de ce livre. 

L'Exposition spéciale consacrée à l'électricité en 1881 a été l'occasion 
de beaucoup d'études plus ou moins approfondies sur cette grosse ques- 
tion aujourd'hui tout à fait à l'ordre du jour. Nous n'avons pas à nous 
prononcer ici sur l'importance des progrès réalisés et sur l'avenir de 
ceux à voir encore. 

L'idée de cette exposition fut excellente en ce sens qu'elle vint sta- 
tuer sur la situation existante au moment où elle eut lieu et ouvrir deâ 
portes closes ou tout au moins à demi fermées jusque-là pour le plus 
grand nombre, même parmi les ingénieurs et les savants. 

Cette tentative de vulgarisation a permis d'entrevoir des choses 
grandes et utiles devant se produire un jour. On a, peut-être, battu trop 
tôt la grosse caisse autour de quelques inventions à peine nées, viables 
sans doute, mais auxquelles il faudra du temps et de l'expérience pour 
se développer et s'affirmer. 

En ce qui concerne le cuivrage de la fonte, nous n'hésitons pas à 
reconnaître que nous nous trouvons devant des résultats acquis, qui se 
montrent sérieux et importants. 

Les procédés Oudry se sont perfectionnés et le défaut d'adhérence 
que nous leur reprochions jadis a disparu devant la démonstration 
fournie par les années. — Aujourd'hui il est avéré que, s'il y a encore 
quelques objections à faire, la couverte Oudry est assez solide et que, 
comme celle obtenue par des procédés plus récents, elle n'est plus sou- 



— 170 — 

mise, en dehors de la durée, qu'à une question toujours grave, celle de 
la dépense et du prix de revient. 

Les méthodes employées concurremment avec les procédés Oudry 
sont celles des brevets Gandoin, Mignon et Rouart, dont se sert la So- 
ciété du Yal-d'Osne, et celles de M. F. Weil que Tauteur appelle appli- 
cation directe du cuivre sur la fonte de fer et l'acier. L'Exposition 
d'électricité montrait les trois systèmes de cuivrage dont nous parlons. 

Celui d'Oudry consiste à intercaler une couche isolante entre le métal 
à recouvrir et le métal recouvrant. Nous l'avons décrit page 315, qua- 
trième volume. 

Celui du Val-d'Osne procède par l'aide de bains à base d'acide oxa- 
lique. La composition de ces bains est variable, les oxalates étant des 
sels à base peu stable, se décomposant au contact de l'air et amenant, 
sous l'influence d'un courant, une décomposition active. Une partie de 
ces inconvénients a pu être évitée, par l'emploi de bains froids dans 
lesquels l'acide oxalique figure comme élément principal . 

Dans les bains à base organique, le dépôt ne peut être opéré que 
lentement et l'on doit compter sur beaucoup de temps pour obtenir une 
couverte d'une épaisseur même très faible. Ainsi il faut, au laboratoire 
du Val-d'Osne, près de deux mois pour recouvrir une statue de taille 
ordinaire et lui donner une couverte de 0",004 à 0™,005 d'épaisseur. 
Pour avancer le travail, on avait cherché, au début, à opérer par 
deux couches indépendantes, l'une jau bain organique, l'autre au bain 
de sulfate; mais on obtenait ainsi des couches inadhérentes, composées 
de dépôt de cuivre ayant une structure assez différente pour ne pas se 
souder entre elles. On n'a pu obtenir une certaine solidité entre les deux 
couches qu'à l'aide de petites plaques plus ou moins appropriées, ser- 
vant d'anodes et venant épouser les parties creuses de la pièce, de façon 
à lui apporter en tous points des épaisseurs régulières. 

Quoi qu'il en soit, il n'est pas Jusqu'à présent démontré que les pro- 
cédés du Val-d'Osne aient atteint des applications Industrielles aussi 
développées, à beaucoup près, que celles de l'usine Oudry. Depuis 1872, 
la Société du Val-d'Osne a fait beaucoup d'essais ; elle a produit divers 
groupes cuivrés qui ont paru aux Expositions, notamment à celle de 
Vienne en 1873; elle a fourni à la ville de Paris des candélabres cui- 
vrés* Mais tout cela. Jusqu'à présent, paraît avoir été obtenu en quan- 
tités assez restreintes pour qu'il ne soit pas possible d'admettre encore 
que les bains organiques renfermant des sels de cuivre, tels que les 
acides oxalique, citrique, tartrique, etc., sont l'expression la meilleure 
des procédés de cuivrage du cuivre, au point de vue de la solidité, de la 
durée et de l'économie de la couverte. 

Les procédés Weil ne paraissent pas non plus donner la mesure défi- 
nitive des résultats à chercher. Appliqués, à titre d'essai, par la ma- 



— 171 — 

rine, en vue de rendre adhérentes les deux couches de métal devant être 
superposées par Taide de bains alcalins, substitués aux bains acides» 
on n'a pas trouvé jusqu'à présent des avantages suffisants pour qu'on ait 
dû renoncer à l'emploi des cuivres laminés pour doublage. 

Au reste, les brevets Weil, de même qu'un brevet Barnabe, auquel il 
faut plutôt reporter les expériences de cuivrage sur la coque des navires 
en fer, remontent plus loin que les brevets Gandoin, Mignon et Rouart, 
qui sont la propriété du Val-d'Osne. Suivant M. Weil, ses procédés au- 
raient été employés au cuivrage de statues et d'ornement, dans une 
fonderie de Pesth, et quelques tentatives de cuivrage auraient été faites 
en France de 1869 à 1872 sur des pièces de fonte et de fer auxquelles on 
a pu imprimer des couches épaisses de cuivre, solidement adhérentes, 
à l'aide de bains alcalino*organiques et d'un appareil magnéto-électrique . 

Dans les procédés Weil, les bains employés pour le cuivrage de la 
fonte et du fer renferment principalement un sel de cuivre à acide or- 
ganique en excès (acide tartrique, citrique, oxalique, racémique, etc.)» 
c'est-à-dire avec au moins deux équivalents d'acide organique sur un 
équivalent de cuivre, puis des sels alcalins à acide organique et un 
alcali. Dans ces bains, l'acide organique a le rôle principal et l'alcali 
libre sert de source productrice d'électricité quand le cuivrage est opéré 
au contact du zinc, c'est-à-dire à l'aide du couple zinc et fer actionné 
par l'alcali. Lorsqu'on emploie une batterie spéciale, l'alcali libre sert 
surtout à garantir le fer contre l'influence des acides. 

Nous n'entrerons pas plus loin dans la comparaison de ces procédés 
avec ceux des brevets Gandoin, Mignon et Rouart, auxquels ils semblent 
toucher en tant de points qu'on se demande quel est le véritable auteur 
de ces deux méthodes, lesquelles ont voulu sortir des procédés Oudry 
en évitant l'enduit isolant et en le remplaçant par des couches super- 
posées difficiles à lier entre elles. Le principal fait acquis sur ces ques- 
tions est que la galvanisation Oudry appliquée à la fonte continue à 
être répandue, quoi qu'il en soit; que la galvanisation du Val-d'Osne a 
reçu des applications sérieuses, bien que jusqu'à présent assez res- 
treintes; enfin, que la galvanisation par les procédés Weil, Barnabe ou 
autres est demeurée, jusqu'à présent, à peu près dans la période des 
essais, tout au moins en France. 

Nous croyons devoir nous borner à ces détails qui avaient besoin 
d'être complétés, quant à la situation générale des procédés de galvani- 
sation appliqués à la fonte et que nous devons mentionner dans ce livre, 
comme une question intéressant la fonderie. 

Par la même raison, nous dirons quelques mots du nickelage qui 
est considéré aujourd'hui comme un préservatif important de divers 
métaux contre l'oxydation. 

La composition des bains de nickel est simple ; elle est formée de 



— 172 — 

bains neutres de sulfate double de nickel et d'ammoniaque. La surface 
des pièces à soumettre au nickelage doit être décapée et bien nette, il 
faut que cette surface soit rendue inoxydable au moment où elle 
devra recevoir la couverte de nickel. Autrement, sous l'action du cou- 
rant électrique, le métal qu'on aurait voulu protéger éprouverait une 
oxydation beaucoup plus rapide. Il en est de même pour toutes cou- 
vertes à appliquer par galvanisation sur des métaux quelconques, et il 
est évident que le fer ou la fonte, à cet égard, doivent subir un déca- 
page préalable. 

On se sert aujourd'hui dans les appareils de galvanisation, comme 
dans beaucoup d'applications où figure l'électricité, non plus des piles, 
mais des machines Gramme ou autres analogues, présentant un courant 
régulier qui se prête, au mieux, à l'application des couvertes. On obtient 
du reste, avec ces appareils, une économie considérable sur l'emploi 
des piles. 



FIN DE l'appendice 



TABLE DES MATIÈRES 



CINQUIÈME PARTIE 

Pages. 

Organisation des FONDsaiEs 5 

Emplacement, disposilions générales et constructions . • 5 

Administration des fonderies 9 

PeraonneL — Direction. — Employés. — Ouvriers 9 

Engagements, contrats, etc. . • 10 

Règlements concernant la fonderie, les ateliers de construction, etc. . . . Il 

Comptabilité des fonderies 15 

Prix de revient des minerais, du charbon, de la fonte au creuset du haut- 
fourneau, de la fonte au cubilot, etc 16 

Prix de revient de la fonte moulée. • 20 

Établissement des comptes. — Journal d'usine 21 

Production de la fonte. — Ébarbage et râpage. — Comptes à la journée et 

au marchandage, etc • . . • • 22 

Comptes généraux. — Marchandises, matières, mobilier, matériel, frais gé- 
néraux, etc • 23 

Comptes de moulage et de fiibrication. 26 

Comptes de modèles • 27 

Comptes de châssis, lanternes, etc 28 

Compte d'outillage 28 

Livres d'atelier. — Livres divers. . « • 29 

Dispositions de fonderies 31 

Fonderies de première fusion 31 

Fonderies de deuxième fusion. • . 33 

Fonderies de cuivre 34 

DeVISBTPRIX d'établissements DE FONDERIES 35 

Fonderie de l'école d'Angers 35 

Fonderie deTergnier 37 

Fonderies de Marquise . . ^ 40 

Fonderies de cuivre • 52 



— 174 — 

Pages. 

Données et études sur quelques fonderies en frange 55 

Fonderies de Fourchambault et de Torteron. 55 

Usines de Pont-à-Mousson 57 

Usines de Fumel, Larîvière^ etc 58 

Fonderies de Concbes 59 

Fonderies de la marine. — Nevers et Ruelle. — Indret, Toulon, etc 61 

Fonderies des écoles d'arts et métiers. . • 71 

Établissements Dalifol. — Fontes malléables et fontes d*acier 73 

Fonderies diverses. — Le Val-d'Osne et Sommevoire. — Grandes fonderies 
de deuxième fusion. — Principales fonderies de cuivre. — Énumération, 
par départements, des fonderies de fer et des fonderies de cuivre existant 

en France en 1831-1882, etc 75 

Progrés et perfectionnement dans la fonderie et le moulage. . 89 

Coulée en moules métalliques • 89 

Fabrication des tuyaux 91 

Machines à mouler 93 

Procédés particuliers de moulage 98 

Matériel des fonderies. . • 102 

Emploi des appareils hydrauliques 104 

Grues hydrauliques, grues à vapeur, grues à air comprimé, etc 105 

Appareils servant aux essais des fontes 107 

Moulage mixte 109 

Fonderie d'acier 110 



FIN DE LA TABLK DU CINQUIÈME VOLUME 



APPENDICE 



Pages. 

Tarifs comparatifs des prix de vente, des prix de moulage et des prix d'é- 

barbage de divers objets en fonte de fer. . , , 118 

Tableaux indiquant la valeur variable des matières et objets divers pouvant 

être employés dans les fonderies 120 

JHmensimis courantes àA%\A\%^ et des fers usités dans les fonderies 124 

Nomenclature proportionnelle de divers objets employés dans les fonderies. 124 

Cours moyen des métaux en 1881-1882 125 

Données sur diverses parties du petit outillage des fonderies 127 

Brosses en acier pour râpage, désablage ou décapage 127 

Pelles de fonderies 128 

Tubes en fer pour lanternes 128 

Tuyères Lloyd pour hauts-fourneaux et cubilots 129 

Lettres et chiffres pour inscriptions à obtenir au moulage, 129 

Séries de bottes à noyaux cylindriques ou carrés 190 

Tamis en toile métallique. 131 

Divers outils • . 131 

Menus outils pour les mouleurs * 132 

Bascules. — Grues. — Palans. — Câbles et chaînes. — Crics et vérins. . . 133 

Auges de meules et meules . — Lapidaires, etc 139 

Mastics employés dans les constructions 140 

Tableaux concernant les engrenages 143 

Tableaux donnant la résistance de divers matériaux 144 

Poid^ du mètre cube de divers matériaux 145 

Tableau comparatif des thermofnètres centigrades, Fahrenheit, Réaumur, etc . . 147 

Tableau des fers carrés • 149 

Tableau des fers ronds 150 

Poids de divers métaux en fils 151 

Poids du zinc en feuilles , 154 

Poids des tuyaux de plomb et des tuyaux d'étain 155 

Poids des tuyaiLX de descente et de leurs raccords 156 

Poids des tuyaux en fer creux et de leurs raccords • . . 157 

Prix de travaux neufs et d'entretien de la ville de Paris en i88i^i882, . . . 158 

Installation d'ateliers de mécanique dans les fonderies 165 

Ëmaillage de la fonte 167 

Cuivrage de la fonte 169 



REFERENCE ET DESCRIPTION DES PLANCHES 

APPARTENANT 

AU CINQUIÈME VOLUME 



CINQUIÈME PARTIE 
Organisation des fonderies 

PLANCHE N* 96. — Fonderies des écoles d'arts et métiers. — Figure 1. Plan de 

la fonderie de l'école d'Angers vers 18tô. — Figure 2. 
Plan de la fonderie de l'école de Chàlons. — Figure 3. Plan 
de la fonderie de l'école d'Aix. 

Nota. — Le matériel de la fonderie d'Angers, représenté par 
les figures 4 à 19, a subi diverses modifications depuis 1848. 
Celui des fonderies de Ch&lons et d'Aix est resté sensiblement 
ce qu'il était à pareille époque. 

PLANCHE N* 37. — Dispositions d'une des grandes halles de moulage à Marquise^ 

avec installation des cubilots dont on voit le détail à la 
planche 12, celle des étuves et appareils de séchage, en même 
temps que les appareils de levage A et B qu'on retrouve à la 
planche 19. 

Nota. — Cette planche est indiquée, par erreur de double em- 
ploi, sous le n* 35. 

La planche n« 28, Moulage des cloches^ avec le tableau 28 Hs 
et les planches 29 et 29 biSf représentant des vues de fonde- 
ries anciennes, -sont classés au troisième volume. 

PLANCHE N^ 38. — Études et dispositions de fonderies. — Figure 1. Projet de fon- 
derie pour première et deuxième fusion. — Figure 2. Dispo- 
sition générale des fonderies de Tusey (Meuse). — Figure 3. 
Plan des fonderies de l'abbaje d'Évaux (Meuse). — Figure 4. 
Plan d'ensemble de la fonderie de Tergnier. — Figures 5^ 6 et 
7. Croquis d'ensemble arrangé d'après un établissement mé- 
tallurgique en Amérique. — Figure 8. Disposition longitu- 
dinale donnant l'ensemble d'une halle de moulage, avec haut- 
fourneau, appareil à air chaud^ machine soufflante et généra- 
teurs. 



— 178 — 

PLANCHE M* 39. — Études et dispositions de fonderies. -^ Figure 1 . Plan général 

des usines de Marquise dites n« 1. — Figrure 2. Plan de Pu- 
sîne dite n** 2. — Figure 3. Étude d'une fonderie de deuxième 
fusion. — Figure 4, Etude d'une fonderie de cuivre. — Fi- 
gure 5. Ensemble général des hauts-fourneaux et fonderies 
de Pont-à -Mousson. 

PLÂKCHE N« 40. — Machines â mouler, — Appareils d'essais, etc. — Figures 1 à 8. 

Appareils à éprouver les métaux. — Figures 9 à 10. Appareil 
à briser les canons de rebuta à l'aide de la dynamite • — Fi- 
gures 12 et 13. Machine à mouler les petites pièces, système 
Sebold et Neff. — Figures 14 et 15. Machines à mouler les en- 
grenages droits et coniques, systèmes Scott et Heiss, 

PLANCHE N« 41. — Moulage des projectiles à la fonderie de Conchiss* — Figure 

1 à 5. Appareils hydrauliques. — Figures 6 à 8. Presse à 
essayer les tuyaux. — Figure 9. Monte-charges hydraulique. 
— Figure 10. Disposition d'ensemble d'une grue hydrau- 
lique. — Figures 11, 12 et 13. Grue et treuils à vapeur. — 
Figures 14, 15 et 16. Appareils hydrauliques pour les essais 
à la flexion. — Figures 17 et 18. Appareils hydrauliques pour 
les essais à la traction. — Figures 19 et 20. Plan et coupe en 
long d'une fonderie, syetème Eckardt, pour la fabrication de 
Tacier coulé. 



FIN DE LA TABLE DES PLANCHES DU CINQUIÈME VOLUME 



TABLE GENERALE RESUMEE 

DES MATIÈRES CONTENUES DANS LES CINQ VOLUMES 



PREMIÈRE PARTIE 

P agcs. 

Avertissement de Pauteur y 

Avis des éditeurs vin 

Introduction x à lixi 

DE LA. FONDERIE DE FER 1 

pREMiàRE FasioN. — Des hauts-foarneaaz^ eto 2 

Minerais de fer. — Classification et emploi. — Essais et analyses. — Exploi- 
tation. — Lavage, cassage, bocardage, triage, etc. • 7 

Fondants. ~^ Castine» herbue, etc 79 

Combmlibks. — Bois, charbon de bois, coke, houille, tourbe, anthra- 
cite, etc 83 

Machines soufflantes. — Emploi des gaz» — Appareils de soufflerie* ~ Régu- 
lateurs. — Ustensiles pour régler et distribuer le vent, etc ]07 

IlatUS'foumeaux. — Dispositions et dimensions. — Formes et construc- 
tions. — Séchage et mise en feu. — Travail pour la coulée. — Modes de 
chargement. — Composition des charges. — Approvisionnement des 
gueulards. — Roulement des hauts -fourneaux. — Outils et ustensiles. — 
Études sur les fontes produites. — Influence du vent. — Influence du 
minerai, du combustible et du fondant. — Allure des fourneaux. — 
Obstructions et accidents. — Mises hors. — Emploi de l'air chaud. — Hauts- 
fourneaux au coke. — Travail. — Chargement. — Écoulement des lai- 
tiers. — Pression du vent, etc 130 

Matériaux réfractaires. — Pierres^ briques, sables et terres réfraotaires. • . 201 
Données et renseigjiements sur la marche de hauts^foumeaux à moulages. — 
Haut-fourneau de Ruelle. — Haut-fourneau de Oombiers. — Haut-four- 
neau de Tusey. — Hauts-fourneaux de la Meuse et de la Haute-Marne. — 
— Usines à moulages de TEure. — Hauts-fourneaux de Niederbronn. «> 
Haut-fourneau d'Annecy. — Mode de chargement dans diverses usines. 
•— Hauts-fourneaux au coke de l'Horme et de Lavoulte. — Hauts -four- 
neaux du Qard. — Hauts-fourneaux de Givors. — Usines d'Hayange et 
de Styring-Wendel. — Usine de Frouard. — Hauts-fourneaux de Mau- 
beuge. — Usines de Marquise. -~ Usines de Terrenoire, Lavoulte et 



— 180 — 

Pages. 

Bessèges, — Groupes de la Loire^ du Gard et d'Alais. — Fonderies de 
Bessèges. — Haats - fourneaux de Lavoulte. — Usines de Commentrj» 
Fourchambault, la Pique et Torteron. — Usines de Montluçon et Com- 
mentrj. — Fonderies de Mazières. — Usines de Pont-à-Mousson, etc. . . 207 



DEUXIÈME PARTIE 

Refonte du fer cru dans les fourneaux de deuxième fusion .... 5 

Composition et propriétés de la fonte, — Qualités des fontes. — Analyses. — 
Propriétés de la fonte. — Expansion. — Retrait. — Tassement. — Dila- 
tation, etc. — Expériences sur la coulée en coquilles. — Applications de 
Télectricité au métal en fusion. — Point de fusion. — Densité. — Malléa- 
bilité. — Ténacité^ etc. — Durcissement, rupture et gauchissement. — 
Recuit. — Trempe. — Fonte malléable. — Oxydation. — Gralvanisation , 
émaillage, étamage, etc. — Alliages intéressant la fonte, etc 6 

Fontes à employer pour la deuxième fusion, — Classement des fontes en 
France. — Choix des fontes à moulages. — Classement des fontes en 
Angleterre et en Belgique. — Sortes de fontes en France. — Fontes pro- 
duites en France. — Fontes anglaises et fontes d'Ecosse employées en 
France. — Études sur les fontes hématites et sur les fontes d'Ecosse. — 
Études sur la résistance de diverses fontes anglaises et françaises, etc.. . 37 

Fontes coulées en coquille, •— Qualités et propriétés de ces fontes. — Expé- 
riences, — Mélanges. — Données théoriques et pratiques 62 

Fontes devant être soumises à de hautes tefnpératures, — Choix des fontes. — 
Mélanges. — Essais sur l'allongement, la contraction, etc. — Considéra- 
tions touchant les fontes à employer, les procédés de moulage et de cou- 
lée, etc 71 

Fonte malléable, — Nature des fontes à employer. — Cuisson. — Retrait. — 
Densité. — Composition et propriétés. — Conditions d'emploi. — Sou- 
dure et brasure. — Cémentation. — Trempe. — Dureté. — Fusibilité, etc. 

— Prix de vente et prix de revient. — Déchets. — Procédés de faibrica- 
tion, etc • 81 

Aciers moulés, — Données générales. — Moulage et coulée. — Tassement. 

— Production, etc • 91 

Mélanges de fontes pour la deuxième fusion, — Données générales. — Croi- 
sement des fontes. — Types de mélanges. — Études sur la trempe des 
cylindres. — Meilleurs mélanges. — Mélanges gradués, etc. ..••.. 97 

Combustibles à employer dans les fourneaux servant à la deuxième fusion, — 
Combustibles à rechercher suivant les appareils de fusion. — Fabrication 
et conservation du coke, etc 106 

Appareils soufflants appliqués dam les fonderies de deuxième fusion, — 
Souffleries à piston. — Souffleries diverses. — Ventilateurs. — Construc- 
tion et emploi des ventilateurs 112 

Cubilots, — Formes et profils» — Dimensions et proportions. — Détails de 



— 181 — 

Pages 
construction. -* Monte-cbarges. — Service des tuyères, porte-vent, etc. 
— Séchage et mise en feu. — Modes de chargement. — Distribution du 
vent. — Déchet de fusion. — Déchet de fabrication. — Utilisation de la 
chaleur. — Emploi de l'air chaud. — Cubilots de Marquise. — Cubilots 
Maillard, Ireland, Hinton, Voisin et Biesse, etc 123 

Fours à réverbère, — Fontes à employer. — Formes, dispositions, dimen- 
sions et proportions. — Détails de construction. — Travail des fours. — 
Chargement et mise en fusion, — Avantages et inconvénients des fours 
à réverbère, etc 164 

Fours à creusets, — Fontes à employer. — Formes et dimensions des appa- 
reils. — Creusets : leurs composition, qualités, proportions et prix. — 
Travail des fours à creuset. — Données sur la fabrication, le déchet, la 
consommation du combustible^ etc. — Appareils perfectionnés. — Avan- 
tages et inconvénients de la fusion de la fonte dans les creusets 181 

Paogédés et perfectionnements concernant la fabrication de la 
FONTE. — Minerais, combustibles et fondants. — Souffleries et emploi 
des gaz. — Inventions et perfectionnements touchant les hauts-fourneaux, 
les cubilots^ les fours à réverbère et les fours à creusets. — Appareils à 
chauffer l'air. — Enlèvement des laitiers. — Matériaux réfractaires. — 
Fonte malléable et fonte d'acier. — Métal à canons. — Alliages fer et 
manganèse. — Ferro-manganèse, etc. — Progrès dans la fabrication de 
l'acier, — Épuration de la fonte 198 

Ulilisalion des matières improductives dans les fonderies, — Laitiers. — 
Vieux sables. — Emploi du schiste ardoisier, du tan, du coaltar, etc. — 
Utilisation des limailles de fonte 226 



TROISIÈME PARTIE 

De la fonderie de cuivre 5 

Du cuivre, — Quelques données sur les minerais. — Traitement des pyrites. 

— Usages et propriétés du cuivre* • 6 

De Vétain, — Exploitation des mines d'étain. — Usages et propriétés de 

l'étain 10 

Du zinc, — Minerais de zinc. — Usages et propriétés du zinc 12 

Du plomb, — Exploitation des minerais. — Usages et propriétés du plomb. 15 
Divers métaux employés par la fonderie, — Bismuth. — Antimoine* — 

Nickel. — Arsenic. — Platine. — Aluminium^ etc . 17 

Des alliages 21 

Propriétés physiques et chimique des alliages, — Fusibilité. — Dureté. — 

Ductilité. — Ténacité. — Densité. — Élasticité. — Chaleur spécifique. •— 

Chaleur latente. — Oxydation, etc 21 

Préparation et composition des alliages, — Dosage. — Départ. — Liquation. 

— Cristallisation. — Température. — Fusion. — Fonte au creuset^ au four 

à réverbère, au cubilot. — Déchet. — Proportions à suivre. — Analyses. 26 

12 



— 182 — 

Pages. 

Alliages des métaux industriels» — Alliages étaîn, zinc. — Étaîn^ plomb. — 
Étain, zinc, plomb. — Zinc, plomb. — Cuivre^ étain. — Cuivre, zinc. — 
Caivre, plomb, — Cuivre, étain, zinc. — Cuivre, étain, zinc, plomb ... 40 

Alliages du fer, — Fer, cuivre. — Fer, zinc. — Fer, étain. — Fer, plomb . 53 

Alliages des métaux industriels secondaires, — Bismuth. — Antimoine. — 
Nickel. — Arsenic^ etc., avec le cuivre, le zinc, Tétain, le plomb, etc. . . 58 

Alliages utilisés datis l'industrie, — Bronzes d'art. — Monnaies. — Bouches 
à feu. — Armes. — Laminage et étirage. — Caractères d'imprimerie. — 
Planches à graver. — Cloches. — Instruments de musique, de physique et 
d'optique. — Bijouterie et orfèvrerie. — Cuivres blancs. — Argentan. — 
Maillechort. — Alliages blancs. — Alliages fusibles. — Pièces de ma- 
chines. — Soudures, — Alliages divers, etc 70 

Alliages par fusion ou par superposition, — Étamage. — Zingage. — Dorure 
et argenture. — Cuivrage de la fonte 150 

Perfectionnements et procédés nouveaux coivcernant les alliages, — Nickel. ^ 
Platine. — Palladium. — Aluminium. — Chrome. — Tungstène. — Bronzes 
phosphoreux, etc. 153 

Application de la fonderie à divers métaux, — Fonderie de zinc. — Mou- 
lage et coulée. — Fusion. — Emploi du zinc, etc. — Fonderie en carac- 
tères. — Fonderie de plomb et d'étain. — Dragée. — Poterie. — Tuyaux 
de plomb. — Soudures, etc 178 

Études sur la température des métaux, — Recherches et expériences .... 187 

Fabrication des objets en cuivre ou en alliage. — Méthodes de mou- 
lage. — Coulée. — Fabrication. — Moulage en cire perdue, — Fabrication 
des cloches, des cymbales et des tams-tams. — Moulage et coulée des 
canons de bronze, etc 203 

Tables^ renseignements et formules. — Densité des métaux. — Diverses 
propriétés des métaux. — Expansion et retrait. — Fusion et tassement. — 
Dilatation. — Limites de température. — Résistances diverses. — Frotte- 
ments et glissements, etc, • 236 



QUATRIÈME PARTIE 

Art du fondeur 5 

Matériel et outillage des fonderies. — Matériel de transport. — Études 
et procédés de séchage, — Machines et appareils employés dans les fonde- 
ries. — Poches de coulée. — Châssis^ lanternes et armatures. — Outils 
généraux servant au moulage. — Outils spéciaux des mouleurs, etc. ... 6 

Construction des modèles . 51 

Modèles en bois, — DétaiU sur les bois. — Assemblages et tracés. — Por- 
tées, surépaisseurs et parties accessoires des modèles. — Botteâ à noyaux. 
— Planches à trousser. — Confection des modèles. — Organisation d'un 
atelier de modèles. — Machines et outils pour le travail du bois. — 

Trempe et entretien des outils* — Matières et objets divers employés 
dans les ateliers de modelage. • . • 51 



— 183 — 

Pages. 

Modèles en métal 97 

Modèles en plâtre • 99 

Fabrication des sables de moulage. — Composition, choix et essai des 
sables. — Mélanges. — Sables verts. — Sables d'étuve. — Terres à mou- 
lage. — Terres à noyaux. — Organisation d'un atelier de sablerîe. — 
Machines à frotter, à broyer, à tamiser. — Sécheurs, etc. — Poussiers de 
charbon de bois et de houille. — Noirs d'étuve. — Composition des 
sables et des terres pour moules et noyaux, etc 103 

PROGÉDéS DE moulage 127 

Moulage des pièces en fonte de fer» — Moulage en sable vert, sur couche, 
en ch&ssis. — Moulage en sable vert séché, dit moulage en sable grillé. 

— Moulage en sable d'étuve. — Moulage à pièces de rapport. — Moulage 
en terre. — Moulage en coquilles. — Noyaux. — Moulage des pièces cou- 
rantes : engrenages^ volants, poulies, poterie et poélerie, etc. — Observa- 
tions générales relatives au moulage. — Coulée des moules. — Accidents 
pouvant survenir dans les pièces coulées, etc 128 

Fabrications spéciales 191 

Tuyaux de conduite d'eau et de gaz, — Tuyaux coulés debout. — Tuyaux 
coulés inclinés. — Fabrication et prix de revient. — Matériel de moulage. 

— Moulage des raccords. — Emploi des tuyaux. — Conditions de récep- 
tion 191 

Fabrication des canons de fonte , 220 

Fonte des projectiles, — Obus sphérîques. — Obus oblongs. — Qualité de 
la fonte. — Outillage et modèles. — Procédés de moulage. — Confection 
des noyaux. — Renmoulage et coulée. — Râ.page et ébarbage. — Condi- 
tions de réception , etc. • 222 

Statues et grands ornements. — Documents concernant la fabrication^ les 
prix de revient, etc 233 

Colonnes pleines et colonnes creuses, — Détails de fabrication. — Calcul des 
résistances. — Tableaux, etc * 241 

Poids à peser, — Construction des modèles. — Détails de fabrication. — 
Prix de revient 250 

Coussinets de chemins de fer, — Moulage à bras et à la machine. — Détails 
de &brication. — Prix de revient 251 

Moulages divers, — Fabrication de la fonderie de Guise. — Procédés perfec- 
tionnés de moulage, etc 257 

Principaux types de fabrication» — Tables et renseignements pratiques indi- 
quant les dimensions des pièces et leurs poids pour les fontes de com- 
merce. — Fontes dites de poterie. — Fontes de bâtiment. — Tuyaux de 
descente et de conduite. — Fontes mécaniques. — Fontes d'ornement, 
d'agriculture, d'appareils de chauffage, etc. 264 

ACHÀVEMENT DES OBJETS COULAS. — Râpage et ébarbage. — Réception. — 
Recherche des dé&uts dans les pièces de fonte. — Moyens de corriger 
on de di^eimuler certains défauts, etc 285 

Procédés de soudure par fusion, — Soudure de la fonte, du bronze, du zinc. 



— 184 — 

Pages, 
do Tétaîn et da plomb par la refonte partielle, — Soudure d'un canon* — 
Fabrication de robinets fonte et cuivre. — Grandes pièces réparées par 

soudures • • 300 

Procédés de préparation et de conservation de la fonte. — Effets de l'oxyda- 
tion. — Procédés susceptibles de prévenir ou de retarder l'effet de l'oxy- 
dation. — Galvanisation, — Étamage , zingage et plombage de la fonte et 
du fer. — Emploi du coaltar. — Goudronnage des tuyaux. — Enduits et 
peintures. — Diverses recettes pour recouvrir la fonte^ etc • • . 311 



CINQUIÈME PARTIE 



Organisation des fonderies. — Emplacement, dispositions générales et 
construction 5 

Administration des fonderies. — Personnel et direction. — Règlements, 
contrats , etc. , 9 

Comptabilité des fonderies. — Prix de revient. — Établissement des comptes. 

— Journal d'usine. — Production de la fonte, — Comptes généraux. — 
Comptes particuliers concernant le moulage, les châssis, les modèles, 
l'outillage, etc 15 

Dispositions de fonderies. — Fonderies de première et de deuxième fusion. 

— Fonderies de cuivre, etc 31 

Devis et prix d'établissement de diverses fonderies. — Angers. — 

Tergnier. — Marquise, etc 35 

Données descriptives sur quelques fonderies en France. — Four- 
chambault et Torteron. — Pont-à-Mousson. — Fumel. — Concbes. — 

Ruelle. — Indret^ etc. 55 

Fonderies diverses, — Énumératiou par départements des fonderies existant 

en France, etc. 75 

Progrés et perfectionnebœnts dans la fonderie. — Coulée en moules 
métalliques. — Machines à mouler. — Fabrication des tuyaux. — Maté- 
riel des fonderies. — Appareils hydrauliques. — Grues hydrauliques, à 
vapeur, à transmission, à air comprimé, — Moulage mixte. — Appareils 
d'essai. — Fonderie d'acier, etc 89 



APPENDICE 



Tarifs comparés des prix de vente et des prix de façon des moulages. . . 118 

Tableaux indiquant la valeur des matières employées dans les fonderies. . 120 
Dimensions des tôles et des fers. — Nomenclature des objets employés 

dans les fonderies, etc.. 124 



— 185 — 

Pages. 

Données snr diverses parties du petit outillage des fonderies» etc 127 

Mastics employés dans les fonderies 140 

Tableaux concernant les engrenages 143 

Tableaux des poids et de la résistance des matériaux 144 

Tableau comparatif des thermomètres centigrade, Fahrenheit et Kéaumur. . 147 

Divers tableaux concernant les métaux et la construction 149 

Installation d'ateliers de mécanique dans les fonderies . . ' 165 

Emaillage de la fonte 167 

Cuivrage de la fonte 169 



/ _ r 



INDEX GENERAL DES PLANCHES 



CONTENUES DANS L'ATLAS 



1«' VOLUME. — PaODUGTION DB LA. FONTB EN PEEMIÂRE FUSION. 

Planche n* 1. — Préparation des mineraÎB» 

— N» 2. — Procédés de carbonisation» 

— N« 3. — Souffleries. 

— N' 4. — Souffleries. 

— N* 5, — Souffleries. 

— N« 6, — Tracés de hauts-fourneaux. 

— N" 7. — Construction des hauts-fourneaux* 

— N* 8. — Dispositions de hauts-fourneaux. ^ Appareils à chau£Eër l'air» 

prises des gaz, etc. 

— N* 9. — Appareils à air chaud. 

— N* 10. — Moute-charges. 

Ensemble 10 planches. 

2* YOLUME. — Production de la. fonte en deuxiàme fusion* 

Planchent 11. — profils et agencements de cubilots. 

— N* 12. — Installations et dispositions de cubilots» 

— N* 13. — Fours à réverbère. 

— N» 14. — Fours & réverbère et fours à creusets. 

— N' 15. — Outillage des fonderies de cuivre, — Ventilateurs. 

— N^ 16. — Outillage de fonderies de fer. — Ventilateurs. 

Ensemble 6 planches. 

Nota» — Les planches 15 et 16 se rattachent par certains détails de petit ou« 
tillagOi etc.i au troisième et au quatrième volume. 



— 188 — 

3* VOLUME. — FOin)EiaE du GUITRE et de ses ALLIA.GES. 

Planche n* 28. — Moulage et fatbricatîon des cloches. 

— N« 28 bis. — Tableau concernant la fabrication des cloches. 

— M* 29, — Fonderies anciennes, au commencement du xix* siècle. 

— W 29 6w. — — 

Ensemble 4 planches. 

4« VOLUME. — Art du fondeur. 

Planche n» 17. — Outillag-e des fonderies. 

— N* 18. — Appareils de levage. 

— N* 19. — Appareils de levage. 

— N* 20. — Appareils et matériel de transport. 

— N" 21. — Ëtuves et appareils de séohage. 

— N* 22. — Construction des modèles. 

— N* 23. — Construction des modèles* 

— N* 24. — Préparation des sables. 

— N* 25. — Préparation des sables. 

— N* 26. — Procédés de moulage. 

— N» 27. — Procédés démoulage. 

— N» 30. — Fabrication des tuyaux. 

— N« 31. — Fabrication des tuyaux. 

— N* 32. — Moulage des projectiles. 

— N' 33. — Divers modes de moulage. 

— N« 34. — Appareil à goudronner les tuyaux. 

— N<> 35. — Outillage et appareils divers. 

Ensemble 17 planches. 

5" volume. ^ Organisation des fonderies. 

Planche n® 36. — Dispositions de fonderies. 

— N* 37. — Grande halle de moulage. 

— N« 38. — Projets et disPositions de tondenes. 

— N® 39. — Plans, études et dispositions d'usines. 

— N* 40. — Machines à mouler. — Appareils à essayer les fontes, etc. 

— N" 41. — Appareils hydrauliques. — Moulage, — Fonderie d'acier, etc. 

Ensemble 6 planches. 

Résumé des planches appartenant à c/iaque partie. 

Première partie. — 10 planches, n" 1 à 10. 

Deuxième partie. — 6 planches, n" 11 à 17. 

Troisième partie. — 4 planches, n«» 28-28^5, 29 et 29 6«. 

Quatrième partie. — 17 planches, n»« 17 à 27, — n«« 30 à 35. 

Cinquième partie. — 6 planches, n<>* 36 à 41 • 

Ensemble : 43 planches. 



Paris. — Imp. E. Bernard A G", 75 et 77, rue LaoondamiiM.